Organisation armée secrète

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Organisation armée secrète
OAS
Image illustrative de l'article Organisation armée secrète
Devise : L'OAS frappe quand elle veut où elle veut

Idéologie Anti-indépendantiste, Nationaliste
Objectifs Contre l'indépendance de l'Algérie
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 11 février 1961
Fondé par Jean-Jacques Susini, Pierre Lagaillarde
Pays d'origine Drapeau de la France France, Drapeau de l'Algérie Algérie
Actions
Mode opératoire Terrorisme
Victimes (morts, blessés) 2700[1]
Zone d'opération Drapeau de la France France, Drapeau de l'Algérie Algérie
Période d'activité 1961-1962
Organisation
Chefs principaux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Yves Godard, Jean-Jacques Susini, Jean-Claude Perez
Membres 3000[réf. nécessaire]
Sanctuaire Flag of Spain (1945 - 1977).svg Espagne
Groupe relié Front Algérie française
Guerre d'Algérie

L'Organisation armée secrète, ou Organisation de l'armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.

Elle est créée à Madrid, un an après l'échec de la semaine des barricades, alors que le gouvernement français souhaite manifestement se désengager en Algérie, lors d'une rencontre entre deux activistes importants, Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde, ralliant par la suite des militaires de haut rang, notamment le général Raoul Salan.

Le sigle « OAS » fait volontairement référence à l’Armée secrète de la Résistance. Il apparaît sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans : « L'Algérie est française et le restera », « OAS vaincra », « l'OAS frappe où elle veut et quand elle veut », etc.

Sur le plan pratique, il ne s'agit pas d'une organisation centralisée unifiée ; d'une façon très générale, elle est divisée en trois branches plus ou moins indépendantes, parfois rivales : l'« OAS Madrid », l'« OAS Alger » et l'« OAS Métro »[2].

Création[modifier | modifier le code]

14 décembre 2012 à Djdiouia, ex Saint Aimé (Algérie) : cinquante ans après dans l'Algérie indépendante, traces indélébiles d'une inscription murale, le slogan : « Vive l'Algérie française », elle date des dernières années de la présence française en Algérie.

L'histoire de l'OAS se présente comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et de civils de conserver l'Algérie française, où vivaient un million d'Européens et huit millions d'autochtones et qui avait alors le statut de département français, en s'opposant par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par le général De Gaulle à partir de la fin de l'année 1959.

Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958 à la suite du coup d'état du 13 mai 1958 et ses premières déclarations (« Je vous ai compris » le 4 juin 1958 à Alger et « Vive l'Algérie française » le 6 juin à Mostaganem) semblent porter les valeurs de l'Algérie française. Néanmoins, il ne manque pas d'annoncer à plusieurs occasions (à Alger, Oran, Constantine, Bône) « qu'il n'y a en Algérie que des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs »[3], signifiant de fait que le système colonial tel qu'il existait en Algérie ne pouvait plus être maintenu en l'état, et, après Mostaganem, il ne prononcera plus jamais les mots d'« Algérie française »[4]. La mise en place du plan de Constantine (économique) en octobre 1958 et du plan Challe (militaire) en février 1959 indique la volonté du gouvernement de conserver une Algérie où la France joue un rôle actif et rassure provisoirement les Français d'Algérie. À plusieurs occasions au cours de l'année 1959, de Gaulle souligne le caractère propre de l'Algérie et que son avenir dépendra du vote de ses habitants[5], mais la plupart de ces déclarations ne suscitent guère de réactions. C'est le discours de de Gaulle du 16 septembre 1959 proposant l'autodétermination sur l'avenir de l'Algérie qui suscite la surprise dans tous les milieux, et la stupéfaction dans la population européenne d'Algérie. Ce discours ouvre trois possibilités : la francisation (un seul pays réunissant la France et l'Algérie et dont tous les citoyens ont les mêmes droits), l'autonomie (une fédération entre la France et l'Algérie), la sécession (conduisant à l'indépendance). Pour la première fois, il ouvre la possibilité de l'indépendance de l'Algérie. Le 15 octobre 1959, l'Assemblée Nationale valide la politique d'autodétermination par 441 pour et 23 contre[6]. Mais pour ceux qui refusent cette politique, regroupant certains membres de la classe politique (Jacques Soustelle, Georges Bidault), ainsi qu'une partie de l'armée et des Français d'Algérie, c'est une trahison. Le premier fait marquant de la révolte de la population française d'Algérie contre ce discours est la semaine des barricades[7] du 24 janvier au 1er février 1960, mais l'armée ne bascule pas du côté des insurgés.

Le 8 janvier 1961, le référendum sur l'autodétermination en Algérie est approuvé par 75 % des votants[8]. Pour les partisans de l'Algérie française, ce référendum annonce l'abandon de celle-ci. En février 1961, un groupe, exilé à Madrid à la fin de l'année 1960 pour échapper au procès de la Semaine des barricades, se forme autour du général Salan, de Pierre Lagaillarde et de Jean-Jacques Susini et crée l'OAS. Le 22 avril 1961 se déroule le putsch des généraux à Alger, suivi par environ deux cents officiers. Néanmoins, la plupart des officiers supérieurs adopte une attitude attentiste[9] et la majorité de l'armée reste loyale au pouvoir métropolitain, entraînant l'échec du putsch en quelques jours. À la suite de cet échec, une bonne partie des insurgés déserte et rejoint la lutte clandestine dans les rangs de l'OAS, ainsi que de nombreux civils. La cassure est totale avec de Gaulle et il s'ensuit une véritable guerre entre les membres de l'OAS et l'État. De Gaulle utilisera contre l'OAS aussi bien la police que des groupes illégaux (les barbouzes), mais laissera l'armée en retrait car elle compte dans ses rangs de nombreux sympathisants à la cause « Algérie française » qui sont tentés de rejoindre l'Organisation[10]. Elle ne sera utilisée contre l'OAS qu'après la signature des accords d'Évian, au moment du siège de Bab El Oued, de l'épisode de la fusillade de la rue d'Isly et du maquis de l'Ouarsenis.

Les attentats de l'OAS viseront des personnalités politiques et administratives du gouvernement légal français, des intellectuels ou des organes de presse favorables à une négociation avec le FLN, en Algérie comme en métropole, ainsi que la population musulmane, soupçonnée de soutenir le FLN. Ses commandos prendront également pour cible les policiers, les enseignants, les fonctionnaires de l'administration fiscale, les commerçants musulmans[11]. Les membres de l'OAS sont eux-mêmes pourchassés sans répit par les forces gaullistes. L'OAS sera largement soutenue par la population française d'Algérie, mais ses nombreux attentats aveugles la feront rejeter par l'opinion publique métropolitaine.

Répression[modifier | modifier le code]

Dès le printemps 1961, le commissaire Grassien, sous-directeur de la Police judiciaire (PJ), arrive en Algérie à la tête de quinze officiers. Mais les résultats sont limités, et le groupe regagne la Métropole le 9 novembre 1961. Quelques semaines plus tard, le directeur de la PJ, Michel Hacq, les relaie, avec pas moins de deux cents inspecteurs, qui forment la Mission « C ». Ces policiers sont renforcés par un peloton de quinze gendarmes, dirigé par le capitaine Lacoste, et qui avait déjà combattu le Front de libération nationale (FLN). Ce sont ces gendarmes qui arrêtent le général Raoul Salan, le 20 avril 1962, grâce aux renseignements fournis par la Police judiciaire parisienne.

De son côté, le général Charles Feuvrier, chef de la Sécurité militaire (SM), crée une structure spécifiquement chargée de la lutte anti-OAS en Algérie, la Division des missions et recherches. La Sécurité militaire était jugée peu sûre voire favorable aux idées OAS.

Ces forces officielles sont aidées par des agents de police parallèle, les célèbres « barbouzes » (dont le rôle secret et méconnu pourrait avoir été d'attirer l'attention de l'OAS afin que la Mission « C » puisse travailler sereinement et en profondeur[12]), ainsi appelés en raison des postiches qu’ils étaient censés porter (le terme s’est ensuite appliqué à tous les agents secrets, réguliers ou non). Sans mandat officiel, les barbouzes sont recrutés dans divers milieux : des champions d’arts martiaux (Jim Alcheik, Raymond Buy Tré...etc), des Vietnamiens ayant choisi la France pendant la guerre d’Indochine, des marginaux, et des truands, comme Jean Augé et le proxénète Georges Boucheseiche, ancien de la Gestapo française et par intermittence, des musulmans (sous la houlette du cheikh Zeknini et de ses fils). Ce recrutement, ainsi que l'acheminement vers l'Algérie, sont assurés par deux ardents partisans du général de Gaulle, Lucien Bitterlin, chef du Mouvement pour la communauté, et par Pierre Lemarchand. Les barbouzes sont chargés de faire du contre-terrorisme, c’est-à-dire des plasticages (à la place de la Sécurité militaire, qui ne pouvait elle-même commettre des attentats), de réaliser des interrogatoires, en collaboration étroite avec les forces de gendarmerie du colonel Debrosse (au cours desquels la torture est utilisée, selon les membres de l'OAS qui les ont subis[13], Mme Geneviève Salasc[14],[15], capitaine Noëlle Lucchetti[14], Mme Bonadé, Jean Hourdeaux, Charles Daudet, Albert Garcin, Rodenas, Ziano, etc.).

La branche de la mission « C » chargée du renseignement, le CRC (Centre de recherches et de coordination), parvient très rapidement à établir des listes de personnes susceptibles d'appartenir à l'OAS, et manipulant adroitement les barbouzes, remet dès janvier 1962 à Lucien Bitterlin, qui la fait transmettre au FLN par l'intermédiaire de Smaïl Madani, une première liste de membres de l'OAS (noms et pseudonymes, âges et adresses). Avec les accords d'Évian, le rapprochement s'opère directement entre mission « C » et FLN à Alger et à Oran, et quelques jours plus tard une seconde liste de membres de l'OAS est remise à Si Azzedine, chef de la Zone autonome d'Alger. Après avoir démantelé en quelques mois l'OAS par l'arrestation de ses chefs, la mission « C » pense ainsi transmettre la basse besogne au FLN. Mais d'après l'historien Jean-Jacques Jordi « rapidement on s'est rendu compte que le FLN ne s'attaquait pas aux noms des listes des membres de l'OAS mais se servait de ces listes pour couvrir ses exactions »[16].

Les barbouzes ont été décimés par l'OAS, par des attaques récurrentes, notamment celle du nouvel an 1962 où deux des villas PC furent attaquées par plusieurs deltas équipés de lance-roquettes et surtout par l'explosion d'une machine à ronéotype (qui décimera la première équipe de barbouzes fin janvier 1962), livrée pourtant sous le sceau du secret mais piégée lors de son transit en douane. Puis lorsqu'une seconde équipe de barbouzes moins expérimentée est arrivée, par les attaques contre l'hôtel Rajah où elle se trouve et sa destruction. Le ministre de l'Intérieur Roger Frey jette alors l'éponge pour l'Algérie et fait rapatrier les quelques survivants le 8 mai 1962. Cependant, l'activité de barbouzes et les déplacements fréquents de Pierre Lemarchand entre l'Algérie et la métropole, sous une fausse identité, sont encore relevés fin mai[17]. Le Service d'action civique a participé ensuite à la répression de l'OAS, mais de manière assez marginale[18]. En revanche, nombre de ces agents de police parallèle ont rejoint le SAC après 1962, notamment Augé (qui devient chef du SAC pour Lyon et sa région), ou Georges Boucheseiche.

