Jean Marie Pierre Dorsenne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Marie Pierre Lepaige
comte Dorsenne
Image illustrative de l'article Jean Marie Pierre Dorsenne

Naissance 30 avril 1773
Ardres (Pas-de-Calais)
Décès 24 juillet 1812 (à 39 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Lieutenant-général de la garde impériale
Années de service 17921812
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 34e colonne

Jean Marie Pierre Lepaige, comte Dorsenne, né le 30 avril 1773 à Ardres (Pas-de-Calais) et mort le 24 juillet 1812 à Paris, est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il part comme volontaire en 1792, et est élu capitaine par ses camarades le 13 septembre suivant. Il fait avec distinction les campagnes de 1792, 1793, ans II, III, IV et V, et est nommé chef de bataillon sur le champ de bataille le 3 germinal an V. Il fit en cette qualité les campagnes des ans VI, VII en Égypte, fut blessé au combat de Kelé et fut nommé en l'an VIII colonel de la 61e demi-brigade. Il reste encore en Égypte pendant les ans VIII, IX et X, et revint sur le continent pour y faire les campagnes des ans XII et XIII.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Le comte Dorsenne.

Il se signala à la bataille d'Austerlitz et fut nommé général de brigade le 4 nivôse an XIV (20 décembre 1805). Il contribue au gain de la bataille d'Eylau en se précipitant sur l'ennemi, à la tête d'un bataillon de la Garde. Nommé en 1808 colonel des grenadiers de la Garde, il passe en Espagne avec son régiment, est ensuite à la Grande Armée et se fait remarquer à Ratisbonne pendant la campagne de 1809. À Essling, il soutient avec la Garde qu'il commandait tous les efforts de l'ennemi, lui impose par sa contenance et protège la rentrée des troupes françaises dans l’île de Lobau. Il fait même une percée des plus risquée avec 1 300 grenadiers de la Garde dans le centre autrichien ce qui permet en partie au reste de l'armée impériale de traverser. Dans cette journée, le général Dorsenne eut deux chevaux tués sous lui ; l'un d'eux, en tombant, le renverse et lui fait éprouver à la tête une contusion qui, dans la suite, doit enlever à l'armée un de ses plus intrépides soldats.

Il se signale encore à la bataille de Wagram, et est nommé général de division le 5 juin 1809. Revenu à Paris après la paix de Vienne, il est envoyé en Espagne avec 20 000 hommes de la Garde impériale. Il succède le 8 juillet 1811 au maréchal Bessières, dans le poste difficile de commandant en chef de l'armée du Nord. En Espagne, dans le mois d'août suivant, il bat et disperse l'armée de Galice et force l'armée anglaise à évacuer ses positions ; il parcourt ensuite la Navarre et la Biscaye et rétablit partout l'ordre et la tranquillité.

Depuis la bataille d'Essling, le général Dorsenne ressent de violentes douleurs de tête ; mais surmontant ses souffrances, il continue de diriger les opérations. Ainsi, on le voit se faire porter en litière pour commander en personne le siège d'Astorga. C'est son dernier exploit : sa santé se trouvant de plus en plus altérée, il est contraint de revenir à Paris, où il succombe le 24 juillet 1812, à la suite de l’opération du trépan. Ses derniers mots sont « J'espère mourir dans l'honneur »[réf. nécessaire]. Il est à peine âgé de 39 ans. Il est inhumé au Panthéon de Paris, et son nom figure sur la partie Ouest de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]