Aimé Lepercq

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Aimé Lepercq
Fonctions
Ministre des Finances
4 septembre 19449 novembre 1944
Gouvernement Charles de Gaulle I
Prédécesseur Pierre Mendès France
Successeur René Pleven
Biographie
Date de naissance 2 septembre 1889
Lieu de naissance Collonges-au-Mont-d'Or
Date de décès 9 novembre 1944
Lieu de décès Lille
Nationalité Drapeau de la France France

Aimé Marie Antoine Lepercq, né le 2 septembre 1889 à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) et mort le 9 novembre 1944 (à 55 ans) à Lille, est un ingénieur, industriel, résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aimé Lepercq est le fils de Gaston Paul Jules Lepercq, professeur, et de Claudine Fichet.

Études[modifier | modifier le code]

Il intègre l'École polytechnique (X1909) et en sort classé quatrième sur 197 élèves ; comme conséquence de son rang de sortie de l'X, il devient ingénieur-élève du Corps des mines à l'École des Mines de Paris et sort premier de sa promotion.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en octobre 1915, alors qu'il est lieutenant dans l'artillerie, avec cette citation : « Exceptionnellement doué en intelligence comme en vigueur, d'une bravoure au-dessus de tout éloge, remplit les missions les plus difficiles et les plus périlleuses avec un sang-froid magnifique ; blessé grièvement deux fois, la première s'est échappé de l'hôpital où il était soigné pour revenir à son poste ; la seconde a refusé de se laisser évacuer. »

Il est en tout blessé à trois reprises.

Entre-deux-Guerres[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il est directeur des Services de l'Union Européenne, Industrielle et financière en Tchécoslovaquie de 1923 à 1929, ainsi qu'administrateur de la société tchécoslovaque Škoda.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé en 1939, il refuse de déposer les armes malgré les ordres de ses supérieurs et ne le fait qu'à la signature de l'armistice. Il est fait prisonnier en juin 1940. Libéré, il assure la présidence du Comité d'organisation des Combustibles Minéraux. Il est révoqué en 1943, s'opposant ouvertement à la politique de Laval relative au STO et aux déportations en Allemagne.

Il s'engage alors dans la Résistance. À partir de 1943, il se consacre à l'organisation de la Résistance active dans le cadre de l'Organisation civile et militaire (OCM) dont il prend la tête. Il est en 1943 le premier commandant FFI de Paris, chef des FFI de l'Île-de-France. Arrêté puis libéré à la faveur de la désorganisation de l'administration allemande en 1944, il prend le commandement militaire de l’Hôtel de ville de Paris en août 1944.

Libération et 1er gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

Directeur de l'Union européenne industrielle et financière et ministre des Finances dans le 1er gouvernement de Gaulle dès le 4 septembre 1944, il meurt deux mois plus tard le 9 novembre dans un accident de la route dont les circonstances sont demeurées obscures[1]. René Pleven lui succède au gouvernement.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père de Paul Adolphe Lepercq (1922-1999), également polytechnicien (X1942).

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son véhicule, une Traction Avant conduite par un chauffeur, tombe dans le canal de la Deûle, au lieu-dit « le Pont-maudit » proche du village d'Estevelles, après avoir quitté la route dans un virage donnant accès à un pont provisoire. Le ministre rentrait de Lille où il s’était rendu pour le lancement de l’emprunt de Libération.