Grand Palais (Paris)

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Grand Palais
Vue de l'ensemble formé par le Grand et le Petit Palais depuis la tour Eiffel
Vue de l'ensemble formé par le Grand et le Petit Palais depuis la tour Eiffel
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Avenue Winston-Churchill
75008 Paris
Coordonnées 48° 51′ 58.18″ N 2° 18′ 45.19″ E / 48.8661611, 2.312552848° 51′ 58.18″ Nord 2° 18′ 45.19″ Est / 48.8661611, 2.3125528  
Informations générales
Date d’inauguration Exposition universelle de 1900
Superficie 77 000 m2 dont 13 500 m2 pour la nef
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 2 millions par an
Site web www.grandpalais.fr

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Grand Palais

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Grand Palais

Le Grand Palais est un monument parisien situé en bordure des Champs-Élysées, face au Petit Palais, dont il est séparé par l'avenue Winston-Churchill dans le 8e arrondissement. Ses 77 000 m2 abritent régulièrement salons et expositions prestigieuses.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Grand Palais pendant la Première Guerre mondiale
Verrière du Grand Palais, restaurée en 2004

Le « Grand Palais des Beaux-Arts » est édifié à Paris à partir de 1897, pour l'exposition universelle prévue du 15 avril au 12 novembre 1900[1], en lieu et place du vaste mais inconfortable Palais de l'Industrie de 1855. « Monument consacré par la République à la gloire de l’art français », comme l'indique le fronton de l’aile ouest (Palais d'Antin), sa vocation originelle consiste à accueillir les grandes manifestations artistiques officielles de la capitale.

Par arrêté du 12 juin 1975, la nef est classée au titre des monuments historiques. Un nouvel arrêté du 6 novembre 2000, protège le Grand Palais dans sa totalité.

Le concours d'idées[modifier | modifier le code]

L'établissement d'un programme est rédigé et l'organisation d'un concours d'idées entre architectes est décidée par arrêté du 22 avril 1896. Contrairement à ce qui avait été prévu pour le palais du Trocadéro ou encore l'Opéra Garnier, il n'est pas envisagé que la compétition soit internationale. Le concours ne s'adresse, ici, qu'aux seuls architectes de nationalité française.

Les architectes lauréats[modifier | modifier le code]

Après une suite d'épreuves très disputées, de péripéties et un âpre débat au sein des représentants des autorités, de la presse et du grand public, les architectes Henri Deglane, Albert Louvet, Albert-Félix-Théophile Thomas et Charles Girault ne peuvent être départagés et sont choisis pour réaliser une synthèse de leurs propositions respectives et faire œuvre commune.

La répartition des tâches
  • Henri Deglane est chargé des nefs nord et sud de la grande nef et de sa partie transversale dénommée « paddock », des façades et décors qui l'entourent et plus particulièrement de l'entrée principale et des péristyles situés de part et d'autre, sur la nouvelle « avenue Alexandre III », actuelle avenue Winston-Churchill.
  • Albert Louvet, auteur du plan, se voit confier la responsabilité d'édifier la partie centrale dont le Salon d'honneur et, en coordination avec Deglane, le grand escalier d'honneur et le décor peint et sculpté du mur de fond de la nef transversale.
  • Albert Thomas doit mener à bien la construction de l'aile ouest, dite Palais d'Antin et des élévations correspondantes sur l'avenue d'Antin (future « avenue Victor-Emmanuel III », aujourd'hui avenue Franklin-D.-Roosevelt).
  • Quant à Charles Girault, il est désigné pour la mise au point définitive des plans et la coordination générale des travaux. Il doit assurer, en même temps, la maîtrise d'œuvre du Petit Palais (actuel musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris) dont il est le concepteur.

Le constructeur est l'entreprise Daydé & Pillé.

Analyse du projet définitif[modifier | modifier le code]

L'axe républicain[modifier | modifier le code]

Avant l'exposition universelle de 1900, l'amorce d'une longue perspective est déjà marquée par le Dôme, l'Église des soldats, l'Hôtel et l'Esplanade des Invalides. Mais, de l'autre côté de la Seine, le regard bute de façon malheureuse sur une des façades latérales du Palais des Arts et de l'Industrie. Longeant l'avenue des Champs-Élysées, cette imposante construction est, de plus, aperçue de biais.

Lors de la période de préparation des modalités du concours et, en particulier, du dessin des gabarits définissant l'emplacement précis de chaque bâtiment devant succéder à l'ancien palais, l'intention est d'inscrire ce projet dans une réalisation urbanistique plus large.

Il est ainsi prévu de prolonger l'axe des Invalides jusqu'au palais de l'Élysée et d'offrir, par là-même, une ossature à la future grande exposition.

