Fleur Pellerin

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pellerin et Kim Jong-suk.
Fleur Pellerin
Fleur Pellerin en 2012.
Fleur Pellerin en 2012.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger
En fonction depuis le 9 avril 2014
(&&&&&&&&&&&&01053 mois et 14 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Nicole Bricq (Commerce extérieur)
Sylvia Pinel (Tourisme)
Hélène Conway-Mouret (Français de l'étranger)
Ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique
21 juin 20122 avril 2014
(&&&&&&&&&&&&06501 an, 9 mois et 11 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Frédéric Lefebvre
Successeur Axelle Lemaire
Biographie
Nom de naissance Kim Jong-suk[1]
Date de naissance 29 août 1973 (40 ans)
Lieu de naissance Séoul (Corée du Sud)
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique Parti socialiste[2]
Diplômée de ESSEC
IEP de Paris
ÉNA

Fleur Pellerin, née Kim Jong-suk le 29 août 1973 à Séoul (Corée du Sud), est une haute fonctionnaire et femme politique française. Conseillère référendaire à la Cour des comptes et présidente du Club XXIe siècle de 2010 à 2012, ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault I puis II du 16 mai 2012 au 2 avril 2014, elle est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger dans le gouvernement Manuel Valls, le 9 avril 2014.

Fleur Pellerin est la première personnalité politique d'origine asiatique à être membre d'un gouvernement français[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Kim Jong-suk (김종숙) naît le 29 août 1973 à Séoul, en Corée du Sud[1]. Abandonnée dans les rues de Séoul 3 ou 4 jours après sa naissance[4],[5], puis envoyée dans un orphelinat[6], elle est ensuite adoptée à l'âge de six mois par une famille française, en février 1974, et devient « Fleur Pellerin »[7].

Elle grandit à Montreuil, en Seine-Saint-Denis[8], puis à Versailles[9], dans les Yvelines.

Études[modifier | modifier le code]

Élève au lycée franco-allemand de Buc (académie de Versailles), elle est titulaire du baccalauréat scientifique[10] et de l'Abitur obtenus à l'âge de seize ans[11]. Elle intègre les classes préparatoires commerciales à l'Ipesup[12].

Admise à l'ESSEC, elle en sort diplômée à vingt et un ans[13]. Elle poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle choisit alors la section Service public. À vingt-quatre ans, elle réussit le concours externe d'entrée à l'ENA[14]. Elle deviendra alors élève de la promotion Averroès (1998-2000).

Fleur Pellerin maîtrise l’anglais, l’allemand, et des éléments de japonais[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fleur Pellerin vit à Montreuil et est mariée à Laurent Olléon[16], autrefois rapporteur public au Conseil d'État[17] et maintenant directeur de cabinet adjoint de la ministre de la Fonction publique, de la Décentralisation et de la Réforme de l'État Marylise Lebranchu[18],[19]. Elle est mère d'une fille, née en 2004.

Magistrate à la Cour des Comptes[modifier | modifier le code]

Son rang de sortie à l'ENA lui ayant permis de devenir magistrate à la Cour des Comptes à l'âge de vingt-six ans, elle commence sa carrière comme auditrice de 2e classe[20]. L'année suivante, elle devient auditrice de 1re classe[21] et rapporteur à la Cour de discipline budgétaire et financière[22]. Elle devient conseillère référendaire à partir de 2003[23].

Elle est alors affectée à la troisième chambre, chargée notamment de l'éducation, de la culture et de la recherche, ainsi que de l'audiovisuel[24]. À ce titre, elle a été rapporteur auprès de la Commission de contrôle des sociétés de perception des droits d'auteurs et droits voisins (SPRD) de 2001 à 2005.

Parallèlement, de 2001 à 2006, elle a été auditeur externe pour l'ONU en Irak, à New York et à Genève. De la même manière, elle a été nommée en 2007 rapporteur de la Commission de déontologie de la fonction publique[25].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Elle rejoint l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002, sous l'autorité de Pierre Moscovici, dans l'équipe des « plumes »[26]. Ségolène Royal lui confie en 2007 la cellule chargée des relations avec la presse spécialisée[26].

Elle est responsable du pôle « Société et Économie numériques », lors de la campagne de François Hollande, à l'élection présidentielle de 2012[27].

Le 16 mai 2012, elle est nommée au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, rattachée au ministère du Redressement productif. Reconduite le mois suivant dans le deuxième gouvernement Ayrault, elle est confronté à une mobilisation des entrepreneurs d'Internet contre une hausse des taxes sur la cession de leurs entreprises, les « pigeons ». En réponse, elle s'appuie sur les assises de l’entrepreneuriat pour faciliter le financement participatif, l'innovation en entreprise, et encadrer la fiscalité des entrepreneurs[28]. Elle cherche également à promouvoir le secteur numérique français à l'étranger[28] en lançant le 27 novembre 2013, le label « French Tech » pour distinguer les métropoles françaises investissant dans le numérique. Il est accompagné d'une enveloppe de 215 millions d'euros pour promouvoir cette marque et soutenir les jeunes entrepreneurs[29].

En opposition régulière avec son ministre de tutelle, Arnaud Montebourg, notamment quant au rachat de Dailymotion par Yahoo!, au lancement de l'offre 4G par Free, et à la vente de SFR par Vivendi, elle perd son portefeuille le 2 avril 2014 au profit de celui-ci qui hérite d'un ministère regroupant économie, redressement productif et numérique[28],[30], ce que regrettent de nombreux entrepreneurs de l'Internet[31].

