Pierre Garnier de Laboissière

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Pierre Garnier de Laboissière
Surnom Garnier-Dubois[1]
Naissance 10 mars 1755
Chassiecq
Poitou Charentes (alternate flag).svg Poitou
Décès 14 avril 1809 (à 54 ans)
Paris
Origine Royaume de France Royaume de France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de division :23 février 1799
Années de service 17721809
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 2e Chasseurs à cheval
Armée de réserve
Faits d'armes Prise de Spire
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile :15 ème colonne
Inhumé au Panthéon
Autres fonctions Sénateur (Premier Empire)

Pierre Garnier de Laboissière, né à Chassiecq (aujourd'hui dans le département de la Charente), le 10 mars 1755, et mort à Paris, le 14 avril 1809, est un général de la Révolution française et sénateur du Premier Empire.

Sommaire

Biographie[modifier]

Ancien Régime[modifier]

Il entra à l'École militaire en 1769, et affecté avec le grade de sous-lieutenant au Custine-Dragons le 1er juin 1772. Réformé à la formation de 1776, il est réadmis au corps, avec son grade de sous-lieutenant, le 15 juin 1777 ; il prend rang de capitaine le 3 juin 1779, et devient capitaine de remplacement dans Montmorency-Dragons le 28 avril 1788, et quand ce régiment prend le titre de 2e régiment de chasseurs à cheval, le 17 septembre 1791, il y reste comme capitaine et le suit à l'armée du Rhin.

Guerres révolutionnaires[modifier]

Au combat de Spire, le 30 septembre 1792, à la tête de douze de ses chasseurs, il fait trois cents prisonniers autrichiens. Le 1er décembre suivant, il reçoit, en récompense de cette action d'éclat, le grade de chef de brigade. Il exerce les fonctions de général de brigade avec l'autorisation des représentants du peuple à l'armée du Rhin, depuis le 8 mai 1793, lorsque, dans une charge de cavalerie qui a lieu le 25 messidor an II, et dans laquelle il a un cheval tué sous lui, il tombe au pouvoir des Prussiens.

Échangé au mois de germinal an III et nommé général de brigade le 25 prairial ,(7 octobre 1793) de la même année, il est successivement employé aux armées de Rhin-et-Moselle et d'Allemagne. Il est blessé à l'affaire de Roth Page d'aide sur l'homonymie, le 19 frimaire an IX,[réf. nécessaire] d'un coup de feu à l'épaule droite.

Le 23 nivôse an VI, il passe à l'armée d'Angleterre, et le 29 thermidor à celle de Mayence.

Il sert ensuite, comme général de division nommé le 5 ventôse an VII, en Italie et en Suisse pendant les ans VII, VIII et IX, et a le commandement de l’armée de réserve depuis le 22 thermidor an VIII jusqu'à la fin de la campagne de l'an IX dans les Grisons.

Consulat et Empire[modifier]

Mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, il est nommé inspecteur général d'infanterie le 7 nivôse, puis de nouveau inspecteur général de cavalerie le 8 ventôse.

Le premier Consul le fait entrer au Sénat conservateur le 7 fructidor an XI. À la création de la Légion d'honneur, il est nommé membre de l'Ordre le 9 vendémiaire an XII, et grand officier le 25 prairial suivant.

Napoléon Ier lui confia la sénatorerie de Bourges par un décret du 2 prairial an XII. Il devient chambellan de l'Empereur au mois de pluviôse an XIII.

En 1807, le 20 mars, l'Empereur lui confie le commandement de la 4e légion de réserve de l'Intérieur, et l'envoie, au mois d'octobre, présider le collège électoral de la Charente ; il lui confère le titre de comte de l'Empire en 1808.

Appelé au commandement supérieur de Strasbourg le 8 mars 1809, il meurt avant d'avoir pu se rendre à sa destination.

Il est inhumé au Panthéon de Paris.

Titres[modifier]

Distinctions[modifier]

Armoiries[modifier]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Garnier de La Boissière.svg Armes des Garnier de La Boissière

Gironné d'or et d'azur, le cinquième giron, qui est d'azur, ch. d'une épée d'or.[4]

Orn ext comte sénateur de l'Empire GOLH.svg
Blason Pierre Garnier de Laboissière (1754-1809).svg
Armes du comte Garnier-Laboissière et de l'Empire

Gironné de huit pièces d'or et d'azur ; au cinquième giron qui est d'azur une épée d'or ; au franc-canton de sénateur brochant sur le tout.[2]

Ascendance et postérité[modifier]

Pierre Garnier était le fils d'André Garnier ( † 10 août 1776 - Saint-Claud), écuyer, seigneur du Bois et de la Boissière, porte-étendard et sous-brigadier des gardes du corps du Roi (compagnie de Beauvau), capitaine de cavalerie, et de Françoise de Salignac de La Maingotterie[5].

Le comte Garnier était l'oncle du général de brigade François Garnier de La Boissière.

Annexes[modifier]

Bibliographie[modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

Notes et références[modifier]

  1. Web.genealogie, le site de la généalogie historique, Les militaires / Les maréchaux, généraux et amiraux 1789-1815 / Terre / Généraux de division / L, sur web.genealogies.free.fr. Consulté le 7 août 2011
  2. a, b et c BB/29/974 page 30., Titre de comte accordé à Pierre Garnier Laboissière. Bayonne (26 avril 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France). Consulté le 4 juin 2011
  3. Notice no LH/1079/6, base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 
  5. Jean-Marie Ouvrard, « Salignac de La Mothe-Fénelon ». Consulté le 19 juillet 2012
  6. Notice no LH/1079/5, base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]