André Suarès

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André Suarès

Photo d'André Suarès.jpg
Activités Poète
Essayiste
Dramaturge
Pamphlétaire
Critique littéraire
Naissance 12 juin 1868
Marseille
Décès 7 septembre 1948 (à 80 ans)
Saint-Maur-des-Fossés
Langue d'écriture français
Mouvement La Nouvelle Revue française

Œuvres principales

  • Voyage du Condottière (1910-1932)
  • Vues sur l'Europe (1936)
  • Le Paraclet (posthume)

André Suarès, né à Marseille le 12 juin 1868 et mort à Saint-Maur-des-Fossés le 7 septembre 1948, est un poète et écrivain français. Il est inhumé le 8 juillet 1950 dans la commune des Baux-de-Provence.

Gabriel Bounoure l'a défini comme « le grand témoin de la grande crise de sa génération, quand on ne pouvait même pas croire à la vie, sauf sous cette forme sublime qu'on appelle art. »

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Marseille, d'un père juif et d'une mère catholique, Isaac-Félix Suarès perd sa mère à sept ans avant de voir son père sombrer dans une longue agonie. Lycéen aux qualités précoces, il obtient, à seize ans, le premier prix du Concours général de français ; il est alors remarqué par Anatole France, qui lui consacre une chronique dans son feuilleton du Temps.

Reçu troisième à l'École normale supérieure, il devient, rue d'Ulm, le compagnon de thurne de Romain Rolland. Il échoue trois ans plus tard à l'agrégation d'histoire. Ruiné, sans ressources après la mort de son père, il vit en reclus à Marseille jusqu'en 1895.

Il surmonte ce naufrage grâce à la sollicitude de son frère Jean, officier de marine, qui meurt accidentellement en 1903, de sa sœur Esther, de ses oncles maternels, les Cohen, et de Maurice Pottecher, fondateur du théâtre du Peuple. Il entre alors dans une intense période de création et ne cesse de publier, en tout genre, parfois grâce à l'appui de mécènes fidèles, dont la comtesse Thérèse Murat, l'industriel Edouard Latil et le patron de la Samaritaine, Gabriel Cognacq.

Le Voyage du Condottière[modifier | modifier le code]

De juin à septembre 1895, André Suarès fait à pied son premier voyage en Italie. Il y retournera de septembre à novembre 1902, de mai à août 1909, en 1913, et enfin en 1928. De ces voyages, il retirera la matière de son œuvre majeure Le Voyage du Condottière, publié en plusieurs fois : la première en 1910 (Vers Venise, Ed. Cornély) ; les deux volumes suivant paraîtront en 1932 ( II. Fiorenza ; III. Sienne la bien-aimée). La première édition complète du Voyage du Condottière sera publiée chez Émile-Paul, éditeur des deux derniers volumes, en 1950 [1].

L'ouvrage contient entre autres, les descriptions de Venise, de Florence, de Sienne, mais aussi de Gênes, Crémone ou de Sansepolcro, et de nombreux artistes tels Giotto, Dante, Piero della Francesca, Fra Angelico, Léonard de Vinci, Luca Signorelli, Botticelli, Michel-Ange, Véronèse, Monteverdi ou Titien.

De ce maître livre, unique en son genre, à la fois précis de voyage et traité métaphysique, Jean d'Ormesson a pu écrire dans son recueil de chroniques, Odeur du temps : « Pour le voyageur qui veut connaître de l'Italie, de son art, de son âme, autre chose que l'apparence la plus superficielle, le Voyage du Condottière sera un guide incomparable. De Bâle et Milan, à Venise à Florence, à Sienne, en passant par toutes les petites villes de l'Italie du Nord, pleines de chefs-d'œuvre, de souvenirs et de couleurs, Suarès nous entraîne avec un bonheur un peu rude où la profondeur se mêle au brillant et à la subtilité. De tous, des artistes comme des villes, il parle avec violence et parfois avec injustice, toujours sans fadeur et sans le moindre lieu commun. »

Un des animateurs de la NRF[modifier | modifier le code]

Il est, à partir de 1912, l’un des quatre animateurs principaux de La Nouvelle Revue française, avec André Gide, Paul Valéry et Paul Claudel.

