Fleur Pellerin

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pellerin et Kim Jong-suk.
Fleur Pellerin
Fleur Pellerin en 2011.
Fleur Pellerin en 2011.
Fonctions
Ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique
En fonction depuis le 16 mai 2012
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Frédéric Lefebvre
Biographie
Nom de naissance Kim Jong-suk[1]
Date de naissance 29 août 1973 (1973-08-29) (39 ans)
Lieu de naissance Séoul, Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Parti socialiste[2]
Diplômée de ESSEC
IEP de Paris
ÉNA

Fleur Pellerin née Kim Jong-suk le 29 août 1973 à Séoul (Corée du Sud)[3] est un haut fonctionnaire et une femme politique française. Conseillère référendaire à la Cour des comptes et présidente du Club XXIe siècle de 2010 à 2012, elle est, depuis le 16 mai 2012, ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.

Fleur Pellerin est la première personnalité politique d'origine asiatique à siéger dans un gouvernement français.

Sommaire

Biographie[modifier]

Enfance[modifier]

Fleur Pellerin est adoptée à l'âge de six mois par une famille française[3]. En Corée du Sud, elle portait le nom de Kim Jong-suk[1] (김종숙). Elle grandit à Montreuil, en Seine-Saint-Denis[4], puis à Versailles[5], dans les Yvelines.

Études[modifier]

Ancienne élève au lycée franco-allemand de Buc (académie de Versailles), elle est titulaire du baccalauréat scientifique[6] et de l'Abitur à l'âge de seize ans[7], avant d'intégrer les classes préparatoires commerciales.

Admise à l'ESSEC, elle en sortira diplômée à vingt-et-un ans[8]. Elle poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle choisit alors la section Service public. À vingt-quatre ans, elle réussit le concours externe d'entrée à l'ENA[9]. Elle deviendra alors élève de la promotion Averroès (1998-2000).

Vie privée[modifier]

Elle vit à Montreuil mariée à Laurent Olléon[10], autrefois rapporteur public au Conseil d'État[11] et maintenant directeur de cabinet adjoint de la ministre de la Fonction publique, de la Décentralisation et de la Réforme de l'État Marylise Lebranchu[12],[13]. Elle a une fille née en 2004.

Magistrate à la Cour des Comptes[modifier]

Son rang de sortie à l'ENA lui ayant permis de devenir magistrate à la Cour des Comptes à l'âge de vingt-six ans, elle commence sa carrière comme auditrice de 2e classe[14]. L'année suivante, elle devient auditrice de 1re classe[15] et rapporteur à la Cour de discipline budgétaire et financière[16]. Elle devient conseillère référendaire à partir de 2003[17].

Elle est alors affectée à la troisième chambre, chargée notamment de l'éducation, de la culture et de la recherche, ainsi que de l'audiovisuel[18]. À ce titre, elle a été rapporteur auprès de la Commission de contrôle des sociétés de perception des droits d'auteurs et droits voisins (SPRD) de 2001 à 2005.

Parallèlement, de 2001 à 2006, elle a été auditeur externe pour l'ONU en Irak, à New York et à Genève. De la même manière, elle a été nommée en 2007 rapporteur de la Commission de déontologie de la fonction publique[19].

Engagement politique[modifier]

Elle rejoint l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002, sous l'autorité de Pierre Moscovici, dans l'équipe des plumes[20]. Ségolène Royal lui confie en 2007 la cellule chargée des relations avec la presse spécialisée[20].

Elle est responsable du pôle « Société et Économie numériques », lors de la campagne de François Hollande, à l'élection présidentielle de 2012[21].

Le 16 mai 2012, elle est nommée au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, rattachée au ministère du Redressement productif.

Engagements associatifs[modifier]

Depuis 2006, elle est membre de la Fondation Royaumont[22].

Elle rejoint en 2007 le Club XXIe siècle et devient également administratrice des Entretiens de l'excellence. Elle deviendra présidente du Club de 2010 à 2012, son engagement dans la campagne présidentielle pour François Hollande expliquant la fin de son mandat[23]. En parallèle, elle est administratrice nationale d'Unis-Cité depuis 2010.

