René Mayer
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| René Mayer | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la Haute Autorité de la CECA | |
| 3 juin 1955 – 13 janvier 1958 | |
| Prédécesseur | Jean Monnet |
| Successeur | Paul Finet |
| 124e président du Conseil des ministres français (140e chef du gouvernement) |
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| 8 janvier 1953 – 28 juin 1953 | |
| Président | Vincent Auriol |
| Gouvernement | Mayer |
| Législature | IIe législature |
| Prédécesseur | Antoine Pinay |
| Successeur | Joseph Laniel |
| Vice président du Conseil des ministres | |
| 11 août 1951 – 7 janvier 1952 | |
| Président | Vincent Auriol |
| Gouvernement | René Pleven |
| Ministre de la Justice | |
| 29 octobre 1949 – 11 août 1951 | |
| Président | Vincent Auriol |
| Président du Conseil | Georges Bidault Henri Queuille René Pleven |
| Gouvernement | Bidault 2, Queuille 2, Pleven 1 et Queuille 3 |
| Prédécesseur | Robert Lecourt |
| Successeur | Edgar Faure |
| Biographie | |
| Nom de naissance | René Mayer |
| Date de naissance | 4 mai 1895 |
| Lieu de naissance | Paris (France) |
| Date de décès | 13 décembre 1972 (à 77 ans) |
| Nationalité | français |
| Parti politique | RRRS |
| Chefs du gouvernement français | |
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René Joël Simon Mayer est un homme politique français, né à Paris 8e le 4 mai 1895 et mort le 13 décembre 1972 dans le 7e arrondissement de Paris[1]. Membre du parti radical socialiste après la Seconde Guerre mondiale, il sera plusieurs fois ministre et président du Conseil des ministres du 8 janvier au 28 juin 1953 et succèdera le 3 juin 1955 à Jean Monnet comme président de la Haute-Autorité de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).
Sommaire |
Biographie [modifier]
Une activité inlassable [modifier]
Licencié ès-lettres et en droit, il combat dans l'artillerie pendant la Première Guerre mondiale et est blessé. Il entre au Conseil d'État en 1920.
Il fut homme d'affaires avant la guerre et s'était occupé d'importations de charbon allemand et de l'organisation de la SNCF en 1937. Il fut membre du conseil d'administration de cette société et fondateur d'Air France. Parallèlement, il est professeur à l'Ecole libre des Sciences politiques.
De la guerre à la Libération [modifier]
Mobilisé en 1939, il dirige à Londres la mission de l'armement. Il rentre en France en mai 1940 puis passe en zone sud. En novembre-décembre 1941, il est un des membres de la conférence relative à la mise en place de l'UGIF (Union générale des israélites de France) que le régime de Vichy forçait la communauté juive à créer. Il préconise avec le professeur David Olmer une démission collective mais l'option de la coopération, soutenue par Raymond-Raoul Lambert, est préférée. René Mayer ne participera finalement pas à l'UGIF[2].
Il parvient à rejoindre le général Henri Giraud à Alger en 1943 qui lui confie le secrétariat aux communications au sein du Commandement en chef français civil et militaire. Il est maintenu dans ce poste lorsqu'il devient membre du Comité français de la Libération nationale à Alger, puis ministre des Transports et des Travaux publics du général de Gaulle le 9 septembre 1944.
Après la Libération, il se présente comme candidat dans la Gironde mais n'est pas élu à la première Assemblée nationale constituante. Il devient député radical de Constantine en Algérie en 1946 et siège jusqu'en 1955. Il défend les intérêts des colons.
Un homme politique actif de la IVe République [modifier]
Entre 1947 et 1952, il est plusieurs fois ministres des Finances et des Affaires économiques, de la Défense nationale et de la Justice. Il devient aussi vice-président de l'Alliance israélite universelle.
En 1950, alors ministre de la Justice, il fait libérer Xavier Vallat (ancien commissaire aux questions juives sous le régime de Vichy et qui avait été condamné à 10 ans de prison à la Libération[3].
