Saint-Palais-sur-Mer

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Saint-Palais-sur-Mer
La place du Rhâ, au cœur de la ville.
La place du Rhâ, au cœur de la ville.
Blason de Saint-Palais-sur-Mer
Blason
Saint-Palais-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Claude Baudin
2014-2020
Code postal 17420
Code commune 17380
Démographie
Gentilé Saint-Palaisiens
Population
municipale
3 947 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Population
aire urbaine
47 902 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 38″ N 1° 05′ 13″ O / 45.6438888889, -1.08694444444 ()45° 38′ 38″ Nord 1° 05′ 13″ Ouest / 45.6438888889, -1.08694444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 50 m
Superficie 15,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.stpalaissurmer.fr

Saint-Palais-sur-Mer est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Palaisien et les Saint-Palaisiennes[1].

Station balnéaire ayant pris son essor à la fin du XIXe siècle, Saint-Palais-sur-Mer est une commune résidentielle de la banlieue ouest de Royan. Située à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, face à l'océan Atlantique, sur la côte de Beauté, elle appartient géographiquement au Royannais et à la presqu'île d'Arvert. Elle conserve de nombreux témoignages de l'architecture balnéaire de la « Belle Époque  » aux « Années Folles » (villas, chalets et castels, aux styles variés), au cœur d'une forêt de pins faisant partie de la forêt domaniale de la Coubre ou de la forêt des Combots d'Ansoine. Son centre-ville, constitué d'immeubles modernes, se structure autour d'une place centrale, bordée de boutiques et de restaurants, et d'un parc de 16 hectares agrémenté d'un lac artificiel et d'infrastructures de loisirs.

Le littoral accueille cinq plages, de tailles variées, reliées entre-elles par un sentier de promenade aménagé (sentier des Douaniers) d'où peuvent être observées des formations rocheuses pittoresques, tel le Pont du Diable ou le Puits de l'Auture. Au nord de la commune, le site de la Grande-Côte est formé d'une grande plage rectiligne qui évoque la côte sauvage ou les plages de la côte d'Argent. Un pôle touristique (boutiques, bars, restaurants) a été aménagé à proximité, tirant profit d'une situation de balcon sur l'océan.

La ville de Saint-Palais-sur-Mer appartient à la communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale regroupant 79 441 habitants (2011)[2]. Elle est connue localement pour sa vie nocturne, qui en fait un des lieux de prédilection de la jeunesse royannaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Palais-sur-Mer au sein de la Charente-Maritime
Position de Saint-Palais-sur-Mer en Charente-Maritime.

La commune de Saint-Palais-sur-Mer se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de la Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[3], elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. C'est une ville et station balnéaire de l'agglomération royannaise, sur la côte de Beauté. Bien qu'appartenant à la grande banlieue résidentielle de Royan, elle conserve une identité propre. Elle appartient au canton de Royan-Ouest (dont elle est la seconde ville en termes de population) et à l'arrondissement de Rochefort.

Distante d'à peine 5 kilomètres du centre-ville de Royan[4], elle est située à environ 34 kilomètres de Rochefort[5], 36 kilomètres de Saintes[6], 58 kilomètres de La Rochelle[7] et 97 kilomètres de Bordeaux[8].

La corniche du Platin forme un véritable balcon sur l'Océan Atlantique et l'embouchure de la Gironde.

La commune de Saint-Palais-sur-Mer s'étend dans la partie méridionale de la presqu'île d'Arvert, occupant une superficie de 1569 hectares, dont 64 % sont des espaces naturels (52 % de forêts et de milieux semi-naturels et 12 % de territoires agricoles) et 36 % des espaces urbanisés[9]. Les forêts occupent une grande partie du territoire communal, notamment la forêt des Combots d'Ansoine, vaste pinède acquise par le Conservatoire du Littoral en 1978 et gérée par l'ONF[10], ou encore la forêt domaniale de la Coubre. Plus au nord, près du quartier de Courlay, le bois de la Chevaille est essentiellement constitué de feuillus.

