Rachida Dati

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Rachida Dati
Rachida Dati, le 23 avril 2007.
Rachida Dati, le 23 avril 2007.
Fonctions
Députée européenne
représentant la circonscription Île-de-France
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&017444 ans, 9 mois et 9 jours)
Élection 7 juin 2009
Maire du 7e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&022166 ans, 0 mois et 24 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Dumont
Vice-présidente de l'UMP
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&04441 an, 2 mois et 20 jours)
Président Jean-François Copé
Ministre de la Justice, garde des Sceaux
25e ministre de la Justice de la Ve République

(&&&&&&&&&&&&07672 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I et II
Prédécesseur Pascal Clément
Successeur Michèle Alliot-Marie
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Saint-Rémy (Saône-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique UMP, PPE
Diplômée de Université de Bourgogne
Université Panthéon-Assas
École nationale de la magistrature
Profession Magistrate
Avocate[1]

Rachida Dati, née le , à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), est une femme politique française.

Porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, elle occupe la fonction de ministre de la Justice, garde des Sceaux au sein des gouvernements François Fillon I et Fillon II jusqu'au . Elle est également maire du 7e arrondissement de Paris depuis le et députée européenne depuis le .

Rachida Dati est la première personnalité politique née de parents immigrés maghrébins à occuper une fonction régalienne dans un gouvernement français. Depuis janvier 2013, elle est vice-présidente de l’UMP.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Rachida Dati est la fille de M'Barek Dati, maçon marocain arrivé en France en 1963[2] et d'une mère algérienne, Fatima-Zohra décédée en 2001[3]. Elle est la deuxième d'une famille de onze enfants (sept filles et quatre garçons)[4]. Elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Sa scolarité se déroule dans un collège privé catholique tenu par des religieuses du Saint-Sacrement, puis au lycée public Mathias, d'où elle frise l'exclusion[5] ; elle obtient son baccalauréat D en 1983[6].

Rachida Dati insiste aujourd'hui pour relativiser l'importance de ses origines maghrébines dans sa construction personnelle[7]. Tout en évoquant ses racines familiales arabes, elle tient à mettre en relief qu'elle se considère d'abord comme fille de France[8], issue d'un milieu modeste[9]. Pour compléter ses revenus, Rachida Dati travaille tous les dimanches ainsi que l'été, notamment comme vendeuse, standardiste, veilleuse de nuit, ou faisant le ménage ou comme faisant fonction d'aide-soignante[10] (mais sans en avoir le titre)[11].

Elle tente des études universitaires de médecine, mais rate deux fois sa première année. Au cours de ces deux années, elle tient le stand de la MNEF à la rentrée universitaire[12]. Elle suit un parcours universitaire, à partir d'octobre 1985, pour obtenir un DEUG de sciences économiques à l'université de Dijon[13] qu'elle obtient en trois ans[14], puis s'inscrit pour l'année 1988-89 à Paris II (Panthéon Assas). Elle obtient une licence en 1990, puis une maîtrise en sciences économiques à l'été 1991[15].

En 1992, avec un financement de Matra, elle suit les cours pour obtenir une maîtrise en administration des affaires à l'Institut supérieur des affaires qui dépend du groupe HEC[16],[17]. En mai 1993, elle cesse ses études à l'institut sans obtenir le diplôme[18],[19]. Elle rejoint alors l'équipe de Jacques Attali, à la Berd[20]. En 1996, elle obtient une maîtrise avec mention passable[21] en droit public en bénéficiant de la validation des acquis professionnels.

Sur les conseils de Simone Veil et Albin Chalandon, elle entre à l'ENM où elle est admise sur dossier, ayant obtenu la maîtrise en droit nécessaire par validation des acquis. Elle y étudie de 1997 à 1999, comme auditrice de justice[22]. Après avoir effectué son stage au tribunal de grande instance de Bobigny, elle sort de l'ENM classée 116 sur 154 de la promotion 1999[23].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

En novembre 1992, elle se marie avec un homme « avec lequel elle n'avait rien à partager », selon ses termes, pour mettre fin aux « pressions récurrentes » de sa famille[24]. En décembre de la même année, elle demande l'annulation de cette union, qu'elle obtiendra de la justice en 1995[25]. Albin Chalandon s'occupe de cette annulation et téléphone au procureur chargé de l'affaire[26].

En 1997, Rachida Dati est redressée fiscalement ; pendant trois ans, de 1992 à 1994, elle avait aidé financièrement ses frères et sœurs et déduit ces aides diverses de son revenu, au titre des pensions alimentaires. Le fisc lui accorde un étalement sur trente mois du remboursement de la somme[27].

Le , elle donne naissance à sa fille Zohra (nommée en hommage à sa mère)[28] à la clinique de la Muette dans le 16e arrondissement de Paris[29]. Taisant le nom du père de l'enfant, elle reprend ses fonctions au ministère cinq jours après avoir accouché pour conduire la réforme du statut du juge d'instruction, annoncée par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant[30].

Début octobre 2012, Rachida Dati assigne en justice, devant le tribunal de grande instance de Versailles, Dominique Desseigne, le PDG du groupe Lucien Barrière, en reconnaissance de paternité. Le tribunal ordonne une expertise génétique[31],[32],[33]. Le 23 octobre 2013, Rachida Dati dépose une demande de pension alimentaire mensuelle de 6000 euros, et ce, bien que Dominique Desseigne se défende toujours d'être le père et refuse le test de paternité[34].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1987, elle est chargée d’étude stagiaire[13] auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon qu'elle rencontre lors d'une réception à l'ambassade d'Algérie en France[35], tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali à la BERD[36], toujours dans l'audit. Elle est encore à ce jour membre du conseil d'administration de l'organisme PlaNet Finance[37], dont Jacques Attali est le fondateur. En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997, conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation nationale.