L'axe républicain est né, tracé auquel se doivent d'obéir l'organisation et l'implantation des pavillons étrangers et à thème installés sur l'esplanade des Invalides comme l'ensemble formé par le Grand Palais, le Petit Palais devant lui faire face, de l'autre côté de l'avenue nouvelle ainsi créée, et le pont Alexandre-III lancé, en cette occasion, au-dessus du fleuve.

Cet axe, qui perdurera au-delà des festivités de 1900, constitue encore aujourd'hui la dernière réalisation d'envergure dans l'urbanisme parisien.

L'architecture[modifier | modifier le code]

Le vaisseau principal, d'une longueur de près de 240 mètres, est constitué d'un espace imposant surmonté d'une large verrière. La voûte en berceau légèrement surbaissée des nefs nord et sud et de la nef transversale (paddock), la coupole sur pendentifs et le dôme pèsent environ 8 500 tonnes d'acier, de fer et de verre. Le poids de métal utilisé, égal à environ 6 000 tonnes, équivaut à celui de la tour Eiffel. Le sommet de cet ensemble culmine à une altitude de 45 mètres.

Verrière à l'endroit de la coupole et des pendentifs.
Les dômes situés à l'arrière du bâtiment

La colonnade de Deglane, inspirée de celle de Claude Perrault au Louvre, mais sans en avoir la grâce, dissimule prudemment, comme à la gare d'Orsay édifiée par Victor Laloux pour la même exposition, la splendide innovation de la structure métallique.

Ce type de bâtiment marque l'aboutissement de l'éclectisme, propre au « style Beaux-Arts ». Le Grand Palais constitue, à lui seul, un résumé des goûts de la « Belle Époque », mais marque en même temps la fin d'une certaine conception de l'architecture où le maître d'œuvre, à la fois artiste et technicien, occupe un rôle prépondérant.

L'ouvrage est l'un des derniers jalons d'une époque antérieure à l'ère de la fée électricité. Il témoigne de ce moment des grandes structures transparentes, héritières du Crystal Palace de Londres conçu par Joseph Paxton en 1851, où l'apport en lumière naturelle est encore indispensable à tout grand rassemblement humain.

À l'origine, la construction et son fonctionnement interne sont organisés selon un axe est-ouest. La communication entre la grande nef et les autres parties du palais (salon d'honneur, aile centrale et palais d'Antin) se fait par un ample escalier de fer d'inspiration classique teintée d'Art nouveau. En 1937, le Palais de la découverte, exposition temporaire pour l'Exposition internationale, occupe l'espace du palais d'Antin (partie ouest du Grand Palais). Cette exposition attire 2 millions de visiteurs et conquiert ainsi le droit de rester dans le Grand Palais à partir de 1940. Une porte mure alors le passage entre le grand escalier d'honneur et le palais d'Antin, en rupture avec le schéma de circulation est/ouest originel. L'établissement public du Grand Palais a prévu dans son plan d'action 2008/2010 de rouvrir ce passage. Les visiteurs pourront ainsi accéder directement de la nef au palais d'Antin. De même, le salon d'honneur sera rénové et redeviendra le cœur du Grand Palais.

Façade principale conçue par Henri Deglane.
Les sculptures[modifier | modifier le code]
L’Harmonie triomphant de la Discorde, quadrige, côté Seine.
L'Immortalité devançant le Temps, côté Champs-Élysées.
  • Les quadriges en cuivre repoussé de Georges Récipon couronnent les deux entrées et leur fronton, au nord-est et sud-est, sur l'avenue nouvelle. Ces œuvres allégoriques, s'imposant au piéton à une altitude de quarante mètres, représentent :
  • Les groupes en bronze sont dus aux sculpteurs Victor Peter et Alexandre Falguière.
Les mosaïques[modifier | modifier le code]
  • Intérieurement, les pavements du hall elliptique sont en mosaïque de grès céram. On trouve un large motif floral en symétrie centrale, constitué de tesselles aux couleurs peu soutenues (beige, marron et vert), mais se détachant bien sur un fond blanc. Ces mosaïques ont été réalisées par la Société Simons et Cie selon des cartons de Louis Hista[réf. nécessaire].
  • Les frises extérieures, situées sous le péristyle de Deglane (façade sur l'avenue Winston Churchill), se composent d'une longue bande aux vives couleurs rehaussées d'or utilisant la technique traditionnelle de la mosaïque.

Fractionné en dix panneaux symbolisant l'art à différentes époques, cet ouvrage mesure soixante-quatorze mètres de long (273 m2) et du fait de sa grande hauteur, il est souvent peu connu. Ces mosaïques ont été réalisées par Auguste-Maximilien Guilbert-Martin et René Martin selon des cartons de Louis-Edouard Fournier[réf. nécessaire], pour célébrer l'art au travers des civilisations connues, à l'occasion de l'exposition universelle de 1900.

