Jules Jeanneney

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Jules Jeanneney
Jules Jeanneney, président du Sénat, en 1932.Bibliothèque nationale de France.
Jules Jeanneney, président du Sénat, en 1932.
Bibliothèque nationale de France.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1902-1909
Sénateur 1909-1944
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GRS (1902-1909)
GD (1909-1944)
15e président du Sénat
(22e président de la Chambre haute du Parlement)
[1]
Prédécesseur Albert Lebrun
Successeur Auguste Champetier de Ribes
Ministre d'État
Gouvernement Charles de Gaulle I
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 92 ans)
Résidence Haute-Saône

Jules Jeanneney, né le à Besançon et mort le à Paris, est un homme politique français radical-socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études secondaires au lycée de Besançon, puis s'inscrit à la Faculté de droit de Paris. Avocat, il s'intéresse au droit international privé.

Maire de Rioz (Haute-Saône) à partir de 1896, il est élu député d'une circonscription modérée de la Haute-Saône sur les listes du Bloc des gauches en 1902, mandat qu'il conserve jusqu'en 1909. Président du conseil général de la Haute-Saône de 1905 à 1925, Jules Jeanneney devient sénateur (Gauche démocratique) en janvier 1909, siégeant lors de la Première Guerre mondiale à la Commission de l'Armée du Sénat, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre du second gouvernement Clemenceau (novembre 1917-janvier 1920) et sous-secrétaire d'État chargé des questions d’Alsace-Lorraine en septembre 1918[2],[3]. Vice-président du Sénat de 1924 à 1928, il préside la commission des finances (1928-1932), puis est élu à la présidence du Sénat, après le départ d'Albert Lebrun pour l'Élysée.

Constamment réélu président de la Haute assemblée, Jules Jeanneney est partisan comme Édouard Herriot et le président Albert Lebrun de poursuivre la lutte en Afrique du Nord. Il préside à Vichy, le , la séance de l'Assemblée nationale qui adopte la loi constitutionnelle donnant les pleins pouvoirs constituants à Pétain, acceptant la suppression de la discussion générale et des explications de vote (il ne prend pas part au vote en raison de sa fonction). Farouche défenseur de la République, il proteste par la suite, avec le président de la Chambre Édouard Herriot, de l'usage que le maréchal en fait[réf. nécessaire].

Il occupe la fonction de Ministre d'État dans le gouvernement Charles de Gaulle I, de septembre 1944 à novembre 1945.

Jules Jeanneney est le père du ministre Jean-Marcel Jeanneney et le grand-père du secrétaire d'État Jean-Noël Jeanneney.

Références[modifier | modifier le code]

  1. De facto, puisque durant la période de l'Occupation, le parlement ne fut pas dissous, mais Sénat et Chambre des députés furent « ajournés jusqu'à nouvel ordre », seul le chef de l'État pouvant les réunir (voir « Acte constitutionnel no 3 du 11 juillet 1940 », sur le site mjp.univ-perp.fr, consulté le 25 juin 2009). Le Parlement ne se réunit plus durant toute l'Occupation, entérinant dans les faits le caractère autoritaire du régime de Vichy.
  2. Thèses de l'École nationale des chartes Les services d’Alsace-Lorraine face à la réintégration des départements de l’Est (1914-1919) par Joseph Schmauch.
  3. La direction générale du travail, de la législation ouvrière et des assurances sociales au commissariat général d'Alsace-Lorraine : laboratoire du droit social (1919-1925)(pdf), colloque organisé sous la responsabilité scientifique de Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu le 11 décembre 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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