Henri Barbusse

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Henri Barbusse

Description de l'image  Henri-Barbusse.jpg.
Activités Écrivain
Naissance
Asnières-sur-Seine
Décès (à 62 ans)
Moscou
Langue d'écriture Français
Mouvement Littérature prolétarienne
Distinctions Prix Goncourt 1916

Adrien Gustave Henri Barbusse, né à Asnières-sur-Seine le et mort à Moscou le [1], est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille protestante d'origine cévenole (attestée au XVIIe siècle) dans un hameau d'Anduze, près d'Alès[2].

Le milieu littéraire le reconnaît très jeune comme l'un des siens à la suite de sa participation remarquée au concours de poésie de L'Écho de Paris de Catulle Mendès. Son premier recueil de poèmes, Pleureuses, est publié en 1895 (réédité en 1920). Il s'exerce alors professionnellement dans la presse, se tourne vers la prose et publie un premier roman, empreint de décadence et de naturalisme à la fois : L'Enfer, en 1908. En 1914, âgé de 41 ans et malgré des problèmes pulmonaires, il s'engage volontairement dans l'infanterie (malgré ses positions pacifiques d'avant-guerre) et réussit à rejoindre les troupes combattantes en au 231e régiment d'infanterie avec lequel il participe aux combats en premières lignes jusqu'en 1916[3]. La postérité se souviendra surtout du roman qu'il écrivit sur cette expérience Le Feu, prix Goncourt 1916, récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme souleva les protestations du public de l'arrière autant que l'enthousiasme de ses camarades de combat. En 1917, il sera cofondateur et premier président de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC)[3]. Il adhère au Parti communiste français en 1923 et se lie d'amitié avec Lénine et Gorki[3]. En 1928 il fonde la revue Monde (publiée jusqu'en 1935) avec des collaborations mondiales prestigieuses.

Admirateur de la Révolution russe (Le Couteau entre les dents, 1921; Voici ce qu'on a fait de la Géorgie, 1929), il anima le mouvement et la revue Clarté et chercha à définir une « littérature prolétarienne ». Il fut l'un des instigateurs du mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel, dont il devient le président avec Romain Rolland et auquel adhéra notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d'Hitler en Allemagne. Il fit plusieurs voyages en URSS et écrivit une biographie de Staline (1935). C'est à l'occasion d'un de ces voyages qu'il décède à Moscou le . Selon Arkadi Vaksberg, il serait mort empoisonné, sur l'ordre de Staline[4]. Lors de ses funérailles à Paris, la population parisienne lui rendit un dernier hommage particulièrement important[3].

Il a été marié à Hélyonne, fille de Augusta Holmès et Catulle Mendès.

Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 97, près du mur des Fédérés).

Un musée lui est dédié à Aumont-en-Halatte (Oise).

Soutien de l'espéranto[modifier | modifier le code]

Barbusse n’était pas espérantiste, simplement sympathisant. En 1922 paraît la brochure de SAT For la Neŭtralismon ! (A bas le Neutralisme), écrite par Eugène Lanti - le fondateur de SAT- pour justifier l’existence du mouvement espérantiste des travailleurs, séparé du mouvement neutre. Sur la page de titre de cette brochure se trouve la citation suivante de Barbusse : « les espérantistes bourgeois et mondains seront de plus en plus étonnés et terrorisés par tout ce qui peut sortir de ce talisman : un instrument permettant à tous les êtres humains de se comprendre. »[5]

Barbusse fut également Président d'honneur du premier congrès de Sennacieca Asocio Tutmonda qui se tint à Prague en 1921.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Pleureuses (1895, réédité en 1920)
  • Les Suppliants (1903)
  • L'Enfer (1908)
  • Nous autres (1914)
  • Le Feu (Journal d'une escouade) (1916, prix Goncourt)
  • Carnets de guerre
  • Paroles d'un combattant. Articles et discours 1917-1920 (1917)
  • Clarté (1919)
  • L'Illusion (1919)
  • La Lueur dans l'abïme (1920)
  • Quelques coins du cœur (1921)
  • Le Couteau entre les dents (1921)
  • Les Enchaînements (1925)
Envoi de Barbusse à Abel Hermant
  • Les Bourreaux (1926)
  • Force (Trois films) (1926)
  • Jésus (1927)
  • Les Judas de Jésus (1927)
  • Manifeste aux Intellectuels (1927)
  • Faits divers (1928)
  • Voici ce que l'on a fait de la Géorgie (1929)
  • Élévation (1930)
  • Ce qui fut sera (1930)
  • Russie (1930)
  • Zola (1932)
  • Staline. Un monde nouveau vu à travers un homme (1935)
  • Lénine et sa famille (1936)
  • Lettres de Henri Barbusse à sa femme 1914 - 1917 (1937)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche autorité de la BnF
  2. cf. sur ses origines le numéro spécial de la revue Europe, septembre 1974 ; le lieu-dit « Barbusse » existe encore à 5km au sud d'Anduze comme le montre Google Maps.
  3. a, b, c et d Biographie d'Henri Barbusse dans l'édition du Feu au Livre de poche, 1988, p. 9-11 (ISBN 978-2-253-04741-4)
  4. Arkadi Vaksberg, Hôtel Lux, Paris, Fayard, 1993.
  5. Article: Socialisme et espéranto sur le site de SAT-Amikaro

Ouvrages sur Barbusse[modifier | modifier le code]

  • Jean Relinger, Henri Barbusse écrivain combattant, Presses universitaires de France, 1994, 289 pages.
  • Philippe Baudorre : Barbusse, Le Pourfendeur de la Grande Guerre, Paris, Flammarion, « Grandes Biographies », 1995.
  • Jean Sanitas, Paul Markides, Pascal Rabate, Barbusse La passion d'une vie, Valmont, 1996
  • (de) Müller, Horst F.: Henri Barbusse: 1873-1935; Bio-Bibliographie. Die Werke von und über Barbusse mit besonderer Berücksichtigung der Rezeption in Deutschland. - Weimar, VDG, 2003, (ISBN 978-3-89739-323-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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