Comte de Lautréamont

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Lautréamont

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Portrait présumé de Ducasse découvert en 1977[1].

Nom de naissance Isidore Lucien Ducasse
Autres noms Comte de Lautréamont
Naissance 4 avril 1846
Montevideo, Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Décès 24 novembre 1870 (à 24 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Littérature

Œuvres principales

Isidore Lucien Ducasse, né à Montevideo (Uruguay), le 4 avril 1846, et mort dans le 9e arrondissement de Paris, le 24 novembre 1870, est un poète français. Il est également connu sous le pseudonyme de comte de Lautréamont, qu’il emprunta très probablement au Latréaumont (1838) d’Eugène Sue[2] et qu'il n'utilisa pourtant qu'une seule fois.

Il est également possible que la réalité de ce pseudonyme réside dans un jeu de mots qui marque sa nostalgie pour l'Uruguay, en effet on peut lire Lautréamont comme "L'autre est à Mont..." (Montevideo).

Il est l'auteur des Chants de Maldoror, de deux fascicules, Poésies I et Poésies II, ainsi que d'une correspondance habituellement publiée sous le titre de Lettres, en appendice des œuvres précédentes[2]. Son œuvre compte parmi les plus fascinantes du XIXe siècle, d'autant plus que l'on a longtemps su très peu de choses sur son auteur, mort très jeune, à vingt-quatre ans, sans avoir connu le succès de son vivant. Sa vie a donc donné lieu à de nombreuses conjectures, en particulier chez les surréalistes, qui essayèrent notamment de trouver des éléments biographiques dans ses poèmes. Il faut donc faire la part entre les informations dont nous sommes sûrs, et la littérature qui s'est formée autour du personnage de Lautréamont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Montevideo[modifier | modifier le code]

Son père, François Ducasse (1809-1887), est commis-chancelier au consulat général de France à Montevideo, mais aussi un homme d'une grande culture[3]. Isidore Ducasse naît dans un lieu indéterminé de Montevideo[4], « né sur les rives américaines à l'embouchure de la Plata, là où deux peuples rivaux s'efforcent actuellement (en 1868) de se surpasser dans le progrès matériel et moral. Buenos-Ayres, la reine du Sud, et Montevideo, la coquette, se tendent une main amie, à travers les eaux argentines du grand estuaire »[5]. Sa mère, Jacquette Célestine Davezac, décède le 9 décembre 1847 dans des circonstances mystérieuses (elle se serait suicidée). Isidore Ducasse passe son enfance en Uruguay, pays agité par la guerre entre Manuel Oribe, soutenu par Juan Manuel de Rosas, et le démocrate Fructuoso Rivera, guerre qui dure jusqu'en 1851[6].

En France[modifier | modifier le code]

En octobre 1859, il entre comme interne au lycée impérial de Tarbes, en sixième alors qu'il a treize ans et demi, ce qui n'est pas exceptionnel vu que de nombreux élèves venus des colonies ont des retards scolaires. Isidore Ducasse semble pourtant être un bon élève, qui apprend vite, car il obtient le deuxième accessit de version latine, de grammaire et de calcul, ainsi que le premier prix de dessin d'imitation[7]. On perd sa trace entre août 1862 et octobre 1863, période durant laquelle il suit les cours de l’établissement qui deviendra le lycée Louis-Barthou à Pau, « où il est un élève des plus ternes »[8]. À cette époque, son tuteur est un avoué tarbais, Jean Dazet. En août 1865, il obtient son baccalauréat ès lettres avec la mention « passable ».

Après un voyage en Uruguay en 1867, il arrive à Paris et s’installe à l’hôtel L’Union des Nations, 23 rue Notre-Dame-des-Victoires[9]. Il entame des études supérieures dont la nature reste inconnue (concours d’entrée à l’École polytechnique, a-t-on souvent écrit). Il publie à compte d’auteur et anonymement le premier des Chants de Maldoror prévu en août 1868 chez l'imprimeur Gustave Balitout, Questroy et Cie[10], édition finalement repoussée puis publiée en dépôt en novembre 1868 en deux endroits différents : la librairie du Petit-Journal, et « au passage Européen chez Weill et Bloch »[11]. Ce premier chant sera repris dans un recueil de poésies publié par Évariste Carrance et intitulé Les Parfums de l'âme à Bordeaux en 1869.

