Bernard Cornut-Gentille

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Bernard Cornut-Gentille
Fonctions
Parlementaire français
Député 1958-1968
puis 1973-1978
Gouvernement Cinquième République
Groupe politique UNR (1958-1962)
NI (1962-1978)
Ministre sans portefeuille
8 juin 19588 janvier 1959
Biographie
Date de naissance 26 juillet 1909
Date de décès 21 janvier 1992
Résidence Alpes-Maritimes

Bernard Cornut-Gentille est un homme politique français, né le 26 juillet 1909 à Brest (Finistère), décédé le 21 janvier 1992 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Proclamation de Bernard Cornut-Gentille, préfet d'Ille-et-Vilaine, le 4 août 1944, jour de la Libération de Rennes

Licencié en droit et ès lettres, diplômé de l'École libre des sciences politiques, il fut également diplomate, préfet et haut-commissaire.

Sous-préfet de Reims (Marne) en 1943, il démissionne pour assister Émile Bollaert, délégué de la France libre, jusqu'en 1944. Il est en 1944 successivement préfet d'Ille-et-Vilaine, de la Somme et du Bas-Rhin, il sera ensuite, en 1948, Haut-commissaire de la République en Afrique-Équatoriale française puis, de 1951 à 1956, en Afrique-Occidentale française. Il est représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies puis ambassadeur en Argentine en 1957.

Son neveu, François Cornut-Gentille, est député de Haute-Marne depuis 1993 et maire de Saint-Dizier depuis 1995.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Ministre sans portefeuille du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 1er au 3 juin 1958)
  • Ministre de la France d'Outre-mer du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 3 juin 1958 au 8 janvier 1959)
  • Ministre des Postes et Télécommunications du gouvernement Michel Debré (du 8 janvier 1959 au 5 février 1960).
    L'affaire des barricades d'Alger le conduit à démissionner en même temps que Jacques Soustelle et à rompre avec le gaullisme.

Dans les Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Il a été élu député (UNR) des Alpes-Maritimes en 1958, il a siégé à l'Assemblée nationale de 1962 à 1968 comme non-inscrit puis à nouveau de 1973 à 1978. Il se rapprocha de la gauche au fil des années tout en manifestant une farouche volonté d'indépendance à l'égard des partis. Il bénéficia du soutien du Parti socialiste lors des législatives de 1978 et de 1981, qui furent remportées par Louise Moreau (UDF). Il fut maire de Cannes de 1959 à 1968 et de 1971 à 1978. Il fut également conseiller général.

Comme maire de Cannes, il a évité une urbanisation excessive de sa ville[réf. nécessaire]. Il a mené à bien d'importants travaux d'utilité publique (réalisations sportives et sociales) et d'assainissement des vieux quartiers. Sous son mandat, la promenade de la Croisette a été remodelée tout en gardant sa physionomie initiale.

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]