En métropole, la lutte contre l’organisation armée devient efficace en décembre 1961, avec la formation du Bureau de Liaison. Ce Bureau de Liaison regroupe tous les agents des forces de l’ordre chargés d’enquêter sur l’OAS et d’arrêter ses membres : PJ, DST, RG, Gendarmerie nationale, Sécurité militaire de métropole. Les chefs du Bureau de Liaison se réunissent tous les soirs et travaillent en contact direct avec le ministre de l’Intérieur Roger Frey, le conseiller de celui-ci chargé la lutte anti-OAS, Alexandre Sanguinetti, et le conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner l’action des services secrets, Constantin Melnik. En avril 1962, le célèbre éditorialiste Jean Grandmougin est licencié de Radio Luxembourg.

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

De la création de l'OAS au putsch des généraux[modifier | modifier le code]

Alger, 22 avril 1961, le « quarteron » de généraux auteurs de la tentative de putsch du 22 avril 1961 contre de Gaulle et pour sauvegarder l'Algérie française. De gauche à droite : André Zeller, Raoul Salan, Maurice Challe et Edmond Jouhaud.
  • 25 janvier 1961 : assassinat de Pierre Popie, avocat à Alger, commandité par André Canal, futur membre de l'OAS[19] ;
  • 11 février 1961 : création de l'OAS ;
  • 15 février 1961 : tentative de création d'un maquis Algérie française près de Mostaganem par le capitaine comte André Brousse de Montpeyroux, et par le capitaine Jean Souètre. Neuf membres dont les deux chefs sont capturés par les gendarmes mobiles le 23 février 1961 ;
  • 31 mars 1961 : assassinat par l'OAS de Camille Blanc, maire d'Évian, qui avait accepté que sa ville reçoive des délégués FLN en négociation avec le gouvernement français ;
  • 22 avril 1961 : putsch des généraux à Alger. L'OAS et les civils sont écartés par les généraux. Le Mouvement France Résurrection est à la tête de l'organisation. Il agit en contact permanent avec les officiers des Commandos de l'Air qui s'assurent des points stratégiques à Alger, arrêtant les tenants du Gouvernement. Le 1er REP sous les ordres du Commandant Hélie de Saint Marc assure la sécurité du Gouvernement général où se trouvent les putschistes et quadrille la ville. Mais ni l'Oranie ni le Constantinois ne rejoignent le mouvement ;
  • 23 avril 1961 : arrivée à Alger du général Raoul Salan en provenance de Madrid et qui se joint aux généraux Maurice Challe, André Zeller et Edmond Jouhaud ;
  • 26 avril 1961 : échec du putsch ;
  • 28 avril 1961 : en une semaine 200 officiers et 400 civils sont arrêtés par le pouvoir gaulliste en France, trois régiments sont dissous. Mise en place du Haut Tribunal Militaire.

Du putsch aux accords d'Évian[modifier | modifier le code]

C'est entre la mi-mai et la fin août 1961 que l'OAS d'Alger se structure, principalement sous la directive du colonel Godard pour les militaires, et Jean-Jacques Susini pour les civils. À Oran, l'OAS est chapeauté par le général Jouhaud. Le général Salan accepte de prendre la tête de l'organisation début septembre, à laquelle se rallie l'OAS de Madrid fin novembre. En métropole, se crée en juin 1961 un réseau créé par le capitaine Sergent, lié à l'OAS d'Alger, mais également d'autres groupes indépendants, l'un créé par Jeune Nation, l'autre par le Maquis Résurrection Patrie de Marcel Bouyer. André Canal arrive également en métropole à la mi-décembre 1961 et mène ses propres actions indépendamment de celles de Pierre Sergent. De septembre à décembre 1961, l'OAS est en phase de montée en puissance. Mais l'État français est soutenu par l'opinion publique métropolitaine et la majorité des musulmans algériens, l'armée reste légitimiste et l'OAS ne parvient pas à obtenir de nouveaux ralliements. À partir de janvier 1962, elle se radicalise et se lance dans une insurrection armée[20].

  • 11 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade dans un café : 1 mort, 18 blessés.
  • 19 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade au boulodrome : 1 enfant de 10 ans tué, 11 blessés.
  • 22 mai 1961 : Dix attentats FLN font 5 morts et 12 blessés, attaque d'un convoi à Miliana, 7 morts et 5 blessés, à Sidi Aïch, 8 soldats tués.
  • 23 mai 1961 : Embuscade FLN, 11 soldats tués, 10 blessés.
  • 31 mai 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Roger Gavoury, chargé de la lutte anti OAS.
  • 18 juin 1961 : Blacy, entre Vitry-le-François (Marne) et Loisy-sur-Marne : déraillement dans une courbe du Strasbourg – Paris, 27 morts et 170 blessés. La cause de l'accident serait éventuellement un attentat au plastic de l'OAS, mais le gouvernement refuse de l'attribuer à cette organisation qui n'existe pas officiellement à cette époque[21]. Il sera indemnisé en 1966 à ce titre. C'est l'attentat le plus meurtrier en France depuis la Seconde Guerre mondiale[22].
  • 5 août 1961 : Première émission radiophonique pirate de l'OAS.
  • été 1961 : L'OAS interdit aux Français d'Algérie de partir en vacances. Une trentaine de plasticages punitifs frappe les récalcitrants[23].
  • 7 septembre 1961 : Arrestation de Maurice Gingembre, intermédiaire entre les trois branches de l'OAS.
  • 8 septembre 1961 : Attentat de Pont-sur-Seine visant à faire sauter la DS du général De Gaulle.
  • 11 septembre 1961 : à la suite d'un attentat FLN dans le quartier juif d'Oran, affrontements entre communautés juive et musulmane[24].
  • 21 septembre 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Goldenberg[25], successeur de Roger Gavoury.
  • 23 septembre 1961 : Attentat à la bombe de l'OAS contre les locaux de Témoignage chrétien, à Paris. Journée des casseroles à Alger.
  • 25 septembre 1961 : Évasion du colonel Vaudrey et du capitaine De Saint Rémy de l'hôpital Bégin.
  • 6 octobre 1961 : Arrestation par les autorités espagnoles d'une quinzaine de membres du groupe OAS de Madrid (dont Pierre Lagaillarde, Joseph Ortiz, Charles Lacheroy et Antoine Argoud).
  • 11 octobre 1961 : Arrestation d'Albert Dovecar.
  • 17 octobre 1961 : Manifestation organisée par le FLN à Paris, violemment réprimée.
  • 24 octobre 1961 : Arrestation à Nice de Claude Piegts.
  • 31 octobre 1961 : Assassinat du commissaire Pellisier par l'OAS.
  • octobre 1961 : Yves le Tac, président du MPC chargé de la lutte anti OAS, est grièvement blessé par balle, il est évacué sur Paris. Une nouvelle tentative de l'OAS pour le tuer aura lieu le 18 février 1962 au Val-de-Grâce, causant la mort d'un gendarme[26].
  • 9 novembre 1961 : Un amendement déposé à l'Assemblée Nationale par le député Jean Valentin vise à recréer les unités territoriales dissoutes à la suite de la semaine des barricades et est mis en discussion. Qualifié d'amendement OAS par ses opposants, il est rejeté par la majorité de l'Assemblée[27].
  • 10 novembre 1961 : Assassinat de l'inspecteur René Joubert par l'OAS.
  • 16 novembre 1961 : un meeting organisé à la Mutualité par le Comité de Vincennes (créé par Jacques Soustelle et Georges Bidault) rassemble à Paris plusieurs milliers de personnes qui acclament le général Salan. Le Comité est dissous la semaine suivante[28].
  • 20 novembre 1961 : Assassinat par l'OAS de William Lévy, secrétaire général de la SFIO à Alger.
  • Décembre 1961 : Création dans le Constantinois à proximité de Guelma, du maquis Bonaparte, par Roger Holeindre, intégrant entre autres une douzaine d'évadés OAS des prisons françaises en Algérie et l'ex capitaine André Troise. Ce maquis sera arrêté par l'armée française le 6 février 1962. Création dans l'Algérois du commando Albert qui comptera jusqu'à 42 membres par l'adjudant de la légion Giorgio Adamo Muzzati, et dont le commandant Paul Bazin prendra la tête fin mars 1962. Il sera détruit le 10 avril 1962 par l'ALN, une quinzaine de membres seront massacrés. Seul un corps sera identifiable, celui du commandant Bazin. Il y aura 14 rescapés qui ont réussi à s'échapper pendant la bataille.
  • 12 décembre 1961 : Mitraillage de la Mercedes des barbouzes, quartier la Redoute, blessant Lucien Bitterlin et l'un de ses adjoints.
  • 14 décembre 1961 : Attentat contre le navire de la marine "la Laïta" chargé de contrer les émissions pirates de l'OAS. Désertion du lieutenant Bernard à Lille, emportant avec lui plusieurs armes.
  • 16 décembre 1961 : Assassinat par l'OAS à Oran du lieutenant-colonel Rançon, chef de la sécurité militaire, chargé de la lutte anti OAS au sein des officiers de l'armée[29].
  • 19 décembre 1961 ; journée unitaire de la gauche syndicale et politique, contre l'OAS et pour la paix en Algérie.
  • 22 décembre 1961 : attentat par les barbouzes contre le restaurant "Le Grand Rocher", fréquenté par l'OAS : 12 morts.
  • 31 décembre 1961 : attaque de la villa occupée par les barbouzes, rue Faidherbe : 14[réf. nécessaire] barbouzes tués et 2 blessés.
  • 1er janvier 1962 : Michel Massenet, adjoint de Degueldre est tué à mains nues par un Barbouze vietnamien.
Alger, 1er janvier 1962 : Explosion d'une bombe de l'OAS dans le quartier Bab-el-Oued
  • 3 janvier 1962 : assassinat à Alençon d'Alfred Locussol, fonctionnaire réputé pro-FLN, par un commando OAS venu d'Algérie.
  • 4 janvier 1962 : attaque à Paris par l'OAS du siège du Parti communiste.
  • 12 janvier 1962 : Michel Liévin des commandos Delta est capturé par les barbouzes.
  • 17 janvier 1962 : nuit bleue à Paris. L'OAS fait sauter une vingtaine de bombes. L'une d'elles vise l'immeuble du vice-président du Sénat Geoffroy de Montalembert . Une quinzaine d'attentats seront également commis une semaine plus tard.
  • 19-20 janvier 1962 : sur ordre de Jean-Jacques Susini, Michel Leroy, responsable de Jeune Nation et René Villard, chef de France Résurrection, sont assassinés par Roger Degueldre et Philippe Le Pivain[30]. Proche du Colonel Rémy, par le biais du Marquis de Montpeyrous et du Comte de Charbonnière, et de certains réseaux de la Résistance, René Villard était en liaison avec Jacques Chaban-Delmas et Alain Peyrefitte. Leroy et Villard voulaient négocier avec le gouvernement une solution permettant aux Pieds-Noirs de rester en Algérie et de conserver des liens avec la France, basée sur un possible partage du territoire. Un troisième comparse, Jean Sarradet, est épargné par l'OAS[31].
  • 23 janvier 1962 : enlèvement par les barbouzes de José Salord et Albert Coronal soupçonnés d'appartenir à l'OAS.
  • 27 janvier 1962 : enlèvement par les barbouzes de Henri Vinant (G.Fleury, Histoire secréte de l'OAS, Grasset, 2002, page ?).
  • 29 janvier 1962 : piégeage par 92 kg de plastic et explosion du colis contenant la machine d'imprimerie à la villa d'El Biar occupée par les barbouzes. 19 barbouzes sont tués[32] et 3 prisonniers OAS sont libérés, Vinant, Tislenkoff (technicien radio des émissions pirates de l'OAS) et Gosselin.
  • 31 janvier 1962 : arrestation de Marcel Bouyer et Philippe Castille.
  • 6 février 1962 : arrestation des membres du maquis Bonaparte par l'armée française.
  • 7 février 1962 : plusieurs attentats à la bombe par l'OAS sont menés en région parisienne. Celui visant l'appartement d'André Malraux à Boulogne-sur-Seine blesse grièvement une fillette, nommée Delphine Renard âgée de quatre ans, ce qui choque profondément l'opinion publique. Le lendemain, une manifestation visant à dénoncer les actions de l'OAS débouche sur le drame de la station de métro Charonne.
Delphine Renard, âgée de 4 ans victime d'un attentat, commis par l'OAS le 7 février 1962 visant André Malraux à son domicile de Boulogne-Billancourt. Deuxième photo son visage ensanglanté après l'attentat.
  • 7 février 1962 : le capitaine Philippe Le Pivain, chef de l'OAS du secteur de Maison Carrée, banlieue d'Alger, est abattu à un barrage par les gendarmes mobiles. À la suite de sa mort, le général Salan autorise le 23 février l'ouverture automatique du feu contre les gendarmes mobiles et les CRS[33].
  • 12 et 18 février 1962 : Attaque de l'hôtel Radjah où se sont réfugiés environ 25 barbouzes par les commandos Delta. Les barbouzes sont décimés. 4 deltas tués.
  • 16 février 1962 : 4 barbouzes tués dans leur voiture.
  • 18 février 1962 : Mitraillage d'un camp du FLN au Maroc par 2 chasseurs T6 "empruntés" à l'Armée de l'air.
  • 19 février 1962 : Nomination du général Katz à Oran. Il mènera une campagne vigoureuse contre l'OAS et sera surnommé Gauleiter Katz par cette dernière.
  • 22 février 1962 : Attentat FLN à Alger, 23 morts.
  • 24 février 1962 : 20 morts dans une ratonnade à Alger[33], à la suite de l'assassinat par le FLN d'un chauffeur de taxi très populaire de Bab El Oued, Angélo Victori.
  • 25 février 1962 : Attaque au bazooka par l'OAS d'une caserne de gendarmes mobiles[33] de Maison Carrée, les stocks d'essence et de munitions explosent. Création par le capitaine Roger Gaston du maquis Lyautey dans la région de Bouira. Ils seront capturés par l'armée française le 10 mai 1962.
  • 26 février 1962 : Vague d'attentats de l'OAS contre les musulmans algérois. L'affrontement des communautés est engagé. Les attentats OAS ne sont plus seulement sélectifs.
  • 27 février 1962 : Enlèvement par les barbouzes de l'ingénieur Petitjean, soupçonné d'appartenir à l'OAS. Il sera retrouvé coupé en morceaux.
  • 28 février : Explosion d'une voiture piégée par l'OAS à Oran. Une trentaine de victimes musulmanes. Affrontements inter-communautaires.
  • 1er mars 1962 : Massacre par le FLN de la famille Ortéga, gardiens du stade de la Marsa.
  • 4 mars 1962 : Dans la nuit du 4 au 5, opération Rock and Roll à Alger, plus de cent explosions au plastic.
  • 5 mars 1962 : Attaque de la prison d'Oran[33], l'OAS y exécute 2 tueurs du FLN qui avaient été graciés. Nuit bleue à Alger, 130 explosions de plastic. On découvre également des cadavres de musulmans morts par strangulation dans des sacs marqués OAS[34].
  • 8 mars 1962 : Roger Frey, ministre de l'intérieur, donne l'ordre de mettre fin aux opérations des barbouzes et de rapatrier les survivants. Le bilan est d'environ 100 barbouzes tués, soit la moitié des effectifs envoyés.
  • 9 mars 1962 : Fusillade à Oran provoquant neuf morts[33]. L'hôtel Radjah des barbouzes est rasé par 50 kg de plastic.
  • 15 mars 1962 : Assassinat de six membres des centres sociaux d'Algérie, dont l'écrivain Mouloud Feraoun, suivi par le mitraillage de musulmans pris au hasard dans une file d'attente[33].
  • Dans les mois précédents le cessez-le-feu les attentats du FLN, comme ceux de l'OAS, se monteront à plusieurs centaines par mois. Après le cessez-le-feu, les attentats de l'OAS augmenteront encore en intensité. Le FLN se livrera davantage à l'enlèvement d'européens, suivi de leur disparition[26].

Du cessez-le feu à l'indépendance[modifier | modifier le code]

La signature des accords d'Évian marque pour les Français d'Algérie une période de désillusion et de désespoir. La rupture avec l'armée se produit lors de la Fusillade de la rue d'Isly. L'OAS va tenter d'empêcher l'application des accords et, ne parvenant pas à enrayer le départ de la population européenne d'Algérie, se lance dans une entreprise de destruction[35].

  • 18 mars 1962 : signature des accords d'Évian. À partir de ce jour, le FLN n'est plus considéré comme une organisation illégale par le gouvernement français.
  • 19 mars 1962 : cessez-le-feu entre l'armée française et l'ALN. Néanmoins, la sécurité des Français d'Algérie, garantie par les accords, n'est pas assurée. L'OAS va multiplier les attentats, et les forces de l'ordre françaises et l'armée coopèrent avec l'ALN pour lutter contre elle.
  • 20 mars 1962 : l'OAS tire au mortier sur la casbah d'Alger. Elle lance un ultimatum aux unités françaises pour qu'elles quittent Bab El Oued, fief de l'OAS. Sortie du livre de Soustelle en exil, L'espérance trahie.
  • 21 mars 1962 : attaque de l'émetteur pirate de l'OAS à Oran par les forces de l'ordre. Ce même jour, une harka de 16 hommes et une femme sont torturés et massacrés en public par le FLN à St Denis du Sig, sous les yeux de Jean-Pierre Chevènement, jeune sous-lieutenant français[36].
  • 22 mars 1962 : attaque d'une patrouille de half track des gendarmes mobiles par 20 hommes des commandos Z de l'OAS à la sortie du tunnel des facultés, occasionnant 18 victimes parmi les forces de l'ordre[37]. Tous les prisonniers FLN sont amnistiés.
  • 23 mars 1962 : un camion d'appelés du contingent est attaqué à Bab El Oued. 7 d'entre eux sont tués. L'armée boucle le quartier. Des barrages sont édifiés à l'entrée du quartier par l'OAS. Les affrontements provoquent 20 morts et 60 blessés parmi les insurgés, et 15 morts et 77 blessés parmi les forces de l'ordre[38]. Les commandos OAS, soutenus par la population et par une partie de l'armée qui tarde à boucler l'encerclement, s'enfuient par les égouts. Le couvre-feu est instauré, avec une heure par jour de sortie autorisée.
  • 24 mars 1962 : arrestation du général Jouhaud, du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume (le crabe tambour), et du commandant Camelin.
  • 25 mars 1962 : bombardement au mortier par l'OAS d'un quartier musulman à Oran, provoquant une quarantaine de morts[33]. Attaque de la banque d'Algérie par l'OAS rapportant vingt millions de nouveaux francs[39].
  • 26 mars 1962 : une manifestation pacifique organisée par l'OAS mobilise des Français d'Algérie et même des musulmans, afin de lever le blocus de Bab El Oued par l'armée. À la suite d'un coup de feu de provenance incertaine[40], les tirailleurs ouvrent le feu rue d'Isly, occasionnant la mort de 62 manifestants.
  • fin mars 1962 : Après l'échec du soulèvement de Bab-el-Oued, 15 000 civils sont arrêtés et 7 000 appartements saccagés lors de fouilles. Création du maquis OAS de l'Ouarsenis par le colonel Jean Gardes, fief du Bachaga Boualam et de ses mille harkis soutenant l'Algérie française depuis le début de la guerre. Environ 105 hommes y participent, dont le commando Albert.
  • 29 mars 1962 : Le Bachaga Boualam proclame lors d'une émission pirate de radio que l'Ouarsenis est terre française.
  • 30 mars 1962 : arrestation d'Yves Gignac et d'Armand Belvisi.
  • 3 avril 1962 : attaque par l'OAS de la clinique du Beau-Fraisier à Algern désignée comme un repaire du FLN. Une trentaine de malades sont tués ou blessés[35], 4 prisonniers sont délivrés[réf. nécessaire].
  • 7 avril 1962 : arrestation de Roger Degueldre chef des commandos Delta. Le capitaine Raymond Mura lui succède. Mise en place de l'Exécutif provisoire en Algérie.
  • 8 avril 1962 : Référendum sur les accords d'Évian, s'adressant uniquement aux électeurs de métropole. 91 % de oui parmi les suffrages exprimés.
  • 9 avril 1962 : Georges Bidault fait une déclaration au nom CNR.
  • 10 avril 1962 : Fin de la tentative de maquis dans l'Ouarsenis. Le maquis a été bombardé par l'aviation française. Un dernier groupe du maquis de l'Ouarsenis, intégrant le commando Albert, affronte des membres de l'ALN, qui y ont été convoyés et ravitaillés par l'armée française[41]. Les membres du maquis sont finalement arrêtés les uns après les autres ou finissent par se rendre (colonne du capitaine Pierre Montagnon), certains s'échappent mais sont repris comme le lieutenant Pierre Delhomme. Beaucoup sont tués, dont le commandant Paul Bazin. Le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier sont assassinés à Oran par l'OAS en avril 1962 (G. Fleury, Histoire secréte de L'OAS, 2002, Grasset, p. 1020 et 1032.). Le Bachaga Boualem négocie l'envoi en métropole par avion militaire de 200 personnes de ses proches à Mas-Thibert en Camargue, contre l'abandon du maquis.
  • 12 avril 1962 : début des enlèvements d'européens par des groupes FLN, leur nombre ne faisant que croître au cours des mois qui suivent[42].
  • 13 avril 1962 : le général Jouhaud est condamné à mort.
  • 15 avril 1962 : L'exode des Français d'Algérie commence, malgré les consignes de l'OAS qui interdit les départs.
Alger le 16 mai 1962. À quelques mètres de soldats français, le corps d'une femme de ménage musulmane gît au sol, tuée par des commandos de l'OAS.
  • 19 avril 1962 : Le général Katz, à Oran, interdit à toute personne de se trouver sur les balcons et les terrasses sous peine d'ouverture du feu sans sommation. À Paris, le conseil des ministres refuse la proposition de rapatriement des Harkis.
  • 20 avril 1962 : Arrestation du général Salan et du capitaine Ferrandi.
  • 22 avril 1962 : Libération à Fresnes de 200 prisonniers FLN, dont Yacef Saâdi qui retournent en Algérie.
  • 23 avril 1962 : le conseil de l'ordre des avocats d'Oran dénonce les attaques de l'OAS.
  • 24 avril 1962 : L'OAS attaque une clinique à Oran.
  • 2 mai 1962 : Attentat OAS à la voiture piégée sur le port d'Alger occasionnant une soixantaine de morts et une centaine de blessés. Le FLN, en réplique, se livre à des enlèvements de pieds-noirs dont beaucoup ne reparaîtront pas. L'absence de sanction des autorités françaises qui semblent minimiser ces enlèvements, favorise leur poursuite[43]. En mai, à Oran, entre 10 et 50 musulmans sont abattus chaque jour. Ce double terrorisme crée une séparation complète entre quartiers européens et musulmans à Alger et Oran[33].
  • 4 mai 1962 : Arrestation d'André Canal, responsable d'OAS Métropole.
  • 6 mai 1962 : La politique de la terre brûlée est instituée par l'OAS. Durant le mois de mai, des campagnes ciblées d'assassinats visant les musulmans par catégories professionnelles (femmes de ménage, facteurs...) contribue à séparer les deux communautés.
  • 8 mai 1962 : Les quelques barbouzes survivants sont ramenés en France.
  • 9 mai 1962 : 41 cadavres égorgés par le FLN trouvés à Oran.
  • 11 mai 1962 : Incorporation forcée de 6 000 jeunes pieds-noirs dans l'armée avec mutation immédiate en métropole.
  • 12 mai 1962 : Pierre Messmer et Louis Joxe précisent dans une note ministérielle que les militaires français organisant personnellement le rapatriement de leurs Harkis pour les sauver sont en infraction caractérisée, ces Harkis doivent immédiatement être renvoyés en Algérie.
  • 14 mai 1962 : Mitraillage de cafés par le FLN : 17 morts. Dans la même période, des boutiques ou des logements appartenant à des européens sont saisis.
  • 18 mai 1962 : le Bachaga Boualem quitte l'Algérie avec ses Harkis. Première entrevue Farès-Susini pour un projet d'accord FLN-OAS.
  • 20 mai 1962 : Création à Rome par Georges Bidault, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent d'un Conseil national de la Résistance, nommé ainsi par référence au CNR de 1943. Le FLN remet aux autorités une liste nominative de 112 policiers et militaires dont la mutation en métropole est demandée et sera immédiatement obtenue.
  • 23 mai 1962 : le général Salan est condamné à la détention criminelle à perpétuité.
  • 26 mai 1962 : le Haut Tribunal Militaire est dissout par de Gaulle car il ne condamne pas à mort le général Salan. Une nouvelle Cour militaire de justice est créée par ordonnance le 1er juin[44].
  • 27 mai 1962 : le gouvernement annonce que 14 000 prisonniers FLN ont été libérés depuis les accords d'Évian.
  • 29 mai 1962 : découverte d'un nouveau charnier de 35 cadavres d'européens à la Bouzaréah, abattus par le FLN, après ceux d'Hussein Dey. À partir de la fin mai, 8000 à 10000 Pieds-Noirs quittent quotidiennement l'Algérie.
  • 7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts, membres de l'OAS, meurtriers du commissaire Gavoury, sont fusillés. L'OAS incendie la bibliothèque universitaire d'Alger. À Oran, elle détruit la mairie, la bibliothèque municipale et quatre écoles à l'explosif.
  • 12 juin 1962 : démantèlement du réseau Est de l'OAS métropole, qui préparait l'assassinat de De Gaulle à Vesoul.
  • 14 juin 1962 : tentative d'assassinat du général Katz à Oran. Son aide de camp, le général Ginestet, est tué à sa place ainsi que le médecin-colonel Mabille, alors qu'ils venaient se recueillir devant le corps du lieutenant-colonel Mariot, assassiné la veille[39].
  • 17 juin 1962 : accord de cessez-le-feu entre Jean-Jacques Susini pour l'OAS Alger et le docteur Mostefaï pour le FLN[33]. Cet accord sera désavoué des deux côtés[45].
  • 24 juin 1962 : assassinat à Aix-en-Provence par un commando Delta, du Commandant Joseph Kubiziak qui avait refusé de livrer la base aérienne de Blida lors du putsch du 21 avril 1961
  • 25 juin 1962 : l'OAS fait sauter les citernes d'essence du port d'Oran. L'incendie durera 3 jours.
  • 27 juin 1962 : la direction de l'OAS appelle à déposer les armes. Les commandos Delta quittent Oran pour l'Espagne, avec le butin résultant de l'attaque de six banques les jours précédents.
  • 28 juin 1962 : le lieutenant Degueldre est condamné à mort.
  • Fin juin 1962 : 328 000 personnes ont quitté l'Algérie en juin, ce qui porte à 690 000 le nombre total de départs.
  • 30 juin 1962 : Suicide du général de Larminat qui devait présider la nouvelle Cour de Justice[46].
  • 1er juillet 1962 : référendum d'autodétermination en Algérie. Seuls les électeurs d'Algérie sont appelés à voter. Le référendum est approuvé par 99,72 % des votants[47], mais 600 000 Pieds-Noirs sur un million ont quitté le pays[48].
  • 2 juillet 1962 : Les derniers commandos OAS quittent Alger.
  • 3 juillet 1962 : L'Algérie accède à l'indépendance, après le référendum du 1er juillet. Premiers accrochages entre le GPRA et les différentes mouvances du FLN pour l'accès au pouvoir.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

  • 5 juillet 1962 : massacre à Oran, plusieurs centaines d'européens sont tués par l'ALN. L'armée française, commandée par le général Katz n'intervient que très tardivement. Une exception, le lieutenant de l'armée française Rabah Kheliff, désobéissant aux ordres du général Katz, sauve avec ses hommes environ 400 européens enlevés. Il sera sanctionné pour cette action[réf. nécessaire]. Sur l'ensemble de l'Algérie, environ 3000 européens sont signalés disparus depuis le 19 mars.
  • 6 juillet 1962 : le lieutenant Roger Degueldre, chef des commandos Delta, est fusillé. Les capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501e régiment de cavalerie de Rambouillet, ayant refusé l'ordre de former le peloton d'exécution, sont sanctionnés et mis aux arrêts.
  • 8 juillet 1962 : début des massacres organisés de Harkis, qui feront entre 60 000 et 150 000 morts selon les sources.
  • 18 juillet 1962 : Susini quitte l'Algérie pour l'Italie.
  • 10 août 1962 : mandat d'arrêt international contre Georges Bidault.
  • 22 août 1962 : attentat du Petit Clamart visant à tuer le général De Gaulle.
  • 17 septembre 1962 : arrestation du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.
  • 19 octobre 1962 : à la suite d'un recours déposé par les avocats d'André Canal, le Conseil d'État annule l'ordonnance présidentielle instituant la Cour Militaire de Justice pour violation d'un principe général du droit[49].
  • 28 novembre 1962 : Le général de Gaulle gracie le général Jouhaud.
  • 14 février 1963 : Arrestation du commando projetant de tuer de Gaulle à l'école militaire.
  • 20 février 1963 : Arrestation de 20 personnes du commando OAS de Gilles Buscia. Celui-ci s'évadera de la prison de Fresnes.
  • 25 février 1963 : Enlèvement à Munich d'Antoine Argoud par les services spéciaux français.
  • 11 mars 1963 : Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est fusillé.
  • 18 avril 1963 : Jean de Brem est tué par la police à Paris.
  • avril 1963 : Exil de Georges Bidault.
  • juillet 1963 : Démantèlement de l'imprimerie de l'OAS.
  • 30 novembre 1963 : Arrestation de Jean-Marie Curutchet à Dakar.
  • 20 janvier 1964 : Arrestation d'une partie du commando du colonel Pierre Château Jobert à Orléans.
  • février 1964 : Démantèlement d'un réseau du capitaine Pierre Sergent.
  • 15 août 1964 : Attentat du Mont Faron visant à faire exploser une jarre au passage du général De Gaulle.
  • décembre 1964 : plusieurs prisonniers OAS sont libérés.
  • 8 avril 1965 : Arrestation de Gilles Buscia : c'est la fin des opérations OAS.
  • 18 juin 1966 : Une loi permet la libération d'environ 80 prisonniers politiques.
  • 3 novembre 1967 : Claude Tenne s'évade de la prison de l'ile de Ré. Il ne sera pas repris.
  • juin 1968 : amnistie et libération des prisonniers OAS par de Gaulle, à la suite des événements de mai 1968 et de son entretien à Baden Baden avec Massu. Il s'agit de faire barrage aux idées révolutionnaires auxquelles n'adhèrent pas les anciens de l'OAS. Les membres de l'OAS vivant dans la clandestinité depuis 1961 réapparaissent, comme le colonel Pierre Chateau-Jobert à Morlaix. L'amnistie complète est accordée par la loi du 24 juillet 1968.
  • été 1968 : Autodissolution du CNR.
  • décembre 1968 : Un disque Messages de Noël 1968 est enregistré par Jean Pax Méfret, regroupant les messages à l'occasion de l'amnistie des généraux Raoul Salan et Edmond Jouhaud, du colonel Antoine Argoud, de Georges Bidault, Jacques Soustelle, Joseph Ortiz, du capitaine Pierre Sergent. L'assassinat le 20 décembre du colonel Raymond Jean Gorel alias Cimeterre, ancien trésorier de l'OAS gracié et libéré en 1966, relance le mystère du trésor de l'OAS[50].

Bilans[modifier | modifier le code]

Effectifs de l'OAS[modifier | modifier le code]

Seule une partie des membres de l'OAS est connue, car arrêtés ou identifiés, mais leur nombre est supérieur à ces seules listes. On estime que l'OAS a compté environ 1 000 à 1 500 membres actifs, dont 500 dans l'Ouest algérien, 200 en métropole et une vingtaine en Espagne. Les civils représentaient environ 2/3 des effectifs, l'autre tiers étant constitué de militaires, pour la plupart engagés, sous-officiers et officiers.

Parmi les militaires, on trouve surtout des soldats d'élite comme des légionnaires ou des parachutistes, fort peu de marins. L'état d'esprit des militaires ayant rejoint le mouvement est résumé dans la déclaration du commandant Hélie Denoix de Saint Marc à son procès[51] : maintien de la souveraineté de la France, lutte contre le communisme, volonté que tous les morts ne l'aient pas été pour rien, respect de la promesse donnée aux populations indigènes ralliées à la France.

Parmi les civils, on dénombre surtout des employés, cadres moyens, commerçants, artisans, peu de cadres supérieurs ou professions libérales. L'organisation compte une minorité de femmes, surtout affectées au transport de courrier et de fonds[52].

En ce qui concerne la sensibilité politique de ses membres, Guy Pervillé y distingue trois courants principaux[53] : un courant néo-fasciste inspiré par Jeune Nation, un courant traditionaliste proche du mouvement poujadiste ou de l'hebdomadaire Rivarol, mais parfois aussi du traditionalisme catholique, et enfin un courant nationaliste. Il serait cependant réducteur de considérer l'OAS simplement comme une organisation d'extrême droite. Parmi ses membres d'un certain âge, on comptait de nombreux anciens résistants (parmi les plus connus, on peut citer Georges Bidault, Jacques Soustelle, Raoul Salan, Pierre Chateau-Jobert, Yves Godard, Pierre Sergent, Jacques Achard...)[54]. On y trouve également des communistes[réf. nécessaire] du quartier populaire de Bab-El-Oued. Mais la provenance diverse de ses membres limitait l'action de l'OAS au seul maintien de l'Algérie Française et au rejet de la politique du général De Gaulle, sans qu'un programme politique puisse définir l'avenir de l'Algérie.

Nombre de victimes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de victimes de l'OAS.

Selon Vitalis Cros, préfet de police d'Alger en 1962, de la période de décembre 1961 à juin 1962 le nombre d'attentats de l'OAS a été quatre fois plus important que les attentats du FLN [55].

L'historien français Rémi Kauffer estime que l'OAS a assassiné entre 1 700 et 2 000 personnes[33],[56]. Le journaliste américain Paul Hénissart cite lui une source officieuse selon laquelle le nombre de victimes assassinées en Algérie s'élève à 2 200. L'historien français Guy Pervillé, s'appuyant sur deux rapports des forces de l'ordre (l'un de la Sûreté nationale, l'autre du général Fourquet, commandant supérieur des troupes françaises), et considérant l'« escalade de la violence » entre le printemps et l'été 1962, estime que ce chiffre est peut-être inférieur à la réalité[57]. Son collègue américain Rudolph J. Rummel considère lui que le nombre de victimes s'élève à au moins 12 500 (12 000 civils et 500 membres des forces de l'ordre), estimation comparable à celle de Charles de Gaulle dans ses Mémoires d'espoir. L'historien Olivier Dard[58] estime ces bilans très exagérés.

En mars 1993, un trio d'anciens de l'OAS assassine Jacques Roseau, lui-même ancien membre de l'OAS et président de l'association de rapatriés "Recours", faisant de lui la dernière victime de l'organisation[59].

Condamnations[modifier | modifier le code]

L'OAS a elle aussi subi des pertes et officiellement 119 membres ont été tués. En 1962, 635 membres de l'OAS sont arrêtés. 224 sont ensuite jugés, dont 117 acquittés, cinquante-trois condamnés à une peine de prison avec sursis, trente-huit à une peine de prison ferme, trois sont condamnés à mort et fusillés (Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar) ; le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est également passé par les armes. Son appartenance à l'OAS est sujette à discussion[60], mais selon les membres du commando il appartenait bien, comme eux, à la dernière formation de l'OAS-Métropole, également appelée OAS-CNR. Jusqu'en 1965, les arrestations s'élèveront à dix mille personnes et le nombre de condamnés à 3 680 (décompte de Rémi Kauffer, qui estime par ailleurs que les policiers, gendarmes, militaires et barbouzes ont tué plusieurs centaines de Français d'Algérie durant la guerre)[33]. Plusieurs membres de l'OAS se sont réfugiés à l'étranger, notamment en Espagne, au Portugal et en Amérique du Sud. Plusieurs sont condamnés à mort par contumace (les généraux Raoul Salan et Edmond Jouhaud, Joseph Ortiz, le colonel Château-Jobert, André Rossfelder[61], le colonel Arnaud de Seze, le colonel Yves Godard, les capitaines Pierre Sergent et Jean Biraud). La peine de mort pour motif politique, abolie depuis 1848, ayant été rétablie par ordonnance du 4 juin 1960.

En ce qui concerne les seuls officiers de l'armée française membres ou sympathisants OAS, environ 490 ont été condamnés à de la prison, 530 rayés des cadres, 1300 démissionnent.

Amnistie[modifier | modifier le code]

La première amnistie date du 17 décembre 1964 et concerne les « événements » d'Algérie. Le 21 décembre 1964, les prisonniers condamnés à des peines inférieures à quinze ans de détention (soit 173 anciens membres de l'OAS) sont amnistiés par grâce présidentielle, car il s'agit de prisonniers politiques. En mars 1966, une centaine de condamnés sont graciés et, le 17 juin 1966, une seconde loi d'amnistie efface les condamnations des condamnés libérés. Le général Jouhaud, condamné à mort le 13 avril 1962, passe 235 jours dans une cellule de condamné à mort, sa peine est commuée en perpétuité, il est libéré en décembre 1967. En 1968, des anciens de l'OAS rencontrent Jacques Foccart pour lui proposer leur ralliement au régime gaulliste contre la "chienlit" et demander l'amnistie intégrale des membres de l'organisation encore incarcérés, ce qu'ils obtiendront le 7 juin 68 après les événements de mai 68 : le gouvernement, craignant un coup de force des communistes, efface toutes les sanctions disciplinaires et professionnelles et réintègre les amnistiés dans leurs droits, pensions et décorations[62]. Cette amnistie est promise par De Gaulle à Massu, lors de sa visite à Baden Baden. En juillet 1974, une amnistie complémentaire efface d'autres condamnations pénales, autorisant ainsi la réintégration de cadres de l'OAS dans la vie politique française notamment par l'intermédiaire des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, ce qui permet à certains comme Pierre Sergent de devenir députés. Dans le cadre de l'élection présidentielle française de 1981, des négociations menées par des proches du candidat François Mitterrand aboutissent à l'appel du général Salan à voter Mitterrand et sanctionner Giscard d'Estaing. Le 3 décembre 1982, les officiers survivants sont réintégrés dans les cadres de l'armée par une nouvelle amnistie (loi du 24 novembre 1982), à l'exclusion des officiers généraux[63]. En 1987, une loi sur les rapatriés amnistie les dernières condamnations encore effectives[64].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Chefs principaux[modifier | modifier le code]

Organisation pour l'Algérie[modifier | modifier le code]

État-Major[modifier | modifier le code]

Général Raoul Salan

Algérois[modifier | modifier le code]

Général Paul Gardy (Adjoint Colonel Yves Godard)

Oranie[modifier | modifier le code]

Général Edmond Jouhaud (Adjoints Commandant Julien Camelin, Lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume)
  • OM Organisation des Masses (Roméo)
  • APP Action Psychologique et Propagande (Charles Micheletti)
  • ORO Organisation Renseignement Opération (Claude Micheletti)
  • Finances (Daniel Brun)
  • Contacts politiques (Robert Tabarot)
  • Action (Georges Gonzalès, dit « Pancho »)
  • Collines (secteurs géographiques d'Oran) :
    • Colline 1 « Bugeaud »
    • Colline 2 « La Fayette »
    • Colline 3 « Bayard »
    • Colline 4 « Cicéron »
    • Colline 5 « Hoche » (Gilberte Blay)
      • Bureaux :
        • B1 Action Psychologique (Charles Sammut)
        • B2 Renseignements (Robert Sonati)
        • B3 Action (Gilberte Blay)
        • B4 Organisation (Henri Blay)
    • Colline 6 « Socrate »
    • Colline 7 « Surcouf »
    • Colline 8 « Colbert »
    • Mers-el-Kébir
  • Réseaux :
    • Oran :
      • Bonaparte (Marcel Carreno)
      • France-Algérie (Marc Friess)
      • GAD Garde au Drapeau (Jegou)
      • Commandos Kléber (Olivier Parviller)
      • Commandos Robespierre (Christian Choiral)
      • Commandos Vercors (Lucien Tournier)
      • Groupe Surcouf (Diego Albéracin)
    • Mostaganem (Marc Payras, Favarel) :
      • Branches :
        • Action
        • Finances
        • Action Psychologique
        • Intervention auprè des autorités militaires ou civiles en faveur des activistes appréhendés
        • Matériel et fabrication d'explosifs
        • Boîtes aux lettres
        • Militaire
      • Secteurs :
        • Secteur Ville et hauts quartiers de Mostaganem
        • Secteur Bas quartiers de Mostaganem et port
        • Secteur Campagne ouest région d'Aboukir
        • Secteur Campagne ouest région Georges Clemenceau
        • Secteur Campagne est du Dahra
      • Commandos :
        • Dahra
        • Dominique
        • Dufois
        • Ghislain
        • de la Mouette
    • Saïda (Bayle)
    • Sidi-bel-Abbès (Perrin)
    • Tiaret (Lieutenant Robert Planchot)

Constantinois[modifier | modifier le code]

Colonel Pierre Château-Jobert (Adjoint Lieutenant Michel Alibert)
Robert Martel alias le « chouan de la Mitidja ».

Organisation hors frontière[modifier | modifier le code]

OAS-Métropole[modifier | modifier le code]

  • Mission I
Colonel Hervé Le Barbier de Blignières, Chef d'État-Major
André Regard
Yves Gignac
Capitaine de vaisseau Jean Joba
  • Mission II
Général Paul Vanuxem : Délégué général
Capitaine Pierre Sergent : Chef d'état-major
  • OM Organisation des Masses (Lieutenant Daniel Godot, Adjoint Adjutant-chef Marc Robin)
  • APP Action Psychologique et Propagande (Lieutenant Jacques Chadeyron)
  • ORO Organisation Renseignement Opération (Capitaine Jean-Marie Curutchet)
    • BCR Bureau Central de Renseignement (Alfred Amiot)
    • BAO Bureau d'Action Opérationnelle (Henri d'Armagnac)
    • GCM Groupement de Commandos Militaires (Commandant Georges Robin[68])
    • Bureau des Plans (Claude Capeau)
  • OMJ OAS Métro-Jeunes (Lieutenant Nicolas Kayanakis, Adjoint Jean Caunes)
  • Réseaux :
    • Bretagne (Comte Horace Savelli[69])
    • Sud-Ouest (Capitaine Bertrand de Gorostarzu)
    • Lorraine (Commandant Robert Vitasse)
    • Lyonnais
    • Bourguignon (Colonel Arnaud de Sèze)[70]
    • Provence (Jean Reimbold, Adjoint Pierre Castellan)
    • Corse
    • ZAP Zone Autonome Paris (Bertrand de Sèze)
    • Zone Autonome Saint-Maixent
    • Allemagne (Colonel Parizot)
  • Mission III
André Canal (dit « le monocle »)
  • Action (Philippe Castille, Adjoint lieutenant Jean-Marie Vincent)
  • Propagande (Nicolas d'Andréa)
  • Logistique (Ferdinand Ferrand)
  • Finances (Camille Vignau)
  • OAR Organisation Algérie Révolution
Capitaine Jean-Marie Curutchet
Capitaine Denis Baille
Pierre Charié-Marsaines
Jacques Balland
  • Équipes Action de l'OAS-Algérie

Maquis-Résurrection-Patrie[modifier | modifier le code]