Le jeu des tesselles est animé par des opus très réguliers et souligné par des contours marqués ainsi que de subtils dégradés. On y trouve ainsi des représentations des grandes civilisations de l'Histoire telles que perçues à la fin du XIXe siècle, dont l'Égypte, la Mésopotamie, la Rome d'Auguste à la Grèce du siècle de Périclès, la Renaissance italienne et française au Moyen Âge, l'Europe industrieuse à celle des arts classique et baroque.

Les civilisations plus lointaines ne sont pas oubliées, glorifiant au passage la période alors à son apogée des grandes nations colonisatrices : l'Afrique méditerranéenne et subsaharienne, l'Orient et le sous-continent indien, l'Asie du sud-est et l'Indochine avec les Khmers et les temples d'Angkor, la Cochinchine et les paysages annamites autour de la ville de Hué, l'Extrême-Orient avec des représentations de la Chine mystérieuse et du Japon (alors en vogue depuis le récent engouement des peintres impressionnistes et d'écrivains pour ce pays), des évocations des deux Amériques.

La cérémonie d'inauguration[modifier | modifier le code]

Façade du Palais d'Antin avant restauration

L'inauguration du Grand Palais a lieu avec tout le faste propre à la IIIe République. Une plaque de l'un des frontons d'angle porte encore, gravé dans la pierre, le témoignage de l'événement.
La cérémonie se tient le 1er mai 1900, en présence d'Émile Loubet, président de la République, de Pierre Waldeck-Rousseau, alors président du Conseil et ministre de l'Intérieur et des Cultes, de Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, d'Alexandre Millerand, ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et, enfin, d'Alfred Picard, commissaire général de l'Exposition universelle.

Un siècle de salons et d'expositions[modifier | modifier le code]

Le président Émile Loubet

Dès 1901, le Grand Palais abrite, parallèlement aux Salons artistiques, de nombreuses autres manifestations. C'est notamment pour le concours hippique, accueilli jusqu'en 1901 au palais de l'Industrie, que le Grand Palais est doté d'une nef et d'une piste sablée. D'avril 1901 à 1957, le concours hippique, avec concours d'attelages, épreuves de vitesse et sauts d'obstacles, est un moment très prisé de la vie parisienne. À partir de 1901, d'autres Salons se succèdent. Ils sont majoritairement dédiés à l'innovation et la modernité : Salon de l'automobile de 1901 à 1961, Salon de l'aviation de 1909 à 1951, Salon des arts ménagers, etc.

Les salons artistiques[modifier | modifier le code]

Les salons consacrés aux beaux-arts connaissent leur âge d'or pendant les trente premières années de fonctionnement du palais. Avec l'avènement du Front populaire en 1936, ces présentations, considérées par certains comme l'expression d'un art réservé à une élite bourgeoise, perdent progressivement de leur prestige et voient leur surfaces réduites d'une manière considérable avec l'installation définitive du Palais de la découverte l'année suivante.

Après la guerre, on leur préfère les salons techniques et commerciaux, plus rentables. Les salons artistiques perdurent encore un moment avant de voir leur espace d'exposition diminuer comme peau de chagrin et d'être relégués dans des endroits moins nobles et moins visibles du Grand Palais.

À partir de 1947, l'édifice perd sa fonction de Palais des Beaux-Arts, ce pour quoi il a été construit.

Les salons techniques[modifier | modifier le code]

Ce type de manifestations se raréfie au Grand Palais à partir des années 1960. Devenu trop petit, on lui préfère le tout nouveau Palais du Centre des nouvelles industries et technologies ou le parc des expositions de la porte de Versailles.

En prenant son indépendance, cette exposition prend le nom de « Salon de l'Aéronautique » puis celui de « Salon de l'Industrie aéronautique » avant de partir pour l'aérogare du Bourget.

Les salons commerciaux[modifier | modifier le code]

Fête foraine, janvier 2006

Ces expositions quittent également le Grand Palais par manque de surface disponible.

Les événements ponctuels[modifier | modifier le code]

Le Palais de la Découverte[modifier | modifier le code]

Le Palais de la découverte de l'exposition universelle de 1937 est installé dans l'aile ouest du Grand Palais. Il est conçu à l'origine comme une présentation temporaire, mais fort de son succès, il reste finalement dans la partie ouest du Grand Palais. Il constitue aujourd'hui une véritable institution dont la popularité ne s'est jamais démentie.

Les Galeries nationales[modifier | modifier le code]

En 1964, Reynold Arnould transforme une partie de l'aile nord du Grand Palais, à la demande d'André Malraux alors ministre des Affaires culturelles, en Galeries nationales destinées à recevoir de grandes expositions temporaires. Sont ainsi présentées en 1966, une rétrospective du peintre Pablo Picasso et une importante présentation d’art africain.

De très nombreuses expositions de peintres classiques, impressionnistes (Renoir), et modernes (Zao Wou-Ki, Prassinos, Music, Bazaine, Manessier) sont organisées par la suite.