Autres fonctions exercées[modifier]

Elle est maître de conférences à l'ENA. En 2006, elle est corédactrice du Bulletin annoté des Lois et Décrets aux publications Paul Dupont. Durant son passage dans le secteur privé de 2008 à 2009, elle a exercé la fonction de directrice associée du cabinet Tilder. Dans le cadre de sa fonction de présidente du Club XXIe siècle, elle devient membre du Comité permanent diversité du groupe France Télévisions[24].

En 2011, elle devient administratrice de la chaîne Public Sénat[25] et membre du comité des sanctions de l'ARJEL[26].

Notes et références[modifier]

  1. a et b Sébastien Falletti, « Fleur Pellerin, reine de Corée » sur Le Point, 18 mai 2012.
  2. Interview dans l'émission On n'est pas couché du 1er décembre 2012
  3. a et b Cécile Daumas, « Hussarde de la diversité - Portrait », Libération, 10 avril 2010 [texte intégral (page consultée le 18 janvier 2012)] .
  4. Julien Duffé, « « J'aimerais faire du 93 un laboratoire du numérique » », Le Parisien, 8 septembre 2012.
  5. Biographie de Fleur Pellerin sur le site de TF1, 5 juillet 2012.
  6. « Intervenant : Fleur Pellerin », Les Entretiens de l'excellence.
  7. Gaëtane Morin, « Présidentielle 2012 : Fleur Pellerin, l'atout charme de Hollande », France-Soir, 15 décembre 2011.
  8. Boris Manenti, « Fleur Pellerin, la ministre geek », NouvelObs.com, 16 mai 2012.
  9. Liste des candidats admis au concours externe d'entrée à l'École nationale d'administration organisé en 1997, JORF no 16 du 20 janvier 1998, p. 915, NOR FPPA9800006K.
  10. Thierry Dupont, « Fleur Pellerin, la "zen attitude" aux PME et à l'économie numérique », L'Express, 17 mai 2012.
  11. Pascal Riché, « La conseillère numérique de Hollande, trop technocrate pour le Web ? », Rue89, 25 novembre 2011.
  12. Arrêté du 24 mai 2012 portant nomination au cabinet de la ministre, JORF no 122 du 26 mai 2012, texte no 27, NOR RDFP1223777A.
  13. Arrêté du 25 juin 2012 portant nomination au cabinet de la ministre, JORF no 149 du 28 juin 2012, texte no 108, NOR RDFP1227020A.
  14. Décret du 6 juin 2000 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 132 du 8 juin 2000, p. 8671, NOR CPTE0000018D.
  15. Décrets du 31 août 2001 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 207 du 7 septembre 2001, p. 14338, NOR CPTE0100030D.
  16. Décret du 26 juillet 2001 portant nomination de rapporteurs près la Cour de discipline budgétaire et financière, JORF no 175 du 31 juillet 2001, p. 12335, NOR ECOB0110049D.
  17. Décret du 24 juin 2003 portant nomination (Cour des comptes), JORF no 145 du 25 juin 2003, p. 10675, texte no 36, NOR CPTE0300025D.
  18. Marion Mourgue, « La relève féminine du Parti socialiste », Les Inrockuptibles, 29 avril 2012.
  19. Arrêté du 1er juin 2007 portant nomination à la commission de déontologie, JORF no 131 du 8 juin 2007, texte no 24, NOR BCCF0755598A.
  20. a et b Raphaël Stainville, « La campagne de 2012 les a révélés, Le Figaro, 19 avril 2012.
  21. Guillaume Champeau, « Fleur Pellerin, conseillère de François Hollande au numérique », Numerama, 16 novembre 2011.
  22. « Fleur Pellerin prend le relais d'Hakim El Karoui à la présidence du Club XXIe siècle », IndiceRH.net, 25 février 2010.
  23. « Un nouveau Président pour le Club XXIe siècle », FocusRH.com, 13 janvier 2012.
  24. « Composition du comité », Comité permanent pour la diversité, France Télévisions.
  25. « Conseil d'administration », Public Sénat.
  26. « Organisation », ARJEL.

Article connexe[modifier]

Liens externes[modifier]

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