Les six chants complets seront imprimés en Belgique fin août 1869, signés « Comte de Lautréamont » par Albert Lacroix mais sans référence d'éditeur. L'ouvrage ne fut pas diffusé mais Ducasse et Lacroix restèrent en contact.

En 1870, il quitte le 32 rue Faubourg-Montmartre[12] et habite 15 rue Vivienne. Il reprend son nom d'état civil pour publier deux fascicules intitulés Poésies publiés à la Librairie Gabrie située au 25 passage Verdeau, toujours dans son quartier donc, et dont une publicité paraîtra dans la Revue populaire de Paris.

Le 24 novembre 1870, alors que le Second Empire s’effondre, il meurt à son nouveau domicile situé au 7 rue Faubourg-Montmartre. Sur son acte de décès, est écrit : « Sans autres renseignements ». Selon ses biographes, il serait mort phtisique.

À partir de la fin des années 1970, de nouveaux documents biographiques sont retrouvés dont deux portraits photographiques présumés.

Succès posthume[modifier | modifier le code]

Première édition du Chant Premier de Lautréamont

Première redécouverte par la Jeune Belgique en 1885[modifier | modifier le code]

En 1874, le stock des exemplaires de l’édition originale des Chants de Maldoror est racheté par Jean-Baptiste Rozez, libraire-éditeur tarbais installé en Belgique, et enfin mis en vente, mais avec une nouvelle couverture. Il faut attendre 1885 pour que Max Waller, directeur de la Jeune Belgique, en publie un extrait et en fasse découvrir les textes[13]. Elle tombe entre les mains de Joris-Karl Huysmans, Alfred Jarry et Rémy de Gourmont[14]. Alfred Jarry rendra hommage à « cet univers pataphysique » et les surréalistes reconnaîtront le poète comme l’un de leurs plus éminents précurseurs. Huysmans s'interrogera « Que diable pouvait faire dans la vie l'homme qui a écrit d'aussi terribles rêves ? »[15].

Léon Bloy lui consacra en 1890 une critique admirative sous le titre « Le cabanon de Prométhée », éditée dans Belluaires et porchers.

Redécouverte et mythe surréaliste[modifier | modifier le code]

André Breton évoque Ducasse plusieurs fois dans ses Manifestes du surréalisme : « Les types innombrables d’images surréalistes appelleraient une classification que, pour aujourd’hui, je ne me propose pas de tenter. [...] En voici, dans l’ordre, quelques exemples :

Le rubis du Champagne. Lautréamont.
Beau comme la loi de l’arrêt du développement de la poitrine chez les adultes dont la propension à la croissance n’est pas en rapport avec la quantité de molécules que leur organisme s’assimile. Lautréamont. » 

Il dit aussi dans un entretien : « Pour nous, il n'y eut d'emblée pas de génie qui tînt devant celui de Lautréamont »[16].

De même, Wilfredo Lam a dessiné un projet de carte pour le Jeu de Marseille des surréalistes qui porte le nom Lautréamont. Génie du rêve, étoile.

André Gide écrit en 1925 : « J'estime que le plus beau titre de gloire du groupe qu'ont formé Breton, Aragon et Soupault, est d'avoir reconnu et proclamé l'importance littéraire et ultra-littéraire de l'admirable Lautréamont »[17]

Après 1945, Maurice Blanchot se sert de ce qu'il appelle « L'expérience de Lautréamont », et de celle du Marquis de Sade, pour tenter d'élucider « les rapports qu'entretiennent le mouvement d'écrire et le travail d'une plus grande raison » dans son essai Lautréamont et Sade[18].

Légende[modifier | modifier le code]

À partir de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Certains critiques ont cherché des éléments biographiques dans l’œuvre elle-même. Ainsi, Gaston Bachelard voit dans la phrase « On raconte que je naquis entre les bras de la surdité » (Les Chants de Maldoror, Chant Deuxième) la possibilité d'une surdité lors de l'enfance du Poète[19]. De même, Bachelard imagine l'esprit révolutionnaire des Chants commandé par « ressentiment scolaire » et voit dans de nombreux passages la description en filigrane du rapport du maître à l'élève[20].