Expositions notables[modifier | modifier le code]

L'organisation des grandes expositions ont un coût exponentiel. Un musée dont le budget n’est pas suffisant se voit interdire une grande exposition. Les conditions d’hydrométrie, d’architecture et de sûreté sont essentiels. Sinon aucun prêteurs ne se manifestera. Les grandes expositions sont donc pour les grandes institutions. Le Grand Palais a récemment fait parler de lui à travers l'organisation de deux grandes expositions notables.

Picasso et ses maîtres - 2008 (commentaire d'exposition)[modifier | modifier le code]
  • Commissaires d'exposition : Anne Baldassari et Marie-Laure Bernadac
  • budget : 4.7 millions d'euros
  • 783.352 personnes se sont rendues à l'exposition

Avec l’exposition « Picasso et les maîtres », des records ont été atteints. Avec un budget de 4,7 millions d’euros, il s’agit du budget le plus élevé pour une exposition en France. Il se compose principalement des lignes suivantes : 1 million pour le transport, 716 000 en scénographie et 790 000 en assurance pour la partie non couverte par l’Etat. La valeur totale des oeuvres assurées était de 2 milliards d’euros. Jamais une exposition en France n’avait connu une telle valeur. Cette exposition a engendré un bénéfice d’un million d’euros. Le retour sur investissement est substantiel 21% pour 4 mois d’expositions. Il faut tempérer ce ratio et ne pas oublier qu’une telle exposition représente plusieurs mois voire plusieurs années d’organisation[2].

Picasso ne plagie pas les maîtres; il s'approprie leurs toiles et les réinvente. L'unique copie de l'exposition est son "Portrait de Philippe IV", calqué de Vélasquez. Or c'est est déjà "une relecture de l'oeuvre" de son compatriote. À l'origine de ce projet,le musée Picasso a prêté de nombreux tableaux, tout comme le Louvre, Orsay, de prestigieux musées étrangers et des collections privées. L'exposition s'ouvre d'ailleurs sur une série d'autoportraits qui retrace la filiation picturale du maître du cubisme: Le Gréco , Poussin , Rembrandt , Goya , Delacroix , Cézanne et Gauguin [3].

Tout au long du parcours, les oeuvres de Picasso sont présentées en contrepoint de celles de ses précurseurs. Cependant, l'exercice ne se réduit pas à un petit jeu de correspondances binaires. D'autres ensembles montrent comment Picasso s'est acharné sur certaines toiles de ses maîtres. Par exemple, "Les Ménines" de Vélasquez , réinterprétées 44 fois en six mois en 1957.

Aux côtés de "L'Olympia" de Manet , venue d'Orsay, ces toiles figurent dans l'étourdissante salle des grands nus qui clôt l'exposition

Monet - 2010 (commentaire d'exposition)[modifier | modifier le code]
  • L'exposition se déroule en collaboration avec le musée d'Orsay . Il y a plusieurs commissaires d'expositions : Sylvie Patin, Anne Roquebert et Richard Thomson.
  • Chaque tableau présent étaient estimés au moins à 18 millions euros. 
  • 911.600 personnes se sont déplacées sur les quatre mois de l'exposition[4].

L’exposition de Claude Monet (1840-1926) se déroule au Grand-Palais,elle rend hommage au chef de file des Impressionnistes . Près de 200 toiles sont exposées. Il s’agit de la première rétrospective monographique depuis 1980. L’exposition est fragmentée en plusieurs sections chronologiques. Chaque section est désignée par un titre ou une période. Les trois grands axes majeurs sont Monet et la France, figures et natures mortes puis rêves et réflexion. Toute sa vie, Monet a observé et peint, l'exposition des Galerie nationales du Grand Palais propose le voyage intérieur de l'artiste.

L'exposition commence par la forêt de Fontainebleau avec Le pavé de chailly en 1865. A cette période Monet repart sur les traces de l’école de Barbizon. Accompagné de Frédéric Bazille , il s’éloigne de l’atelier Gleyre. Monet, par la suite, voyage jusqu’à la Normandie où il peint des paysages de son enfance. La mer, les bateaux sont les motifs récurrents dans ses compositions comme le montre Le bord de mer à Honfleur de 1864. Les motifs floraux et le goût pour les paysages sont annonciateurs de l’impressionnisme. Son intérêt se porte sur les effets de lumière qui changent suivant les heures et les saisons. L’évolution de l’industrie donnera à Monet un nouvel essor pour ses paysages. La première partie de la rétrospection, Monet nous délivre un carnet de voyage complet au gré de ses envies et rempli d’émotion intérieur, la lumière occupe la plus grande place, c’est elle qui donne une tonalité chaleureuse.

