Guatemala

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le pays. Pour le département, voir Département de Guatemala. Pour la capitale, voir Guatemala (ville).

Le Guatemala ou Guatémala[4], en forme longue la République du Guatemala ou la République du Guatémala, en espagnol República de Guatemala, est un pays d'Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il fait partie de l'Amérique latine (la langue officielle est l'espagnol). Son nom vient du mot nahuatl Cuauhtēmallān, qui peut se traduire par « Lieu rempli d'arbres[5]» et signifie peut-être « Pays des K'iche' ». Sa monnaie nationale est le quetzal, faisant référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Guatemala.

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples mayas d'Amérique centrale entre 1523 et 1527.

Époque maya[modifier | modifier le code]

La civilisation maya a prospéré dans la plupart de ce qui est maintenant le Guatemala et les régions environnantes pendant environ 2000 ans avant l'arrivée des Espagnols. Son histoire est divisée en trois périodes: pré-classiques, classiques et post-classiques, toujours pendant la période classique où la civilisation a ses principales avancées scientifiques et culturelles. La plupart des grandes villes mayas de la région de Peten et les basses terres du nord du Guatemala ont été abandonnées autour de 1000 a. C. Le calendrier maya selon les historiens, était plus précis que le calendrier grégorien que nous utilisons aujourd'hui.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Pendant la période coloniale, qui a duré près de 300 ans, le Guatemala était un Capitainerie générale (Capitainerie générale du Guatemala). Il se étend de la région -now Soconusco au sud du Mexique (Chiapas) - au Costa Rica. Les (espagnol: encomiendas) était de livrer de christianiser les groupes autochtones, qui ont été mis à travailler comme esclaves à leur anéantissement. Cet esclavage a été aboli par l'intervention de l'évêque Fray Bartolomé de las Casas.

La première capitale espagnole du Royaume du Guatemala était en Iximche. La guerre contre les indigènes Kaqchikel continué et tué de nombreux indigènes. Plus tard, un autre a été fondée dans la vallée de Panchoy, appelé Santiago de los Caballeros (actuellement Antigua Guatemala).

Indépendance du Guatemala[modifier | modifier le code]

Entre 1807 et 1808, l’Espagne est envahie par Napoléon et est annexée à l’empire de ce dernier. La royauté est retirée à Charles IV ainsi qu’à son successeur légitime, Ferdinand VII. Bonaparte remit plutôt le pouvoir de l’Espagne entre les mains de son frère, Joseph Bonaparte.

Soucieux de continuer de prêter allégeance à leur véritable souverain, Ferdinand VII, et inquiets devant la menace de Napoléon, qui ne cache pas ses intentions d’étendre son pouvoir sur les colonies espagnoles d’Amérique, une vaste campagne contre l’occupation française voit le jour dans le royaume.

Les colons espagnols d’Amérique décidèrent de destituer les autorités espagnoles en les remplaçant par des gouvernements substituts dans le but de refréner les envies de Bonaparte et d’exercer le pouvoir pendant l’absence du roi légitime. À ce moment-ci, certains parlaient d’indépendance, mais cet avis n’était pas partagé par tous. « Plusieurs se seraient contentés d’une plus grande autonomie à l’intérieur de l’empire » [6].

Même si l’Espagne se retrouvait sous le contrôle de l’empire français, une ville au sud du pays y échappait, Cadix. Cette ville était dominée par des libéraux, désireux de mettre un terme à l’absolutisme. Ces dirigeants provoquèrent des élections à Cadix pour former un congrès qui serait constitué de députés en provenance de tous les territoires espagnols, y compris ceux situés en Amérique [7]. «Les députés hispano-américains participèrent activement aux débats, contribuant à rédiger la constitution de 1812» [8]. La constitution de Cadix s’inspirait des grands principes de la Révolution française de 1789, tels que la souveraineté nationale, la séparation des pouvoirs, la division administrative du pays en provinces et le droit de propriété ou l’égalité [9]. On voit grâce à cela apparaître la première forme de démocratie en Amérique, où le droit de vote est accordé à tous les hommes, y compris les indigènes [8].