René Mayer est président du Conseil des ministres du 8 janvier au 28 juin 1953. Les gaullistes du RPF lui apportent leurs voix lors de son investiture. Son ministère tombe sur une demande de pouvoirs spéciaux en matière financière (71 gaullistes ont voté contre le gouvernement d'un Européen convaincu, partisan de la CED). Il demandait aux députés de lui permettre de s'attaquer aux causes permanentes de l'augmentation des dépenses publiques. Il avait résumé ses idées en une formule : « La vocation de la France est triple : européenne, atlantique et mondiale ».
Fonctions gouvernementales [modifier]
- Commissaire aux Communications et aux Transports du gouvernement Charles de Gaulle (1) (du 26 août au 10 septembre 1944)
- Ministre des Transports et des Travaux publics du gouvernement Charles de Gaulle (2) (du 10 septembre 1944 au 21 novembre 1945)
- Ministre des Finances et des Affaires économiques du gouvernement Robert Schuman (1) (du 24 novembre 1947 au 26 juillet 1948)
- Ministre de la Défense nationale du gouvernement André Marie (du 26 juillet au 5 septembre 1948)
- Ministre de la Défense nationale du gouvernement Robert Schuman (2) (du 5 au 11 septembre 1948)
- Ministre de la Justice du gouvernement Georges Bidault (2) (du 29 octobre 1949 au 2 juillet 1950)
- Ministre de la Justice du gouvernement Henri Queuille (2) (du 2 au 12 juillet 1950)
- Ministre de la Justice du gouvernement René Pleven (1) (du 12 juillet 1950 au 10 mars 1951)
- Ministre de la Justice du gouvernement Henri Queuille (3) (du 10 mars au 11 août 1951)
- Vice-président du Conseil, ministre des Finances et des Affaires économiques du gouvernement René Pleven (2) (du 11 août 1951 au 20 janvier 1952)
- Président du Conseil (du 8 janvier au 28 juin 1953)
Autres mandats [modifier]
Il est président de la Haute Autorité de la CECA de 1955 à 1958.
Il fut maire de Giverny (Eure), conseiller général de l'Eure puis conseiller général de Sétif et président du conseil général du département de Constantine.
Portrait [modifier]
Grand et large d'épaules, il s'exprimait sans fioritures de rhétorique. Il apportait à la vie publique sa connaissance de la vie des affaires et des milieux internationaux. Il n'hésitait pas à affronter l'impopularité.
Publications [modifier]
- Le Pacte de l'Atlantique. Paix ou guerre ?, Paris, PUF, 1949.
Décorations [modifier]
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Croix de guerre 1914-1918
- Médaille des évadés
Bibliographie [modifier]
- Denise Mayer (prés.), René Mayer. Études, témoignages, documents, Paris, PUF, 1983.
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
- Biographie des députés de la IVe République - René Mayer, sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale française
Chronologies [modifier]
| Précédé par | René Mayer | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Antoine Pinay |
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Joseph Laniel | ||
| Jules Moch Maurice Petsche |
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Paul Reynaud Edgar Faure |
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| Robert Lecourt |
|
Edgar Faure |
Références [modifier]
- Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 8/673/1895, avec mention marginale du décès (consulté le 30 juin 2012)
- Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, Folio, 2006, p.1162-1163
- Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, Folio, 2006, p.2060
- Ministre de la Quatrième République
- Président du Conseil de la Quatrième République
- Ministre français des Transports
- Ministre français de la Marine marchande
- Personnalité du Parti républicain, radical et radical-socialiste
- Député de la première législature de la Quatrième République
- Député de la deuxième législature de la Quatrième République
- Ancien président de conseil général
- Ancien conseiller général de l'Eure
- Ancien maire de l'Eure
- Naissance en 1895
- Naissance dans le 8e arrondissement de Paris
- Décès en 1972
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris