Louise de Vilmorin

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Louise Lévêque de Vilmorin, dite Louise de Vilmorin, née le 4 avril 1902 à Verrières-le-Buisson où elle est morte le 26 décembre 1969, est une écrivain française.

Sommaire

[modifier] Biographie

La maison natale (à Antony) de Louise de Vilmorin, officiellement née à Verrières-le-Buisson

Elle naît dans une célèbre famille de grainetiers. Sa sœur aînée deviendra célèbre sous le nom de Mapie de Toulouse-Lautrec comme journaliste culinaire.

Louise de Vilmorin publie son premier roman, Sainte-Unefois en 1934. Ce succès immédiat et mérité la fait reconnaître du Tout-Paris, et elle enchaîne immédiatement les succès littéraires. Citons :

Louise de Vilmorin publie aussi plusieurs recueils de poèmes, imprégnés de fantaisie et de féerie, dont : Le Sable du Sablier, l'Alphabet des aveux. Sa fantaisie se manifeste dans les figures de style dont elle est friande, holorimes (mot qu'elle orthographie « olorime »), palindromes dont elle a écrit un grand nombre et de grande taille.

Elle est aussi l'instigatrice du célèbre « Pot au feu » cher au Paris mondain, soirées dominicales au cours desquelles elle réunissait ses amis au « Salon bleu » de son château de Verrières-le-Buisson. S'y retrouvaient régulièrement Alain Cuny, Pierre Bergé, René Clair, Max Ophuls, Anaïs Nin, Paul Meurisse, les peintres Jean Hugo et Bernard Buffet, les danseurs Roland Petit et Zizi Jeanmaire, Léo Ferré, sa femme Madeleine et son saint-bernard.

Plusieurs de ses œuvres furent adaptées au cinéma, comme Le Lit à colonnes, Amélie ou le temps d'aimer (1961) de Michel Drach avec Marie-José Nat et Jean Sorel, ou La Française et l'Amour (1960) avec Darry Cowl et Micheline Dax. Et le chef-d'oeuvre de Max Ophuls, Madame de... (1953) avec Danielle Darrieux, Charles Boyer et Vittorio de Sica.

Louise de Vilmorin a été fiancée à Antoine de Saint-Exupéry, puis est devenue la grande amie d'André Malraux dont elle fut un temps la compagne.

[modifier] Œuvres

  • L'Alphabet des aveux, poèmes, Le Promeneur, 2004.
  • Démone et autres textes, Le Promeneur, 2001.
  • Intimités, Le Promeneur, 2001.
  • Sainte-Unefois, Gallimard
  • La Fin des Villavide, Gallimard
  • Le Retour d'Erica, Gallimard
  • Fiançailles pour rire, Gallimard
  • Le Lit à colonnes, Gallimard
  • Le Sable du sablier, poèmes, Gallimard
  • Julietta, Gallimard
  • Madame de..., Gallimard, 1951.
  • Les Belles Amours, Gallimard
  • Histoire d'aimer, Gallimard
  • L'Heure maliciôse, Gallimard
  • La Lettre dans un taxi, Gallimard
  • Migraine, Gallimard
  • Le Violon de cremone, Gallimard
  • Le Lutin sauvage, Gallimard
  • Solitude, ô mon éléphant, poèmes, Gallimard
  • Correspondance avec ses amis, éd. établie par O. Muth, Le Promeneur, 2004.

[modifier] Biographies

  • Jean Bothorel, Louise, ou la Vie de Louise de Vilmorin, Grasset, 1989
  • L'Historique de Verrières, Louise de Vilmorin : Une femme, une oeuvre, une légende, Connaissance de Verrières n° 25-26, 1999. ISSN 1254-1362.
  • Jean Chalon, Florence et Louise les Magnifiques : Florence Jay-Gould et Louise de Vilmorin, Le Rocher, 1999
  • Albertine Gentou, La Muse amusée (1998), Le Manuscrit, 2006.
  • Patrick Mauriès, Louise de Vilmorin, un album, Le Promeneur, 2002.
  • André de Vilmorin, Louise de Vilmorin, Seuil
  • Françoise Wagener, Je suis née inconsolable : Louise de Vilmorin (1902-1969), Albin Michel, 2008 (ISBN 978-2226180834)

[modifier] Correspondance

Beaucoup de sa correspondance passive et une partie de sa correspondance active sont conservées dans les lieux suivants :

  • Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet ;
  • Bibliothèque nationale de France, au département des manuscrits, dans les fonds Porto-Riche et Valéry ;
  • Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le fonds Jean Cocteau ;
  • Villa I Tatti à Florence, fondation Bernard Berenson ;
  • et dans des collections particulières .

[modifier] Exemples de palindromes

[modifier] Courts

  • À l'étape, épate-la !
  • L'âme sûre ruse mal
  • L'ami naturel ? Le rut animal.
  • La mariée ira mal.
  • Suce ses écus.
  • Eh ! Ça va la vache ?

[modifier] Plus longs

Rue :
Verte fenêtre
Verte nef
Et rêveur.

[modifier] Exemples d'holorimes

(à remarquer que Louise de Vilmorin orthographie holorime sans h...

Étonnamment monotone et lasse,
Est ton âme en mon automne, hélas !
À Cordoue
Accords doux
Décors d'août
C'est tôt beys zélés
À Cordoue.
Lâchant son silence
La chanson s'y lance
Cette eau baise, ailée
À Cordoue
Sept obèses et les
Accords d'août
Des corps doux
Et le vent
Oscille en silence
Élevant
Oh ! si lent, six lances.
À Cordoue
Bais et laids
Beys zélés, maintenant
Baisez-les mains tenant
Baies et lait :
Accord doux.

[modifier] Liens externes

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