Georges Gorse

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Georges Gorse
Fonctions
Parlementaire français
Député 1945-1951
puis 1967-1997
Gouvernement Quatrième République-Cinquième République
Groupe politique SFIO (1945-1951)
UDVème (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-1997)
Biographie
Date de naissance 15 février 1915
Date de décès 17 mars 2002 (à 87 ans)
Résidence Vendée
puis Hauts-de-Seine

Georges Gorse est un homme politique et un diplomate français, né le 15 février 1915 à Cahors dans le Lot et mort le 17 mars 2002 à Paris. Gaulliste de gauche, il est enterré à Prunay-en-Yvelines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille d'origine modeste. Orphelin de père et de mère à l'âge 5 ans, il est élevé par ses grands-parents maternels à Nantes et aux Sables-d'Olonne, en Vendée.

Des études brillantes lui permettent d'intégrer l'École normale supérieure en 1936. Agrégé de lettres en 1939, il part en Égypte où il est professeur au lycée français, puis maître de conférences à l'Université du Caire où il rencontre sa future femme, égyptienne. Il est un des premiers à répondre à l'appel du général de Gaulle dès juin 1940 et dirige les services d'information de la délégation de la France libre au Proche-Orient.

En janvier 1943, il participe à la mission diplomatique de la France Combattante envoyée en Union soviétique, puis il entre la même année au cabinet du président du gouvernement provisoire, général de Gaulle, à Alger. C'est là que les gaullistes élimineront le général Giraud et débaucheront les soldats enrôlés dans les corps francs organisés par les américains pour entrer dans la division Leclerc. En 1944, le Conseil de l'Ordre de la Libération le nomme à l'Assemblée consultative provisoire. En août, il remonte les Champs-Élysées dans Paris libéré, derrière le général de Gaulle.

Son engagement au cours de la guerre lui vaut la médaille de la Résistance.

Il est élu député socialiste SFIO de la Vendée à la première et à la seconde Assemblée nationale constituante, et est réélu en 1946 à la première Assemblée nationale de la Quatrième République. Il choisit de siéger à la commission des affaires étrangères.

Il est nommé sous-secrétaire d'État aux affaires musulmanes dans le gouvernement Blum (décembre 1946-janvier 1947), sous-secrétaire d'État à la France d'outre-mer dans le gouvernement Bidault (octobre 1949-février 1950), et délégué-adjoint de la France à l'ONU en 1950.

Battu aux élections législatives de 1951, il est désigné pour être membre de l'Assemblée de l'Union française.

En 1957, Guy Mollet le choisit pour être le premier ambassadeur de France en Tunisie nouvellement indépendante, auprès de Habib Bourguiba. Le Général de Gaulle le confirme dans ce poste à son retour au pouvoir en 1958, puis il le nomme, peu après la signature du Traité de Rome, représentant permanent du Gouvernement français auprès des Communautés européennes en 1959.

À la suite des accords d'Évian avec le FLN, le général de Gaulle, renouvelant l'expérience de Tunisie, le nomme ambassadeur de France en Algérie, poste qu'il occupera de 1963 à 1967.

Sous la Ve République, il est élu député des Hauts-de-Seine sous les couleurs gaullistes (de l’UNR-UDT puis au RPR) de 1967 à 1997. Il occupe à nouveau des fonctions ministérielles dans les gouvernements Debré, Pompidou et Messmer : il est successivement secrétaire d’État aux Affaires étrangères, ministre de la Coopération du premier, ministre de l’Information du second en 1967 et ministre du Travail, de l’Emploi et de la Population du gouvernement en 1973.

Ce gaulliste de gauche[1] fonde en 1968 le Mouvement pour l'indépendance de l'Europe, préfigurant assez largement le souverainisme qui verra ultérieurement se rapprocher des membres de la droite et de la gauche opposés au fédéralisme européen. Ses compétences reconnues d'orientaliste, lui valent d'être en 1975 chargé de missions au Proche-Orient, à Damas et à Beyrouth, par le président Giscard d’Estaing.

Déjà élu en 1967 député à l'Assemblée nationale et conseiller général des Hauts-de-Seine, il entame à cinquante-six ans une seconde carrière, qui durera vingt ans de 1971 à 1991, en tant que maire de la deuxième ville de la région parisienne par sa taille, Boulogne-Billancourt qui lui doit en particulier d'avoir dévié l'intense trafic routier par le nord et le sud de la commune. Il conservera son mandat de conseiller général jusqu'en 1988 et celui de député jusqu'en 1997.

Georges Gorse, bon connaisseur du monde et de la civilisation arabe, s’oppose à la Guerre du Golfe en 1991.

Il est par ailleurs le père de Corinne Gorse, alias Kriss, animatrice de radio et célèbre voix de France Inter (1948-2009) et de Pierre-François Gorse, artiste peintre (1945-2011)

Fonctions occupées[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Dimensions de la guerre, suivi de Des Héros et des chefs, Beyrouth, impr. du journal La Syrie et l'Orient, 1943.
  • L'U.R.S.S. et le problème allemand (à travers la presse soviétique de novembre 1942 à août 1943), Alger, Office français d'édition, s. d.
  • Je n'irai pas à mon enterrement, Paris, Plon, 1992 (ISBN 2-259-02502-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. http://bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=20047&NumeroJournal=096