Boulevard Raspail

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6e, 7e, 14e arrt
Boulevard Raspail
Le boulevard Raspail vu en direction du boulevard Saint-Germain à hauteur de la place Pablo-Picasso (2012).
Le boulevard Raspail vu en direction du boulevard Saint-Germain à hauteur de la place Pablo-Picasso (2012).
Situation
Arrondissement 6e arrondissement
7e arrondissement
14e
Quartier Notre-Dame-des-Champs
Saint-Thomas-d'Aquin
Montparnasse
Début 205 boulevard Saint-Germain et 61 rue du Bac
Fin Place Denfert-Rochereau
Morphologie
Longueur 2 370 m
Largeur 30 m
Historique
Dénomination Décret du 9 juillet 1887
Ancien(s) nom(s) Boulevard d'Enfer
Géocodification
Ville de Paris 8055
DGI 8045

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Raspail
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48° 50′ 45″ N 2° 19′ 43″ E / 48.845824, 2.328597 ()

Le boulevard Raspail est un boulevard parisien. Il porte le nom du chimiste, médecin et homme politique François-Vincent Raspail (1794-1878).

Description[modifier | modifier le code]

Quasiment orienté Nord-Sud, il rejoint le boulevard Saint-Germain à la place Denfert-Rochereau en traversant successivement les 7e, 6e et 14e arrondissements. Il croise les axes de la rue de Sèvres, de la rue de Rennes et du boulevard Montparnasse.

Son ancien nom est boulevard d’Enfer, nom que porte encore aujourd'hui le passage d'Enfer, voie perpendiculaire au boulevard, au sein du 14e arrondissement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le boulevard Raspail en 1913.

La partie comprise entre un point situé à 80 mètres environ au-delà de la rue de Varenne et la rue de Sèvres a été percée en 1869. Un tronçon d'une longueur de 90 mètres environ à partir de la rue Stanislas avait été ouvert par MM. Bernard frères. La largeur de la partie comprise entre le boulevard Edgar-Quinet et la place Denfert-Rochereau était avant le décret du 14 septembre 1892 de 70 mètres et comprenait l'ensemble de l'ancien boulevard d'Enfer et de l'ancien boulevard extérieur (partie du boulevard de Montrouge) qui avaient été réunis en une seule voie lors de l'agrandissement de Paris (loi du 16 juin 1859). En 1933, la partie élargie du boulevard Raspail située au carrefour de la rue du Cherche-Midi a été dénommée place Alphonse-Deville ; cette place a englobé le no 51. Le chemin de ronde d'Enfer a été annexé au boulevard Raspail et au boulevard Edgar-Quinet.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Le boulevard Raspail, à l'intersection avec la rue de Sèvres, en 2010.
  • au no 99: Galerie d'Art: le Portique.
  • au no 101: le siège de l’Alliance française, organisme chargé de la diffusion de la langue et de la culture françaises, et son école parisienne destinée aux étrangers effectuant un séjour linguistique ou s'installant dans la capitale.
  • au nos 116-118: au niveau de la station Notre-Dame-des-Champs, la statue d’Alfred Dreyfus, commandée par Jack Lang à l'artiste Tim qui la réalise en 1985, elle était destinée à la cour de l'École militaire où Dreyfus avait été dégradé en 1895, mais suite au discours de Jacques Chirac de 2006, et afin de ne pas déplaire aux militaires, elle resta finalement boulevard Raspail.
  • au croisement du boulevard Raspail et du boulevard du Montparnasse, encore appelé carrefour Vavin se dresse, depuis 1939, la statue d'Honoré de Balzac par Rodin
  • au no 203: l'hôtel où l'étudiante en art allemande Paula Modersohn-Becker logea en 1900, au début de son premier séjour à Paris. Son amie et voisine de chambre Clara Westhoff l'y avait précédé.
  • au no 216: l'immeuble Studio Raspail, de conception cubiste, commandité par Helena Rubinstein à l'architecte Bruno Elkouken qui le réalise en 1934, composé d'ateliers d'artistes et d'une salle de cinéma. Elle habita un appartement au dernier étage. Amadeo Modigliani y demeura à cette adresse dans les anciens bâtiments.
  • no 230 : L'architecte Francis Turbil a eu un cabinet en ce lieu
  • no 241 : Ici se trouvait l'Académie du Caméleo, fondée par le sculpteur Levet en 1921
  • no 242 : En 1912 Pablo Picasso logea ici.
  • au no 261 : se trouve la fondation Cartier, ouverte en 1994 dans un bâtiment au design architectural avant-gardiste tout en verre, acier et béton conçu par l'architecte Jean Nouvel. A cet emplacement était autrefois l'American Center depuis 1920, jusqu'en 1988. Le cèdre planté par Chateaubriand vers 1800 existe toujours.

Accès[modifier | modifier le code]

Sept stations du métro de Paris desservent le boulevard Raspail :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui ête vous? Annuaire des contemporains, Notices biographiques, 1924