À partir des recherches de Genonceaux[modifier | modifier le code]

Genonceaux, troisième éditeur des Chants de Maldoror, entreprend des recherches pour savoir qui en était l'auteur. Pour cela, il se base presque uniquement sur le témoignage de Lacroix, premier éditeur des Chants. Il en tire la conclusion suivante :

« Ducasse était venu à Paris dans le but d'y suivre les cours de l'école Polytechnique ou des mines. En 1867 il occupait une chambre dans un hôtel situé au 23 rue Notre-Dame-des-Victoires. Il y était descendu dès son arrivée d'Amérique. C'était un grand jeune homme brun, imberbe, nerveux, rangé et travailleur. Il n'écrivait que la nuit, assis sur son piano. Il déclamait, il forgeait ses phrases, plaquant ses prosopopées avec des accords. Cette méthode de composition faisait le désespoir des locataires de l'hôtel qui, souvent réveillés en sursaut, ne pouvaient se douter qu'un étonnant musicien du verbe, un rare symphoniste de la phrase cherchait, en frappant son clavier, les rythmes de son orchestration littéraire[21]. »

Aucune de ces informations, écrites vingt ans après la mort de Ducasse, n'a pu être vérifiée[21]. Néanmoins, cette description a souvent été réutilisée, avec des variations :

« Par les jours froids et pluvieux de Paris, Ducasse, dans sa chambre dont le lit restait défait jusqu'à la nuit, écrivait et pensait. Il avait un piano de location, c'était tout son luxe. »

— (Ramón Gómez de la Serna[22])

« Lautréamont mangeait à peine, ne travaillait que la nuit après avoir joué du piano, et buvait tellement de café qu'il scandalisait l'hôtelier. »

— (André Malraux[23])

« Il n'écrivait que la nuit, assis devant son piano. Sa chambre, très sombre, était meublée d'un lit, de deux malles pleines de livres et du piano droit. Il buvait une très grande quantité de café. Il déclamait ses phrases en plaquant de longs accords. Cette méthode de composition faisait le désespoir des locataires de l'hôtel souvent réveillés en sursaut. »

— (Philippe Soupault[24])

Œuvre[modifier | modifier le code]

Portrait de Lautréamont
par Félix Valloton
paru dans Le Livre des masques
de Remy de Gourmont (1898).
Article détaillé : Les Chants de Maldoror.

Les Chants de Maldoror, texte très riche, d’un abord difficile et aux interprétations multiples, semble incarner une révolte adolescente où le monde de l’imaginaire paraît plus fort que la vie dite « réelle ». Ils consistent en une épopée en prose, très décalée des publications de l'époque, dont le personnage principal est Maldoror (l'origine de ce nom reste mystérieuse, mais provient sans doute d'une contraction des mots mal et horror (mot anglais pour « horreur »), créature terrifiante, squelettique et armé d'un stylet, et ennemi du Créateur.

Le lecteur se sent pris d'un sentiment de vertige à la lecture de Lautréamont[25]. Il partage sa vision d'un monde en perpétuel mouvement, faisant l'expérience de la férocité, de la sauvagerie et de la perte de repères. Dans son expression, l'artiste (dont la vision si personnelle semble bouleverser des mouvements tels que le romantisme et le naturalisme littéraire) communique au lecteur un certain mépris des situations et des personnages dont il rapporte l'expérience.

Il existe dès 1954 huit préfaces françaises[26] aux Chants de Maldoror, parfois contradictoires, et de nombreuses autres ont été publiées au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Ses Poésies I et Poésie II, écrites en prose, consistent en des aphorismes exaltés ou en des réflexions sur la littérature. Il y montre notamment son mépris pour Alexandre Dumas fils : « Je soutiens qu'un bon élève de seconde est plus fort que lui [Dumas fils] en n'importe quoi » (in Poésie I)[27], ou son admiration pour Byron. Il y cultive comme dans Les Chants de Maldoror une révolte envers l'ordre établi, réfutant tour à tour Balzac, Alexandre Dumas fils, Victor Hugo, Jean-Jacques Rousseau, George Sand, Eschyle.