Marcel Bouyer
Bernard Lefèvre
Capitaine de corvette Jacques Roy
  • Réseaux :
    • Angoulême
    • Bayonne
    • Bordeaux
    • Dax
    • Limoges
    • Mont-de-Marsan
    • Poitiers

Jeune Nation[modifier | modifier le code]

Pierre Sidos

OAS-Madrid[modifier | modifier le code]

Groupe dissident revendiquant la direction centrale de l'OAS.
Certains membres du groupe Madrid sont rapidement arrêtés par la police espagnole (Guardia civil).
Pierre Lagaillarde
Joseph Ortiz
Colonel Antoine Argoud
Colonel Charles Lacheroy

Autres membres[modifier | modifier le code]

  • Tués : Commandant Paul Bazin, Dr Paul Boilet, Lieutenants Jean de Brem, Gavalda et Philippe Jacquot, MDL Chef Liégeois, Sergent Chef Alfred Lefèbre, Brigadier Lichlet, Alain Mouzon, Axel Gavaldon, Jean Friburger, Andrée Turiela, Noel Mei, Fourvel, Le Bègue, Morère, Petit-Jean, René Descamps, Guy Derauw, François Casaneja, Joseph d'Abundo, Julien Agullo, Louis Alion, Francis André, Jean Pierre Emourgeon, Marcel Arbacete, Michel Bevilacqua, José Castillo, André Céralta, Antoine Esposito, Robert Haro, Fritz Karl Heise, Roger La Berene, Marcel Lebatut, Jean Louis Holstein, Georges Lichtlé, Jean-Claude Marquès, Lucien Lopez, Jean-Marie Llobet, Alain Bonnat, Henri et Paul Couturier.
  • Morts en prison : Commandant Robert Casati, Commandant Niaux, Charles Daudet, Jean Luc Biberson[71], Albert Garcin.
  • Membres divers :
  • Généraux Pierre Marie Bigot, Jacques Faure, Gouraud, Jean Louis Nicot, André Petit, André Zeller
  • Colonels Joseph Broizat, Bernard Cabiro, Ceccaldi, de La Chapelle, Coustaux, Henri Dufour, Emery, Raymond Gorel (alias cimeterre), Pierre Lecomte, Georges Masselot, Jean Paoli, Serge Parisot, Bertrand de Seze (ancien du bataillon de Corée)
  • Lieutenant colonels Armand Bénésis de Rotrou, Hubert Puga
  • Commandants Bertuit, André Botella, Jean Brechignac, Marcel Forhan, Houette, Jaupart, Jaybert, Georges Marchal, Robin, Périé.
  • Capitaine de corvette Jacques Woringer
  • Capitaine Paul-Alain Léger
  • Capitaines Arfeux, Assemat, Michel Bésineau, Michel Boisson, Jean Borius, Michel Brandon, capitaine de réserve comte André Brousse de Montpeyroux, Marcel Clédic, Jean-Claude Denys, Jean Ferrandi, Filippi, Gaston, Jean Graziani, François Le Berre, Noëlle Lucchetti, Montagnon, Messud, Mosconi, Raymond Mura, Ponsolle, Pouilloux, de Saint Remy, Jean René Souètre, André Troise, Vallauri
  • Lieutenant de vaisseau Cucherat
  • Lieutenants Hourtoule, Claude Goulette, Georges Reynald, Bernard, Madoui, Porte, Léonardi, Mertz, Garceau, Pauc, Panzani, Henry Lobel, de la Bigne, Labriffe, Coatalem, Christian Lefèvre.
  • Sous Lieutenants Claude Dupont, Guy Montero, Rémy Madoui[72], Jean François Collin, Charles Bourde
  • Adjudant Chef Georgio Adamo Muzzati (maquis Albert)
  • Adjudants Rebatel, Faye, Michel
  • Sergent Chef Baude, Léonardi
  • Sergent Clément, Carado, Robin
  • Caporal Chef Bernard
  • Caporal De la Chapelle d'Apcher
  • Légionnaire Claude Tenne, alias Marco ou Marc Tenard (Delta)[73], qui s'évadera de la prison de l'ile de Ré en 1967, légionnaire Large.
  • 2e Classe Grenette, Le Normand, Labroche, Avellaneda, Thomann, Hénon, Arpinpont, Naud.
  • Alexis Arette
  • Jean-Pax Méfret, journaliste, chanteur engagé
  • Jacques Soustelle, Ministre
  • Mourad Kouah, député
  • Abbé Arnette
  • Kleber Haedens, journaliste et critique littéraire
  • André Achiary, Roland Agay, Michel Anglade, Henri d'Armagnac (OAS Métro), Henri Avelin, Armand Belvisi, Serge Bernier (ancien du bataillon de Corée), Pascal Bertin, Vincent et Marcel Bolufer, Bompard dit « le bègue », Bernard Bricet, André Burini, Jacky Carougeat, René Cahuzac (ancien déporté à Dora), J. Cereaud, J. Ceteaud (ancien déporté à Dachau), Alain Chailan, Philippe Chiaverini (Delta), Edwige Chirou, Roger Cinque, Alphonse Constantin, Sauveur Costagliola (Delta), Comte Gilles de Couessin, Roger Dalet, Georges Darmani, Léon Delbecque, Gabriel Della Monica, Di Rago, Étienne Ducasse, Claudine Dupont-Tingaud, Albert Estève, Raoul Faizant (OAS Oran), Marcel Forcioli (commando Alcazar), Fernand Formont (ancien FFL), Galliou, Joseph Garcia, Pierre Garcia, Élysée Garrido, Norbert Gazeu, Roger Holeindre, Serge Jourdes, Henri Lapisardi, Philippe Lauzier (ancien déporté à Allsch), Le Gouvier, Aimé Legrand, Marguerite Lombard, Antoine Séverin Luciani, Vincent Lucido, Magade, Arthur Martinez (Delta), Jean-Pierre Martinez (Delta), Lajos Marton, Henri Mazzarino, Jean Meningaud, Edmond Michaud (ancien déporté à Buchenwald), Jean Pierre Michel, Gilbert Molina (Delta), Michel Molla, Marcel Pamies, Henri Peropadre, Claude Piegts, Herbert Piétri alias Hans Hase, Le Gouvelle de la Porte (ancien lieutenant FTP), Bernadette de Praloran, Claude Pulcina (Delta 20), Alain Romans, Jean-Marc Rouvière, Paul Schaller, Rolf Rodel, Jean Quesada, Pierre Patuel, Daniel Perrier (commando Franck Barelli), Claude Piegts, Albert Priels, Guy Pujante (alias le coq ou Mourad), Jean Paul Robert, Gyula Sari (rescapé de Dien Bien Phu), Comte de Rozières (compagnon de la libération), Jacques Prévost (rescapé de Dien Bien Phu), Jean Reimbold (ancien FFI), François Rodriguez (Delta), Samuel Rondeau, Pierre Sidos, Albert Spaggiari, Yves Stella, Lazlo Varga, Dominique Venner, Jean Vittot, Georges Watin dit « la boiteuse », Ziano Yan, Dominique Zattara.

Sympathisants et soutiens[modifier | modifier le code]

  • Le commandant Raymond Muelle, campagne de Corse et d'Elbe en 1943, campagne de France en 1944, campagne d'Allemagne et d'Autriche en 1945, ancien chef du 1er bataillon de choc, lieutenant au 2e BEP en Indochine, capitaine au 11e Choc en 1954 en Algérie, commandant au SDECE en 1957. En octobre 1962, bien que n’ayant pas rejoint ceux qu’on appela « les soldats perdus » il fut arrêté et inculpé de complot contre la sûreté de l’État et de détention illégale d’armes. Il semble qu’on lui ait reproché d’avoir conservé des liens d’amitié avec certains soldats rebelles. Quant à la détention d’armes il était dit-il collectionneur, mais il ajoute avec humour : « Bon, d’accord, je n’aurais peut-être pas dû garder les munitions » (La guerre d’Algérie 54-62, Trésor du Patrimoine, volume 11). En février 1964 il est condamné avec sursis mais il est mis à la retraite d'office et doit quitter l’armée.
  • Le colonel Bernard Moinet démissionne de l'armée dès qu'il apprend le massacre des Harkis. Il donna de nombreuses conférences et publia un livre (L'X en croix) en hommage au colonel Bastien-Thiry.

Les juifs pieds-noirs et l'OAS[modifier | modifier le code]

Les attentats du FLN touchent également les synagogues et les rabbins : en janvier 1962, le FLN commet des attentats dans le quartier juif de Mostaganem ; une grenade est lancée sur un marché du quartier juif de Constantine en mai ; etc.

Durant cette période, la communauté juive s'oriente d'une manière générale vers une position de neutralité. Les organisations communautaires font preuve d'une extrême modération et refusent de prendre politiquement position, pourtant certains de leurs membres s'engagent au sein de l'OAS, de manière individuelle comme Jean Ghenassia qui deviendra le lieutenant de Joseph Ortiz (selon Emmanuel Ratier)[74], ou collectivement comme à Alger et à Oran où ils seront particulièrement actifs. Regroupés au sein des « Commandos Colline », ces groupes sont liés aux réseaux France Résurrection conduits par Elie Azoulai et Ben Attar. Ils assassineront certains élus musulmans, essaieront de mettre le feu à la prison où sont détenus des hommes du FLN et abattront des officiers français, comme le lieutenant-colonel Pierre Rançon, chef du 2e Bureau d'Oran, chargé de la lutte anti-OAS[75].

Les musulmans et l'OAS[modifier | modifier le code]

L'OAS avait lancé un appel aux français-musulmans pour combattre auprès d'eux, contre le FLN. En 1962, on dénombre au moins deux musulmans parmi les jeunes dirigeants de l'OAS[76].

