Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire

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Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire
Image illustrative de l'article Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire

Naissance 4 septembre 1766
Ribemont (Aisne)
Décès 5 juin 180942 ans)
Vienne (Drapeau de l'Autriche Autriche)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Faits d'armes bataille d'Essling
Hommages Panthéon

Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, né à Ribemont (Aisne) le 4 septembre 1766, mort le 5 juin 1809 à Vienne (Autriche, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier de hussards à l'époque de la Révolution française[1],nommé général de brigade le 26 septembre 1795. En 1796 à l'armée d'Italie (deux doigts arrachés à Loano) et général de division en 1799. Commandant de Marseille en 1800. Commandant la 15e division militaire. Il fit les campagnes d'Austerlitz (il se signala notamment par la Prise du Plateau de Pratzen avec Vandamme), de Prusse, de Pologne, et mourut des suites de la perte de son pied gauche emporté par un boulet à la bataille d'Essling[2]. Napoléon Ier fit déposer son corps au Panthéon avec celui du maréchal Jean Lannes.

Château de Soisy[modifier | modifier le code]

Il fit construire un château que l'on peut visiter à Soisy-sur-Seine[3]. Cette propriété fut considérablement modifiée et agrandie par une congrégation de religieux assomptionnistes qui en firent un établissement de formation primaire et secondaire plus connu sous le vocable d'"École Saint-Charles).

Le site remarquable, d'une superficie de 8 hect., comprend le dit château construit par le général Le Blond de Saint-Hilaire et qu'occupa Désirée Clary, future épouse du général Bernadotte avant que celui-ci ne devienne roi de Suède et de Norvège, il est distribué par des bâtiments de formation, d'hébergement, de restauration et d'administration. Sur le site l'on peut admirer deux chapelles, dont l'une a été conçue par Robert Jactat en 1937, un cycle de peinture (10 compositions) réalisé en 1939 par Lucien Jonas (1880-1947). Sur l'une d'entre elles figure le père Emmanuel d'Alzon, fondateur de la congrégation des Augustins de l'Assomption ainsi que de nombreux donateurs et a reçu d'intéressants vitraux et mosaïques réalisés par l'atelier Maméjean en l'occurrence Joseph et Henri qui ouvrent des succursales espagnoles dénommées "Mauméjean hermanos" (Madrid et Barcelone).

Le dernier des fils Mauméjean, Charles Emile Joseph dit Carl (1888-1957), a réalisé le projet d'aménagement et le décor de la chapelle. Le traitement du décor de la chapelle est un mélange de deux techniques traditionnellement séparées : celle de la fresque et celle de la mosaïque. Le parc à l'anglaise est traversé par un ruisseau et architecturé de deux bassins; on trouve une grotte faisant office d'autel pour un parcours initiatique, enfin une gloriette agrémentée d'une roseraie mérite un détour. Il sagit d'un pavillon de repos avec son bassin et d'une allée couverte en pergola. Cet ensemble a été construit en 1929 par Ferdinant Duprat (1887-1976), paysagiste formé en Angleterre. Une œuvre de Raymond Delamarre complète l'ornementation du bassin. C'est le cas du bas-relief qui orne le mur bahut entre le pavillon de repos et le bassin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Hilaire était général à Castiglione en 1796 ; il se faisait remarquer par son caractère chevaleresque ; il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent ; il était couvert de blessures ; il aimait Napoléon depuis le siège de Toulon. On l'appelait le chevalier sans peur et sans reproche. (NAPOLÉON à Sainte-Hélène.)
  2. Les Autographes des Généraux de l'Empire - Alexandre Gourdon, Alain Guittard, Ed. Alain Piazzola
  3. Sis au no 1, rue de l'Ermitage, dans l'Essonne (aujourd'hui propriété de l'État - Ministère de La Défense : École de Rééducation Gabriel et Charlotte Malleterre, établissement de formation pour les personnes handicapées)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

« Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]