La révolte et le refus de l'ordre établi, ainsi que la courte vie des deux auteurs, mettent en parallèle l'œuvre de Rimbaud et de Lautréamont, qui vécurent à la même période mais ne se croisèrent (à ce que l'on en sait) jamais[28].


Annexes[modifier | modifier le code]

Impact et postérité[modifier | modifier le code]

Bien que présent dans la contre culture underground, Lautréamont reste assez peu cité par la culture populaire, comparé à d'autres poètes français comme Rimbaud, Verlaine ou Baudelaire.

Cinéma
Littérature
  • Julio Cortazar en fait un « sud-américain anonyme » dans sa nouvelle L'autre ciel publiée en dans le recueil Tous les feux, le feu (1966).
  • Le poète américain John Ashbery a intitulé Hôtel Lautréamont l'un de ses recueils paru en 1992.
  • L'écrivain français Hervé Le Corre a également fait d'Isidore Ducasse et des Chants de Maldoror des personnages clés de son roman L'Homme aux lèvres de saphir (2004)[29].
  • La vie de Lautréamont et les personnages des Chants de Maldoror sont au cœur du thriller historique d'Alexandre Garabedian, Le Septième Chant (2012)[30].
Musique
« Moi j'ai pas allumé la mèche
C'est Lautréamont qui me presse
Dans les déserts là où il prêche
Où devant rien on donne la messe »
(Les écorchés, sur l'album Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient), 1989).
  • Jane Birkin chantera en 1990 le titre Et Quand Bien Même (paroles et musique de Serge Gainsbourg) qui contient à la fin du refrain :« [...], Lautréamont les chants d'Maldoror, tu n'aimes pas moi j'adore. »
  • Secrets Of The Moon, groupe de Black metal a appelé l'un de ses morceaux, I Maldoror, sur l'album Privilegium (2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Premières études :
  • « Préface de Léon Genonceaux » in Les Chants de Maldoror, Paris, éditions L. Genonceaux, 1890
  • Rémy de Gourmont, Le Livre des masques. Portraits symbolistes. Gloses et documents sur les écrivains d'hier et d'aujourd'hui, illustré par Félix Vallotton, Paris, Mercure de France, 1896, p. 139-149 lire sur Gallica.
  • « Préface de Philippe Soupault » in Lautréamont. Poésies, Paris, Au sans pareil, 1920
  • (en) The lay of Maldoror by the Comte de Lautréamont, traduit par John Rodker avec une introduction de Rémy de Gourmont, Londres, The Casanova Society, 1924 [1re traduction en anglais].
  • [collectif] Le cas Lautréamont : études et opinions par Marcel Arland, C Arnauld, André Breton, Jean Cassou, Jean Cocteau, etc. ; portrait par Odilon-Jean Périer ; bibliographie par Raoul Simonson ; préface par André Gide, Paris, R. Van den Berg, 1925.
  • « Étude, commentaires et notes par Philippe Soupault » in Comte de Lautréamont, Œuvres complètes : Les chants de Maldoror : Poésies : Correspondance, Paris, Au Sans pareil, 1927 [1re édition complète].
  • Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu, Les Cahiers du Sud, 1930.
  • Gaston Bachelard, Lautréamont, éditions José Corti, 1939, rééd. augmentée 1983, (ISBN 978-2714300331).
  • Philippe Soupault, Lautréamont, Paris, Seghers, coll. « Poètes d'aujourd'hui », no 6, 1946.
  • Maurice Blanchot, Lautréamont et Sade, Paris, Editions de Minuit,‎ 1949 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marcel Jean et Árpád Mezei, Les Chants de Maldoror : essai sur Lautréamont et son œuvre, suivi de notes et de pièces justificatives, Paris, Le Pavois, coll. « Le Chemin de la vie »,‎ 1947, 221 p. (OCLC 20680477, notice BnF no FRBNF37399571)
Biographies contemporaines :
Articles et varia :
  • André Breton, Anthologie de l’humour noir, Éditions du Sagittaire, 1940 - rééd. 1950 et 1966 (J.-J. Pauvert, augmentée).
  • Guy Debord et Gil J. Wolman, « Mode d'emploi du détournement », in Les Lèvres nues, mai 1956[31].
