Théâtre national populaire

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Théâtre national populaire

Description de cette image, également commentée ci-après

Le Théâtre national populaire, place Lazare-Goujon

Type théâtre
Lieu Villeurbanne
Coordonnées 45° 45′ 56″ Nord 4° 52′ 47″ Est / 45.765543, 4.879603 ()
Inauguration 1957
Capacité 667
Anciens noms Palais du travail
Direction Christian Schiaretti
Site web tnp-villeurbanne.com

Résidence

Théâtre de la Cité de Villeurbanne

Le Théâtre national populaire (TNP) est une salle de théâtre fondée en 1920 par Firmin Gémier à Paris et située depuis 1972 place Lazare-Goujon dans le quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne. Le TNP a pour mission de développer une politique de spectacles de qualité, accessibles au plus grand nombre. Du théâtre « élitaire pour tous », selon la formule d'Antoine Vitez. Le TNP est un Centre dramatique national, c'est-à-dire qu'il assure une mission de création, production et accueil de spectacles dans le domaine théâtral. Il dispose en outre de son atelier de construction de décor[1].

Période Firmin Gémier (1920-1933)[modifier | modifier le code]

À sa fondation, le TNP est situé dans le palais de Chaillot, à Paris. Il est chargé de monter des spectacles visant un public populaire. Albert Fourtier, Paul Abram, Pierre Aldebert se succèdent à la direction du Théâtre de Chaillot qui est reconstruit en 1937. L’enseigne lumineuse « Théâtre national populaire » est démontée en août 1935.

En 1945 l'aventure du TNP s'arrête, et l'ONU s'installe dans ses locaux quelque temps après.

Période Jean Vilar (1951-1963)[modifier | modifier le code]

Livret de la pièce Le Prince de Hombourg (1952) avec les autographes des artistes.

En 1951, Jean Vilar - qui a créé le festival d'Avignon en 1947 - prend la direction du nouveau TNP, avec l'appui de Jeanne Laurent. Le TNP joue à Suresnes en attendant la restitution du Palais de Chaillot. Jean Vilar s'attache à offrir des spectacles de qualité, mais accessibles au plus grand nombre, concevant le théâtre comme un service public parmi d'autres. Sous sa direction, le TNP s'attache une troupe de jeunes et brillants comédiens, notamment Gérard Philipe, qu'il dirige dans Le Cid ou Le Prince de Hombourg d'Heinrich von Kleist. Les créations se multiplient, Jean Vilar favorisant les classiques.

Dans le même temps, il engage comme directeur de la musique le jeune compositeur Maurice Jarre, lequel compose les partitions de 36 pièces de théâtre, dont la fameuse fanfare de Lorenzaccio. Il s'adjoint également les services du duo de chansonniers cabaretistes Marc et André pour chanter les chansons de théâtre des pièces qu'il montera. Un album compilation paru en 1987 chez Ades reprend 20 de ces titres (Chansons de Théâtre). La chanson Les chemins de l'amour, extraite de cet album préfacé par Jean Vilar, a permis à Marc et André d'obtenir un second Grand Prix du Disque de l'Académie Charles-Cros en 1963. Ce titre (paroles de Jean Anouilh, musique de Francis Poulenc), a été écrit pour la pièce Léocadia, créée à Paris en 1940.

Logo du TNP, créé par Marcel Jacno, en 1951

Il s'agit d'un des premiers théâtres possédant une stratégie de développement propre. Le public est attiré en allant à sa rencontre et en mettant en œuvre une politique de communication, fondée sur la revue Bref, et surtout sur la collaboration avec des associations, des comités d'entreprise. Jean Vilar parvient ainsi à ouvrir le théâtre et lui donner une nouvelle image, même s'il lui est reproché de ne jamais être parvenu à faire venir le « public ouvrier ». Le TNP est un modèle sur lequel se développent de nombreux autres théâtres en province.

D'octobre 1959 à mai 1961, le Théâtre Récamier est la seconde salle du TNP.

Des archives du Théâtre national populaire (gestion de Jean Vilar) sont conservées aux Archives nationales sous la cote 295AP.[2]

Période Georges Wilson (1963-1972)[modifier | modifier le code]

En 1963, Georges Wilson succède à Vilar et crée une seconde salle vouée aux auteurs contemporains.

Période Roger Planchon (1972-2002)[modifier | modifier le code]

Avec Patrice Chéreau (1972 à 1986)[modifier | modifier le code]

En 1972, le Théâtre de Chaillot est confié à Antoine Vitez. Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles, décide de transférer le TNP à Villeurbanne, au Théâtre de la Cité de Villeurbanne, fondé en 1957 par Roger Planchon. Le TNP passe sous la direction de Patrice Chéreau, Robert Gilbert et Roger Planchon, avec la mission explicite de présenter ses créations à travers la France, dans le réseau des institutions culturelles nationales.

Avec Georges Lavaudant (1986 à 1996)[modifier | modifier le code]

En 1986, Georges Lavaudant remplace Patrice Chéreau et partage la direction du TNP avec Roger Planchon jusqu’en 1996.

Période Christian Schiaretti (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

En 2002, Christian Schiaretti quitte la Comédie de Reims pour prendre la tête du TNP[3]. Aujourd'hui, le TNP compte une troupe d'acteurs permanents, dont Olivier Borle, Laurence Besson, Clémentine Verdier, Clément Morinière, Damien Gouy, Julien Tiphaine, Juliette Rizoud, Julien Gauthier, Nicolas Gonzales, Yasmina Rémil[4]...

Le bâtiment a été en travaux durant plusieurs mois pour une réhabilitation complète. Ces travaux de restructuration et d'extension sont terminés à la fin de l'été 2011, et pour l'occasion un grand bal populaire a lieu le 17 septembre 2011 pour fêter l'inauguration. Celle-ci a lieu début novembre 2011 et Le TNP ouvre à nouveau ses portes le avec le Ruy Blas de Victor Hugo mis en scène par Christian Schiaretti, avec Nicolas Gonzales dans le rôle de Ruy Blas et Robin Renucci dans celui de don Salluste[5].

Intérieur du TNP rénové :

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un défi en province : chronique d'une aventure théâtrale, 1972-1986, TNP, Marval, Paris, 2005, 3 vol. : 1972-1982, Chéreau - 273 p., 1972-1982, Planchon - 320 p., 1972-1986 ... et leurs invités - 248 p. (ISBN 2-86234-379-X)
  • « Du Palais du travail au TNP - Une épopée sociale et culturelle », Maxi Viva no 4, supplément de Viva (magazine municipal de Villeurbanne), novembre 2011, 23 pages.

Webographie[modifier | modifier le code]

  • « Révolutionnaires, Jean Dasté, Jean Vilar ? », colloque universitaire international de Michel Bourguignon (président de la fédération de la Ligue de Seine-Saint-Denis) au château de Vizille (musée de la Révolution française) sur le thème « Les arts de la scène et la Révolution française », à la demande de l’université de Clermont-Ferrand.
- Document de 17 pages disponible en pdf[6] avec de nombreux éléments biographiques de Jean Vilar.

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Madeleine De Sola et Alain Trutat, Les Grandes Heures du TNP, 248 p. , accompagné d’un DVD et de cinq CD.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Lien externe[modifier | modifier le code]