L’étude de la lumière se retrouve au sein de la section « figures et portraits ». Bien que les toiles soient de taille plus grande l’enjeu n’en reste pas moins différent. L’intérêt pour la retranscription de la lumière est très présente dans le Déjeuner sur l’herbe de 1865. Ce tableau à reçu l’encouragement de Courbet (représenté à gauche) et de toute la jeunesse avant-gardiste. Les petites touches de lumières sont le réel sujet. Monet s’attache à la représentation du mouvement dans la lumière qui filtre à travers le feuillage. Monet nous délivre une vision intimiste en cherchant des atmosphères et des visages connus. Il s’intéresse aussi à la nature morte comme le montre le Trophée de chasse de 1862.

C’est le motif des séries qui voit le jour dans rêves et réflexions comme les meules, la Cathédrale de Rouen ou encore les peupliers. La répétition du motif n’est qu’un prétexte pour le peintre, l’objet représenté importe bien moins que l’évolution du sujet au cours des heures.Monet en arrivera même à une forme d’abstraction avec Le pont Japonais, peint entre 1918 et 1924. Comme on peut voir, le motif disparaît derrière la force de la couleur et de la touche. Monet à cette période détruira lui-même certaines toiles de ce type ne comprenant pas comment a-t-il pût les crées. L’exposition se termine par la série mondialement connue des Nymphéas, à Giverny, là où Monet finira ses jours, un havre de paix selon ses dires. Il définit clairement l’objectif de faire réfléchir intérieurement le spectateur, de le retrancher dans son espace. La verdure, et le motif des nénuphars appellent à la passivité et à la sérénité.

Des réutilisations surprenantes[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, le Grand Palais est, tantôt témoin des drames de l'Histoire, tantôt victime de réutilisations souvent malvenues.

  • Au début de la Grande guerre, le grand palais est utilisé comme casernement pour les troupes coloniales s'apprêtant à partir au front. Il devient rapidement hôpital de fortune pour les blessés de la Marine ne pouvant trouver de place dans les hôpitaux bondés de la capitale.
  • Durant la Seconde Guerre mondiale, le grand vaisseau est réquisitionné par les Allemands pour y abriter des véhicules militaires. En août 1944, la nef est bombardée et un incendie se déclare, sans grandes conséquences, dans une partie de l'édifice ; les pompiers sont toutefois gênés dans leur travail par le sauvetage des animaux d'un cirque qui a élu domicile sous la grande verrière. Ils doivent aussi protéger les œuvres envoyées pour une exposition par des artistes mobilisés ou prisonniers.

Jusqu'à la création de l'établissement public du Grand Palais, plusieurs institutions et services s'installent au cœur du Grand Palais :

La création de l'établissement public du Grand Palais, en 2007, a permis de rationaliser les espaces. Désormais, le Grand Palais accueille une partie de l'administration de l'établissement public de la Rmn-Grand Palais, les Galeries nationales du Grand Palais, le Palais de la découverte, le commissariat de police du VIIIe arrondissement et, provisoirement, des salles de répétition de la Comédie-Française.

Le 13 juillet 2008, 43 chefs d'État se sont réunis sous la grande nef à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerranée.

Depuis 2009, une nuit « electro » y est organisée annuellement avec de nombreux concerts. Sont déjà venus des artistes tels que Felix Da Housecat, Surkin, Laurent Garnier et Yuksek.

Fermeture et renaissance[modifier | modifier le code]

Les mesures conservatoires[modifier | modifier le code]

Travaux sous les filets de la grande nef (2002)

L'alerte est donnée en juin 1993 après le détachement d'un élément de rivetage depuis une hauteur de près de trente-cinq mètres lors d'une exposition consacrée au design.

Le ministre de la Culture d'alors, Jacques Toubon, prend la décision de fermer « provisoirement » le lieu en novembre de la même année en raison du danger que représente la chute de nouveaux rivets sur le public.

La pose de filets accrochés sous la verrière (voir photographie ci-contre) et la convocation d'experts pour pallier cette situation ne suffisent pas pour maintenir l'ouverture au public. Seuls et après de nécessaires travaux de sécurité, les Galeries nationales et le Palais de la Découverte sont à nouveau disponibles. L'utilisation de la nef s'interrompt pendant douze années.

Les pathologies rencontrées[modifier | modifier le code]

Des désordres se manifestent tout au long du XXe siècle et depuis le début même du chantier, dans la zone sud de la grande nef. En cours de construction, ces imprévus sont d'autant plus graves qu'il n'est pas question de repousser la date de livraison du Grand Palais.