Confrontations entre libéraux et conservateurs[modifier | modifier le code]

La constitution fut acclamée par les patriotes libéraux d’Amérique centrale [8], mais José de Bustamante y Gerra, gouverneur du Guatemala et président de l’audience, ainsi que Ramon Casaus y Torres, le nouvel évêque, y étaient farouchement opposés. Le gouverneur tenta de l’entraver d’ailleurs du mieux qu’il put. En revanche, lorsqu’en mars 1814 le roi Ferdinand VII récupéra le pouvoir, il décida par la suite d’abolir la constitution qui créa une vague répressive contre les libéraux. Ainsi, les événements de Cadix n’arrêtèrent pas la marche vers l’indépendance.

En effet, en 1820, une rébellion libérale, dirigée par le général Riego, menaça sérieusement l'absolutisme de Ferdinand VII et le contraignit à annuler l’abolition de la constitution de 1812 [10]. La restauration de la constitution en 1820 permit à la politique centraméricaine d’être plus populaire auprès du peuple et fit émerger différentes factions qui par la suite formèrent les bases des pouvoirs libéraux et conservateurs qui se succédèrent au fil de l’histoire de l’Amérique centrale [11].

Réunion qui décida de l'indépendance le 15 septembre 1821.

C’est l’instabilité de la métropole qui poussa les anciennes colonies américaines à revendiquer leur autonomie face à l’Espagne en 1808 [12]. Le capitaine général Gabino Gaínza devint l’un des atouts majeurs dans l’indépendance. En effet, il agit comme un pont entre les pouvoirs en place et les indépendantistes. C’est lui qui organisa le 15 septembre 1821 un séminaire pour parler avec les autorités de la possibilité d’indépendance qui s’offrait à la Capitainerie générale du Guatemala. À force de débats portant sur l’indépendance immédiate ou le statu quo en attendant le résultat de l’indépendance mexicaine, la décision fut prise et concrétisée par la signature de la déclaration d’Indépendance d’Amérique centrale. L’Amérique centrale obtint alors son indépendance [13].

La déclaration d'indépendance de l'Amérique centrale rédigée le 15 septembre 1821.

L'annexion au Mexique[modifier | modifier le code]

[9]. Par la suite, en 1821, alors que le Mexique vient d’obtenir son indépendance, Gabino Gaínza insiste auprès des autorités pour que les territoires qui formaient la Capitainerie générale du Guatemala avant l’indépendance s’intègrent dans l’empire mexicain d’Iturbide [13]. Il se laisse convaincre par les arguments d'Iturbide, « un général de l’armée espagnole qui devint plus tard empereur du Mexique » [14]. Ces arguments montrent que « l’Amérique centrale n’est pas encore prête à former une république indépendante » [13]. Il y eut consultation des différentes provinces et villes pendant cette opération. Puis, malgré quelques refus de certaines d’entre elles, l’annexion à l’empire mexicain fut décidée [13]. C’est ainsi que, « [moins] de quatre mois plus tard, le 5 janvier 1822, Gainza et un groupe d’aristocrates décrètent de leur propre chef l’annexion de l’Amérique centrale à l’empire mexicain d’Augustin Iturbide» [15].

Iturbide se révèle être un incapable dans son rôle d’empereur et vide les caisses du Trésor public. En 1823, Iturbide est finalement renversé par Santa Anna et est condamné à l’exil [16]. « [Sous] la pression des libéraux, Fisola[, un général mexicain] convoque le Congrès. Le 1er juillet 1823, c’est la proclamation de la seconde indépendance de l’Amérique centrale» [17] et c’est ainsi que nait la Fédération de l’Amérique centrale.

Une charte appelée Constitution fédérale des Provinces-Unies, qui touche le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Costa Rica et le Nicaragua, est instaurée le 22 novembre 1824. Elle explique quelques formalités, dont la façon que les différents pouvoirs sont distribués au sein de la Fédération [17]. Selon cette charte, « la Fédération est gouvernée par un président, mais le chef de chaque État conserve une grande liberté d’action » [17].