Il collabore à La Nouvelle Revue française à deux reprises : de 1912 à 1914, puis de 1926 à 1940. Jean Paulhan a été l'artisan de son retour au sein de la revue, d'où il avait été « banni » par Jacques Rivière, avec lequel il entretenait des rapports difficiles, même si celui-ci l'avait défini comme l'un des cinq plus grands écrivains du début du XXe siècle, au même rang qu'André Gide, Paul Claudel, Charles Péguy et Charles-Louis Philippe.

Dans son Journal, en décembre 1944, André Gide écrit : « Valéry, Claudel, Suarès et moi, tous quatre piliers de La Nouvelle Revue française ; tous quatre peu férus de « succès », ayant en grande horreur battage et réclame et chacun soucieux de ne devoir qu'à sa propre valeur les lauriers. »

Paul Léautaud, au contraire, écrit dans son Journal, rapportant une conversation avec Paul Valéry : « Comme nous parlions de la Nouvelle Revue française, qu'il me demandait ce qui m'est arrivé, et que je lui disais que j'ai vu se lever contre moi récemment tous les Juifs de la maison, il a eu ce mot : "Vous avez un voisin !... Suarès !..." avec l'expression d'un mépris ! » (30 avril 1939).

André Suarès et la Bretagne[modifier | modifier le code]

Le premier voyage en Bretagne de Suarès date de 1886 ou 1887 lors d'une visite à son frère. Durant ce séjour, André Suarès demeure principalement dans le Finistère-Sud, il s'est très peu éloigné de Bénodet dont il a exploré les environs. Il visite la Bretagne sur terre et sur mer accompagné de Crozon. Il semblerait que Suarès n'ait pas eu assez d'argent pour visiter la région comme l'indiquera Marcel Dietschy « Il y est tranquille, y passe des jours heureux, dans la contemplation et la méditation, ne regrettant que de manquer d'argent pour visiter le pays.»[2]

De prétendues origines celtiques[modifier | modifier le code]

André Suarès nourrissait le fantasme d'origines celtiques, celui qui nia durant de longues années ses origines juives aurait préféré –et peut-être avait-il fini par le croire– appartenir au peuple breton. Dans une lettre envoyée à Yves Le Febvre, il affirme « Dès lors, j'ai été breton. » Suarès ne se contente pas du sentiment d'attachement à la Bretagne, il cherche une ascendance bretonne qu'il aurait déclaré existante du côté de sa mère qui selon ses dires était « la fille d'une humble paysanne du Finistère et d'un marin breton »[3] Plus, dans la lettre du 29 avril 1918, adressée à Yves Le Febvre, il écrit :

« Je vous dirai peut-être un jour ce qui fit mon orgueil et mon tourment. J'ai retrouvé mes origines bretonnes : elles m'ont été livrées par l'institutrice de ma mère. Mais il y a là une histoire douloureuse, un mystère de famille cruel et plein de deuil. Ma mère était fille naturelle. Souffrez pour l'instant que je n'en dise plus. Laissez donc ma naissance dans l'obscurité où elle a été tenue. C'est un voile qu'il ne faut pas tirer encore ; il cache peut-être bien des larmes et du sang. Faites seulement entendre, si vous le voulez bien, que je viens d'une part du pays de Cornouailles et qu'il y a derrière moi une longue suite de pauvres, pêcheurs et paysans, têtes folles autant que j'ai pu savoir, êtres plus simples que je suis et cœurs libres.»[4]

Isaac-Félix André Suarès naît en 1868. Longtemps on cru qu'il s'appelait André-Yves Scantrel, preuve que Suarès réussi à semer le doute sur ses origines à tel point que ses concitoyens finirent par le croire d'ascendance bretonne. Bernard Duchatelet le qualifie même de « vrai faux breton. »[5]

Le Livre de l'Émeraude[modifier | modifier le code]

Publié en 1902, Le Livre de l'Émeraude demeure un chant, un hymne à la Bretagne.

« Le Livre de l'Émeraude n'était ni un recueil de nouvelles ni un récit de voyage. C'était une suite d'eaux-fortes, tracées sur le motif et ciselées par l'artiste. Suarès passait de l'âpreté tragique aux pastels des paysages mouillés. Il avait également composé des portraits d'hommes, de femmes, d'enfants, liés à la terre et à la mer, à la vie et à la mort.»[6] Pour écrire Le Livre de l'Émeraude, Suarès va utiliser un style japonais : l'ukiyô-e « image du monde flottant », nom d'une école picturale qui domine l'art de l'estampe à l'époque d'Edo (1603-1868). L'expression de « monde flottant », ukiyo, apparaît au Moyen Âge dans le vocabulaire bouddhique pour désigner le monde de douleur qu'est la vie humaine avec tout ce qu'elle a de transitoire et d'impersonnel.