En 1963, Bachaga Boualam explique ainsi l'engagement de nombreux Musulmans au sein de l'OAS : « Même au moment où tout était perdu, il y avait dans le cœur de certains Musulmans l'immense espoir que les chefs militaires prestigieux qui avaient été à la tête de l'Armée française et qui avaient pris la tête de l'armée secrète parviennent à la victoire. J'ai le devoir d'écrire que si de nombreux Musulmans, beaucoup plus nombreux qu'on ne le dit, se sont embarqués sur cette galère qu'ils soient du MNA ou de l'Algérie française, c'est qu'ils voyaient dans l'OAS une planche de salut, leur dernière avant de s'avouer vaincus, avant de dire définitivement, nous avons été trahis »[77].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Azeau Henri, Révolte militaire, Alger, 22 avril 1961, Plon, 1961
  • Bastien-Thiry Gabriel, Plaidoyer pour un frère fusillé, La table ronde, 1966
  • Bastien-Thiry Geneviève, Bastien-Thiry, vérité, Cercle Jean Bastien-Thiry, 1985
  • Cercle Jean Bastien-Thiry, Présence de Jean Bastien-Thiry, Cercle Jean Bastien-Thiry, 1996
  • Bénésis de Rotrou Armand, Commando "Georges" et l'Algérie d'après, Dualpha, 2009
  • Boualam Bachaga, Mon pays, la France, France Empire, 1962
  • Branche Raphaëlle, « FLN et OAS : deux terrorismes en guerre d'Algérie », in Revue Européenne d'Histoire / European Review of History, vol. 14, no 3, 2012, p. 325-342, [lire en ligne] sur le site HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société)
  • Brune Jean, Interdit aux chiens et aux français
  • Buchard Robert, Organisation Armée Secrète, Albin Michel, 1963
  • Carreras Fernand, L'accord FLN-OAS, Laffont, 1967
  • Casta François, Le drame spirituel de l'armée, 1962
  • Courrière Yves, La guerre d'Algérie, Fayard, 2001
  • Dard Olivier, Voyage au cœur de l'OAS, Perrin, 2006, [compte-rendu en ligne]
  • Demougin Jacques, Les mensonges de la guerre d'Algérie, France Loisirs, 2005
  • Déroulède Arnaud : OAS. Étude d'une organisation clandestine, Curutchet, 1997
  • Dillinger Georges, Le meurtre des départements d'Algérie, Atelier Fol'fer, 2008
  • Duranton-Crabol Anne-Marie, Le temps de l'OAS, Complexe, 1995
  • Duranton-Crabol Anne-Marie, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, 2012
  • Faivre Maurice, Un village de Harkis, L'Harmattan, 1994
  • Faivre Maurice, Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, L'Harmattan, 1995
  • Faivre Maurice, Les archives inédites de la politique algérienne 1958-1962, L'Harmattan, 2000
  • Faivre Maurice, Conflits d'autorité durant la guerre d'Algérie, L'Harmattan, 2004
  • Faivre Maurice, Le renseignement dans la guerre d'Algérie, Lavauzelle, 2006
  • Faivre Maurice, La croix rouge pendant la guerre d'Algérie, Lavauzelle, 2007
  • Gauchon Pascal et Buisson Patrick, OAS. Histoire de la Résistance française en Algérie, Éditions Jeune Pied Noir, 1984
  • Fleury Georges, Histoire secrète de l'OAS, Grasset, 2002
  • Gilles Camille, Jésus et ses apôtres, Julliard, 1973
  • Guibert Vincent, Les commandos Delta, Curutchet, 2000
  • Harbi Mohammed et Stora Benjamin, La guerre d'Algérie, 1954-2004, la fin de l'amnésie, Hachette, 2004
  • Harrison Alexander, Le défi à De Gaulle. L'OAS et la contre-révolution en Algérie, 1954-1962, L'Harmattan, 2008
  • Heduy Philippe, Algérie française 1942-1962, Société de production littéraire, 1980
  • Henissart Paul, Les combattants du crépuscule : la dernière année de l'Algérie française, Grasset, 1970
  • Horne Alistair, Histoire de la guerre d'Algérie, Albin Michel, 1980
  • Jordi Jean-Jacques, Les disparus civils européens de la guerre d'Algérie : un silence d'état, Soteca, 2011
  • Jordi Jean-Jacques et Pervillé Guy, Alger 1940-1962 : une ville en guerre, Autrement, 1999
  • Kauffer Rémi, OAS. Histoire d'une organisation secrète, Fayard, 1986
  • Kauffer Rémi, OAS. Histoire d'une guerre franco-française, Seuil, 2002
  • Kauffer Rémi, OAS : la guerre franco-française d'Algérie, dans Harbi Mohammed et Stora Benjamin, La guerre d’Algérie, 1954-2004, la fin de l’amnésie, page 454
  • Ménard Robert et Rolando Thierry, Vive l'Algérie française, Mordicus, 2012
  • Moinet Bernard, Journal d'une agonie, Confrérie Castille, 1999
  • Monneret Jean, La phase finale de la guerre d'Algérie, L'Harmattan, 2000
  • Monneret Jean, La tragédie dissimulée : Oran, 5 juillet 1962, Michalon, 2006
  • Monneret Jean, La guerre d'Algérie en trente-cinq questions, L'Harmattan, 2008
  • Monneret Jean, Une ténébreuse affaire : la fusillade du 26 mars 1962 à Alger, L'Harmattan, 2009
  • Pervillé Guy, Pour une histoire de la guerre d'Algérie, Picard, 2002
  • Pervillé Guy, Atlas de la guerre d'Algérie, Autrement, 2003
  • Pervillé Guy, La guerre d'Algérie, Presses universitaires de France, 2007
  • Ramon Jean-Bernard, L'OAS et ses appuis internationaux. Alliés, influences et manipulations extérieures, Atelier Fol'fer, 2008
  • Tripier Philippe, Autopsie de la guerre d'Algérie, France Empire, 1972
  • Zeller Guillaume, Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié, Tallandier, 2012

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Fontan Emmanuel, La répression de l'OAS à Paris entre avril 1961 et mai 1962. L'autre bataille de Paris ?, mémoire de Master 1 d'histoire contemporaine sous la direction du professeur Jacques Frémeaux, université de Paris IV-Sorbonne, 2006
  • Goutalier Régine, L'OAS en Oranie, Aix-en-Provence, 1975
  • Herman Bernard, Les Attentats de l'OAS à Paris et leurs représentations. D'avril 1961 à juillet 1962., mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine sous la direction du professeur Michel Pigenet, université de Paris I-Sorbonne, 2003
  • Lancelot Marie-Thérèse, L'Organisation Armée Secrète, Fondation nationale des sciences politiques, 1963

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Membres de l'OAS
    • Argoud Antoine, La décadence, l'imposture et la tragédie, Fayard, 1974
    • Bastien-Thiry Jean-Marie, Déclaration du Colonel Bastien Thiry, 2 février 1963, Éditions du fuseau, 1963
    • Belvisi Armand, L'attentat, indicatif Echo/Gabriel, La table ronde, 1972
    • Belvisi Armand, Les sacrifiés
    • Bidault Georges, Le point, La table ronde, 1968
    • Bidault Georges, D'une résistance à l'autre, les presses du siècle, 1965
    • de Blignières Hervé, Sur ma vie, Cercle national Jeanne d'Arc, 1989
    • Brun Jean-Pierre, J'étais dans l'OAS Métro Jeunes, Dualpha
    • Buscia Gilles et Zehr Patrice, Au nom de l'OAS : Objectif Pompidou, Éditions Alain Lefeuvre, 1980
    • Buscia Gilles et Zehr Patrice, Au nom de l'OAS : Requiem pour une cause perdue, Éditions Alain Lefeuvre, 1981
    • Castano José, Les larmes de la passion, SHE, 1982, Afin que nul n'oublie
    • Castano José, Les seigneurs de la guerre. L'odyssée et la fin tragique du 1er REP en Algérie, à compte d'auteur
    • Challe Maurice, Notre révolte, Presses de la cité, 1968
    • de Chanterac Arnaud, Écrits de vie et de combats
    • Château-Jobert Pierre, Feux et lumière sur ma trace, Presse de la cité, 1978
    • Coral (Jacques de Larocque Latour), Journal d'un embastillé sous la Vème République, Editions Saint Just, 1962
    • Costagliola Sauveur, Nous qui avons été ceux-là, Éditions Aux échos d'Alger
    • Curutchet Jean-Marie, Je veux la tourmente, Laffont, 1973
    • Curutchet Jean-Marie, Le procès Jean Marie Curutchet- Compte rendu sténographique des débats, Nouvelles éditions latines, 1965
    • Descaves Pierre Une autre histoire de l'OAS : Topologie d'une désinformation, Atelier Fol'Fer, 2008 (ISBN 978-2-9527663-3-3)
    • Ferrandi Jean, 600 jours avec Salan, Éditions : Arthème Fayard, 1969
    • Giacomoni Pierre-Dominique, J'ai tué pour rien. Un commando Delta à Alger, Paris, Fayard, 1974
    • Godard Yves, Les 3 batailles d'Alger, Tome 1 Les Paras dans la ville, Fayard, 1972
    • Guillaume Pierre, Mon âme à Dieu, mon corps à la patrie, mon honneur à moi, Plon, 2006
    • Holeindre Roger, L'homme qui faisait se battre les français entre eux, histoire du gaullisme, Éditions d'Héligoland, 2009, / Réponse aux traitres, aux porteurs de valises et Boutef.
    • Jouhaud Edmond, Ô mon pays perdu. De Bou-Sfer à Tulle, Fayard, 1969
    • Jouhaud Edmond, Ce que je n'ai pas dit, Fayard, 1977
    • Jouhaud Edmond, La vie est un combat, Fayard, 1974
    • Kayanakis Nicolas, Derniers châteaux en Espagne, La Table Ronde, 1966
    • Kayanakis Nicolas, Algérie 1960 : La victoire trahie, Atlantis, 1999
    • Lacheroy Charles, De St Cyr à l'action psychologique, Lavauzelle, 2004
    • Lagaillarde Pierre On a triché avec l'honneur, La table ronde, 1961
    • Léger Paul-Alain, Aux carrefours de la guerre
    • Madoui Rémy, J'ai été fellagha, officier français et déserteur, du FLN à l'OAS, 2004
    • Martel Robert, La contre révolution française en Algérie, Diffusion de la Pensée Française, 1973
    • Mazzarino Henri, Les oranges amères de Blida, Editions Atlantis, 2011
    • Mefret Jean-Pax, Jusqu'au bout de l'Algérie française - Bastien Thiry, Pygmalion, 2007
    • Mefret Jean-Pax, 1962, l'été du malheur, Pygmalion, 2007
    • Mefret Jean-Pax, chansons l'hymne des pieds noirs, la prière, messages de Noël 1968 pour l'amnistie, lieutenant Roger Degueldre, l'erreur du général, je ne vous garde pas rancune je vous plains, les barricades, le pain de la misère, le poulpe, Santa Cruz, un Noël à Alger, la médaille, le pays qui n'existe plus, la colère, ceux qui ont choisi la France, la nostalgérie, Djebel amour, la réponse pour l'amnistie
    • Merciecca José, Bône et l'OAS
    • Micheletti Claude, Fors l'honneur. La guerilla OAS à Oran en 1961-1962, Curutchet, 2002
    • Montagnon Pierre, La guerre d'Algérie genèse et engrenage d'une tragédie, L'affaire Si Salah secret d'état, Histoire de l'Algérie des origines à nos jours, Pas même un caillou
    • Montpeyroux-Brousse, Pour la France, faut il suivre Salan ?, Auguste Minet, 1962
    • Mouton-Raimbault Claude, Pierre Delhomme, de l'Algérie française à l'expiation, Éditions de Chiré, 2003
    • Muzzati Giorgio Adamo, Dernier baroud pour l'honneur, Éditions Italiques
    • OAS parle, Julliard, 1964 [Recueil de documents]
    • Ortiz Joseph, Mes combats
    • Pérez Jean-Claude, Vérités tentaculaires sur l'OAS et la guerre d'Algérie, Dualpha, 2006
    • Pérez Jean-Claude, Islamisme dans la guerre d'Algérie, Dualpha, 2004
    • Pérez Jean-Claude, Le sang d'Algérie, Éditions Camelot et de la joyeuse garde, 1992
    • Pérez Jean-Claude, Debout dans ma mémoire- Tourments et tribulations d'un réprouvé de l'Algérie française, Harriet, 1996
    • Pujante Guy, Itinéraire Lambda
    • Quivy Antoine, Les soldats perdus. Des anciens de l'OAS racontent, Seuil, 2003.
    • Reimbold Jean, Pour avoir dit non, La Table Ronde, 1966
    • Robin Georges, Commandant rebelle
    • Rossfelder André, Le onzième commandement, Gallimard, 2000[78]
    • de St Marc Hélie, Les champs de braise, Perrin, 1995
    • Salan Raoul, Mémoires, fin d'un empire, 4 tomes, Presses de la cité, 1970
    • Sergent Pierre, Ma peau au bout de mes idées, La Table Ronde, 1967 / Je ne regrette rien, Fayard, 1972
    • Soustelle Jacques, 28 ans de Gaullisme, la table ronde, 1968
    • Soustelle Jacques, Sur une route nouvelle, le Fuseau, 1964
    • Soustelle Jacques, L'espérance trahie, éditions de l'Alma, 1962
    • Soustelle Jacques, Envers et contre tout, Crémille, 1970
    • Soustelle Jacques, Lettre ouverte aux victimes de la décolonisation, Albin Michel, 1973
    • Soustelle Jacques, La page n'est pas tournée, La table ronde, 1965
    • Susini Jean-Jacques, Histoire de l'OAS, La Table Ronde, 1963
    • Tenne Claude, Mais le diable marche avec nous
    • de la Tocnaye Alain, Comment je n'ai pas tué De Gaulle, Edmond Nalis, 1969
    • Troise André, Crimes d'état d'un chef d'état, Éditions Dualpha, 2005
    • Vaudrey Marie-Thérèse, Phuoc la maison du bonheur, Julliard, 1973
    • Comité VERITAS, Alger 26 mars 62, Nouveau livre blanc sur un crime d'État
    • Zeller André, Dialogues avec un général, Presses de la cité, 1974
    • 1er REP, Chants d'honneur et de fidélité, disque SERP, 1961
    • Le procès du Petit Clamart, disque SERP, 1963
    • La guerre d'Algérie, coffret 4 disques SERP
    • Ils étaient 26 français..., enregistré à la prison de la Santé lors de la révolte du 30 novembre 1961, CD, Histoire et Mémoire
  • Responsables de la lutte contre l'OAS
    • Bitterlin Lucien, Histoire des barbouzes, éd. du Palais Royal, 1972
    • Bitterlin Lucien, Nous étions tous des terroristes. L'histoire des barbouzes contre l'OAS en Algérie, éd. Témoignage chrétien, 1983 (préface de Louis Terrenoire)
    • Delarue Jacques, L'O.A.S. contre De Gaulle, Fayard, 1994
    • Katz Joseph, Pour l'honneur d'un général, L'Harmattan, 1993
    • Lemarchand Pierre, Barbouze du Général, Le cherche midi, 2005
    • Melnik Constantin, Mille jours à Matignon. Raisons d'État sous de Gaulle. Guerre d'Algérie, 1959-1962, Grasset, 1988
    • Melnik Constantin, La mort était leur mission, Plon, 1996
    • Melnik Constantin, Politiquement incorrect, Plon, 1999
    • Morland, Barangé, Martinez, Histoire de l'Organisation de l'Armée Secrète, Julliard, 1964
  • Victimes et familles de victimes de l'OAS
    • Ould Aoudia Jean-Philippe, La Bataille de Marignane - 6 juillet 2005 - La République, aujourd'hui, face à l'OAS, suivi de Mort pour la France - 31 mai 1961 - Alger de Jean-François Gavoury, Éditions Tirésias, 2006
  • Victimes et familles de victimes des barbouzes
    • Alexandre Tislenkoff, J'accuse Lemarchand, Éditions saint just, 1966