La désunion de la fédération d'Amérique centrale[modifier | modifier le code]

Du fait que cette Fédération présente différentes idéologies politiques, il s’ensuit de nombreux conflits. Il y a d’ailleurs à cet effet plusieurs conflits entre les autorités fédérales et provinciales qui ont eu lieu, prenons par exemple l’emprisonnement du chef d’État du Guatemala, Burrundia, en 1825 par le président Arce, qui amena beaucoup de tensions, suivie de la prise d’armes du Salvador au nom de la légalité [18]. « La Fédération centraméricaine reposait sur une Constitution relativement déséquilibrée qui ne laissait que très peu de moyens financiers et d’autorité à son Président. Surtout, les pouvoirs respectifs des États membres et de la Fédération n’étaient pas clairement définis » [19].

En 1839, une rébellion orchestrée par Rafael Carrera contre le président du Honduras Francisco Morazán renverse le gouvernement en place. C’est à la fin du mandat du président en 1839 et en 1842, à la mort de Morazán, qui fut tué à cause de sa politique autoritaire, que la Fédération se disloqua pour donner lieu à cinq pays bien indépendants, soit le Guatemala, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica [18],[20].

Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succédèrent et favorisèrent les immigrants européens et les intérêts nord-américains. Les Amérindiens se virent spoliés de leurs exploitations et durent se réfugier vers les terres arides du nord.

Le Guatemala est alors le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais l'essentiel de ses terres et de son économie (chemins de fer, courrier postal, etc.) sont aux mains de la United Fruit Company, qui s'installa en 1901 dans le pays[21],[22].

La révolution des années quarante[modifier | modifier le code]

En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi qu'un code du travail et le droit de grève. En juin 1954, son successeur Jacobo Arbenz Guzmán instaure une taxe sur les exportations et décide une réforme agraire (le Décret 900) qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche.

Un coup d'État est mis sur pied lors d’une réunion entre le Président Eisenhower et les frères Dulles. Allen Dulles est le numéro un de la CIA, son frère John Foster Dulles dirige le Département d'État. Par ailleurs, les frères Dulles sont actionnaires de United Fruit et ont travaillé pour un cabinet qui représentait les intérêts de cette société. Ainsi, la CIA renverse Arbenz Guzman et installe à sa place une junte militaire dirigée par le général Carlos Castillo Armas.

Le conflit armé entre 1960-1996[modifier | modifier le code]

Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla s'organise, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.

En 1982, le général Efraín Ríos Montt fait un coup d'État. Peu de temps après son arrivée au pouvoir, il met en place les patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la « terre brûlée » : ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 Mayas seront massacrés[23]> ou encore jetés d'hélicoptères dans l'océan Pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en fondant un mouvement armé, l'URNG (Union révolutionnaire nationale guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile (voir conflit armé guatémaltèque). Il est renversé par un autre militaire, Óscar Humberto Mejía Victores, en 1983.

Le lac Atitlán, dans le département de Sololá au Guatemala, considéré comme l'un des plus beaux au monde.

En 1985, l'élection du président démocrate-chrétien Vinicio Cerezo Arévalo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son successeur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'État mais est finalement destitué peu de temps après et remplacé par Ramiro de León Carpio, qui à ce moment-là occupait la charge d'ombudsman et qui est nommé par le Parlement pour compléter la période présidentielle de M. Serrano. Cette procédure n'était pas parfaitement constitutionnelle, mais le pays était tombé dans un vide juridique car la Constitution ne prévoyait pas la situation dans laquelle ni le président ni le vice-président (tous les deux s'étant enfuis du pays après l'échec du coup en démissionnant de leurs postes) n'était en mesure de prendre en charge la présidence.

Rigoberta Menchú a reçu le prix Nobel de la paix en 1992, « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethno-culturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones ».

Accords de paix[modifier | modifier le code]

Le , un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devient président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Portillo débute le . Óscar Rafael Berger Perdomo accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti conservateur.

Actuellement[modifier | modifier le code]

En 2008, Álvaro Colom prend la tête de l'État face au général Otto Pérez Molina qui sera finalement élu le 6 novembre 2011 avec 53,76 % des voix.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Guatemala.
Otto Pérez Molina, président du Guatemala depuis 2012.

Le Guatemala est une République présidentielle démocratique[24]. Les élections législatives et présidentielles ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Département du Guatemala.

Le Guatemala est divisé en 22 départements :

  1. Alta Verapaz
  2. Baja Verapaz
  3. Chimaltenango
  4. Chiquimula
  5. El Petén
  6. El Progreso
  7. Quiché
  8. Escuintla
  9. Guatemala
  10. Huehuetenango
  11. Izabal
  12. Jalapa
  13. Jutiapa
  14. Quetzaltenango
  15. Retalhuleu
  16. Sacatepéquez
  17. San Marcos
  18. Santa Rosa
  19. Sololá
  20. Suchitepéquez
  21. Totonicapán
  22. Zacapa

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Guatemala.
Carte du Guatemala.

Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situées dans le sud. Parmi elles, citons Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte de la mer des Caraïbes.

  • Données géographiques :
    • Superficie : 108 890 km2
    • Densité : 125,6 hab./km2
    • Littoral : 400 km
    • Altitude minimale : 0 m (océans Atlantique et Pacifique)
    • Altitude maximale : 4 211 m (volcan Tajumulco)

Frontières terrestres et maritimes[25][modifier | modifier le code]

Le Guatemala possède 1 687 km de frontières (classé 95e), dont :

  • À l'ouest et au nord : 962 km avec le Mexique
  • À l'est : 266 km avec le Belize
  • Au sud-est : 256 km avec le Honduras
  • Au sud-est : 203 km avec le Salvador
  • À l'est : mer des Caraïbes
  • Au sud : océan Pacifique

Villes principales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes du Guatemala.

Climat[modifier | modifier le code]

Situé entre les 16e et 13e parallèles nord, le Guatemala a un régime tropical dans le Petén (à l'ouest de Belize) et dans les plaines côtières, plus larges en bordure de l'Atlantique que le long du Pacifique. Les régions montagneuses couvrent environ la moitié du territoire et bénéficient d'un climat tempéré, variant en fonction de l'altitude.
La pluviosité est variable due à la proximité de deux océans, avec une saison sèche bien marquée de novembre à avril. De mai à novembre, des pluies torrentielles s'abattent sur le pays.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Guatemala.

En 2010, la population du Guatemala est de 14 341 000 habitants[26]. La majorité des Guatémaltèques vit dans des zones rurales (60 %) et le reste vit dans des zones urbaines.

42,4 % de la population est âgée de 0 à 14 ans, 54,2 % a entre 25 et 54 ans et 3,3 % a plus de 65 ans. La plupart de la population est de sexe féminin (53 %) et 47 % sont des hommes. L'espérance de vie est plus élevée chez les femmes (77 ans) que chez les hommes (67 ans), soit 72 ans pour l'ensemble de la population, une des plus faibles en Amérique latine. Le Guatemala est l'un des pays les plus violents d'Amérique latine, derrière le Mexique et le Venezuela, avec 16 personnes tuées par jour en moyenne[27]. Plus de 2 millions de personnes vivent dans la capitale, et on estime que près de 1 million de Guatémaltèques sont étrangers[28]. Le taux de natalité au Guatemala est le plus élevé en Amérique latine, bien qu'en diminution, passant de 30,2 % en 2001 à 27,6 % en 2011. Le taux de mortalité est de 6,6 %.

Groupes ethniques[modifier | modifier le code]

Deux jeunes filles à Chichicastenango.

Le principal groupe ethnographique du pays est composé de Métis (appelés localement « Ladinos ») et de Blancs d'origine européenne. Il représente environ 59 % de la population (41 % de Métis et 18 % de Blancs) et domine l'économie du pays. Les Amérindiens et les Noirs représentent environ 40 % de la population, et sont ceux qui souffrent le plus de la pauvreté et l'analphabétisme. La pauvreté touche 52 % de la population et l'analphabétisme 24,2 %.

Les Amérindiens (38 %) sont principalement Mayas et, dans une moindre mesure, Xincas :

  • Quiché 9 % ;
  • Kaqchikel 8 % ;
  • Mam 7 % ;
  • Qeqchi 6 % ;
  • Pocoman 5 % ;
  • Autres 2 % ;
  • Non-mayas 1 %.

Les Noirs représentent 2 % de la population.

Langues[modifier | modifier le code]

Tissage traditionnel guatémaltèque.

