Paul Painlevé

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Paul Painlevé
Image illustrative de l'article Paul Painlevé
Fonctions
83e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la guerre jusqu'au 29 octobre 1925 puis Ministre des finances
(95e chef du gouvernement)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Painlevé II
Painlevé III
Législature XIVe législature
Prédécesseur Édouard Herriot
Successeur Aristide Briand
22e président de la Chambre des députés
Prédécesseur Raoul Péret
Successeur Édouard Herriot
75e président du Conseil des ministres français
et Ministre de la guerre
(87e chef du gouvernement)
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Painlevé I
Législature XIIe législature
Prédécesseur Alexandre Ribot
Successeur Georges Clemenceau
Biographie
Nom de naissance Paul Painlevé
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès Drapeau : France Paris (France)
Nationalité française
Parti politique PRS
Profession mathématicien
Président du Conseil des ministres français

Paul Painlevé, né le à Paris 15e et mort le à Paris, est un mathématicien et homme politique français.

Famille[modifier | modifier le code]

Les ancêtres paternels de Paul Painlevé sont des vignerons et tonneliers d'Eure-et-Loire, ceux du côté maternel sont des tailleurs de pierre de Meaux. Son grand père paternel s'installe à Paris où il travaille comme ouvrier typographe. À cinquante-neuf ans il décide de s'arrêter de travailler et retourne dans son village natal où il meurt vingt ans plus tard. Le père de Paul Painlevé, comme son oncle, suit la carrière du grand père dans l'imprimerie à Paris en devenant dessinateur lithographe. Il ouvre au début des années 1870 une fabrique d'encre d'imprimerie à Malakoff. La famille de Paul Painlevé, faisant partie de la classe moyenne montante, est assez instruite, progressiste et bénéficie d'une certaine aisance financière.

Il est le père de Jean Painlevé (1902-1989), biologiste et fondateur du cinéma scientifique.

Une des nièces de Paul Painlevé épouse Pierre Appell, le fils de Paul Appell.

Le scientifique[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Paul Painlevé fait ses études primaires à l'école communale de la rue du Four à Paris, puis ses études secondaires tout d'abord au lycée Saint-Louis (de la cinquième en 1874 à la troisième en 1877) et au lycée Louis-le-Grand (de la seconde 1877 à la classe de mathématiques spéciales 1883)[1]. Il obtient le baccalauréat ès lettres en 1880 et le baccalauréat ès sciences en 1881. Il fait ensuite de 1883 à 1886 des études supérieures scientifiques à École normale supérieure, où il suit les conférences de Jean-Claude Bouquet (calcul différentiel et intégral et géométrie descriptive), Émile Picard (mécanique) et Jules Tannery, et à la faculté des sciences de Paris, où il suit les cours de calcul différentiel et intégral de Jean-Claude Bouquet, ceux de mécanique rationnelle de Paul Appell et obtient les licences ès sciences mathématiques et ès sciences physiques en 1885[1]. Durant ses études il se lie d'amitié avec Paul Janet.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Lauréat du concours d'agrégation de mathématiques en 1886 il n'enseignera cependant jamais en lycée. Afin de préparer une thèse de doctorat, il est envoyé en aout de la même année par Emile Picard en mission en Allemagne à Université de Göttingen où il suit les cours d'Hermann Amandus Schwarz et de Felix Klein. Il obtient en juin 1887 le doctorat ès sciences mathématiques devant la faculté des sciences de Paris puis est nommé (28 juillet 1887) chargé de cours de mécanique rationnelle et appliquée à la faculté des sciences de Lille à l'âge de 23 ans. En 1890 il reçoit le grand prix de mathématiques de l'académie des sciences. Deux ans plus tard il est nommé maitre de conférences à la faculté des science de Paris (30 juillet 1892)[1] pour l'enseignement de l'analyse pour la licence et de la mécanique dans la cadre de la préparation au concours d'agrégation de mathématiques. Il obtient le titre de professeur adjoint en 1895 et est chargé d'un cours complémentaire de mathématiques. De septembre à décembre il donne des cours à l'université de Stockholm dans le cadre d'une chaire annuelle fondée par le roi de Suède. En 1896 il devient répétiteur d'analyse à l’École polytechnique. L'année 1896-97 il est également suppléant de Maurice Lévy au Collège de France (chaire de mécanique analytique et mécanique céleste) [2]. En 1897 il succède à Édouard Goursat comme maitre de conférences de calcul différentiel et intégral et géométrie descriptive à l’École normale supérieure. En 1896 il devient examinateur de passage à l’École polytechnique. En 1900 il est élu membre de l'Académie des sciences. En 1901 il épouse Marguerite Petit de Villeneuve qui décède à la naissance de leur fils Jean. En 1903 il devient titulaire de la nouvelle chaire de mathématiques générales de la faculté des sciences de l'université de Paris, chaire dédiée au certificat d'études supérieures préparatoires. En 1905 il devient également professeur de mécanique rationnelle et des machines à l’École polytechnique[3]. En 1907 il devient président du conseil de perfectionnement du Conservatoire national des arts et métiers, président du comité technique du Laboratoire national d'essais et membre du conseil de l'Observatoire de Paris. Durant l'année 1907-1908 il échange à la faculté son cours avec celui de mécanique rationnelle de Paul Appell. En 1909 il devient également le premier professeur de mécanique de l'aviation à l'École supérieure d'aéronautique. À partir de 1910, et ce jusqu'à sa mort, il est suppléé[4] pour ses enseignements à la faculté en raison de son mandat parlementaire et de ses fonctions gouvernementales. Il continue cependant sa carrière académique en devenant titulaire de la chaire de mécanique rationnelle en octobre 1912, puis de celle de mécanique analytique et de mécanique céleste le 19 mai 1920. En 1919 il devient président du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers. Il est également chargé le 17 décembre 1923 du cours de mécanique des fluides et applications, créé grâce à une subvention du sous-secrétariat d'État à l'aéronautique[5].


Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Commençant par sa thèse Sur les lignes singulières des fonctions analytiques soutenue le 10 juin 1887 [6], ses travaux mathématiques les plus réussis, publiés en 1897 dans Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles, portent sur les points singuliers des équations différentielles algébriques du premier et du second ordre (singularités) et sur les fonctions abéliennes. Ils lui valent d'être élu en 1900 à l'Académie des sciences dont il devient président en 1918.

En tant que mathématicien, dans le cadre de ses recherches en mécanique des fluides (il publie en 1895 Intégration des équations de la mécanique), ses travaux portent principalement sur les systèmes d'équations différentielles et leurs singularités, les fonctions elliptiques et l'analyse complexe.

Équations différentielles de Painlevé[modifier | modifier le code]

Lazarus Fuchs a établi une typologie des équations différentielles du 1er ordre. Painlevé s'attaque, avec Émile Picard, à celles du second ordre. Les équations de la forme : y" = f(z,y,y'), où f désigne une fonction rationnelle en y et y', portent son nom et ont permis une classification d'où émerge des équations types, comme y" = 6y² + x, possédant des solutions transcendantes appelées fonctions transcendantes de Painlevé (en).

Enfin Paul Painlevé et Allvar Gullstrand proposent en 1921 les coordonnées de Gullstrand-Painlevé (en) pour la métrique de Schwarzschild, qui rend compte du champ gravitationnel d'un astre dans l'univers vide de Minkowski.

Théoricien de l'aéronautique[modifier | modifier le code]

En 1903, il démontre par une formule que la mécanique des fluides rend possible le vol. Il est en 1908 le premier passager des frères Wright[1].

Il poursuit ses travaux et théorise mathématiquement la question de l'avion en fluide parfait en 1927[1].

En 1938, la marine nationale française avait en projet deux porte-avions qui devaient entrer en service en 1942/43. Leur construction fut abandonnée après l'armistice de juin 1940. Le premier était appelé Joffre et le second Painlevé, en hommage à ses travaux sur l'aéronautique.

L'homme politique[modifier | modifier le code]

1910 - 1917 : député, ministre de l'Instruction, de la Guerre, président du Conseil[modifier | modifier le code]

Entré en politique à la suite de l'affaire Dreyfus, membre de la Ligue des droits de l'homme[7], il est élu député socialiste indépendant, dans le Ve arrondissement de Paris en remplacement de René Viviani. Réélu à trois reprises, il se présente avec succès en 1928 dans l'Ain, reconduit en 1932 par près de 11 000 voix sur 16 000 suffrages[1].

Mathématicien, rare théoricien de l'aviation naissante, il obtient du Parlement, en 1910, le vote des premiers crédits pour l'achat d'avions. Rapporteur puis président de la commission de la marine, membre du conseil supérieur de l'aérostation militaire et du comité technique de l'exploitation des chemins de fer, il agit pour améliorer la défense nationale jusqu'à être nommé, au tout début du conflit mondial, chef de la Direction des Inventions intéressant la défense nationale.