  • « Lautréamont : pour le centenaire de Maldoror » in L'Arc, Aix-en-Provence, 1967.
  • Philippe Sollers, « La science de Lautréamont » in Logiques, 1968.
  • Marie-Louis Terray, Marie-Louise Terray commente Les Chants de Maldoror, Lettres, Poésies I et II d'Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, Paris, Gallimard, coll. « Foliothèque »,‎ 1997 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Louis Janover, Lautréamont et les chants magnétiques, Sulliver, 2002 (ISBN 978-2911199790)
  • « Isidore Ducasse géomètre de la poésie » par Norbert Meusnier in Alliage n° 57-58, 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Lefrère, op. cit.
  2. a et b Jean-Luc Steinmetz, préface à Les Chants de Maldoror et autres textes, Le Livre de poche, 2001.
  3. François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 17
  4. François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 28
  5. Pierre Mabille, Le Ciel de Lautréamont, 1939, cité par François Caradec, dans Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, pages 28-29
  6. François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 15
  7. François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 64-66
  8. Maurice Saillet, « Notes pour une vie d’Isidore Ducasse et de ses écrits », introduction aux œuvres complètes d’Isidore Ducasse, Livre de poche no 111
  9. D'après l'éditeur Genonceaux, adresse confirmée par la lettre de Ducasse à Victor Hugo du 10 novembre 1868.
  10. Également domicilié à l'adresse parisienne des éditions Librairie internationale A. Lacroix, Verboeckhoven, et Cie au 13 rue du Faubourg-Montmartre.
  11. Extrait de la première lettre retrouvée de Ducasse à un lecteur anonyme, 9 novembre 1868.
  12. Il y réside le 31 octobre 1869 : cf. lettre retrouvée de Ducasse à Auguste Poulet-Malassis.
  13. Édition Pléiade Lautréamont-Nouveau, 1970, p. 12.
  14. Les Chants de Maldoror commentés par Marie-Louise Terray, p. 11
  15. François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 9
  16. A. Breton, Entretiens 1913-1952 avec André Parinaud, NRF, 1952
  17. « Lectures de Lautréamont » par André Gide in Nouvelle édition des Œuvres complètes de Lautréamont par J.-L. Steinmetz dans la bibliothèque de la Pléiade, 2009.
  18. Maurice Blanchot, Lautréamont et Sade, Éditions de Minuit, 1949, quatrième de couverture.
  19. cité par François Caradec, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, p. 32
  20. cité par Marcelin Pleyney, Lautréamont, p. 26
  21. a et b cité par Marcelin Pleyney, Lautréamont, p. 18
  22. Gomez de la Serna, Numéro Spécial du Disque vert, 1925
  23. André Malraux, Action n°3, 1920
  24. Philippe Soupault, préface à l'édition Charlot, 1946
  25. Maurice Blanchot, « L'expérience de Lautréamont » in Lautréamont et Sade, Édition de Minuit, 1949, p. 59.
  26. Préfaces par L. Genouceaux, R. de Gourmont, Éd. Jaloux, A. Breton, Ph. Soupault, J. Gracq, R. Caillois, M. Blanchot, rassemblées aux éditions José Corti, 1954. (dépôt de la Librairie Regards au Musée de La Vieille Charité, Marseille, Bouches-du-Rhône, France)
  27. Poésie I, Lautréamont, Les Chants de Maldoror et autres textes, éditions Le Livre de poche (2001)
  28. Lagarde et Michard, XIXe siècle], édition Bordas
  29. Publié chez Rivages / Noir, 2004 (Grand Prix du roman noir français de Paris) ((ISBN 2-7436-1309-2).
  30. Ed. Pierre Philippe, 2012[réf. nécessaire].
  31. Ce texte est inclus dans la nouvelle édition des œuvres de Lautréamont dans la collection de La Pléiade parue en 2009 - Lire en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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