Le parallèle entre l'écriture de Suarès et les estampes se confirme à a lecture du chapitre XLIX qui d'ailleurs est intitulé « Estampe dans le goût du Japon. » L'écrivain va accorder une grande importance non seulement aux couleurs mais aussi aux matières, ce sont ces descriptions empreintes de sensibilité qui font du Livre de l'Émeraude un bijou de poésie.

La période de l'entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, il devient, avant André Breton et Louis Aragon, le conseiller principal du grand couturier, collectionneur et mécène Jacques Doucet, qu’il assiste dans la confection de sa bibliothèque.

Esprit libre qui débat de philosophie, religion, science, politique, peinture - nourri de culture grecque, découvreur de talents et résolument tourné vers l'avenir -, il reçoit le grand prix de la Société des gens de lettres en 1935, puis obtient le grand prix de littérature de l'Académie française.

En juin 1940, quelques jours avant l'arrivée des Allemands, il quitte Paris pour Bonnat, dans la Creuse, aidé par Mme Audoux-Desmaisons, la directrice du Cours Maintenon. Il y reste plus d'un an. Il se réfugie ensuite à Antibes, puis à Pontcharra-sur-Turdine où il est caché par le poète Pierre de Massot.

Poursuivi par la Gestapo et la Milice[réf. souhaitée], Suarès ne réapparaît qu'en 1945.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Poète en tous écrits, prophète par vocation, André Suarès n'a cessé de chercher la réalisation intérieure. Écartelé entre le désir d'accomplir son moi et le souci d'intervenir dans les affaires du monde, il a mené une quête fervente de la grandeur. Condottière de la beauté, il a aimé l'Europe dans la diversité de ses génies. Son écriture, brûlant d'un feu souterrain, manifeste une exubérance maîtrisée. Dans ses derniers livres, il pratique une esthétique du discontinu d'une étonnante modernité.

Quatre-vingts livres édités de son vivant et une trentaine d’œuvres posthumes - son œuvre est une énorme nébuleuse d’où émergent plusieurs cycles : des recueils de poèmes - Airs, Bouclier du Zodiaque, Rêves de l'ombre - ; des biographies ou des études consacrées à Tolstoï, Dostoievski, Villon, Ibsen, Pascal, Molière, Mallarmé, Péguy, Stendhal, Baudelaire, Rimbaud, Cervantès, Shakespeare, Goethe ou Napoléon ; des récits de voyages, tels Voyage du Condottière ; des portraits de villes, tels Marsiho ou Cité, nef de Paris ; des études sur les grands musiciens, tels Bach, Beethoven, Wagner ou Debussy ; des tragédies inspirées de l’antique, La Tragédie d'Elektre ou Hélène chez Archimède ; des pensées et des aphorismes comme Voici l'Homme, Sur la vie, Remarques, Variables, Valeurs ; des pamphlets enfin où il prend la défense du capitaine Alfred Dreyfus, combat l’impérialisme prussien et dénonce, dès 1933, les dangers mortels du nazisme dans Vues sur l'Europe.

À sa mort, André Suarès laisse 20 000 pages inédites et un manuscrit inachevé dans lequel se dessine l’unité de son œuvre, Le Paraclet.

Réception[modifier | modifier le code]

Pourfendeur de toutes les dictatures, visionnaire, insurgé, André Suarès est l'un des écrivains les plus secrets de la littérature française. Henri Bergson, Charles Péguy, Jacques Copeau, Marcel Jouhandeau, Stefan Zweig ou Miguel de Unamuno le considéraient comme un de leurs pairs.

Il eut également des liens profonds avec certains des artistes majeurs de son temps comme Antoine Bourdelle, Georges Rouault, Gabriel Fauré, Henri Matisse, Paul Dukas, Louis Jouvet, Erik Satie, Louis Jou et Pablo Picasso, qui illustra un de ses livres.