Le littoral est formé pour une grande part d'une alternance de promontoires rocheux (du nord au sud : esplanade du Concié, corniche de Terre-Nègre, corniche du Platin et corniche de Nauzan) et de conches (terme local désignant certains types de plages, de par leur forme incurvée rappelant ces coquillages) de sable fin. Des formations géologiques ciselées par l'érosion marine se distinguent çà et là : les plus célèbres sont le pont du Diable, aux formes torturées, la roche au Moine ou le puits de l'Auture, et peuvent être observées depuis le sentier des Douaniers, véritable balcon sur l'océan. On dénombre quatre conches, qui sont, du nord au sud : la plage du Concié, la plus petite, la plage du Platin, la plage du Bureau[11] (dite aussi de Saint-Palais, et située en centre-ville) et la plage de Nauzan.

Dans sa partie la plus septentrionale, la côte change radicalement, évoquant davantage les paysages de la côte d'Argent ou de la côte sauvage toutes proches. Les falaises laissent la place à une cinquième plage, au tracé rectiligne, et s'étendant sur près de 15 kilomètres : la plage de la Grande-Côte, ourlée d'un cordon dunaire planté de pins et de chênes verts, prémices de la forêt domaniale de La Coubre.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le profil géologique de la commune est essentiellement composé de terrains crétacé correspondant à l'étage stratigraphique maastrichien (entre -70,6 ± 0,6 et -65,5 ± 0,3 Ma). Au nord de la commune (Grande-Côte et Platin), ceux-ci sont presque entièrement recouverts par un massif dunaire quaternaire, semblable aux formations aquitaines toutes proches. Sur le littoral, de la corniche de Terre-Nègre à celle du Platin, la mer nummulitique a laissé d'importants dépôts détritiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'estuaire de la Gironde borde la commune sur son flanc extrême-oriental, tandis que l'océan Atlantique baigne l'essentiel du littoral. À l'extrême-nord de la commune, au-delà du quartier de Courlay, se trouve une zone marécageuse qui marque le début des marais de Saint-Augustin. On y trouve quelques minces cours d'eau, comme le ruisseau du Pérat.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[12].

L'embouchure de la Gironde depuis le sentier des Douaniers.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[13].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région est frappée par la tempête Klaus. Malgré des rafales de vent dépassant les 120 km/h, les dégâts relevés dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le Médoc tout proche[14].

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[15]. La commune relève de nombreux dégâts matériels (toitures endommagées, arbres déracinés, mobilier urbain arraché) sans qu'aucune victime ne soit cependant à déplorer.

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[16].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Palais-sur-Mer[17] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Immeubles du centre-ville, non loin des halles

La commune est divisée en plusieurs quartiers, répartis autour du site de l'ancien village de Saint-Palais-de-Bren, qui abrite l'ancienne église paroissiale. L'actuel centre-ville fut constitué un peu plus au sud, afin d'être situé au plus près des plages. Il s'est développé à partir de la fin du XIXe siècle, mais fut considérablement modifié dans les années 1960, avec la construction de la place Centrale, ou place du Rhâ, bordée de galeries marchandes et d'immeubles d'habitation de style moderniste, mais également avec l'aménagement du parc Raymond-Vignes et la rénovation de l’avenue de la République, principal axe commerçant de la cité.

À l'est de la ville, au milieu des pins, se trouve le quartier résidentiel de Nauzan, qui marque la limite de la commune avec Vaux-sur-Mer, autre composante de l'agglomération royannaise.

