Nicolas Marie Songis des Courbons

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Nicolas Marie Songis des Courbons
Image illustrative de l'article Nicolas Marie Songis des Courbons

Naissance
Troyes (Aube)
Décès (à 49 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade général de division
Années de service 17791810
Distinctions comte de l'Empire
grand croix de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 15e colonne
inhumé au Panthéon de Paris

Nicolas Marie Songis des Courbons, né le à Troyes (Aube), mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il est le frère du général de division Charles Louis Didier Songis l'Aîné (1752-1840).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre comme élève au corps royal d'artillerie le 1er août 1779.

Lieutenant en second au 4e régiment d'artillerie le 18 juillet 1780, il est nommé capitaine le 3 juin 1787. Il fait les campagnes de la Révolution française à l'armée du Nord. Lorsque Dumouriez passe à l'ennemi, Songis, qui commande en second l'artillerie de Saint-Amand, forte de 80 pièces de gros calibre, s'empresse de conduire lui-même toute cette artillerie à Valenciennes.

Nommé chef de bataillon provisoire en l'an II, il entre comme titulaire dans le 8e régiment d'artillerie à pied. Employé à l'armée d'Italie, il déploie des talents et des connaissances qui fixent sur lui l'attention particulière du général en chef Napoléon Bonaparte. Il rend d'importants services aux batailles de Salò, de Lonato, de Castiglione, et Bonaparte, en rendant compte au Directoire de ces opérations militaires, demande pour Songis le grade de chef de brigade. Cet avancement lui est accordé.

Il fait ensuite partie de l'armée d'Orient, et se trouve à la tête de l'artillerie dans les divers combats que les Français eurent à soutenir durant l'expédition de Syrie. Chef de brigade titulaire du 1er régiment d'Artillerie à cheval en l'an VI, il développe une activité au-dessus de tout éloge au siège de Saint-Jean-d'Acre (1799). La bravoure et l'intelligence qu'il montre dans cette occasion lui méritent le grade de général de brigade. Il prend alors le commandement en chef de l'artillerie, et emploie à de savantes recherches sur son arme tout le temps qu'il peut dérober aux opérations militaires. Le général en chef Menou lui témoigne plusieurs fois sa satisfaction du zèle et des talents avec lesquels il dirige l'artillerie. Élevé au grade de général de division le 16 nivôse an VIII, il déploie une infatigable activité au siège d'Alexandrie.

Rentré en France avec l'armée, il prend le commandement de l'artillerie de la Garde des consuls. Premier inspecteur général de l'artillerie et grand officier de la Légion d'honneur en l'an XII, il est nommé grand aigle de l'Ordre (Grand Croix) en l'an XIII.

En 1806 et 1807, il commande en chef l'artillerie de la Grande Armée, et devient, en 1808, comte de l'Empire et inspecteur général de l'artillerie, fonctions qui le place parmi les grands dignitaires.

En 1809, il a encore le commandement en chef de l'artillerie à la Grande Armée d'Allemagne. La santé de ce général s'étant fort altérée pendant ces dernières campagnes, Napoléon Ier lui permet de retourner en France.

Il meurt à Paris, à la suite d'une longue maladie, le 27 décembre 1810.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 344.