Le comportement des maçonneries et de la charpente métallique provient de plusieurs facteurs :

  • Les fondations de l'édifice, pour partie constituées de pieux battus en chêne soutenant des massifs de pierre ou de béton de chaux, sont soumises à des variations et un abaissement progressif de la nappe phréatique. Dû à des campagnes de travaux de réaménagements successives de la voirie et du quai en bordure de Seine, ce phénomène provoque un délavage puis un pourrissement des têtes de poteaux mis en contact avec l'oxygène de l'air. L'affaissement contraint les concepteurs à augmenter d'abord le nombre des pieux pour ensuite rectifier légèrement les maçonneries et le profil de la charpente dans lesquels se répercutent les mouvements du sol. Près de trois mille quatre cents poteaux sont finalement installés, mais tous sont loin d'atteindre le « bon sol ». Cette couche géologique stable se situe, au sud, à une profondeur de quinze mètres.
  • La nature alluvionnaire du terrain et sa tendance naturelle à glisser vers le lit de la Seine.
  • Les accrochages réalisés directement sur la structure métallique, au gré de réalisations d'imposants décors ou d'expositions, tel le Salon de l'Aéronautique où ballons et avions sont parfois présentés en suspension. A lieu ainsi un vieillissement prématuré de plusieurs éléments métalliques.
  • L'utilisation du Grand Palais pour des présentations hippiques a pour conséquence une altération du pied de plusieurs piliers en raison de l'acidité du sol absorbant l'urine des chevaux.
  • L'emploi majeur de lamelles rivetées en acier dans la conception de la structure métallique au lieu d'éléments en fer comme pour la tour Eiffel. Ce matériau est, à l'époque du chantier, moins souple et se dilate moins que celui fabriqué aujourd'hui (rappelons que cet assemblage de plus de deux-cents mètres ne comporte aucun joint de dilatation).
  • Les déformations de membrures et d'autres éléments dues aux tassements différentiels et ensuite au poids de la coupole du dôme.
  • Les premières fissures apparaissant, les fuites d'eau à travers la verrière provoquant une lente corrosion du métal.

Au cours des études précédant les récents travaux de reprise en sous-œuvre, les calculs évaluent l'affaissement des massifs de fondations de l'aile sud à près de 14 cm et une variation de hauteur, dans la partie métallique de l'ouvrage, à 7 cm. Ces valeurs, d'apparence négligeable, ont été suffisantes pour provoquer des dégâts structurels considérables.

Les premiers travaux de confortation[modifier | modifier le code]

Des remblaiements ou injections de matériaux de natures diverses ont commencé très tôt et se sont poursuivis à différentes périodes de la vie du monument pour combler les vides entre le niveau bas de l'édifice et celui du sol continuant à s'affaisser. En 1940, les troupes d'occupation allemandes installent véhicules et matériels divers dans la nef. S'apercevant de la fragilité des lieux, elles décident d'injecter plusieurs tonnes d'un coulis de béton dans le sous-sol, stabilisant un temps le terrain et les structures, mais alourdissant l'ensemble dans sa partie méridionale. Ainsi, les désordres iront en s'accélérant jusqu'à cette fameuse année 1993.

La campagne de restauration[modifier | modifier le code]

La maîtrise d'ouvrage[modifier | modifier le code]

La maîtrise d'ouvrage des travaux de restauration est assurée entre 2001 et 2007 par la Direction de l'architecture et du patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture et de la Communication. Le mandat de maîtrise d'ouvrage est attribué à l'Établissement public de maîtrise d'ouvrage des travaux culturels (ÉMOC). Par arrêté du 17 avril 2007 (pour une entrée en vigueur le 1er mai 2007), le monument « Grand Palais » a été attribué à titre de dotation à l'établissement public du Grand Palais. Ce dernier s'est substitué à l'EMOC pour assurer les travaux du Grand Palais afin de mener à terme la restauration de ce monument historique.

Programmation du chantier[modifier | modifier le code]

Les travaux se sont déroulés en deux phases :

  • Première phase (novembre 2001 – août 2004) : reprise en sous-œuvre d'une partie des fondations accompagnée d'une dépose, remise en état et repose, de 2001 à 2004, des deux quadriges en cuivre repoussé et de leur armature en fer de Récipon.
  • Deuxième phase (2002 jusqu'à fin 2007) : réparation des murs et autres maçonneries fissurées, de la verrière et des couvertures déformées ou vétustes avec, depuis 2005, un ravalement des façades, une restauration de la grande frise extérieure en mosaïques et une seconde et dernière campagne de consolidations des fondations.

Le budget de ce chantier a atteint 101,36 millions d'euros (dont 72,3 pour la première phase). Le financement a été assuré grâce à l'État par l'intermédiaire du Ministère de la Culture.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

  • Les fondations :

8 900 m2 de parois moulées exécutées avec près de 6 600 m3 de béton, 2 000 colonnes de jet grouting mises en place avec environ 10 000 t de ciment.

  • La grande nef :

Longueur de 200 m, largeur de 50 m (de 100 m entre l'entrée principale et le mur de fond du paddock), hauteur de 35 m sous la charpente, 45 m de hauteur sous la coupole, 60 m jusqu'au campanile. La surface au sol atteint une superficie de 13 500 m2.

