Marc Fumaroli

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Marc Fumaroli

Activités Écrivain, historien, académicien français, Professeur des universités
Naissance (81 ans)
Marseille, France
Distinctions Membre de l'Académie française
Professeur au Collège de France
Président de la Société des Amis du Louvre
Commandeur de la Légion d'honneur
Prix Balzan 2001

Marc Fumaroli (né à Marseille le ) est un professeur des universités, historien, essayiste et académicien français spécialiste du XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il passe son enfance et son adolescence à Fès. Il effectue des études secondaires au lycée mixte de Fès (où il obtient un baccalauréat de lettres) et des études supérieures au lycée Thiers à Marseille, à l'université d'Aix-Marseille et à la Sorbonne[1].

En 1958, il est reçu à l'agrégation de lettres classiques. De septembre 1958 à janvier 1961, il effectue son service militaire à l’École militaire interarmes de Coëtquidan et dans le VIe Régiment d’artillerie à Colbert (aujourd'hui Aïn Oulmene), dans le Constantinois[2]. De septembre 1963 à août 1966, il est pensionnaire de la Fondation Thiers. Assistant à la Faculté des lettres de Lille de 1966 à 1969[3], puis chargé d'enseignement à l'Université Lille III de 1969 à 1976[4], il devient docteur ès lettres et maître de conférences à Paris IV-Sorbonne en juin 1976[5]. De 1978 à 1985, il est Professeur à l'Université de Paris IV Sorbonne[6].

En 1986, il est élu professeur au Collège de France, chaire « Rhétorique et société en Europe (XVIe-XVIIe siècles) ».

En 1991, dans L'État culturel, dont le titre a été repris dans celui de l'ouvrage de Jacques Donzelot, L'État animateur, il développe une critique très ferme de la politique culturelle française qui s'enracinerait dans le régime de Vichy, à travers André Malraux, pour atteindre son apogée en Jack Lang. Pour Marc Fumaroli, « l’État compromet son propre rôle et égare ses propres ressources, toujours limitées, dès lors qu’il veut tout faire » ; la politique culturelle doit viser à développer l'excellence et non s'égarer dans une « conception inflationniste »[7].

Il est élu à l'Académie française le 2 mars 1995 au fauteuil 6, succédant à Eugène Ionesco et le 30 janvier 1998, à l'Académie des inscriptions et belles-lettres au fauteuil laissé par Georges Duby.

En 1996, il a été élu président de la Société des Amis du Louvre.

Depuis 1997, il est Professor at large de l’Université de Chicago au titre du Department of Romance Languages et du Committee on Social Thought.

Dès l'année 2000, il travaille avec ses collaborateurs Marianne Lion-Violet (CNRS) et Francesco Solinas (Collège de France) à la constitution d'un Institut consacré à l'étude de la République des Lettres, rattaché au CNRS sous la direction du Professeur Antoine Compagnon. Cette même année, il est professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers[8].

Depuis 2003, il est professeur honoraire au Collège de France et fait partie de plusieurs commissions.

Par arrêté du 2 octobre 2006, Marc Fumaroli a été nommé président de la Commission générale de terminologie et de néologie, en remplacement de M. Gabriel de Broglie, de l'Académie française, pour la durée du mandat restant à courir (JO du 03-10-2006, p. 14632, texte no 21).

Depuis mars 2008, il fait également partie de la Commission présidée par Hugues Gall et chargée par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, de pourvoir au poste de directeur de la Villa Médicis à Rome.

Depuis 2009, il est membre du Comité de parrainage de l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel présidé par le réalisateur Magà Ettori.

En 2009, il devient membre du jury du prix de la BnF.

Il est membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine cultuel français.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Marc Fumaroli a reçu de très nombreuses distinctions pour son œuvre :

Il est membre de nombreuses sociétés et académies : membre de l'Académie française, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, membre correspondant de la British Academy, membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis, de l'Académie américaine des arts et des lettres, de la Société américaine de philosophie de Philadelphie, de l'Académie des Lynx.