Voir aussi Langues mayas

L'espagnol est la seule langue officielle au Guatemala (60 %) ; cependant, les Amérindiens ne la comprennent pas tous.

Langues mayas

Depuis les accords de paix de décembre 1996, la Constitution est disponible dans les quatre langues les plus parlées après l'espagnol, soit le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi. De plus, des documents officiels sont traduits dans certains des 23 dialectes :

Langues disparues

Langue caraïbe

Les Garifunas, qui descendent d'esclaves importés d'Afrique Noire au moment de la colonisation, sont présents le long de la côte atlantique depuis le sud de la péninsule du Yucatan au Mexique jusqu'au Honduras, en passant par le Guatemala et le Belize.

Religions[modifier | modifier le code]

Basilique du Seigneur d'Esquipulas, Chiquimula.

La principale religion est le catholicisme, qui représente entre 50 et 60 % de la population, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40 % des Guatémaltèques sont protestants.

Avec environ 300 000 personnes, le Guatemala comprend la plus importante communauté orthodoxe d'Amérique latine. D'autres communautés religieuses comme les adventistes, les mormons et les Témoins de Jéhovah sont également présentes.

Une étude importante de Latinobarómetro fait apparaître en 2013 environ 47 % de catholiques, 40 % de protestants, 3 % d'autres et 9 % de sans religion[29].

Les données du tableau suivant présentent l'évolution de la proportion de personnes se déclarant d'un groupe religieux, selon Latinobarómetro[29].

Religion 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2013
Catholicisme 54 % 54 % 69 % 60 % 52 % 58 % 57 % 59 % 53 % 57 % 54 % 48 % 51 % 54 % 47 % 55 % 47 %
Protestantisme 25 % 24 % 19 % 27 % 29 % 29 % 29 % 32 % 33 % 31 % 34 % 36 % 36 % 34 % 39 % 30 % 40 %
Sans religion 8 % 6 % 5 % 8 % 13 % 5 % 7 % 7 % 10 % 8 % 8 % 13 % 11 % 9 % 11 % 9 % 9 %
Autres religions 9 % 14 % 5 % 4 % 4 % 6 % 1 % 2 % 1 % 2 % 2 % 2 % 2 % 2 % 2 % 4 % 3 %
NS/NC 4 % 2 % 1 % 1 % 2 % 5 % 5 % 0 % 3 % 3 % 2 % 2 % 0 % 1 % 1 % 2 % 1 %

Immigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration au Guatemala.

ll y a environ 131,433 personnes nées à l'extérieur du Guatemala et de vivre dans ce pays en 2010, principalment de Salvador, Mexique et États-Unis. Au siècle XIX, il y avait une vague d'immigrants européens, en particulier les Allemands, qui possédaient leurs propres exploitations de café et sucre dans les régions montagneuses du pays, sont également arrivés Espagnols, Français, Italiens, Belges et autres.

Place Pays 2010 2005
1 Drapeau du Salvador Salvador 47,094 31,534
2 Drapeau du Mexique Mexique 14,438 10,324
3 Drapeau des États-Unis États-Unis 12,000 5,216
4 Drapeau du Honduras Honduras 9,377 4,788
5 Drapeau du Nicaragua Nicaragua 7,216 5,065
6 Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 6,491 3,634
7 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 5,500 3,543
8 Drapeau de l'Espagne Espagne 4,000 2,799
9 Drapeau de la France France 3,135 2,000
10 Drapeau du Costa Rica Costa Rica 2,340 999
11 Drapeau de la Colombie Colombie 2,154 870
12 Drapeau de l'Italie Italie 1,635 1,141
13 Drapeau du Japon Japon 1,500 1,031
14 Drapeau du Canada Canada 1,450 1,000
15 Drapeau du Panama Panama 1,387 1,210
16 Drapeau du Belize Belize 1,244 431
17 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1,191 979
18 Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1,135 910
19 Drapeau de la Belgique Belgique 1,129 645
20 Drapeau de l’Argentine Argentine 1,113 759
21 Drapeau du Brésil Brésil 1,099 240
22 Drapeau de la Russie Russie 1,075 600
23 Drapeau d’Israël Israël 900 558
24 Drapeau de l'Équateur Équateur 852 888
25 Drapeau de l'Uruguay Uruguay 798 375
Autres pays 1,180 1,055
TOTAL 131,433 82,594
Fuente: CEPAL-2005[28], et Directorio General de Migración-2010[30].

Émigration[modifier | modifier le code]

Les difficultés d'ordre économique, politique ou climatique ont conduit nombre de Guatémaltèques à émigrer (légalement ou non) vers les pays du Nord, plus riches : Mexique, mais surtout États-Unis et Canada. Ce phénomène a été particulièrement important pendant les années sombres du conflit armé guatémaltèque (1960-1996) mais tend à se stabiliser du fait de la reprise économique du début des années 2010 ainsi que du fait du durcissement des lois sur l'immigration dans des pays tels que le Belize et le Nicaragua.

Place Pays 2010 2005
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 1,310,000 825,829
2 Drapeau du Mexique Mexique 37,022 29,105
3 Drapeau du Belize Belize 20,070 25,935
4 Drapeau du Canada Canada 18,282 15,607
5 Drapeau du Salvador Salvador 8,558 5,003
6 Drapeau de l'Espagne Espagne 6,699 4,267
7 Drapeau du Costa Rica Costa Rica 3,284 1,000
8 Drapeau du Honduras Honduras 2,894 1,135
9 Drapeau de la France France 2,670 1,034
10 Drapeau du Nicaragua Nicaragua 1,791 2,034
Autres Pays 3,124 2,088
TOTAL 1,412,394 913,037
Fuente: CEPAL-2005[28] and Directorio General de Migración-2010[30].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Guatemala.

Le Guatemala est le dixième économie en Amérique latine, la troisième en Amérique centrale et le 65e dans le monde entier[31].

L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représentent 20 % du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaitre le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.

Mais l'agriculture dans le pays est avant tout vivrière notamment chez les mayas. Dans les zones rurales moyennes, chaque famille souvent est contrainte d'envoyer un ou plusieurs de ses membres dans les fincas (grandes exploitation agricole comme la United Fruit Company) principalement situés sur les côtes où les terres sont plus fertiles afin de faire survivre la communauté. L'augmentation du prix du pétrole n'a fait qu'augmenter la crise économique que traverse une part de la population, qui est à 40 % amérindienne.

L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins.

Le tourisme est une industrie forte dans l'économie du Guatemala, et a été de plus en plus depuis 2010, les principaux lieux touristiques sont orde: Antigua Guatemala, Lac Atitlan, Esquipulas, Tikal, Guatemala Ville, port de San José, Chichicastenango et Quirigua.

Le Guatemala est cosignataire, depuis mai 2004, de l'Accord de libre-échange d'Amérique centrale.Ses principaux fournisseurs sont les États-Unis, loin devant le Mexique, et la Chine. Côté exportations, les premiers partenaires sont les États-Unis, le Salvador et le Honduras.

En janvier 2014, le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux [32]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Guatemala.

La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte la jupe traditionnelle, et le ouipil, la chemise. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les Espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.

« La tombe d'une reine guerrière maya enfin découverte » http://www.maxisciences.com/maya/la-tombe-d-039-une-reine-guerriere-maya-enfin-decouverte_art26912.html

La découverte et diffusion de la musique guatémaltèque de la Renaissance et du Baroque par le compositeur et musicologue Dieter Lehnhoff est très importante pour la culture du Guatemala.

L'une des nombreuses églises baroques construites par les Espagnols dans l'ancienne capitale du Guatemala, Antigua.
Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Nouvel An
1er mai Fête du travail
10 mai Fête des mères
17 juin Fête des pères
30 juin Jour de l'armée
15 août Jour de la Vierge de l'Assomption Seulement dans la capitale
15 septembre Jour de l'indépendance
20 octobre Jour de la révolution
1er novembre Toussaint
7 décembre Quema del Diablo
24 décembre Nochebuena
25 décembre Noël
31 décembre Nochevieja

Statistiques[modifier | modifier le code]

  • Lignes de téléphone : 1 450 000 (en 2005)
  • Téléphones portables : 4 640 000 (en 2005)
  • Postes de radio : 1 835 000 (en 2003)
  • Postes de télévision : 2,3 millions (en 2003)
  • Utilisateurs d'Internet : 165 000 (en 2003)
  • Nombre de fournisseurs d'accès internet : 9 (en 2003)
  • Routes : 13 856 km (dont 4 370 km goudronnés) (en 1998)
  • Voies ferrées : 884 km
  • Voies navigables : 990 km
  • Nombre d'aéroports : 477 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
  • Nombre d'homicides :
    • 14 000 sous la présidence d'Alfonso Portillo (2000-2004)[33] ;
    • 21 509 en 2004-2007, soit une dizaine par jour, essentiellement par arme à feu[33].