Dans le cadre du gouvernement d'unité nationale, il est nommé ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement présidé par Aristide Briand, en octobre 1915[1]. Interpelé par les fondateurs du comité d'initiative de l'œuvre des Pupilles sur le fait que les œuvres non-laïques obtiennent tous les fonds des quêtes publiques en faveur des orphelins, il la fait agréer pour qu'elle puisse obtenir des fonds et aider les orphelins des écoles laïques. Sa présidence est marquée notamment par la multiplication des colonies de vacances et d'écoles de plein air, l'attention portée à la santé des pupilles, et la modification des statuts de l'œuvre qui s'occupe désormais non seulement des orphelins mais de tous les enfants en difficulté.

Ministre de la Guerre en mars 1917, il doit faire face à l'échec de l'offensive de Nivelle du 16 avril puis aux mutineries et à la démoralisation des troupes. Il devient président du Conseil en septembre en conservant le portefeuille de la Guerre. Il nomme alors Philippe Pétain commandant en chef et Ferdinand Foch chef d'état-major, développe la dotation en chars d'assaut, dépose le roi Constantin Ier de Grèce, décrète le blocus des empires centraux, se porte au secours des Italiens au lendemain de Caporetto... Il est remplacé après deux mois par Georges Clemenceau[1].

1919 - 1933 : ministre de la Guerre, président de la Chambre des députés, président du Conseil, ministre de l'Air[modifier | modifier le code]

Il est réélu député en 1919. Il anime la ligue de la République en 1921-22, puis participe au Cartel des Gauches dont il est un des inspirateurs. Après la victoire du Cartel des gauches, il préside la Chambre à partir du 9 juin 1924, jusqu'à sa candidature au nom de Cartel à la présidence de la République, après la démission d'Alexandre Millerand. Battu par Gaston Doumergue, il est réélu président de la Chambre puis nommé, le 17 avril 1925, président du Conseil en remplacement d'Édouard Herriot. Il fait face également à la crise financière et aux insurrections d'Abd-el-Krim et de Syrie[1].

Démissionnaire en octobre et reconduit, puis renversé le 22 novembre de la même année, il devient ministre de la Guerre de novembre 1925 à octobre 1929 (avec une interruption de trois semaines en juin 1926), sous Aristide Briand, Édouard Herriot et Raymond Poincaré, puis ministre de l'Air de la fin 1930 au début de 1933, sous les cabinets Steeg, Herriot et Paul-Boncour[1]. Il fait voter la loi sur le service militaire obligatoire d'un an (1928) et ordonne les premiers travaux de la ligne Maginot. En décembre 1925, il refuse dans une lettre au député André Marty, membre du Comité central de la section française de l’internationale communiste (SFIC), d'accorder la grâce au tirailleur Cheikou Cissé (1890-1933), condamné à la déportation en Nouvelle-Calédonie en 1919[réf. nécessaire]. Le décret du 27 novembre 1932 signé avec Georges Leygues, ministre de la Marine, confirme la pleine autorité de la Marine sur son aviation et favorise une pleine autonomie pour l'Armée de l'Air.

Il meurt en octobre 1933. Après des funérailles nationales, il est inhumé au Panthéon le 4 novembre.

Son fils Jean Painlevé (1902-1989), documentariste français, a réalisé un grand nombre de films scientifiques.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Chronologie des fonctions gouvernementales
exercées par Paul Painlevé
Début Fin Fonction Gouvernement
29 octobre
1915
12 décembre
1916
ministre de l'Instruction publique,
des Beaux-Arts et des Inventions
intéressant la Défense nationale
gouvernement Aristide Briand (5)
20 mars
1917
7 septembre
1917
ministre de la Guerre gouvernement Alexandre Ribot (5)
12 septembre
1917
13 novembre
1917
président du Conseil gouvernement Paul Painlevé (1)
17 avril
1925
27 octobre
1925
président du Conseil et
ministre de la Guerre
gouvernement Paul Painlevé (2)
29 octobre
1925
22 novembre
1925
président du Conseil et
ministre des Finances
gouvernement Paul Painlevé (3)
28 novembre
1925
6 mars
1926
ministre de la Guerre gouvernement Aristide Briand (8)
9 mars
1926
15 juin
1926
ministre de la Guerre gouvernement Aristide Briand (9)
23 juin
1926
17 juillet
1926
ministre de la Guerre gouvernement Aristide Briand (10)
19 juillet
1926
21 juillet
1926
ministre de la Guerre gouvernement Édouard Herriot (2)
23 juillet
1926
6 novembre
1928
ministre de la Guerre gouvernement Raymond Poincaré (4)
18 novembre
1928
26 juillet
1929
ministre de la Guerre gouvernement Raymond Poincaré (5)
13 décembre
1930
22 janvier
1931
ministre de l'Air
gouvernement Théodore Steeg
3 juin
1932
14 décembre
1932
ministre de l'Air gouvernement Édouard Herriot (3)
18 décembre
1932
28 janvier
1933
ministre de l'Air gouvernement Joseph Paul-Boncour