Il eut enfin un ascendant reconnu sur des écrivains plus jeunes comme Alain-Fournier, André Malraux, Henry de Montherlant, Maurice Blanchot, Gabriel Bounoure, Jean de Bosschère, Gilbert Lely, Louis-René des Forêts, Yves Bonnefoy, René Girard, voire Richard Millet ou encore Yann Moix ou Marc-Edouard Nabe[7]. Le comédien Philippe Caubère lui a rendu hommage avec plusieurs spectacles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Les pèlerins d’Emmaüs , Vanier, 1893
  • Lettre d’André de Seipse, solitaire sur les anarchistes, Librairie de l’Art indépendant, 1894
  • Wagner, Revue d’Art dramatique, 1899
  • Tolstoï, Union pour la morale, 1899
  • Pensées d’un inconnu, Ollendorff, 1899
  • Lettres d’un solitaire sur les maux du temps, par André de Seipse (I.Barrès, Ollendorff, 1899. II. Jules Lemaître. Ollendorff, 1899. III. Lettre sur la soi-disant Ligue de la patrie.) Librairie de l’Art indépendant, 1899.
  • Airs, Mercure de France, 1900
  • Chroniques du lieutenant X, Berger-Levrault, 1900
  • Images de la Grandeur, Jouaust-Cerf, 1901
  • Le Livre de l’Émeraude, Calmann-Lévy, 1902 ; avec une préface de Bernard Duchatelet, Christian Pirot, 1991
  • Sur la mort de mon frère, Hébert, 1904 ; Emile-Paul, 1917
  • La Tragédie d’Elektre et Oreste, Cahiers de la Quinzaine, 1905
  • Voici l’Homme, L’Occident, 1906 ; extraits, Stock, 1922 ; avec une préface inédite de l’auteur, Albin Michel, 1948
  • Bouclier du Zodiaque, L’Occident, 1907 ; Gallimard, 1920 ; avec six poèmes inédits et une présentation de Robert Parienté, Le Cherche-Midi, 1993
  • Le portrait d’Ibsen, Cahiers de la Quinzaine, 1908
  • Sur la vie (trois volumes), Grande Revue, Cornély, Emile-Paul, 1909, 1910, 1912 ; éditions collective, Emile-Paul, 1925, 1928
  • Visites à Pascal, Cahiers de la Quinzaine, 1909
  • Lais et Sônes, L’Occident, 1909
  • Le Voyage du condottière (I. Vers Venise, Cornély, 19010 ; Emile-Paul, 1914, 1922 ; illustré par Louis Jou, Devambez, 1930. II Fiorenza, Emile-Paul, 1932. III Sienne la bien-aimée), 1932 ; édition collective : Emile-Paul, 1954 ; Granit, 1985 ; avec une présentation de Linda Lê et une postface d’Yves-Alain Favre, Le Livre de poche, 1996
  • Dostoievski, Cahiers de la Quinzaine, 1911
  • Tolstoï vivant, Cahiers de la Quinzaine, 1911
  • De Napoléon, Cahiers de la Quinzaine, 1912
  • Cressida, Emile-Paul, 1913 ; réédition : 1926
  • Idées et visions, Emile-Paul, 193 ; réédition : 1920
  • Trois hommes. Pascal, Ibsen, Dostoievski. Gallimard, 1913 ; rééditions : 1935, 1950
  • Chronique de Caërdal (I. Essais, Gallimard, 1913 ; réédition : 1919 ; II. Portraits), Gallimard, 1914 ; réédition : 1923
  • François Villon, Cahiers de la Quinzaine, 1914
  • Péguy, Emile-Paul, 1915
  • Italie, Italie !, Emile-Paul, 1915
  • Commentaires sur la guerre des Boches (I. Nous et eux, Emile-Paul, 1915 ; II, C’est la guerre, Emile-Paul, 1915 ; III, Occident, Emile-Paul, 1915 ; IV, La nation contre la race, deux volumes, Emile-Paul, 1916-1917)
  • Ceux de Verdun, Emile-Paul, 1916
  • Angleterre, Emile-Paul, 1916
  • Cervantès, Emile-Paul, 1916
  • Amour, gravures sur bois de Louis Jou, Emile-Paul, 1917
  • Les bourdons sont en fleur, Emile-Paul, 1917
  • Remarques, douze fascicules, Gallimard 1917-1918 ; édition collective : 2000
  • Tombeau de Jean Letellier, Emile-Paul, 1920
  • Poète tragique. Sur Shakespeare, Emile-Paul, 1920 ; avec une préface de Bernard Thomas, François Bourin, 1990
  • Trois témoins de la Bièvre, Corrozet, 1922
  • Puissances de Pascal, Emile-Paul, 1923
  • Xénies, Emile-Paul, 1923
  • Alfred de Musset au théâtre, Champion, 1923
  • Gustave Fayet et ses tapis, S.l.n.d., 1923
  • Présences, orné par Achille Ouvré et Fernand Siméon, Mornay ; Emile-Paul, 1926, 1936
  • Polyxène, Claude Aveline, les Cahiers de Paris, 1925
  • Sous le pont de la lune, Emile-Paul, 1925
  • Louis Jou, un architecte du livre, Au Sans Pareil, 1925
  • Provence, Le Goupy, 1925
  • Saint-Juin de la Primevère, Jo Fabre, Cahiers du Capricorne, 1926
  • Haï-kaï d’Occident, Marcelle Lesage, 1926 ; Le Balancier, 1928
  • Clowns, Champion, 1927
  • Crépuscule sur la mer, Beltrand, 1927
  • Musique et poésie, Claude Aveline, 1928
  • Soleil de jade, Léon Pichon, 1928
  • Atlas, illustré par Joseph Hecht, 1928
  • Art du livre, 1928 ; Fondation Louis-Jou, 1992
  • Poème du temps qui meurt, dessins d’Antoine Bourdelle, Claude Aveline, 1929
  • Martyre de saint Augustin, Le Balancier, 1929
  • Variables, Emile-Paul, 1929
  • Portrait de Daragnès, Manuel Bucker, 1929
  • Sur un vieil air, Claude Aveline, 1930
  • Musiciens, Édition ornée et illustrée par Louis Jou, 1931 ; Éditions du Pavois, 1945 ; avec une préface de Michel Drouin, Granit, 1986
  • Marsiho, Trémois, 1931 ; Grasset, 1933 ; Jeanne Laffitte, 1976, 1977, 2009
  • Cirque, aquatintes originales de Georges Rouault, Ambroise Vollard, 1932
  • Goethe le grand européen, Emile-Paul, 1932 ; Klincksieck, 1991
  • Vues sur Napoléon, Grasset, 1933 ; Allia, 1988
  • Cité nef de Paris, avec des gravures de Jean-Gabriel Daragnès, Les Bibliophiles du Palais, 1933 ; Grasset, 1934
  • Le Petit Enfer du Palais, Les Bibliophiles du Palais, 1933
  • La Samar du Pont Neuf, illustré par Louis Jou, 1934
  • Portraits sans modèles, Grasset, 1935
  • Valeurs, Grasset, 1936
  • Vues sur l’Europe, Hors commerce, 1936 ; Grasset, 1939 ; avec une préface de Robert Parienté, 1991
  • Rêves de l’Ombre, Grasset, 1937
  • Temples grecs, maisons des dieux, illustré par Pierre Matossy, Dantan, 1937 ; avec une préface de Jean de Bosschère et une postface d’Yves-Alain Favre, Granit, 1980
  • Trois grands vivants. Cervantès, Tolstoï, Baudelaire, Grasset, 1937
  • Passion, illustré par Georges Rouault, Ambroise Vollard, 1939 ; avec une préface de François Chapon, Le Cerf, 2005
  • En marge d’un livre, Hors commerce, 1939
  • Pages, Éditions du Pavois, 1948
  • Hélène chez Archimède, Gallimard, 1949 ; illustré par Pablo Picasso ; Nouveau Cercle parisien du Livre, 1955
  • Paris, illustré par Albert Decaris, Creuzevault, 1949
  • Rosalinde sur l’eau, illustré par Jacques Beltrand, Imprimerie nationale, 1950
  • Minos et Pasiphaé, avec un portrait de Georges Rouault, Table Ronde, 1950
  • Présentation de la France, Manuel Brucker ; 1951
  • Correspondance avec Paul Claudel (1904-1938), préface de Robert Mallet, Gallimard, 1951
  • Portrait de Paul Léautaud, préface de Robert Mallet, La Librairie universelle, 1951
  • Croquis de Provence, Les Francs Bibliophiles, 1952
  • Cette âme ardente. Choix de lettres à Romain Rolland, préface de Maurice Pottecher, Albin Michel, 1954
  • Ignorées du destinataire, avant-propos d’Armand Roumanet, Gallimard, 1955
  • Correspondance avec Georges Rouault, Préface de Marcel Arland, Gallimard, 1960
  • Correspondance avec Antoine Bourdelle, préface de Michel Dufet, Plon, 1961 ; Éditions Arted, 1977
  • Correspondance avec Charles Péguy, préface d’Alfred Saffrey, Cahiers de l’amitié Charles Péguy, 1961
  • Correspondance avec André Gide, préface de Sidney D.Braun, Gallimard, 1963
  • Antiennes du Paraclet, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1976
  • Vita nova, suivi de Fragments des chroniques de Caërdal, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1977
  • Caprices, présentation d’Yves-Alain Favre, Minard, Les Lettres Modernes, 1977
  • Ellys et Thanatos, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1978
  • Poétique, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1980
  • Talismans d’Avila, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1980
  • Ce monde doux-amer, présentation d’Yves-Alain Favre, Le Temps singulier- Plasma, 1980
  • Pour un portrait de Goya, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1983
  • L’art et la vie, (Lettres inédites d’André Suarès et Romain Rolland, Francis Jammes, Miguel de Unamuno, Henri Bergson, Stefan Zweig, Roger Martin du Gard, Jean Giraudoux, Jean Paulhan, Gabriel Bounoure, Henry de Montherlant, etc.) Textes établis et présentés par Yves-Alain Favre, Rougerie, 1984
  • Poèmes de Rosalinde sur l’eau, Les Cahiers du Confluent, 1984
  • Don Juan, présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1987
  • Correspondance avec Jean Paulhan. I. 1925-1940. Présentation d’Yves-Alain Favre, Gallimard, 1987 ; II. 1940-1948. Présentation d’Yves-Alain Favre, Rougerie, 1992
  • Âmes et visages, De Joinville à Sade, préface et notes de Michel Drouin, Gallimard, 1989
  • Portraits et préférences, De Benjamin Constant à Arthur Rimbaud, préface et notes de Michel Drouin, Gallimard 1991
  • Landes et Marines, Christian Pirot, 1991
  • Provence, présentation de Robert Parienté, illustrations d’André Hambourg, Edisud, 1993
  • Le Condottière et le Magicien, Correspondance avec Jacques Doucet, préface de François Chapon, Julliard, 1994
  • Rome, présentation de Robert Parienté, Calmann-Lévy, 1998
  • Idées et visions, préface et notes de Robert Parienté, T.I, Laffont, coll. « Bouquins », 2002
  • Valeurs, préface et notes de Robert Parienté, T.II, Laffont, coll. « Bouquins », 2002
  • Les premiers écrits : documents et manuscrits, édition critique de Frédéric Gagneux, Classiques Garnier, 2010
  • Correspondance 1917-1948, Louis Jou et André Suarès (éditions Fondation Louis Jou - Jean-Claude Corbillon 2010)
  • Sur la musique, préface de Stéphane Barsacq, Actes Sud, 2013

Film consacré à André Suarès[modifier | modifier le code]

  • André Suarès, l'Insurgé, documentaire écrit et réalisé par Françoise Gallo, d'après une biographie de Robert Parienté, in Un siècle d'écrivains, collection dirigée par Bernard Rapp, France 3, 1997. «  Ce film (...) bénéficie d'une réalisation très soignée : images, musique, lectures et commentaire s'ajustent parfaitement, sans gratuité ni redondances. » in Télérama, no 2523 - 20 mai 1998.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves-Alain Favre "Précisions sur l'historique du Voyage du Condottière, postface à l'édition du Livre de poche, 1984, p. 565-568.
  2. Dietschy, Marcel, Le Cas André Suarès, Neuchâtel, La Baconnière, 1957, p. 59. Cité par Bernard Duchatelet dans « André Suarès, la Bretagne et Le Livre de l'Émeraude. Extraits de la correspondance avec Romain Roland. »
  3. Cité par Bernard Duchatelet dans Le Livre de l'Émeraude, Christian Pirot, 1991, p. 9.
  4. Cité par Élisabeth-Yves Le Febvre dans « André Suarès en Bretagne »
  5. « Suarès et la Bretagne » in Études sur la Bretagne et les Pays Celtiques, KREIZ2, Brest : Université de Bretagne, 1993, p. 45-79.
  6. Parienté, Robert, André Suarès l'insurgé, Robert Laffont, 1991, p. 130.
  7. Revue littéraire Sud no 43 de juin 1982, Site alainzannini.com, consulté le 29/01/2012.