Elle est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l'étranger, le 9 avril 2014, dans le gouvernement de Manuel Valls[32].

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Elle rejoint en 2007 le Club XXIe siècle et devient également administratrice des Entretiens de l'excellence et de la Fondation Royaumont[33]. Elle deviendra présidente du Club de 2010 à 2012, son engagement dans la campagne présidentielle pour François Hollande expliquant la fin de son mandat[34]. En parallèle, elle est administratrice nationale d'Unis-Cité depuis 2010.

Autres fonctions exercées[modifier | modifier le code]

Elle est maître de conférences à l'ENA. En 2006, elle est corédactrice du Bulletin annoté des Lois et Décrets aux publications Paul Dupont. Durant son passage dans le secteur privé de 2008 à 2009, elle a exercé la fonction de directrice associée du cabinet Tilder. Dans le cadre de sa fonction de présidente du Club XXIe siècle, elle devient membre du Comité permanent diversité du groupe France Télévisions[35].

En 2011, elle devient administratrice de la chaîne Public Sénat[36] et membre du comité des sanctions de l'ARJEL[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sébastien Falletti, « Fleur Pellerin, reine de Corée » sur Le Point, 18 mai 2012.
  2. Interview dans l'émission On n'est pas couché du 1er décembre 2012
  3. « Fleur Pellerin en Corée, une rock star pour la presse coréenne », in coree.aujourdhuilemonde.com, 24 mars 2013.
  4. Korean Adoptee Becomes French Deputy Minister sur http://english.chosun.com du 18 mai 2012
  5. Fleur Pellerin, une “femme parfaite” pour la Corée du Sud sur courrierinternational.com du 22 mai 2012
  6. Fleur Pellerin en Corée du Sud sur lefigaro.fr du 23 mars 2013
  7. Cécile Daumas, « Hussarde de la diversité - Portrait », Libération,‎ 10 avril 2010 (lire en ligne).
  8. Julien Duffé, « « J'aimerais faire du 93 un laboratoire du numérique » », Le Parisien, 8 septembre 2012.
  9. Biographie de Fleur Pellerin sur le site de TF1, 5 juillet 2012.
  10. « Intervenant : Fleur Pellerin », Les Entretiens de l'excellence.
  11. Gaëtane Morin, « Présidentielle 2012 : Fleur Pellerin, l'atout charme de Hollande », France-Soir, 15 décembre 2011.
  12. [1], http://www.dailymotion.com/video/xwy58q_l-oeil-du-photographe-seance-avec-patrick-noel_news.
  13. Boris Manenti, « Fleur Pellerin, la ministre geek », NouvelObs.com, 16 mai 2012.
  14. Liste des candidats admis au concours externe d'entrée à l'École nationale d'administration organisé en 1997, JORF no 16 du 20 janvier 1998, p. 915, NOR FPPA9800006K.
  15. Mathieu Bruckmüller Article de « 20 minutes » du 9 avril 2014, consulté le 10 avril 2014.
  16. Thierry Dupont, « Fleur Pellerin, la "zen attitude" aux PME et à l'économie numérique », L'Express, 17 mai 2012.
  17. Pascal Riché, « La conseillère numérique de Hollande, trop technocrate pour le Web ? », Rue89, 25 novembre 2011.
  18. Arrêté du 24 mai 2012 portant nomination au cabinet de la ministre, JORF no 122 du 26 mai 2012, texte no 27, NOR RDFP1223777A.
  19. Arrêté du 25 juin 2012 portant nomination au cabinet de la ministre, JORF no 149 du 28 juin 2012, texte no 108, NOR RDFP1227020A.
  20. Décret du 6 juin 2000 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 132 du 8 juin 2000, p. 8671, NOR CPTE0000018D.
  21. Décrets du 31 août 2001 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 207 du 7 septembre 2001, p. 14338, NOR CPTE0100030D.
  22. Décret du 26 juillet 2001 portant nomination de rapporteurs près la Cour de discipline budgétaire et financière, JORF no 175 du 31 juillet 2001, p. 12335, NOR ECOB0110049D.
  23. Décret du 24 juin 2003 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 145 du 25 juin 2003, p. 10675, texte no 36, NOR CPTE0300025D.
  24. Marion Mourgue, « La relève féminine du Parti socialiste », Les Inrockuptibles, 29 avril 2012.
  25. Arrêté du 1er juin 2007 portant nomination à la commission de déontologie, JORF no 131 du 8 juin 2007, texte no 24, NOR BCCF0755598A.
  26. a et b Raphaël Stainville, « La campagne de 2012 les a révélés, Le Figaro, 19 avril 2012.
  27. Guillaume Champeau, « Fleur Pellerin, conseillère de François Hollande au numérique », Numerama, 16 novembre 2011.
  28. a, b et c « Le sort de Fleur Pellerin interpelle le secteur du numérique », Les Echos.fr, 2 avril 2014.
  29. Benjamin Ferran, « La France consacre 215 millions d'euros à soutenir ses start-up », in Le Figaro, encart « Économie », jeudi 28 novembre 2013, page 20.
  30. Benjamin Ferran, « Arnaud Montebourg évince Fleur Pellerin du Numérique », Le Figaro.fr, 2 avril 2014.
  31. [2]
  32. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.
  33. « Fleur Pellerin », sur France Inter
  34. « Un nouveau Président pour le Club XXIe siècle », FocusRH.com, 13 janvier 2012.
  35. « Composition du comité », Comité permanent pour la diversité, France Télévisions.
  36. « Conseil d'administration », Public Sénat.
  37. « Organisation », ARJEL.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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