  • La charpente métallique :

Poids au-dessus de la nef : 6 000 tonnes d’acier (600 tonnes remplacées pendant la première phase des travaux) soit un total de 8 500 en comptant le Palais d'Antin. Nombre de rivets changés : environ 15 000. Surface repeinte : 110 000 m2. Poids de la nouvelle peinture : 60 tonnes pour 3 couches réalisées, soit pratiquement l'équivalent de 2 000 pots de 30 kilos.

  • Les différents vitrages :

Surface remplacée : 13 500 m2 carrés pour la grande nef (16 000 m2 avec les verrières latérales). Charge de vitrage neuf pour la nef, le paddock et les verrières proche des deux quadriges : 280 t de verre feuilleté (non compris 65 t de double vitrage pour les galeries latérales situées en périphérie).

  • Les couvertures et les ouvrages de métallerie :

Linéaires remplacés : 750 m de chéneaux en plomb et 110 m en zinc, 1 200 m d'ornements en zinc estampé. Surface des terrassons en zinc : 5 200 m2.

(Source : ÉMOC).

Petite histoire du vert « Réséda »[modifier | modifier le code]

Avant même le commencement des premiers travaux de réhabilitation de la nef du Grand-Palais, s'est très vite posée la question du choix de la couleur à donner à la structure métallique, voire si la restitution de l'état initial était possible. Le temps ayant fait son œuvre, de nombreuses couches de peinture ont recouvert l'ensemble des éléments. La couleur visible en 2001 était proche du gris.

L'option de la restitution ne peut être envisagée qu'après de minutieuses études et analyses :

  • L'observation, après dépose des plaques rivetées portant le nom des entreprises ayant participé au chantier. Jamais enlevées, elles révèlent une teinte proche du vert clair.
  • L'analyse physico-chimique de prélèvements. Réalisés par le Laboratoire de recherche des monuments historiques (ou LRMH) de Champs-sur-Marne et à l'aide, entre autres procédés, de la microscopie électronique à balayage, les examens permettent de définir le nombre de campagnes de remise en peinture, les différents composants et pigments utilisés dans les diverses couches, surtout la plus ancienne et, pour terminer, l'évolution de celle-ci en présence d'une exposition prolongée aux ultraviolets.
  • La recherche du produit d'origine en fonction des premiers résultats. La chance est au rendez-vous, car le fabricant ayant fourni la peinture en 1900 a toujours pignon sur rue. Il s'agit de l'entreprise Ripolin qui possède encore des archives sur l'époque concernée. Le nuancier correspondant est vite retrouvé et l'on découvre le nom de la couleur utilisée, un vert « Réséda » dont il existe trois nuances : pâle, moyen et foncé. Les analyses précédentes correspondent sans hésitation possible à l'utilisation du « vert réséda pâle ».

Ainsi aujourd'hui, nous pouvons observer la charpente métallique peinte avec une couleur rigoureusement identique à celle employée lors de l'achèvement de sa construction à la fin du XIXe siècle.

Cette peinture, si l'on en croit un récent communiqué de presse du ministère de la Culture, serait susceptible d'obtenir le label « Vert Grand Palais », à l'image du désormais célèbre « Marron Tour-Eiffel ».

Le nouveau vitrage de la verrière[modifier | modifier le code]

La restauration de la charpente va conduire également à celle de la verrière et de son tramage devenu peu esthétique. Au cours de l'étude préalable, l'architecte Alain-Charles Perrot suggère que soit restituée la trame initiale et la largeur des carreaux de verre, dénaturée au cours d'une campagne de remise en état. De plus, la constitution des vitres ne correspond plus aux règles de sécurité exigées aujourd'hui. Le verre armé est alors remplacé par un verre feuilleté de conception contemporaine qui possède deux qualités primordiales :

  • Il permet au personnel d'entretien et de maintenance de circuler sur les passerelles extérieures sans danger. Le verre armé, bien que renforcé par un grillage n'empêche pas un homme de traverser la verrière et de faire une chute mortelle. Le nouveau verre évite cet inconvénient majeur sans augmentation notable de poids. Il est, de surcroît, d'un entretien plus aisé.
  • Débarrassé du grillage interne et des défauts de finition de l'ancien matériau, le verre feuilleté bien que plus épais (9 mm) est nettement plus transparent. L'aspect d'ensemble des verrières de la grande nef et l'atmosphère qui règne à l'intérieur de l'édifice en sont transformés. Si cette transparence ne correspond pas tout à fait à l'état d'origine, on ne peut nier l'amélioration apportée lors de l'utilisation des espaces d'expositions. Les reflets visibles de l'extérieur sont aussi modifiés. Les traitements appliqués à la surface du verre apportent une touche finale « hi-tech » et transforment la perception que l'on peut avoir en se promenant dans les proches environs du Grand Palais.

Les profilés supportant le poids des nouveaux vitrages sont également de section plus fine. L'aluminium, en remplaçant l'acier, diminue ainsi le poids de cette structure secondaire.

Avenir du Grand Palais[modifier | modifier le code]

Le Grand Palais depuis le pont Alexandre-III.