Il a reçu de nombreuses décorations françaises et étrangères : commandeur de la Légion d'honneur[9], commandeur de l'Ordre national du Mérite (1976), commandeur des Palmes académiques, commandeur des Arts et des Lettres ; grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne ; médaille du Mérite culturel Gloria Artis[10] (Pologne).

Il a également reçu des prix littéraires : prix Monseigneur Marcel de l'Académie française (1982), Prix de la critique de l'Académie française, (1992), Prix Balzan, pour l'histoire et la critique littéraires du XVIe siècle à nos jours (2001), Prix du Mémorial - Grand Prix Littéraire d'Ajaccio (2004), Prix Combourg, (2004), Prix Reino de Redonda (2009).

Enfin, plusieurs universités l'ont fait docteur honoris causa : université de Naples (1994), université de Bologne (1999), université de Gênes (2004), université Complutense de Madrid, (2005).

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Âge de l'éloquence : rhétorique et « res literaria » de la Renaissance au seuil de l'époque classique, Droz, 1980; rééd. Albin Michel, 1994 (ISBN 2-226-06951-8)
  • Héros et Orateurs, rhétorique et dramaturgie cornélienne, Droz, 1990
  • L'État culturel : une religion moderne, Éditions de Fallois, 1991; rééd. Livre de Poche, 1999 (ISBN 2-253-06081-X)
  • La Diplomatie de l'esprit : de Montaigne à La Fontaine, Hermann, 1995; rééd. 1998 (ISBN 2-7056-6380-0)
  • Histoire de la rhétorique dans l'Europe moderne : 1450-1950, Presses Universitaires de France, 1999 (ISBN 2-13-049526-5)
  • L'École du silence. Le sentiment des images au XVIIème siècle, Paris, Flammarion, 1999 (ISBN 978-2-07-042132-9)
  • Quand l'Europe parlait français, Éditions de Fallois, 2001 (ISBN 2-87706-426-3)
  • Chateaubriand : Poésie et Terreur, Éditions de Fallois, 2003 (ISBN 2-87706-483-2) (Prix Combourg 2004)
  • Maurice Quentin de La Tour et le siècle de Louis XV, Éditions du Quesne, 2005 (ISBN 2-909989-23-2)
  • Exercices de lecture : De Rabelais à Paul Valéry, Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2006, 778 p. (ISBN 2-07-072985-0)
  • Peinture et Pouvoirs aux XVIIe et XVIIIe siècles : de Rome à Paris, Faton, 2007, 397 p. (ISBN 978-2-87844-094-2)
  • Paris-New York et retour Voyage dans les arts et les images Journal 2007-2008, Fayard, 2009, 634 p. (ISBN 978-2-213-62483-9)
  • Chateaubriand et Rousseau, Conférence au Collège de France 1995, CD audio, Ed. Le Livre Qui Parle, 2009.
  • Discours de réception de Jean Clair à l'Académie Française et réponse de Marc Fumaroli, Gallimard, 2009, 130 p. (ISBN 9782070127825)
  • Le Big bang et après ?, avec Alexandre Adler, Blandine Kriegel et Trinh Xuan Thuan, Albin Michel, 2010, 168 p. (ISBN 9782226207456)
  • L'Homme de cour, préface-essai sur l'œuvre de Baltasar Gracián, Gallimard, « Folio Classique », 2011, 654 p. (ISBN 978-2-07-042132-9)
  • Le livre des métaphores - Essai sur la mémoire de la langue française, Robert Laffont, 2012
  • Des Modernes aux Anciens, Gallimard, « Tel », 2012 (ISBN 978-2-07-013507-3)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • République des Lettres, République des Arts. Mélanges en l'honneur de Marc Fumaroli, essais réunis et édités par Ch. Mouchel et C. Nativel, Genève, Droz, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]


Précédé par Marc Fumaroli Suivi par
Eugène Ionesco
Fauteuil 6 de l’Académie française
1994-
Membre actuel