Elle est nommée, par décret du 20 juillet 1999, dans son premier poste de magistrate comme juge au tribunal de grande instance de Péronne (Somme)[38]. Pendant cette période, elle reçoit un blâme du procureur de Péronne, pour avoir été arrogante et avoir mal parlé aux gens du greffe ; Rachida Dati s'arrange toutefois pour le faire disparaître de son dossier[39]. Du fait qu'elle va très souvent à Paris pendant la semaine, au lieu de rester à Péronne, elle est finalement convoquée par le premier président de la cour d'appel d'Amiens qui lui reproche de disposer de son temps à volonté et qui l'avertit qu'il va envoyer un rapport sur elle à la direction des services judiciaires. Deux ou trois heures plus tard, le président est appelé par Simone Veil, qui lui demande de ne pas faire ce rapport, mais celui-ci refuse. Finalement, Rachida Dati est enfin nommée substitut du procureur en région parisienne, au tribunal d'Évry[3] le 1er septembre 2003[40]. Elle est candidate au Conseil d'État, dont elle connaît bien le vice-président, Marceau Long. Malgré la qualité de ses recommandations émanant de personnalités prestigieuses, elle est refusée[41]. Elle est directrice générale adjointe au conseil général des Hauts-de-Seine, chargée des marchés publics, de 2004 à 2005[42]. Elle prend l'habitude de sous-traiter ses dossiers à un cabinet d'avocats, au point qu'elle se fait réprimander là dessus par son supérieur[11]. Le Point, en décembre 2008, évoque son action : « Des âmes charitables affirment qu'à l'heure de la curée, Rachida Dati, qui connaît les histoires de la famille et du département des Hauts-de-Seine pour s'être occupée, pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler au bon soin de son protecteur »[43].

Peu après sa sortie du gouvernement, à l'été 2009, Rachida Dati fonde une société de conseil dénommée « La Bourdonnais consultant[44] », qu'elle doit dissoudre début 2010 pour pouvoir accéder, à titre dérogatoire, à la profession d'avocate[45]. Elle reste toutefois magistrate, en disponibilité[46].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Rachida Dati aurait souhaité se présenter aux élections européennes de 1994 sur la liste conduite par Michel Rocard, mais elle se serait retirée avant le vote des militants socialistes[47]. Elle a néanmoins assuré que cette information était totalement fausse, lors d'une intervention au Grand journal de Canal+, le .

En [48], elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance » au ministère de l'Intérieur. Elle est nommée conseiller technique en avril 2004 au cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie[49]. Entre janvier et juin 2005[50], elle est directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine (après un mois en tant qu'administratrice territoriale[50]). Réintégrant le cabinet du ministre de l'Intérieur où elle est nommée conseiller technique en juin 2005[51], elle adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en . Elle est nommée, le au soir, porte-parole de Nicolas Sarkozy (en duo avec Xavier Bertrand), désigné le même jour candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.

Rachida Dati est par ailleurs membre de l'Institut Montaigne, du club Le Siècle, cofondatrice du Club du XXIe Siècle (qu'elle a depuis dû quitter[52]) et fondatrice de l'association Bleu Blanc Rouge[16].

Ministre de la Justice, garde des Sceaux[modifier | modifier le code]

Rachida Dati à l'université Paris-Dauphine, le 17 janvier 2008.
Rachida Dati, en 2009.
Rachida Dati, au Parlement européen (au centre), en 2009.

Après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, elle entre dans le gouvernement François Fillon I en tant que ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Elle bénéficie alors d'un soutien marqué du couple Sarkozy. Peu après son entrée en fonction, Cécilia Sarkozy déclare à son propos : « C'est plus qu'une amie, c'est ma sœur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle. Elle est de la race des seigneurs[53] ».

Dati a notamment été chargée de la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental, qui a été extrêmement controversée[54], mais qui n'a pas été remise en cause par le Conseil constitutionnel.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Loi de lutte contre la récidive (du 11 août 2007)[modifier | modifier le code]

Le projet de loi relatif à la lutte contre la récidive a été définitivement adopté par le Parlement le jeudi 26 juillet 2007. Ce texte présenté par Rachida Dati avait fait l’objet d’une lecture au Sénat puis à l’Assemblée nationale. Ce texte complète et prolonge les lois du 12 décembre 2005 et du 5 mars 2007.

La loi a instauré des peines minimales pour les récidivistes. Celles-ci correspondent à un tiers du maximum prévu pour l'infraction, et à 15 ans pour les crimes punis de la réclusion ou de la détention à perpétuité. Le magistrat peut prononcer une peine inférieure aux seuils prévus en raison des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou de ses garanties de réinsertion. En cas de crime ou de délits graves (violences volontaires, délit commis avec la circonstance aggravante de violences, agression ou atteinte sexuelle, délit puni de dix ans d'emprisonnement) commis une nouvelle fois en état de récidive légale, seules « des garanties exceptionnelles » de réinsertion peuvent être prises en compte par le juge.

Par ailleurs, le texte modifie l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante et élargit les exceptions à l'application de l'excuse de minorité pour les mineurs de 16 à 18 ans. Désormais, l'atténuation de la peine peut également être écartée si le mineur commet, en état de récidive légale, un délit de violences volontaires, d'agression sexuelle ou un délit commis avec la circonstance aggravante de violences.

Enfin, la loi du 11 août 2007 généralise l'injonction de soins. Sauf décision contraire de la juridiction, les personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire et qui sont susceptibles, après expertise médicale, de faire l'objet d'un traitement seront soumises à une injonction de soins (article 131-36-4 du code pénal). Les condamnés qui refusent de s'y soumettre ne pourront bénéficier de réduction de peine (article 721-1 du code de procédure pénale) ou de libération conditionnelle (article 729 du code de procédure pénale).

Contrôleur général des lieux de privation de liberté (loi du 30 octobre 2007)[modifier | modifier le code]

Le 29 juillet 2007, Rachida Dati se rend en Grande-Bretagne afin de rencontrer l’inspectrice en chef des prisons britanniques, Anne Owers, équivalant au poste de contrôleur général indépendant qu’elle veut créer ; elle se dit « confortée dans la nécessité de la création de ce poste » après les discussions avec Anne Owers[55].