Fictions[modifier | modifier le code]

  • Bandes dessinées
    • Louis Joos, Yann, O.A.S, Aïscha, Glénat, 1990

Filmographie[modifier | modifier le code]

Fictions
Documentaires

l'OAS de ali fateh ayadi produit par la télévision Algérienne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : OAS.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société française d’histoire de la police
  2. voir par exemple Yves Courrière et Philippe Monnier, La Guerre d'Algérie, 1972.
  3. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, (2009), p. 51
  4. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, (2009), p. 93
  5. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, (2009), p. 93 et suivantes
  6. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, (2009), p. 142
  7. http://encyclopedie-afn.org/index.php/ALGERIE_POLITIQUE_-_Histoire_de_l%27OAS Barricades
  8. http://mjp.univ-perp.fr/france/ref1961.htm
  9. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 19
  10. Afin d'enrayer les désertions et les disparitions d'armes, le général Ailleret publira une directive en décembre 1961, demandant aux forces armées « d'éliminer de leurs rangs tous éléments appartenant à l'OAS ou manifestant en sa faveur une sympathie agissante », cité par Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 61
  11. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, (2009), p. 173
  12. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 110-111
  13. Gosselin, Vinent, Tislenkoff
  14. a et b Georges Fleury, Histoire secrète de l'OAS
  15. Jean Jacques Susini, Histoire de l'OAS, p. 258
  16. Jean-Jacques Jordi, Un silence d'état, les disparus civils européens de la guerre d'Algérie, Soteca 2011, p. 53-56 ; (ISBN 978-2-9163-8556-3)
  17. J.-J. Jordi, op.cit., p. 56
  18. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 110
  19. Anne-Maris Duranton-Cabrol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 43
  20. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 44-46, p.76
  21. Journal officiel de la république française du 30 janvier 1962
  22. Pierre Abramovici, « L'attentat ferroviaire resté secret d'Etat », Historia, no 689,‎ 2004, p. 18 (lire en ligne)
  23. Anne-Marie Duranton-Cabrol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 54
  24. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 94
  25. http://www.babelouedstory.com/journaux/journaux_accueil/journaux_accueil.html
  26. a et b Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 92-93
  27. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 74
  28. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 44-46
  29. Jean Monneret, La phase finale de la guerre d'Algérie, Paris, Editions L'Harmattan,‎ 2000 (ISBN 2747500438, ISSN 9782747500432, lire en ligne), p. 212
  30. Clément Steuer, Susini et l'OAS, L'Harmattan,‎ 2004 (ISBN 978-2-7475-6762-6), p. 54
  31. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 95
  32. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 83
  33. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Rémi Kauffer, OAS, la guerre franco-française d'Algérie, in La guerre d'Algérie, 1954-2004, la fin de l'amnésie, sous la direction de Mohammed Harbi et Benjamin Stora, éd. Robert Laffont (2004)
  34. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 93
  35. a et b Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 46
  36. Les crimes et les exactions du FLN après le 19 mars 1962, Jean-Jacques Jordi, conférence du 13/11/2012
  37. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 132
  38. La France contemporaine, La guerre d'Algérie, t.IX, Tallendier (1988), p. 424
  39. a et b Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 138
  40. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 133
  41. Georges Fleury, Histoire secrète de l'OAS, Grasset, p. 663
  42. Selon une enquête menée par Jean de Broglie, secrétaire d'État aux affaires algériennes, le nombre de disparus entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1962, s'élève à 3018 disparus, dont 1245 ont été libérés ou retrouvés, 1165 sont de façon quasi-certaine décédés, 135 cas sont toujours en cours d'enquête et 473 cas correspondent à des personnes « dont on peut penser qu'elles sont en vie et ne tiennent pas à ce qu'on parle d'elles ». JORL n°57 du 25 novembre 1964, Débats parlementaires du Sénat, p. 1847
  43. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 135
  44. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 148
  45. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 136
  46. Anne-Maris Duranton-Cabrol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 148
  47. Voir les résultats du vote
  48. Pierre Daum, Ni valise ni cercueil, les Pieds-Noirs restés en Algérie après l'indépendance, Solin Axtes Sud (2012) p. 44.
  49. Anne-Maris Duranton-Cabrol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 138
  50. Jean-Claude Pérez, Vérités tentaculaires sur l'OAS et la guerre d'Algérie, J. Curutchet,‎ 1999, p. 141
  51. Voir sa déclaration
  52. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 28-30
  53. Guy Pervillé, L'algérie dans la mémoire des droites, in Jean-François Sirinelli, Histoire des droites en France, Gallimard (1992), vol.2, p. 642
  54. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur (2012), p. 35-39
  55. Guerre d'Algérie, épisode : La Valise ou le cercueil, de Peter Betty, 1984., Témoignage à partir de : 1h21min et 24 secondes
  56. OAS. Histoire d'une guerre franco-française, éd. du Seuil, 2002
  57. « La guerre d'Algérie : combien de victimes ? », in Harbi et Stora, op. cit., p. 704
  58. Olivier Dard, Voyage au cœur de l'OAS, 2006
  59. Anne-Marie Duranton-Cabrol, L'OAS, la peur et la violence, André Versaille éditeur, (2012), p. 165
  60. Voir page Wikipédia "attentat du petit clamart", paragraphe remise en cause de l'appartenance à l'OAS
  61. André Rossfelder, le Onzième Commandement, Gallimard (2000)
  62. René Rémond, La Droite en France de la Première Restauration à la Ve République : 1940-juin 1968, Aubier,‎ 1968, p. 446
  63. Pierre Joxe, Cas de conscience, Labor et Fides,‎ 2010, p. 85-88
  64. Benjamin Stora, La gangrène et l'oubli. La mémoire de la guerre d'Algérie, Éds. La Découverte & Syros,‎ 1998, 376 p.
  65. Rémi Kauffer, OAS : Histoire d'une guerre franco-française, Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », 2002 (ISBN 978-2-02-054122-0), p. 221
  66. Voir
  67. Tué
  68. Georges Robin
  69. Colonel en retraite
  70. Arnaud de Sèze, militaire de l'OAS avec le grade de colonel, condamné par contumace le 4 avril 1963 [1]
  71. Fabrice Laroche, François d'Orcival, Le courage est leur patri e: Volume 4, de Action (Art et histoire d'Europe (Firm), Collection Action,‎ 1965, p. 190
  72. http://livre.fnac.com/a1522516/Remy-Madoui-J-ai-ete-Fellagha-officier-francais-et-deserteur
  73. http://encyclopedie-afn.org/index.php/TENNE_Claude
  74. [réf. incomplète] Emmanuel Ratier, Les guerriers d'Israël : enquête sur les milices sionistes, Facta, Paris, 1995.
  75. [réf. incomplète] Rémi Kauffer, OAS : Histoire d’une guerre franco-française, Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », avril 2002 (ISBN 978-2-02-054122-0)
  76. « Le colonel Broizat a longuement discuté avec de jeunes dirigeants de l'OAS (dont deux musulmans), partisans de « durcir encore un terrorisme aveugle et de plus en plus sanglant » pour provoquer l'affrontement des communautés et l'intervention de l'armée, en reprenant à leur compte la violence qui a si bien réussi au FLN », L'organisation Combien de divisions... internes ?, Historia Thématique no 76 mars-avril 2002 : La Face cachée de la guerre d'Algérie - L'OAS, Les Secrets d'une Organisation Clandestine, Rémi Kauffer, Jean Monneret
  77. Saïd Boualam, Mon pays la France (1963), Pocket, 1973, p. 246
  78. http://www.parutions.com/pages/1-4-7-971.html