Mario Vargas Llosa

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Mario Vargas Llosa
Mario Vargas Llosa.jpg
Activité(s) Écrivain, essayiste, dramaturge, professeur, journaliste et personnalité politique
Naissance 28 mars 1936
Arequipa, Pérou Pérou
Mouvement(s) Réalisme magique
Néolibéralisme
Genre(s) Littérature hispano-américaine
Distinctions Légion d'honneur (1985)
Prix Prince des Asturies 1986
Prix Planeta 1993
Prix Cervantes 1994

Mario Vargas Llosa (de son nom complet Jorge Mario Pedro Vargas Llosa) est un écrivain péruvien naturalisé espagnol né le 28 mars 1936 à Arequipa (Région d'Arequipa, Pérou) et auteur de romans, de poésie et d'essais politiques.

Sommaire

[modifier] Biographie

Mario Vargas Llosa le 29 septembre 2007

A l'âge de 14 ans il étudie à l'Académie militaire Leoncio Prado, qui lui laisse un sinistre souvenir et la matière de son livre La Ville et les chiens.

Il étudie à l'Université San Marcos de Lima et occupe parallèlement différentes professions : correcteur, puis collaborateur aux rubriques cinéma de revues littéraires, notamment Literatura (1957-1958) ou du journal El Comercio. Pendant une brève période il fut impliqué dans une branche étudiante du Parti Communiste péruvien, qu'il abandonna protestant ainsi contre la ligne staliniste sur la littérature et l'art. La révolution cubaine fait pendant un temps revivre ses sentiments révolutionnaires.

Grâce à une bourse, il poursuit ses études à Madrid et obtient en 1958 un doctorat avec une thèse sur Rubén Darío. Après avoir écrit un recueil de nouvelles remarqué, Les Caïds (Los Jefes, 1959), œuvre qui a obtenu le Prix Leopoldo Alas, il s'installe à Paris.

[modifier] L'écrivain

C'est là qu'il rédige La ville et les chiens en 1963, ouvrage qui fait de lui un auteur de renom (Prix de la Biblioteca Breve et Prix de la Crítica) . Son roman est traduit presque aussitôt dans une vingtaine de langues. Il y décrit la vie menée par les cadets (les chiens ), et met en contraste l'oppression de la discipline et les brimades subies par les jeunes gens avec le vent de liberté qui souffle sur la ville.

Depuis, Mario Vargas Llosa est un écrivain reconnu, régulièrement invité dans les universités du monde entier pour y donner des cours et des conférences. Dans La Maison verte (1966), l'auteur décrit la vie dans la lointaine forêt péruvienne et dans la zone urbaine de Piura. Il reçoit à nouveau le Prix de la Critique et le Prix International de Littérature Rómulo Gallegos en 1967.

Parmi les principaux autres romans de Vargas Llosa, on retiendra Conversation dans la cathédrale (1969), Pantaléon et les Visiteuses (1973), satire du fanatisme militaire et religieux au Pérou, l'Orgie perpétuelle (1975) et un roman semi-autobiographique, La tante Julia et le scribouillard (1977). Le roman La Guerre de la fin du monde (1982), qui traite de la politique brésilienne au XIXe siècle, connut un large succès public et critique, surtout en Amérique Latine. Citons aussi Qui a tué Palomino Molero (1986), roman consacré aux violences politiques au Pérou, l'Homme qui parle (1987) et Éloge de la marâtre (1988).

[modifier] La politique

Tenté pendant une période par le communisme, il est devenu libéral en voyant les dérives de la révolution cubaine[non neutre]. Son positionnement est qualifié de « très libéral » par l'universitaire Serge Audier (Paris IV)[1]. Son parcours intellectuel a été influencé par la lecture de trois auteurs : Karl Popper, Friedrich Hayek et Isaiah Berlin[2]. Il fonde dans son pays un mouvement de droite démocratique, Libertad.

Il a été le candidat de la droite libérale à l’élection présidentielle péruvienne de 1990 et a été battu au second tour par Alberto Fujimori.

Suite à cette cuisante défaite face à un politicien totalement inconnu jusqu'alors, il a gagné l'Espagne et s'est installé à Madrid. Le gouvernement de Felipe González lui a accordé la nationalité espagnole sans qu'il ait à renoncer à la péruvienne.

Depuis lors il écrit des colonnes d'opinions dans les journaux de droite d'Amérique latine et de Floride, dans lesquelles il fustige constamment tous les mouvements et gouvernements progressistes de la région et affiche constamment un certain mépris pour son pays d'origine et pour l'Amérique latine en général. Il a récemment écrit dans un article du journal espagnol El País que l'Argentine est une pseudo-démocratie où « à chaque élection quelques factions et bandes péronistes se disputent et se répartissent le pouvoir face à la pitoyable impuissance de l'opposition pygmée ».[1]

[modifier] Distinctions

Mario Vargas Llosa est membre de l'Académie royale espagnole. Il a reçu le Prix Cervantes en 1994; puis en 2005, le Irving Kristol Award de l'American Enterprise Institute. Il prononce alors un discours remarqué, Confessions of a liberal[3].

Vargas Llosa est titulaire de 40 doctorats Honoris Causa dont celui de l'Université Rennes 2 Haute Bretagne et celui de l'université de Reims Champagne-Ardenne depuis le 19 septembre 2007.[4]

[modifier] Bibliographie

[modifier] Fiction

[modifier] Théâtre

[modifier] Autobiographie

[modifier] Essais

  • La orgía perpetua: Flaubert y "Madame Bovary", 1975 (L'orgie perpétuelle (Flaubert et Madame Bovary), 1978)
  • El lenguaje de la pasión, 2001 (Le langage de la passion. Chroniques de la fin du siècle, 2005)
  • Un demi-siècle avec Borges, L'Herne, coll. « Essais Philosophie », 2004 (publication originale en français)
  • Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine, Plon, 2005 (publication originale en français)
  • La tentación de lo imposible, 2004 (La tentation de l'impossible. Victor Hugo et Les Misérables, 2008
  • El viaje a la ficción, ensayo sobre Juan Carlos Onetti , (2008) (Voyage vers la fiction : Le Monde de Juan Carlos Onetti), Gallimard, 2009

[modifier] Notes et références

  1. Serge Audier, La gauche réformiste et le libéralisme in L'Économie politique no 40, octobre 2008. Serge Audier est Maître de conférences en philosophie morale et politique à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Institut universitaire de France.
  2. Mario Vargas Llosa, Les enjeux de la liberté, p. 139
  3. (en)Confessions of a Liberal, Mario Vargas Llosa, 3 mars 2005
  4. Matin plus, 21 septembre 2007

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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