Codes[modifier | modifier le code]

Guatemala a pour codes :

Et aussi :

  • LG, préfixe maintenant inusité, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Guatemala.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/commun/images/atlas/cartes/carte_guatemala_fr.gif&imgrefurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/fr/fiches-pays/guatemala/carte&h=542&w=460&sz=60&tbnid=PEMRoSTRIL8ojM:&tbnh=132&tbnw=112&prev=/search%3Fq%3Dcarte%2Bguatemala%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=carte+guatemala&hl=fr&usg=__9t5MPoC-0ijhwe44ALmtvrnkUqo=&sa=X&ei=rn-5TbTMMKbx0gGD7-TBDQ&ved=0CB8Q9QEwAQ
  2. Population du Guatemala au 2010
  3. Le dollar américain a également valeur légale.
  4. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019509867&dateTexte=
  5. (es) Etimología de GUATEMALA
  6. (Del Pozo, 2008, p. 31)
  7. (Del Pozo, 2008, p. 31-32)
  8. a, b et c (Del Pozo, 2008, p. 32)
  9. a et b (Mastor, 2008, web)
  10. (Del Pozo, 2008, p. 44)
  11. (Britannica, [s.d]a, web)
  12. (Universalis, [s.d]., web)
  13. a, b, c et d (Mendonça, 2010, web)
  14. (Dictionnaire Robert 2, 2006, p. 1094)
  15. (Buhrer & Levenson, 1980, p. 45)
  16. (Lancha, 2003, p. 71)
  17. a, b et c (Buhrer et Levenson, 1980, p. 45)
  18. a et b (Mendonça, 2010b, web)
  19. (Belaubre, 2006, p. 89)
  20. (Buhrer et Levenson, 1980, p. 46-47)
  21. (en) Alejandra Batres, « The Experience of the Guatemalan United Fruit Company Workers, 1944-1954: Why Did They Fail? », sur utexas.edu,‎ 1995 (consulté le 10 mars 2015)
  22. (en) Melvin E. Page, Penny M. Sonnenburg, Colonialism: an international, social, cultural, and political encyclopedia, Volume 1, p. 601, 2003
  23. Courrier international no 1169 du 28 mars au 3 avril, p. 28
  24. Université Laval. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/guatemala.htm
  25. http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/commun/images/atlas/cartes/carte_guatemala_fr.gif&imgrefurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/fr/fiches-pays/guatemala/carte&h=542&w=460&sz=60&tbnid=PEMRoSTRIL8ojM:&tbnh=132&tbnw=112&prev=/search%3Fq%3Dcarte%2Bguatemala%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=carte+guatemala&hl=fr&usg=__9t5MPoC-0ijhwe44ALmtvrnkUqo=&sa=X&ei=rn-5TbTMMKbx0gGD7-TBDQ&ved=0CB8Q9QEwAQ
  26. THE WORLD FACTBOOK.https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/gt.html/
  27. Guatemala meurtres par jour Journal Siglo 21 21e siècle.
  28. a, b et c Investigación de la Migración Internacional en Latinoamérica (IMILA) Centro Latinoamericano y Caribeño de Demografía (CELADE). Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL).
  29. a et b Las religiones en el tiempo del Papa Francisco
  30. a et b Directorio General de Migración-Anuario 2010
  31. Ranking-Économie au Amerique
  32. http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/20/bercy-sort-les-bermudes-et-jersey-des-paradis-fiscaux_4350727_3234.html [archive]
  33. a et b Paulo A. Paranagua, « L'ONU s'implique dans la lutte contre l'insécurité au Guatemala », dans Le Monde du 24-01-2008