En chantier depuis 2002, la grande nef est ouverte exceptionnellement au public, à l'occasion des journées européennes du patrimoine 2005. Pendant quinze jours, près de 250 000 visiteurs viennent découvrir la nef et les deux globes de Coronelli. « Plus qu'une réouverture, c'est une renaissance », déclare le ministre de la Culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, lors de son discours d'inauguration. L'avenir du Grand Palais est nettement tracé : il s'agit de rendre à ce haut lieu du patrimoine français toute sa vocation culturelle au sens large : dimension artistique, mais aussi économique, technique, scientifique, festive avec l'accueil de toutes sortes de foires, de salons et d'événements, comportant toujours un aspect lié à la découverte de la Modernité ou de l'Autre.

Une nouvelle ambition à partir de 2007[modifier | modifier le code]

L'ancien ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a souhaité la mise en place d'une structure baptisée « établissement public du Grand Palais des Champs-Élysées »[5], plutôt que de voir confier la gestion et la programmation du lieu à des organismes privés.

En janvier 2007, le Grand Palais bénéficie du statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Le 9 septembre 2009, Jean-Paul Cluzel succède à Yves Saint-Geours à la présidence de l'établissement public qui poursuit 4 missions :

  1. Achever la restauration, préserver et mettre en valeur le monument,
  2. Aménager et exploiter des espaces rénovés et accueillir le public dans de meilleures conditions,
  3. Animer et promouvoir les espaces du Grand Palais dont il assure l'exploitation et y susciter toute activité, manifestation et événement dans les domaines culturels, scientifiques et économiques, de nature à accroître le rayonnement de Paris et de la France,
  4. Garantir l'équilibre financier de l'établissement.

Depuis janvier 2011, l'établissement public du Grand Palais des Champs-Élysées a fusionné avec la Réunion des musées nationaux.

Le 5 février 2014, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, annonce que l’agence LAN (en cotraitance avec Terrell, Mathieu Lehanneur, Jean-Paul Lamoureux, Casso et Associés, Base, Franck Boutté, Michel Forgue) est lauréate du dialogue compétitif lancé pour l’aménagement du Grand Palais à Paris. Le respect du monument historique ainsi que la qualité et la modernité des aménagements envisagés ont séduit le jury, présidé par Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais.

Le miel Grand Palais[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, des ruches ont été installées sur le toit du Grand Palais pour favoriser la biodiversité et faire connaître la vie des abeilles en milieu urbain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Exposition Universelle de 1900, par Joseph Antoine Bouvard.
  2. Thèse professionnelle de Nicolas la Forêt, Le marché de l'Assurance des œuvres d'art, 2010-2012, MBA ENASS
  3. Article du Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20081008.OBS4761/picasso-et-les-maitres-au-grand-palais.html
  4. Site internet du journal 20 minutes : http://www.20minutes.fr/article/659300/culture-l-exposition-monet-acheve-record
  5. Présentation de l'établissement public, Site officiel du Grand Palais

Sources bibliographiques et iconographiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Plum, Le Grand Palais, l'aventure du Palais des Beaux-Arts, éd. Réunion des Musées Nationaux, distribution Le Seuil, Paris, 1993
  • Grand Palais : les sommets de la restauration, in "Atrium construction, no 11, Paris, juin/juillet 2004 (ISSN 1636-3434)
  • Jean Monneret, Le Grand Palais, regard de Jean Monneret, éd. Réunion des musées nationaux, Paris, 2006 (ISBN 2711851915)
  • Bernard Marrey, Le Grand Palais. Sa construction, son histoire, éd. Picard, Paris, 2006 (ISBN 2708407767)
  • Le Grand Palais, Connaissance des arts, hors série, 2007
  • Gilles Plum, photographies de Jean-Pierre Delagarde, Le Grand Palais, architecture et décors, Éditions du Patrimoine, Paris, 2008 (ISBN 2858229015)
  • Isabelle Stibbe, Grand Palais. Nef pour explorer le temps, in Air France magazine, janvier 2009
  • Yves Saint-Geours, avec la collaboration d'Isabelle Stibbe, Le Grand Palais. Monument-Capitale, Découvertes Gallimard, Paris, 2009 (ISBN 9782070361809)
  • Tonino Benacquista, Raphaël Gaillarde, Grand Palais. Catalogue déraisonné, Rmn-Grand Palais, Paris, 2010

Iconographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Conférence vidéo de 52’ sur la restauration du Grand Palais, donnée par Alain-Charles Perrot, le 21 octobre 2004 (en libre consultation et en téléchargement sur le site de l'« Université de tous les savoirs » : ici).

Accès[modifier | modifier le code]

Le Grand Palais est desservi à proximité par les lignes (M)(1)(13) à la station Champs-Élysées - Clemenceau ainsi que par les lignes de bus RATP 42 73.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]