Décorations[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Robert de Beauplan, « Paul Painlevé », L'Illustration no 4731, 4 novembre 1933
  2. La suppléance étant jusqu'alors confiée à Gabriel Koenigs. La mort de Félix Tisserand, titulaire de la chaire d'astronomie mathématiques à la faculté, le 20 octobre 1896 entraine une série de nominations et transferts. Henri Poincaré, titulaire de la chaire de calcul des probabilités et physique mathématique succède à Tisserand, Joseph Boussinesq, titulaire de la chaire de mécanique physique et expérimentale succède à Poincaré, et Gabriel Koenigs succède à Boussinesq. À cette même époque Painlevé pensait pouvoir obtenir la chaire de calcul différentiel et intégrale de la faculté que devait quitter Émile Picard pour succéder à Charles Hermite à la chaire d'analyse supérieure. Il écrit ainsi "Le malheur, c'est que je ne suis pas du tout sûr de remplacer Picard qui succédera à Hermite l'an prochain : Goursat est pour moi un concurrent très dangereux à cause de l'ancienneté (! ), mais là-dessus je suis décidé à livrer bataille à fond." Cependant c'est Édouard Goursat qui obtint finalement la chaire, Painlevé profita cependant de cette nomination puisqu'il succéda à Goursat comme maitre de conférences à l’École normale supérieur. Jacques Hadamard, alors professeur à Bordeaux, succède à Painlevé à la maitrise de conférences de la faculté. Painlevé n'occupera qu'un an la suppléance de Maurice Lévy, celle-ci étant ensuite confiée à Jacques Hadamard qui deviendra ensuite titulaire de la chaire.
  3. En 1904 Émile Sarrau, décédé, est remplacé par Léon Lecornu et Painlevé remplace ensuite Henry Léauté. Charles Platrier lui succèdera après sa mort.
  4. D'abord par Marcel Guichard (1910-12) qui échange en fait ses cours avec Élie Cartan, puis par Jules Drach (1913 à 1920), Gaston Julia (1920-1922), Elie Cartan (1922-1924), Arnaud Denjoy et Jean Chazy (1924-1933)
  5. Il fait ce cours en 1924 et 1925 puis est suppléé par le maitre de conférences Albert Métral en 1926 avant de démissionner en laissant la chaire à Henri Villat.
  6. Paul Painlevé, Sur les lignes singulières des fonctions analytiques. Suivi de Propositions données par la Faculté, Paris, Gauthier-Villars et fils,‎ 1887 (lire en ligne)
  7. Anne-Laure Anizan, « Paul Painlevé, le savant et le politique », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. 2, no 10,‎ 2008, p. 138-151 (lire en ligne), p. 141-142.
  8. Archives nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • s. d. - Buste de Painlevé par le sculpteur Pierre Lenoir (1879-1953).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.
  • Paul Langevin, Paul Painlevé, le savant, 1933.
  • Claudine Fontanon (dir.) et Robert Frank (dir.), Paul Painlevé (1863-1933), un savant en politique, Rennes, Presses universitaires de Rennes,‎ 2005.
  • Anne-Laure Anizan, Paul Painlevé (1863-1933) : un scientifique en politique, Institut d’études politiques (Paris),‎ 2006, Thèse de doctorat.
  • Anne-Laure Anizan, Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Époque aux années trente, Rennes, Presses universitaires de Rennes,‎ 2012, 434 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par Paul Painlevé Suivi par
Cyrille Souillart
Cours de mécanique rationnelle à la
faculté des sciences de Lille (1887-1893)
Albert Petot
Premier titulaire
Chaire de mathématiques générales de la faculté des sciences de Paris
1903-1912
Claude Guichard
Henri Léauté
Professeur de mécanique et des machines de l’École polytechnique
1905-1933
Charles Platrier
Paul Appell
Chaire de mécanique rationnelle de la faculté des sciences de Paris
1912-1920
Élie Cartan
Paul Appell
Chaire de mécanique analytique et mécanique céleste de la faculté des sciences de Paris
1920-1933
Ernest Vessiot
Alexandre Ribot
Président du Conseil
-
Georges Clemenceau