Aurélie Filippetti
| Aurélie Filippetti | |
Aurélie Filippetti, le 13 janvier 2013. |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Culture et de la Communication | |
| En fonction depuis le 16 mai 2012 | |
| Président | François Hollande |
| Gouvernement | Jean-Marc Ayrault I et II |
| Prédécesseur | Frédéric Mitterrand |
| Députée de la 1re circonscription de la Moselle | |
| 20 juin 2012 – 21 juillet 2012 | |
| Élection | 17 juin 2012 |
| Prédécesseur | François Grosdidier |
| Successeur | Gérard Terrier |
| Députée de la 8e circonscription de la Moselle | |
| 20 juin 2007 – 16 juin 2012 | |
| Élection | 17 juin 2007 |
| Prédécesseur | Jean-Marie Aubron |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz | |
| En fonction depuis le 22 juillet 2012 | |
| Prédécesseur | Gérard Terrier |
| Biographie | |
| Date de naissance | 17 juin 1973 |
| Lieu de naissance | Villerupt (Meurthe-et-Moselle, France) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Les Verts (1999-2006) PS (depuis 2006) |
| Diplômée de | ENS Fontenay-Saint-Cloud |
| Profession | Enseignante |
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Aurélie Filippetti, née le 17 juin 1973 à Villerupt[1] (Meurthe-et-Moselle), est une femme politique et romancière française.
Députée socialiste de la Moselle depuis 2007, réélue en 2012, proche de Ségolène Royal, elle est, depuis le 16 mai 2012, ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Origines et études [modifier]
Fille d'Angelo Filippetti (1938-1992), ancien mineur de fond, maire communiste d'Audun-le-Tiche de 1983 à 1992 et conseiller général de 1979 à 1985, et petite-fille d'immigrés italiens venus travailler dans les mines de fer de Lorraine[2], Aurélie Filippetti raconte dans un premier roman, paru en 2003, Les Derniers Jours de la classe ouvrière, comment son grand-père, résistant, a été arrêté par la Gestapo au fond de la mine, puis déporté en camp de concentration avec deux de ses frères[3]. Elle y évoque aussi la mémoire ouvrière et le sentiment de déclassement du monde ouvrier après la fermeture des mines et des usines sidérurgiques en Lorraine.
Formée à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, elle est agrégée de lettres classiques[4] et, avant ses débuts en politique, enseigne comme professeur de lettres, titulaire sur zone de remplacement (TZR), dans l'Académie de Versailles, notamment au collège Joliot-Curie de Nanterre[réf. souhaitée], à Soisy-sous-Montmorency[réf. souhaitée] et au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine[5].
Parcours politique [modifier]
Les Verts : 1999-2006 [modifier]
Aurélie Filippetti adhère aux Verts en 1999, puis devient membre du cabinet d'Yves Cochet, ministre de l'Environnement de juillet 2001 à mai 2002. Aux élections municipales de 2001, elle est élue conseillère d'arrondissement dans le 5e arrondissement de Paris[6]. Tête de liste des Verts au premier tour, elle obtient 13,75 % des voix[7]. Elle recueille 6,55 % des voix dans la deuxième circonscription de Paris aux élections législatives de 2002[8]. Elle devient membre du secrétariat exécutif des Verts-Paris en mars 2003 et porte-parole[9].
Elle quitte les Verts en 2006 après ne pas avoir obtenu l'investiture de leur CNIR dans la circonscription de Longwy[10].
Parti socialiste à partir de 2006 [modifier]
En novembre 2006, elle rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal[11], candidate à l'élection présidentielle de 2007, comme conseillère spéciale (environnement, culture, éducation, sujets de société).
En mai 2007, d'abord pressentie pour la 7e circonscription de Meurthe-et-Moselle (Longwy), elle est investie par les militants socialistes de la 8e circonscription de Moselle (Rombas-Bouzonville) dont le député PS sortant Jean-Marie Aubron ne se représente pas[12]. Elle est élue le 17 juin 2007 avec 50,96 % des voix.
Elle a été porte-parole puis vice-présidente de la Convention pour la sixième République[13],[14], puis du courant pro-Royal « L'Espoir à gauche » pour le Congrès de Reims[15].
Candidate aux élections européennes de juin 2009, elle est troisième de la liste conduite par Catherine Trautmann dans la circonscription Est, place qui ne lui permet pas d'être élue le 7 juin, la liste socialiste ayant obtenu deux élus pour 17,8 % des voix.
Elle est présidente de 2005 à mai 2012 du conseil d'administration du Festival international du documentaire de Marseille[16].
Elle soutient François Hollande pour la primaire présidentielle socialiste de 2011 et à la suite de la victoire de celui-ci, est intégrée dans son équipe de campagne, chargée de la Culture. En novembre 2011 elle est investie par les militants socialistes de la 1re circonscription de Moselle comme candidate aux élections législatives, avec pour suppléant Gérard Terrier.
Lors de la nomination du gouvernement Ayrault, le 16 mai 2012, elle devient ministre de la Culture et de la Communication.
Elle est réélue députée le 17 juin 2012 avec 59,04 % des voix[17] dans la 1re circonscription de la Moselle, la 8e circonscription de Moselle ayant été supprimée par le redécoupage électoral de 2010.
Elle est reconduite dans le second gouvernement Ayrault, et elle doit donc abandonner son mandat de député incompatible avec une fonction gouvernementale, un mois après sa nomination. Son suppléant Gérard Terrier siège donc à l'Assemblée nationale à partir du 22 juillet 2012. Mais comme Gérard Terrier, maire de Maizières-lès-Metz et conseiller général de la Moselle doit selon la loi abandonner l'un de ses mandats locaux, il cède donc son siège au conseil général de la Moselle à sa suppléante, Aurélie Filippetti, qui devient désormais conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz[18].
Ministre de la Culture [modifier]
En tant que ministre de la Culture et de la Communication, elle annonce ses priorités : un projet de loi assurant la protection des sources d'information des journalistes, une refonte de la loi Hadopi, la « sécurisation » du financement de l'audiovisuel public et la fin de la nomination des dirigeants des chaînes publiques par le président[19].
Pour 2013, le budget de son ministère est en baisse de 2 % par rapport à celui de 2012[20].
Vie privée [modifier]
Elle a une fille, Clara, née en 1998[21].
Elle a été mariée avec Thomas Piketty, économiste proche du parti socialiste.
En 2012, elle est la compagne de Frédéric de Saint-Sernin[22].
Œuvres [modifier]
- 2003 : Les Derniers Jours de la classe ouvrière, Stock, rééd. en Livre de Poche (ISBN 2-253-10859-6)
- 2006 : Un homme dans la poche, Stock (ISBN 978-2-7578-0122-2)
- 2008 : L'école forme-t-elle encore des citoyens ?, avec Xavier Darcos, Forum Libération de Grenoble sur CD audio, Frémeaux & Associés
- 2010 : Si nous sommes vivants - le socialisme et l'écologie, avec Pierre-Alain Muet.
- 2012 : J’ai 20 ans qu’est-ce qui m’attend ?, avec François Bégaudeau, Arnaud Cathrine, Maylis de Kerangal et Joy Sorman.
Décorations [modifier]
- 2012 : Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres, ex officio comme ministre de la Culture[23].
Notes et références [modifier]
- Aurélie Filipetti, sur assemblee-nationale.fr. Consulté le 7 octobre 2008
- Biographies d'Angel et Tommaso Filippetti dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social de mai 1940 à mai 1968, tome 5, p. 205 à 207, Éditions de l'Atelier, 2009. Accès en ligne : Angel Filippetti et Tommaso Filippetti
- Sur ce point, voir une communication au colloque « Annexion et nazification en Europe », Metz, 7 et 8 novembre 2003 : Pierre Schill, « Antifascisme et résistance ouvrière organisés autour de la CGT et du Parti communiste en Moselle annexée (1940-1945), entre histoire et mémoire », p. 173 à 187 ; actes publiés sous la direction de Sylvain Schirmann (université de Strasbourg) et téléchargeables sur le site internet du Mémorial d'Alsace-Moselle à Schirmeck.
- Aurélie Filippetti, la plus proche conseillère de Ségolène Royal, sur politique.net, 19 novembre 2007. Consulté le 7 octobre 2008
- http://lorraine.france3.fr/info/aurelie-filippetti-est-ministre-de-la-culture-73937322.html
- Mandat : 1er mars 2001 - 1er mai 2007.
- [PDF] Élections municipales des 11 et 18 mars 2001 - premier tour - résultats de la ville de Paris, sur paris.fr. Consulté le 7 octobre 2008.
- [PDF] Élections législatives des 9 et 16 juin 2007 - premier tour - résultats de la ville de Paris, sur paris.fr. Consulté le 7 octobre 2008.
- Blog de Jean-Marc Pasquet.
- « Présentation de Aurélie Filippeti » dans Libération du 13 décembre 2006.
- Article de L'Humanité du 30 novembre 2006.
- Sylvia Zappi, « Aurélie Filippetti, retour à la mine », Le Monde, 2 juin 2007.
- Communiqué du Conseil Fédéral de la convention pour la sixième république.
- Compte rendu d'assemblée générale de la Convention pour la sixième République, 25 juin 2005.
- Aux côtés de Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Pascal Terrasse, Julien Dray, Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce, David Assouline, François Rebsamen, Louis Mermaz, Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini, Gilles Savary, Jean-Pierre Mignard et Malek Boutih.
- Aurélie Filippetti, site de campagne de François Hollande, 2012.
- Résultats des élections législatives 2012 : MOSELLE (57) - 1re circonscription
- Le républicain lorrain 24 juillet 2012 Aurélie Filippetti au conseil général
- Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « Aurélie Filippetti veut une loi sur la protection des sources », Libération, 20 mai 2012
- Budget : les chiffres clés pour 2013, 1er octobre 2012
- Aurélie Filippetti, une femme de convictions Rue de Valois, La Croix, 25 juillet 2012
- Béatrice Gurrey, « Chirac confidentiel », M le magazine du Monde, page 60, 14 décembre 2012.
- Conformément à l'article 2 du Décret n° 57-549 du 2 mai 1957 portant institution de l'ordre des Arts et de lettres
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Personnalité des Verts (France)
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Femme politique française
- Ancien député de la Moselle
- Écrivain français du XXIe siècle
- Écrivain lorrain
- Femme de lettres française
- Élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud-Lyon
- Agrégé de lettres classiques
- Naissance en 1973
- Naissance à Villerupt
- Ministre français de la Culture
- Ministre français de la Communication
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la XIVe législature de la Ve République
- Commandeur des Arts et des Lettres