Le 18 octobre de la même année, le Sénat adopte le projet de loi relatif au contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Ce texte prévoit que le contrôleur général s’assure du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté – en prison, en hôpital psychiatrique, en centre de rétention, en garde à vue… – et observe les conditions de leur prise en charge. Le contrôleur général est une autorité indépendante (comme le médiateur de la République, la CNIL ou la Halde). Il est nommé par décret du président de la République, en raison de ses compétences et de ses connaissances professionnelles, après avis de la commission compétente de chaque assemblée, pour une durée de six ans, non renouvelable. Il ne peut exercer un emploi public, une activité professionnelle ou un mandat électif.

Il peut être saisi par le Premier ministre, les membres du Gouvernement et du Parlement, le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, le président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et le président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). Il peut aussi se saisir de sa propre initiative, mais, il ne peut en aucun cas intervenir dans une procédure engagée devant une juridiction ou remettre en cause le bien-fondé d’une décision juridictionnelle.

Le premier contrôleur général, Jean-Marie Delarue, conseiller d'État, a été nommé en juin 2008.

Ses premières recommandations sur les locaux de rétention ont été rendus publiques le 21 novembre 2008, et sont extrêmement sévères[56].

Réforme de la carte judiciaire[modifier | modifier le code]

Considérant plus économique et efficace le regroupement en de très grosses juridictions, plutôt que conserver de petits tribunaux plus proches des justiciables, et par ailleurs pour « tenir une promesse de l'élection présidentielle », Rachida Dati annonce le 25 juin 2007 une réforme de la carte judiciaire qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. Celle-ci consiste en la suppression et le transfert d'un grand nombre de tribunaux vers des sièges plus importants. Les chantiers d'agrandissement des tribunaux conservés (déjà fortement surchargés), afin qu'ils puissent reprendre ces nouvelles affaires, leurs personnels et leurs archives, ne semblent pas prévus. Par contre, des « maisons de service public de la justice et du droit » devaient aussi être construites, notamment dans les banlieues : les citoyens y trouveraient des services de conciliation, de médiation civile et pénale, de consultation juridique et un guichet unique du greffe[57].

En juin 2007, des journaux commencent à publier des cartes[58] toutefois contestées, la liste des juridictions supprimées comprenait alors sept cours d'appel (Agen, Bourges (rapidement abandonné), Grenoble, Metz (rapidement abandonné), Nîmes, Pau, Riom), 23 des 181 tribunaux de grande instance (Alès, Bergerac, Dinan, Libourne, Mende, Millau, Moulins, Morlaix, Saumur, Thionville, etc.), plus 176 des 473 tribunaux d'instance, plus 63 des 271 conseils des prudhommes, plus 69 des 191 tribunaux de commerce[59]. Aucune nouvelle juridiction ne devait être créée, mais des audiences foraines étaient prévues dans les anciens tribunaux des villes où des juridictions auraient été supprimées.

Cette réforme de la carte judiciaire, qui n'est pas la première depuis celle de Michel Debré en 1958 puisqu'en 1975 la Cour d'appel de Versailles et les tribunaux de grande instance de Bobigny, Nanterre, et Créteil avaient été créés pour décharger le Palais de justice de Paris, est cependant la plus importante depuis celle de la Révolution française[60].

Ces projets provoquent un mouvement de protestation parmi les magistrats, greffiers et personnels des services judiciaires[61], avocats et élus locaux, tous partis confondus[62].

La réforme de la Carte judiciaire est entérinée par un décret de la ministre du 15 février 2008. Le projet ne prévoit plus de suppression de cours d'appel, mais touche tous les autres ordres de juridiction. Plus de 200 recours contre ledit décret sont déposés devant le Conseil d'État, par les villes concernées par des fermetures de Tribunaux, par les différents Barreaux français, ainsi que par plusieurs syndicats.

Face aux risques de voir aboutir ces recours, la Chancellerie a pris le 30 octobre 2008 un nouveau décret[63] annulant celui du 15 février 2008, et réformant de la même manière la carte judiciaire, à l'exception de la fermeture anticipée du tribunal d'instance de Barbezieux en Charente et celle d'un greffe détaché dans l'Isère, raison invoquée pour ce nouveau texte[64].

Le , le Conseil d'État annule partiellement le décret qui a créé les 91 pôles d'instruction, en particulier la liste des tribunaux dans lesquels existe un pôle de l'instruction et la compétence territoriale des juges d'instruction qui le composent, mais laisse quatre mois au gouvernement pour régler la situation et éviter l'annulation de toutes les enquêtes judiciaires menées dans ces pôles d'instruction depuis le premier mars[65].

Depuis début 2010, l'essentiel de la réforme est en vigueur, une vingtaine de juridictions devant encore fermer courant 2010[66].

La réforme du code pénal des mineurs[modifier | modifier le code]

Les mineurs sont actuellement jugés sous le régime de l'ordonnance de 1945. Le code pénal (article 122-8) pose le principe de l'irresponsabilité pénale du mineur de 13 ans[67]. Le texte a été maintes fois remanié. Rachida Dati souhaite extraire la justice des mineurs du code pénal et du code de procédure pénale pour lui arroger un code spécifique.

Une commission préparatoire (rapport Varinard) a proposé en décembre 2008 « de fixer à 12 ans l'âge en dessous duquel un mineur échappe à la justice pénale. Le gouvernement a choisi de fixer à 13 ans », l'âge de la responsabilité pénale, et donc d'une possible incarcération.

Le futur code pénal des mineurs prévoit « un régime civil spécial » pour les moins de 13 ans[68]. En cas d'infraction, la « prise en charge » ne pourra être qu'« éducative » et pourra aller, comme c'est le cas déjà aujourd'hui, jusqu'à un « placement » dans un « établissement adapté » (comme un foyer).

Toutefois, un mineur de 13 ans soupçonné d'avoir commis une infraction pourra être entendu par les enquêteurs et « placé en retenue le temps de son audition ». Le paiement des dommages et intérêts à victime par les parents du jeune incriminé sera « facilitée[69] ».

Le juge pourra atténuer la responsabilité pénale en fonction de l'âge et les mineurs devront être jugés devant des juridictions spécialisées. Ces règles déjà en œuvre seront ainsi inscrites dans le nouveau code, avec peut-être la création d'un tribunal correctionnel pour mineurs.

Controverses[modifier | modifier le code]

Tensions avec ses collaborateurs[modifier | modifier le code]

Son directeur de cabinet, Michel Dobkine, démissionne le , suivi de trois autres membres, le 10 juillet[70], puis son chef de cabinet et deux conseillers techniques[71]. La Chancellerie annonce le 5 septembre, un nouveau cabinet de dix-huit membres, davantage ouvert aux hauts-fonctionnaires, et comprenant François Guéant[72]. Le remplaçant de Dobkine démissionne à l'automne 2008.

Problèmes judiciaires de sa famille[modifier | modifier le code]

Au même moment, les démêlés judiciaires de deux de ses frères[73] sont révélés dans la presse.

À cette occasion, quelques voix dont celle de Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) estiment qu'elle est « victime, du fait de la consonance de son patronyme, d'une campagne injuste »[74], et qu'elle « paie, dès son arrivée, le prix fort d'être la première personne issue de l'immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité gouvernementale »[75].

Mise en doute de l'authenticité de ses diplômes[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire l'Express relève que le dossier pour son admission sans concours à l'École nationale de la magistrature mentionne un MBA délivré par l'ISA-HEC qu'elle n'a en fait pas obtenu[17]. Une polémique naît de cette révélation : y a-t-il eu erreur des magistrats à la suite d'un malentendu ou mensonge sur les diplômes, hypothèse que la ministre réfute[20] ? À la suite du démenti apporté par la ministre, le Canard Enchaîné publie, dans son édition du 31 octobre 2007, un extrait du CV d'entrée à l'ENM dans lequel, selon le journal satirique, la ministre mentionne « MBA (Groupe HEC) », tout en cultivant une forme d'ambiguïté qui a pu induire certains magistrats ou hauts fonctionnaires en erreur[76]. En septembre 2008, Rachida Dati intente un procès pour diffamation à un avocat qui avait déclaré lors d'une plaidoirie « que la garde des sceaux avait falsifié son CV ». Ces poursuites sont jugées irrecevables par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre-de-La-Réunion[77] qui base sa décision sur le principe de la liberté de parole des avocats.

Le rôle du parquet[modifier | modifier le code]

Une polémique se développe en 2007 sur les liens entre la Chancellerie et les parquets. Elle se cristallise en septembre-octobre 2007 autour du refus de mutation du procureur général d'Agen, Bernard Blais, à la Cour de cassation à huit mois de sa retraite, la ministre maintient sa décision malgré l'avis défavorable rendu par le Conseil supérieur de la magistrature[78].

Rachida Dati renouvelle un tiers des procureurs généraux en nommant dix nouveaux procureurs dont cinq femmes le 15 novembre 2007. Avant cela, ce corps comportait deux femmes sur 35, alors qu'elles représentent environ 50 % des effectifs des magistrats. L'historien Alain Bancaud estime qu'un renouvellement d'une telle ampleur ne s'est pas vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[79].

Tensions avec la magistrature[modifier | modifier le code]

Le , une journée de mobilisation de la magistrature contre la politique menée par la garde des Sceaux se déroule à Paris et dans différentes juridictions à l'appel de plusieurs syndicats[80]. Le mouvement de protestation, largement suivi et rejoint par plusieurs autres professions judiciaires, souligne et critique une « action catastrophique », « une politique menée sans aucun moyen » et « qui met en danger la démocratie »[81]. Rachida Dati est accusée de fragiliser l’autorité judiciaire « par de constantes pressions », d'entamer son indépendance et de rechercher systématiquement des boucs émissaires[82], les magistrats pointant notamment la convocation de procureurs pour des statistiques jugées décevantes sur les peines planchers[82] — accusées par ailleurs de remplir les prisons[83] — ou l'audition nocturne par l'IGSJ de plusieurs magistrats après le suicide d'un détenu[84], audition sur laquelle le Conseil supérieur de la magistrature a décidé par ailleurs d'enquêter[85], tout en critiquant publiquement le manque de sérénité et la gestion précipitée de cette affaire par la Chancellerie[86].

À la mi-novembre 2008, plus de cinq cents magistrats adressent une pétition à la ministre pour faire part de leurs nombreux griefs dont « les pressions personnalisées exercées par la garde des Sceaux » qu'ils jugent « inadmissibles »[87].

En revanche le mandat de « protection future des majeurs » et le projet de création d'un « acte authentique européen »[88], emportent, eux, un consensus général, à la différence de la « déjudiciarisation de la démarche amiable pour le divorce »[89] abandonnées sous la pression des avocats qui craignaient une perte financière par la réduction de leur domaine d'intervention, mais aussi des réserves des notaires qui s’inquiétaient de devoir supporter un travail représentant beaucoup de temps pour une faible rémunération.

Par ailleurs, le monde judiciaire déplore un manque de présence de la ministre, qui n'hésite pas à repousser ou annuler des réunions parfois prévues de longue date, et ce, pour des motifs fallacieux. Par exemple, la ministre se décommande à la dernière minute du congrès de l'Union syndicale des magistrats, n'assiste pas à la rentrée solennelle des avocats du barreau de Paris, est absente au grand dîner offert aux ministres de la Justice francophones, réunis à Paris en 2008[90].

Maire du 7e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Elle annonce, le [91], qu'elle mènera la liste UMP-Nouveau Centre aux élections municipales de 2008 dans le 7e arrondissement de Paris. L'UMP avait d'abord envisagé un parachutage dans le 12e arrondissement, mais les dirigeants du parti présidentiel ont préféré envoyer Rachida Dati dans un arrondissement plus ancré à droite[11].

Christian Leroux, premier adjoint sortant, avait envisagé de mener une liste dissidente avant d'être incité à se retirer[92].

Le , la liste qu'elle conduit obtient 49,5 % des suffrages contre 22,71 % à la liste socialiste et 15,69 % à celle du MoDem. Dans cet arrondissement qui a largement voté pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle[93], la liste qu'elle dirige obtient 57,69 % des voix au soir du second tour[94]. Elle est alors l'une des cinq élus UMP/NC de l'arrondissement à être élue au conseil de Paris. Le , le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7e arrondissement[95].

En tant que maire du 7e arrondissement, Rachida Dati se mobilise contre le Mur pour la paix, un monument de verre installé depuis 2000 devant l’École militaire. Elle demande le démantèlement de l’œuvre dont la construction est selon elle illégale[96] et lance une pétition en ligne[97] affirmant que « cette construction provoque l'exaspération des habitants du VIIe arrondissement (…) car elle obstrue la perspective classée de l'École militaire à la Tour Eiffel » et qu’elle « bafoue les lois de la République ». L'auteur du monument Clara Halter et son époux Marek Halter engagent une action en justice contre Rachida Dati, réclamant 20 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation[98],[99]. Le 22 novembre 2011, le tribunal correctionnel de Paris la condamne pour diffamation à une amende de 2 000 € avec sursis, pour avoir suggéré que les époux Halter profitaient financièrement des frais d'entretien du Mur pour la Paix[100],[101],[102],[103]. Le 7 octobre 2012, cette décision est confirmée par la cour d'appel de Paris[104].

Après avoir déclaré vouloir se présenter contre François Fillon aux élections législatives de 2012 dans sa circonscription parisienne, elle y renonce finalement le 16 mai 2012[105]. Elle fonde le collectif « À droite… toutes ! » avec des élues UMP pour renforcer la place des femmes dans la société[106]. Le 24 octobre 2012, elle lance le mouvement des "Sardines" pour lutter contre la fermeture des voies sur berge à Paris et en demandant la révision[107].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, elle devient vice-présidente de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Dans la perspective des élections municipales de 2014 à Paris, elle se présente aux primaires de l'UMP pour devenir tête de liste sur l'ensemble de la capitale. Elle se retire finalement de la compétition le , estimant que Nathalie Kosciusko-Morizet « a déjà été choisie par les médias et le système »[108]. Elle est la tête de liste UMP-UDI-MoDem dans le 7e arrondissement pour les municipales.

Députée européenne[modifier | modifier le code]

Le , Nicolas Sarkozy annonce qu'elle conduira en deuxième position la liste UMP en Île-de-France aux élections européennes, et qu'elle quittera le ministère après le scrutin si elle est élue[109].

Le , la liste de la Majorité présidentielle (UMP-NC-LGM) arrive en tête dans la circonscription Île-de-France avec 29,60 % des voix[110], obtenant ainsi cinq députés européens.

Fin janvier 2014, elle est désignée pour être à nouveau n°2 de la liste UMP de la circonscription Île-de-France pour les élections européennes de la même année[111].

Icône médiatique[modifier | modifier le code]

Depuis son ascension politique rapide, Rachida Dati a été perçue comme « un symbole », à la fois du sarkozysme et de la diversité[112],[113]. Elle est en effet la première femme d'origine maghrébine à occuper un ministère aussi important que celui de la Justice en France[114].

Pour l'universitaire Jamil Dakhlia (Université Nancy 2 et CNRS) elle est devenue une icône de « l'intégration à la française », située à la croisée entre la politique et le people[115] : « Le fait pour Nicolas Sarkozy d'arborer des marques de luxe et de s'afficher au Fouquet's ou sur un yacht (...) peut aussi être mis en perspective avec l'image qu'il défend par ailleurs : celle d'un fils d'immigré qui s'est battu pour se faire une place dans la société. (...) Idem pour Rachida Dati qui, lorsqu'elle assiste aux défilés de haute couture aux côtés des grands patrons et finit en couverture de Point de vue avec John Galliano, représente "le rêve d'intégration à la française." »

Pour Nacira Guénif-Souilamas (Université Paris-XIII), la réussite de cette intégration dans la politique française par une femme libérée et glamour participe de la construction d'un discours sur l'intégration comme étant non seulement possible, mais également désirable et « sexy »[116] : Nicolas Sarkozy a déclaré que sa nomination était un message « à tous les jeunes de France, qu'avec du travail et du mérite, tout devient possible »[112]. Elle a aussi été comparée à l'étranger à une sorte « d'Obama français »[112]. Elle est particulièrement appréciée des Américains, car elle incarne selon eux une ascension au mérite « à l’américaine » dans un pays qu'ils critiquent habituellement car « accordant trop peu d'opportunité aux minorités »[117].

La maternité de Rachida Dati lorsqu'elle était Ministre de la justice a contribué à établir son image de femme libérée et glamour. Rachida Dati a elle-même participé à la mise en scène de cette maternité comme le rappelle l'universitaire Imogen Tyler (Université de Lancaster) : « une forte médiatisation a entouré la Ministre de la justice Rachida Dati lorsqu'elle a annoncé être enceinte en tant que mère célibataire, et plus tard lorsqu'elle est revenue à son travail de façon très publique et glamour cinq jours après avoir accouché[118]. »

Pour Imogen Tyler mais aussi Julie C. Suk (Yeshiva University) et Anne Krogstad (Université d'Oslo)[119] la maternité de Rachida Dati en parallèle de son activité politique ainsi que la brièveté de son congé maternité sont à étudier sous l'angle de l'émancipation des femmes - notamment au travail - dans nos sociétés modernes. Julie C. Suk indique ainsi que les féministes françaises étaient divisées sur le sens à donner à cette maternité, rappelant par exemple que Maya Surduts ou Florence Montreynaud considéraient que la brièveté de son congé maternité renvoyait l'image d'une « superwoman » qui allait accentuer la pression de l'impératif de réussite professionnelle et personnelle sur les autres femmes[120].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2007, elle est caricaturée dans l'émission satirique Les Guignols de l'info[121]. En 2009, la société de production Doc en Stock réalise le documentaire Dati l'ambitieuse qui retrace son parcours politique hors-norme[122]. La même année, la formation musicale d'electroclash Sexy Sushi consacre un morceau de son répertoire musical à la garde des sceaux française. Intitulé « À bien regarder ; Rachida », il figure sur l'album studio Tu l'as bien mérité sorti en 2009.

En mai 2011, dans le film La Conquête de Xavier Durringer, retraçant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, elle est interprétée par l'actrice Saïda Jawad. En juillet de la même année, le groupe de rap français Sniper sort une chanson, intitulée Fadela, dans laquelle le refrain répète « Fais pas ta Fadela, fais pas ta Rachida »[123]. Elle fait référence à Fadela Amara et à Rachida Dati, leurs auteurs souhaitant dénoncer le côté opportuniste des deux femmes.

En avril 2013 sort la bande-dessinée satirique Rachida, aux noms des pères, basée sur le livre Belle Amie[124] du journaliste français Yves Derai qui a collaboré avec les bédéistes belges Bernard Swysen et Marco Paulo. Rachida Dati est déboutée d'une demande d'interdiction de l'ouvrage humoristique, le magistrat estimant « que la médiatisation par Mme Dati de la parentalité de sa fille a accompagné sa vie politique depuis quatre ans »[125].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rachida Dati nous répond
  2. Faits & Documents no 235, 1er mai 2007
  3. a et b Rachida Dati-Xavier Bertrand : les deux voix de Sarkozy, Libération,
  4. Rachida Dati, Je vous fais juges, Grasset, 2007, p. 43-44. Certaines sources font état de douze enfants (huit filles et quatre garçons), par exemple Valérie Gas dans l'article Rachida Dati : une ascension irrésistible sur le site de RFI, d'autres de onze : la confusion vient du fait que la fille de Malika, la sœur ainée de Rachida, a été élevée dans leur famille dès sa naissance (source : Rachida et Malika Dati, émission C'est de famille sur Europe 1, 12 juillet 2011,7 min 30 s)
  5. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 24.
  6. Les études, Le journal de Saône et Loire, 3 novembre 2007
  7. Elle écrit par exemple « Je ne fuis rien, mais je ne peux pas être réduite à une origine » (Je vous fais juges, p. 9) ou, interrogée sur la « question beur », répond : « Elle ne m'a pas construite » (Je vous fais juges, p. 62).
  8. Ainsi elle répond à Claude Askolovitch qui lui demande si « le fait d'être d'ailleurs » a compté dans son enfance : « Je ne viens pas d'ailleurs. Je suis née à Saint-Rémy, Saône-et-Loire » (Je vous fais juges, p. 61) ou se déclare, lors d'une interview, « française d’origine française » (une vidéo de cette interview est disponible en ligne).
  9. Elle déclare : « La réalité, elle est d'abord sociale. Être née dans une famille modeste, ça compte » (Je vous fais juges, p. 9) ou « Le décor de mon enfance, ce n'est pas La Haine. C'est le Thé au harem d'Archimède, de Mehdi Charef : un quartier populaire, où toutes les origines sont mélangées, pas encore le ghetto. Des conditions de vie dures, socialement, mais une entraide, une fraternité, que la question ethnique n'obère pas. » (Je vous fais juges, p. 62).
  10. Rachida Dati, un destin d'exception, dans Direct Soir (ISSN 1771-2092), 21 mai 2007 [lire en ligne]
  11. a, b et c Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes.
  12. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, pp. 37 et 43.
  13. a et b Rachida Dati : une ascension irrésistible,RFI
  14. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 44.
  15. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 52.
  16. a et b Biographie de Rachida Dati sur le site du ministère de la Justice
  17. a et b « La face cachée de Rachida Dati » par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, L'Express, 25 octobre 2007
  18. selon elle parce qu'un problème privé l'aurait empêchée d'y suivre le dernier séminaire
  19. « Rachida Dati tempête contre L'Express » par Christophe Barbier, L'Express, 31 octobre 2007]
  20. a et b David Servenay, « Rachida Dati a-t-elle menti sur ses diplômes ? », Rue89, 25 octobre 2007
  21. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 53.
  22. Arrêté du 25 avril 1997 portant nomination d'auditeurs de justice
  23. Liste de classement des auditeurs de justice
  24. Émission Vie privée, vie publique, 30 mars 2009
  25. Rachida Dati, Je vous fais juges, Grasset, 2007, p. 35-38 et p. 162-169. L'expression entre guillemets est de Rachida Dati elle-même.
  26. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 77.
  27. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 72.
  28. « Rachida Dati a accouché d'une petite Zohra », site de 20 minutes, .
  29. Didier Dana et Julien Roche, « Bienvenue à Zohra ! », Le Matin, 2 janvier 2009
  30. « Rachida Dati, accoucher plus pour travailler plus », Bakchich, 11 janvier 2009.
  31. Le Figaro 4 décembre 2012
  32. Article de Jean-Michel Décugis et Aziz Zemouri dans Le point
  33. Article de Stéphanie Marteau dans LeMonde.fr
  34. Delphine de Mallevoüe, « Rachida Dati réclame 6 000 euros de pension à Dominique Desseigne », sur LeFigaro.fr,‎ 23 octobre 2013 (consulté le 23 octobre 2013).
  35. Rachida Dati. Psychanalyse d’un conte de fées, Le Nouvel Économiste
  36. Anne-Cécile Sarfati, Rachida Dati, parole de Sarko, Elle
  37. www.planetfinance.org
  38. Décret du 20 juillet 1999 portant nomination de magistrats
  39. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 93.
  40. Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature)
  41. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 102.
  42. Biographie du garde des Sceaux, Ministère de la Justice
  43. Denis Demonpion, « L'extravagante Madame Dati », Le Point, 12 décembre 2008
  44. François Labrouillère, « Rachida Dati crée sa société de consultants », Paris Match, 23 juillet 2009
  45. Dray devra repasser, le serment de Dati repoussé Sur le site lci.tf1.fr
  46. Pour convenances personnelles, à compter du 14 juillet 2012, pour une durée de deux ans (décret du 16 avril 2012) Sur le site legifrance.gouv.fr.
  47. « Européennes : Dati investie par le PS… en 1994 », Le Parisien, 26 mars 2009
  48. Arrêté du 6 décembre 2002 portant nomination au cabinet du ministre
  49. Arrêté du 5 avril 2004 portant nomination au cabinet du ministre d'État [1]
  50. a et b Décret du 2 mai 2006 portant détachement (magistrature)
  51. Arrêté du 9 juin 2005 portant nomination au cabinet du ministre d'État
  52. « La garde des Sceaux Rachida Dati en a été, mais a dû en partir, le gotha des minorités ne souhaitant pas devenir une officine sarkozyste. » : « Le très sélect club des minorités », Le Nouvel Observateur, n°2 234, 30 août 2007
  53. « Rachida Dati passe ses vacances avec les Sarkozy », Le Nouvel Observateur, 12 août 2007
  54. Rétention de sûreté, entretien avec Dominique Rousseau : « C’est une mesure digne d’un régime autoritaire », Regards, no 49, mars 2008.
  55. Article de Romandie.com sur la visite de Rachida Dati dans les prisons de Londres
  56. [2], Le Monde, 21 novembre 2008
  57. Discours de Mme Dati
  58. Le Figaro du 24 juin 2007
  59. Le Monde du 29 octobre 2007 - Le Point du 31 octobre 2007 - Carte judiciaire et discours de Mme Dati
  60. « Rachida Dati : "Notre carte judiciaire s'adapte à l'évolution du territoire" », Le Monde, 17 novembre 2007
  61. « Carte judiciaire: tout ça pour ça? » par Gilles Gaetner, l'Express, 29 novembre 2007
  62. la fronde des élus de tout bord, Rue89, 21 novembre 2007
  63. Décret du 30 octobre 2008, Journal officiel du 31 octobre 2008 Sur le site legifrance.gouv.fr
  64. « Carte judiciaire : un décret pour annuler les risques d'annulation », Le Monde, 18 novembre 2008
  65. « Le Conseil d'État annule partiellement les pôles d'instruction », Le Nouvel Observateur, 19 décembre 2008
  66. État d'avancement de la réforme sur le site du ministère
  67. « Un mineur de 13 ans » est une personne âgée de moins de 13 ans ; l'expression fréquemment employée « mineur de moins de 13 ans » est donc un pléonasme.
  68. Dati: Un code pour les mineurs, lejdd.fr, 16 mars 2009
  69. « Dati: Un code pour les mineurs », Le Journal du dimanche, 16 mars 2009
  70. Le Parisien, 11 juillet 2007, page 4
  71. « Deux nouveaux départs au cabinet de Rachida Dati selon Le Point », AFP, 4 septembre 2007
  72. « Le fils de Claude Guéant chez Rachida Dati », L'Express, 5 septembre 2007
  73. Le Monde, 13 juillet 2007.
  74. Patrick Gaubert, président de la LICRA
  75. Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
  76. Cet extrait est repris dans Le Nouvel Observateur « Un CV de Rachida Dati fait bien mention du MBA »', 31 octobre 2007, et indique « MBA du groupe HEC - ancienne élève de l'Institut supérieur des affaires », ce qui peut-être compris comme indiquant que le MBA a été obtenu ou, comme le suggère le porte-parole de la ministre, que les cours du MBA ont été simplement suivis.
  77. Dépêche de l'AFP téléchargé le 3/10/2008.
  78. Procureur général d'Agen : Dati passera outre l'avis du CSM, in Le Nouvel Observateur, 13/06/2008
  79. « Rachida Dati organise un mouvement exceptionnel de procureurs généraux », Le Monde, 15 novembre 2007
  80. l’l'USM, le Syndicat de la magistrature et FO-magistrats
  81. Marie Bellan, Les magistrats appellent Rachida Dati à « se mettre au travail », in Les Échos, 24/10/2008, article en ligne
  82. a et b Forte mobilisation des magistrats; in Le Télagramme.com, 24/10/2008, article en ligne
  83. Élise Barthet, Les magistrats n'en peuvent plus des "oukases" de la chancellerie, in Le Monde, 23/10/2008, article en ligne
  84. Laurence de Charette et Cyrille Louis, Les magistrats mobilisés contre la garde des Sceaux, in Le Figaro, 23/10/2008, article en ligne
  85. Mobilisation des magistrats contre la politique de Rachida Dati, dépêche de l'agence AP in Le Nouvel Observateur, 23/10/2008, [article en ligne]
  86. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, p. 173.
  87. « 534 magistrats signent une pétition contre Dati », Libération, 19 novembre 2008.
  88. Vers un acte authentique européen
  89. (http://www.jurisprudentes.org/bdd/article.php3?id_article=8011 Pas de divorce notarié)
  90. Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes, pp. 176 et suivantes.
  91. « Rachida Dati sera tête de liste UMP dans le VIIe à Paris », Le Nouvel Observateur, 9 novembre 2007
  92. « Municipales 2008 : Rachida Dati menacée par la dissidence ? », www.afrik.com, 14 février 2008
  93. Élection présidentielle de 2007 - résultats définitifs dans le 7e arrondissement de Paris sur le site du ministère de l'Intérieur
  94. Élections municipales de 2008 - résultats définitifs dans le 7e arrondissement de Paris sur le site du Figaro
  95. « Dati s'installe à la mairie du VIIe arrondissement de Paris », Le Figaro, 28 mars 2009
  96. « Rachida Dati veut faire tomber le Mur pour la paix », Le Parisien, 13 janvier 2011.
  97. Pétition pour le démontage du Mur pour la paix, Mairie du 7e arrondissement.
  98. « Mur pour la Paix: Rachida Dati poursuivie en diffamation par les époux Halter », Nice-Matin, 5 mai 2011.
  99. « Mur pour la Paix: Rachida Dati poursuivie en diffamation par les époux Halter », Libération, 5 mai 2011.
  100. Christel Brigaudeau, « Rachida Dati condamnée pour diffamation », sur Le Parisien,‎ 23 novembre 2011
  101. La Rédaction de RTL, « Rachida Dati condamnée pour avoir diffamé Marek Halter », sur rtl.fr,‎ 22 novembre 2011
  102. Hélène Colau, « Rachida Dati condamnée pour diffamation », sur 20minutes.fr,‎ 23 novembre 2011
  103. Actu France-Soir, « Rachida Dati condamnée pour diffamation », sur francesoir.fr,‎ 22 novembre 2011
  104. « La condamnation de Dati pour avoir diffamé les époux Halter confirmée » , Le Nouvel observateur avec l'AFP du 8 novembre 2012
  105. Actu Le Monde, « Législatives : Dati renonce à se présenter contre Fillon à Paris », sur lemonde.fr,‎ 16 mai 2012
  106. UMP : Dati « réfléchit » à une candidature féminine, Le Figaro, 16 juillet 2012.
  107. Paris : Dati à la tête des "Sardines", Le Figaro, 25 octobre 2012.
  108. Municipales à Paris - Rachida Dati : "Je retire ma candidature", Le Point, 23 avril 2013.
  109. « Dati quittera le gouvernement après les européennes », Le Nouvel Observateur, 23 janvier 2009.
  110. Élections européennes de 2009 - résultats définitifs dans la circonscription Île-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur
  111. « Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes », in leparisien.fr, 22 janvier 2014.
  112. a, b et c (en) The rise and fall of Rachida Dati- The Guardian
  113. Rachida dati, symbole du sarkozysme et de la diversité - La Dépêche.fr
  114. Rachida Dati en voie de désintégration ? -Afrik.com
  115. Jamil Dakhlia, La représentation politique à l’épreuve du people : élus, médias et peopolisation en France dans les années 2000, Le Temps des Médias n°10, « Peopolisation et politique », printemps 2008.
  116. (en) Nacira Guénif-Souilamas, The Inflated Ego and New Games of Belonging, Yale French Studies, No. 116/117, 2009 : « Gender is a powerful tool in domesticating the new French, as shown by the three women - two Arabs and one black - appointed in Sarkozy's government, people chosen not so much for their agency and political competence, as for their Westernized look, their deliberate choice of surrendering their beliefs in favor of communication skills, and for the obvious, consensual symbol of diversity they embody. Even the sign of unease or revolt they may show is part of the device put in place in order to argue that integration is not only possible but is also desirable, as sexy ways of being demonstrate. The latest episode of the French government soap opera does not have to be imagined by television writers; it has been displayed and widely commented on, when the Minister of Justice, Rachida Dati, of Algerian-Moroccan parents, became pregnant, and subsequently announced that she would not dis close the name of the father with whom she does not live. Hence, when, on 2 January 2009, the girl was born, Dati disclosed her name, Zohra, but remained silent on whether the child would be declared to have a father's name and/or be raised by her alone. »
  117. Les médias américains semblent apprécier notre ministre de la Justice… - Gala.fr
  118. (en) Imogen Tyler (Université de Lancaster), Pregnant Beauty: Maternal Femininities under Neoliberalism in New Femininities Postfeminism, Neoliberalism and Subjectivity, Palgrave Macmillan, 2011 : « A global media storm surrounded the French Justice Minister Rachida Dati when she announced her pregnancy as a lone mother, and later made a very public and glamorous return to work five days after. » (traduction proposée)
  119. (en) Anne Krogstad, Aagoth Storvik, Picturing Politics: Female Political Leaders in France and Norway, Historical Reflections, Volume 38, Numéro 3, Hiver 2012.
  120. (en) Julie C. Suk (Yeshiva University et Harvard Law School) Are Gender Stereotypes Bad for Women?, Columbia Law Review, 2010 : « The unmarried minister of justice, Rachida Dati, who gave birth to a daughter in 2009 while in office, was accused of not being a 'proper' mother. (...) Let’s return to the Rachida Dati scandal that opened this Article. French feminists articulated the view that, once some women start choosing shorter maternity leave, there will be pressure on all women to do so: "Employers can now use this example, to put intolerable pressure on women," said Maya Surduts, of one national women’s rights group. Florence Montreynaud, the president of another feminist organization, recalled "the monstrous births by women workers in the 1920s, of whom 20 percent gave birth on the factory floor." Montreynaud especially feared that Dati’s choice would divide all women into the "superwomen" and the "weaklings." »
  121. La marionnette de Rachida Dati aux Guignols de l'Info dévoilée tempsreel.nouvelobs.com, 2 septembre 2007
  122. Julien Martin, « Dati l'ambitieuse » ou l'ascension d'une auto-pistonnée, Rue89, 2 mars 2009
  123. Sniper : Le désolant clip anti Fadela Amara et Rachida Dati purepeople.com, 11 juillet 2011
  124. Cristel Joris, « Marco Paulo: "Aucun scrupule vis-à-vis de Rachida Dati" », AFP/Le Figaro,‎ 24 avril 2013 (lire en ligne)
  125. « Rachida Dati déboutée : la BD autorisée », AFP/Le Figaro,‎ 24 avril 2013 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]