René Cassin

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Statue de René Cassin à Forbach, France

René Samuel Cassin (né le 5 octobre 1887 à Bayonne, mort le 20 février 1976 à Paris), était un juriste, diplomate et homme politique français. Membre du gouvernement de la France Libre pendant la seconde Guerre mondiale, principal auteur de la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948, président de la cour européenne des droits de l'homme, il reçut le prix Nobel de la paix en 1968.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enseignement, premiers engagements

René Cassin était le fils d'Azaria Cassin, commerçant à Nice. Né à Bayonne de parents juifs (sa mère, née Dreyfus, était d'origine alsacienne et son père descendait de juifs portugais-marrane établis à Nice), René Cassin suit passionnément, pendant son adolescence, les échos de l'affaire Dreyfus. Après avoir fréquenté le lycée Masséna de Nice, il étudie le droit à Aix-en-Provence et à Paris. Il est licencié des lettres, puis docteur des sciences juridiques, économiques et politiques. En 1914, malgré de brillants résultats à l'école des officiers de réserve pendant son service militaire, c'est comme simple soldat qu'il est mobilisé. Réformé en tant que blessé de guerre, il est chargé de cours à partir de 1916 à la faculté de droit d'Aix. Reçu agrégé en 1920, il devient professeur à l'Université de Lille, poste qu'il occupe jusqu'en 1929. Il est ensuite professeur à la Faculté de Droit de Paris, où il enseignera presque jusqu'à sa mort, en 1976, avec une seule interruption pendant la Seconde guerre mondiale.

Parallèlement à son enseignement, il s'engage dans les organismes nationaux et internationaux. Il est le président fondateur de l'Union fédérale des anciens combattants et mutilés de guerre (UFAC). Il est aussi vice-président du Conseil supérieur des pupilles de la Nation, de 1922 à 1936. René Cassin est représentant de la France à la Société des Nations de 1924 à 1938.

[modifier] Son action durant la Seconde Guerre mondiale

Le 23 juin 1940, René Cassin quitte la France et rejoint Charles de Gaulle à Londres pour l'aider dans son appel à la poursuite de la guerre contre l'Allemagne nazie. En conséquence il est privé de sa nationalité française et condamné à mort par contumace par le régime de Vichy. Pour le général de Gaulle il écrit les statuts de la France libre, force de combat française libre au sein de l'armée britannique, qui seront négociés avec Winston Churchill. Il est aussi l'artisan de la "déclaration" de 1940, qui démontre l'anticonstitutionnalité du régime pétainiste.

René Cassin est le secrétaire permanent du Conseil de défense de l'Empire jusqu'en 1941. De 1941 à 1943, il est commissaire national à la Justice et à l'Éducation dans le gouvernement de la France libre à Londres et en 1944, il fait partie des initiateurs du Comité français de la Libération nationale à Alger et président de la commission juridique, dans laquelle il prépare les bases de la législation française d'après la Seconde Guerre mondiale.

De 1943 à 1945, représentant la France à la Conférence permanente des ministres de l'Éducation alliés, il fait partie des fondateurs de l'UNESCO.

[modifier] Carrière politique d'après guerre

Après la guerre, René Cassin est vice-président du conseil d'État de 1944 à 1960. En parallèle, il est également président de l'École nationale d'administration de 1946 à 1960. De 1943 à sa mort en 1976, il est aussi président de l'Alliance Israélite Universelle. Fondateur de l'Institut libre d'Etude des Relations Internationales (ILERI) à Paris en 1948, Institut d'enseignement supérieur privé spécialisé dans l'étude des relations internationale et de la diplomatie.

De 1946 à 1958, il est aussi représentant de la France aux Nations unies. Membre de la commission des droits de l'homme de l'ONU, il est le principal initiateur de la déclaration universelle des droits de l'homme, dont il rédige lui-même une grande partie, aux côtés de Stéphane Hessel.

En 1947, René Cassin est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. En 1954, il est nommé président de l'Institut d'étude des relations internationales de Paris, qu'il dirige pendant près de 20 ans.

Président du Conseil constitutionnel provisoire en 1958, il proclame officiellement l'élection du général de Gaulle à la Présidence de la République.

De 1959 à 1965, il devient vice-président de la cour européenne des droits de l'homme, puis de 1965 à 1968, il en est le président.

[modifier] Prix Nobel de la Paix

Plaque commémorative au centre communautaire israëlite René Cassin à Rueil-Malmaison

René Cassin reçoit en 1968 le prix Nobel de la paix pour son travail sur la déclaration des droits de l'homme vingt ans auparavant, pour son engagement dans sa diffusion et dans sa mise en œuvre, et pour son activité de président de la cour européenne des droits de l'homme. En 1969, il utilise l'argent du prix Nobel dans la fondation de l'Institut international des droits de l'homme (IIDH).

[modifier] Distinctions et récompenses

[modifier] Sources

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « René Cassin ».
  • Nouveau dictionnaire national des contemporains, Paris, Robin, 1961-1962

[modifier] Voir aussi

  • René Cassin de Marc Agi (Perrin, 1998)
  • René Cassin, une vie au service de l'Homme, un documentaire réalisé par Aubin Hellot (2008)

[modifier] Articles liés

[modifier] Établissements qui portent son nom

  • Auberge de jeunesse de Strasbourg

[modifier] Écoles primaires

  • École Primaire René Cassin de Riom (63) Dayv
  • École primaire René Cassin de Noisy-sur-École (77)
  • École primaire René Cassin de Montbert (44)
  • École Primaire René Cassin de Saint-Alban-Leysse (73)
  • Groupe Scolaire René Cassin de Gières (38)
  • Groupe Scolaire Réné Cassin de Guécélard (72)
  • Groupe Scolaire René Cassin d'Armissan (11)
  • École primaire René Cassin d'Anse (69)
  • Groupe Scolaire René Cassin de Pont du Château (63)
  • École primaire René Cassin de Gondreville (54)
  • Groupe scolaire René Cassin de Meyzieu (69)
  • École primaire René Cassin de Cran-Gevrier (74)
  • École primaire René Cassin de Kogenheim (67)
  • Groupe scolaire René Cassin de Saint-Laurent-du-Var (06)
  • Groupe scolaire René Cassin Saint Jean de Védas (34)
  • École primaire René Cassin de Privas (07)

[modifier] Collèges

[modifier] Lycées

[modifier] Enseignement supérieur

[modifier] Sites internet

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur René Cassin.

Sites officiels : libre d'accès mais non libre de droits

Sites de qualité universitaire

Précédé par René Cassin Suivi par
Maurice Gabolde
Ministre français de la Justice
Jules Abadie


Histoire des Juifs en France
Histoire régionale: Histoire des Juifs dits Portugais, Histoire des Juifs en Alsace, Histoire des Juifs en Lorraine, Juifs comtadins
Articles détaillés: Juiverie, Liste des toponymes juifs en France, Napoléon et les Juifs, Antisémitisme en France
Vichy et la Shoah: Mesures et activités antisémites durant l'occupation, Victimes françaises de la Shoah, Lois contre les Juifs et les étrangers, Mémorial de la Shoah, Union générale des israélites de France
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