André Frossard

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André Frossard

Naissance
Colombier-Châtelot
Décès (à 80 ans)
Versailles
Langue d'écriture français
Distinctions Membre de l'Académie française
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André Frossard, né le à Colombier-Châtelot (Doubs), mort le à Versailles, est un journaliste, essayiste et académicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Frossard est né le dans le Doubs. Il est le fils de Louis-Oscar Frossard, l'un des fondateurs historiques du Parti communiste français, qui fut à 31 ans le premier secrétaire général du PCF, puis ministre dans les gouvernements du Front populaire.

Il est élevé dans l'agnosticisme parfait, « celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».

André Frossard fréquente l'École des arts décoratifs. Il fera alors carrière dans le journalisme en tant que dessinateur et chroniqueur.

Sa grand-mère paternelle est juive et son village de l'est, Foussemagne, « le seul village de France où il y avait une synagogue et pas d'église. » Sa grand-mère du côté maternel est protestante.

À vingt ans, il se convertit au catholicisme, le , dans la chapelle des religieuses de l’Adoration, 39, rue Gay-Lussac, à Paris (5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willemin. Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je l'ai rencontré.

Il est incorporé dans la marine en . Entré dans la Résistance dès sa démobilisation (réseau de camouflage du matériel de guerre repris à l'occupant allemand).

Arrêté par la Gestapo de Lyon le , il est interné dans la « Baraque aux juifs » de la prison Montluc, où se trouve également Marcel Bloch. Il est l'un des sept rescapés de la Baraque, soixante-douze détenus sur soixante-dix-neuf ayant été massacrés à Bron le .

Il a été décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, et promu officier par le général de Gaulle.

Après la guerre, il collabore à L'Aurore, avant d'entrer au Figaro, puis il est rédacteur en chef de l'hebdomadaire Temps présent, qui fondera Le Monde. En 1990 il avait écrit environ 15 000 articles journalistiques.

Il donne chaque année de nombreuses conférences en France ou à l'étranger, principalement en Italie, où la ville de Ravenne l'a élu citoyen d'honneur en 1986.

Ses livres sont pour la plupart d'inspiration religieuse. En 1990, le pape Jean-Paul II l'a fait grand-croix de l'Ordre équestre de Pie IX.

André Frossard est élu membre de l'Académie française le au fauteuil du duc de Castries (2e fauteuil), le même jour que Georges Duby, et reçu sous la coupole le par le père Ambroise-Marie Carré. Il assure jusqu'à son décès la chronique Cavalier Seul dans Le Figaro.

Il meurt à Versailles le .

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les Psaumes

  • La Maison des otages, Fayard (1946)
  • Histoire paradoxale de la IVe République, Grasset (1954)
  • Le Sel de la terre, Fayard (1956)
  • Voyage au pays de Jésus, Fayard (1958)
  • Les Greniers du Vatican, Fayard (1960)
  • Votre humble serviteur, Vincent de Paul, Seuil (1960)
  • Dieu existe, je l’ai rencontré, Fayard (1969)
  • La France en général, Plon (1975)
  • Il y a un autre monde, Fayard (1976)
  • Les trente-six preuves de l’existence du diable, éditions Albin Michel (1978)
  • L’art de croire, Grasset (1979)
  • N’ayez pas peur, dialogue avec Jean-Paul II, éditions Robert Laffont (1982)
  • La Baleine et le Ricin, Fayard (1982)
  • L’Évangile selon Ravenne (1984)
  • Le Chemin de croix, au Colisée avec Jean-Paul II (1986)
  • N’oubliez pas l’amour, la Passion de Maximilien Kolbe (1987)
  • Le Crime contre l’humanité (1988)
  • Portrait de Jean-Paul II (1988)
  • Le Cavalier du Quai Conti (1988)
  • Dieu en questions (1990)
  • Le Monde de Jean-Paul II (1991)
  • Les grands bergers (1992)
  • Excusez-moi d’être français (1992)
  • Défense du Pape (1993)
  • L’homme en questions, Stock (1993)
  • Écoute, Israël, Fayard (1994)
  • L’Évangile inachevé (1995).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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