Pierre Billotte

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Pierre Billotte
Naissance
Paris
Décès (à 86 ans)
Boulogne-Billancourt
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 1950
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement 10e Division d'Infanterie
Faits d'armes Bataille des Ardennes
Bataille de France
Débarquement de Normandie
Libération de Paris
Distinctions Légion d'honneur (Grand Officier)
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945 (5 citations)
Médaille des Évadés
Autres fonctions Député 1951-1955
1962-1978
Famille Fils du général d'armée Gaston Billotte
Pierre Billotte
Fonctions
Parlementaire français
Député 1951-1955
1962-1978
Ministre des départements et territoires d'outre-mer 1966–1968
Gouvernement Vème République
Groupe politique RPF (1951-1955)
UD-Ve (1967-1968)
UDR (1968-1978)
Ministre d'État
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou (3) et (4)
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Côte-d'Or
puis Seine
puis Val-de-Marne
Le Général Pierre Billotte inspecte la garde d'honneur lors d'une visite en Israël en mars 1957.

Pierre Billotte est un général et un homme politique français, né le à Paris et mort le à Boulogne-Billancourt.

Un soldat à la carrière fulgurante[modifier | modifier le code]

Il est le fils du général d'armée Gaston Billotte mort dans un accident de la route sur le front en . Sorti de Saint-Cyr et de l’École supérieure de guerre, il participe aux combats de la Seconde Guerre mondiale et parvient à ralentir l’avance des chars de Guderian dans les Ardennes (voir bataille de Stonne). Grièvement blessé dans la campagne de France, il est fait prisonnier à Vadenay le .

Évadé de Poméranie, il gagne l’URSS où il est interné jusqu’au moment de l’attaque allemande à l'été 1941. Il devient alors représentant de la France libre à Moscou. Avec d’autres Français, Il est échangé contre des citoyens russes et s’embarque à Arkhangelsk sur un bateau qui lui permet de gagner Londres.

Il est alors fait chef d’état-major du général de Gaulle et secrétaire du Comité de défense nationale à Londres. De Gaulle impose à Leclerc son affectation dans sa division[1] et, alors colonel, il débarque en Normandie à la tête d'un des trois groupements tactiques de la division Leclerc. Le , il fait la jonction, à la préfecture de police, avec la Résistance intérieure parisienne lors de la libération de Paris. En septembre 1944, il est promu au grade de général de brigade et, en désaccord avec Leclerc, il quitte la 2e DB. Il forme avec les FFI parisiens la 10e division d'infanterie qu'il commande désormais en tant que général.

Pierre Billotte est promu général de division en mars 1946[2]. Il est nommé représentant de la France au comité d’état-major de l’ONU en 1946 mais il démissionne de cette fonction et de l’armée quatre ans plus tard pour protester contre la politique trop atlantiste du gouvernement.

Député RPF et ministre ARS[modifier | modifier le code]

Il est élu député RPF de la Côte-d'Or en 1951 mais est battu en 1956. Il vote la confiance à Antoine Pinay en 1952 et est l’un des 27 dissidents de l’ARS. Il est ministre de la Défense nationale dans le gouvernement Edgar Faure du au .

À l’Assemblée nationale, spécialisé dans les questions militaires ,il est rapporteur de la commission de la Défense sur les accords de Londres et de Paris qui remplacent la CED qu’il avait combattue.

En 1957, il écrit un article paru dans Le Monde contre la torture en Algérie. « On n'obéit pas à des ordres contraires aux lois de la guerre... La torture, sous quelque forme que ce soit, est condamnable ».

Gaulliste de gauche sous la Ve République[modifier | modifier le code]

Pierre Billotte est l’un des gaullistes de gauche qui participent à la fondation de l’Union démocratique du travail (UDT). Nommé haut-commissaire en Algérie, il est finalement remplacé par Christian Fouchet en 1962.

En novembre 1962, il est élu député (UNR-UDT) de la 48e circonscription de la Seine, puis en 1967 de la 5e circonscription du Val-de-Marne. Il conserve son mandat jusqu’en 1978 sous les diverses étiquettes gaullistes (UD-Ve République, UDR, RPR). Il est Ministre d'État chargé des départements et territoires d’Outre-Mer dans les troisième et quatrième gouvernements de Georges Pompidou du au et favorise l'autonomie interne de ces entités.

Il est maire de Créteil de 1965 à 1977.

Il fonde un « Mouvement pour le socialisme par la participation » en 1971. Il soutient Jacques Chaban-Delmas avant l’élection présidentielle de 1974.

Il laisse le souvenir d’un homme courageux et audacieux, au tempérament impétueux et faisant preuve d’un gaullisme ombrageux.

Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg
Medaille des Evades ribbon.svg Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg
Medaille commemorative des Services Volontaires dans la France Libre ribbon.svg Ordre du Dragon d'Annam (par le Gouvernement Francais) Chevalier ribbon.svg Us legion of merit officer rib.png
BEL Croix de Guerre 1944 ribbon.svg Ordre de l'Ouissam Alaouite Commandeur ribbon (Maroc).svg Ordre du Nichan Iftikhar Commandeur ribbon (Tunisia).svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Légion d'honneur Ordre de la Libération Croix de guerre 1939-1945
Médaille des Évadés Médaille de l'Aéronautique Insigne des blessés militaires
Médaille com. de la France libre Ordre du Dragon d'Annam Legion of Merit
Croix de guerre 1940-1945 Ouissam alaouite Nichan Iftikhar

Liste complète[modifier | modifier le code]

Gaullisme et stratégie[modifier | modifier le code]

On lui doit :

  • La Fatalité de la Défaite allemande, Londres 1941
  • Le Temps du Choix, Robert Laffont, 1950
  • L'Europe est née, Fayard, 1955
  • Considérations stratégiques, Larousse 1957
  • Du Pain sur la planche, Plon 1965
  • Les Chemins de l'Aventure, 1972
  • Le Temps des Armes, Plon 1972
  • Trente ans d'humour avec de Gaulle, 1979
  • Le Passé au futur, Stock 1979

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leclerc Maréchal de France - Jean Compagnon
  2. site de l'Ordre de la Libération

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les Gaullistes, Pierre-Viansson-Ponté, éd. du Seuil, 1963 (p. 66-69)
  • « La mort de Pierre Billotte: Au Service du gaullisme », André Passeron, Le Monde, 3 juillet 1992
  • Dictionnaire des parlementaires français, Tome 2, La Documentation française 1992(p. 386-388).
  • Biographie de Pierre Billotte sur le site de l'Ordre de la Libération

Liens externes[modifier | modifier le code]