À l'extrême nord de la commune, on trouve le quartier de Courlay, qui abrite le temple protestant ainsi que la médiathèque. Une zone commerciale y a également été établie, non loin de la rocade. La partie occidentale de la commune abrite les quartiers résidentiels du Platin, de Puyraveau et de la Grande-Côte, où l'on peut admirer de nombreux témoignages de l'architecture balnéaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est mitoyenne de Vaux-sur-Mer, qui se situe à 3 kilomètres à l'est du centre-ville, et de La Palmyre, ville touristique située à 10 kilomètres à l'ouest. Au nord, le territoire communal est bordé par les communes de Saint-Augustin, village situé à 6 kilomètres du centre-ville, et de Breuillet, à 7,5 kilomètres.
Sur l'autre rive de l'estuaire se trouve la commune du Verdon, dans le département de la Gironde et la région Aquitaine, qui se trouve à 9 kilomètres en empruntant le bac, à Royan[18].

Rose des vents Saint-Augustin,
Le Bourg
Saint-Augustin,
Lafont
Breuillet,
Taupignac
Rose des vents
Les Mathes,
Forêt de la Coubre
N Vaux-sur-Mer
O    Saint-Palais-sur-Mer    E
S
Océan Atlantique,
La Grande-Côte
Océan Atlantique,
au large, Le Verdon-sur-Mer
Vaux-sur-Mer,
Nauzan

Axes de communication[modifier | modifier le code]

La ville est entièrement ceinturée par une rocade, la D 25, qui dessert toute l'agglomération royannaise, ainsi que la ville de La Palmyre, à l'ouest de la commune. La rocade est reliée à plusieurs axes routiers importants, permettant de rejoindre les principales villes de la région. Ainsi, la D733 est la principale voie d'accès vers Rochefort, et au-delà, vers la préfecture départementale, La Rochelle. De même, la RN 150 est l'axe principal reliant l'agglomération royannaise à la ville de Saintes, où se trouve un accès à l'autoroute A10, qui dessert Bordeaux et Paris.

La ville de Saint-Palais-sur-Mer est également accessible par train, via la gare SNCF de Royan, qui accueille les trains Intercités et les TER du réseau Poitou-Charentes[19].

La commune ne possède pas d'aéroport : les liaisons aériennes s'effectuent à partir des aéroports de La Rochelle-Île de Ré[20], à 70 kilomètres de Saint-Palais, ou de l'Aéroport de Bordeaux-Mérignac[21], à 100 kilomètres au sud-est de la ville. L'Aéroport de Rochefort-Saint-Agnant, à 40 kilomètres au nord, accueille des liaisons charters, principalement vers les îles Britanniques. Un aérodrome (LFCY) est situé au nord de l'agglomération royannaise, sur la commune de Médis, mais il n'accueille pas de liaisons commerciales.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de saint Pallais (sanctus Palladius), évêque de Saintes au VIe siècle.

Connue à l'origine comme Saint-Pallais-de-Bren (ou Saint-Palais-de-Bren), la ville porta furtivement le nom de Chaumières-sur-mer pendant la Révolution, de 1791 à 1793, avant de retrouver son nom d'origine[22].
La ville devint Bureau-les-Bains en 1840, à la suite de l'installation d'un bureau de douane.

Ce n'est qu'en 1911 que la commune choisit de prendre son nom actuel, Saint-Palais-sur-Mer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Les armes de Saint-Palais-sur-Mer se blasonnent ainsi : « parti d'or à trois croisettes latines de sable, et de gueules au lion d'argent ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité[modifier | modifier le code]

L'avenue de la République

Si le site de l'actuelle commune de Saint-Palais semble avoir été occupé de longue date, ce qu'attestent les vestiges de souterrains datant du néolithique et servant de refuges aux Hommes à la fin de la préhistoire découverts sur la commune[23] ainsi que quelques vestiges d'époque gallo-romaine retrouvés lors de la construction de la station d'épuration, ce n'est qu'à partir du XIe siècle que l'on trouve une première trace écrite de la ville, à travers la mention de l'église Saint-Pallais (Sanctus Palladius), siège d'une paroisse dépendante de l'abbaye de Vaux[24]. À cette époque, Saint-Palais-de-Bren (son nom d'alors) forme un habitat épars, composé de plusieurs hameaux, répartis tant en bord de mer, au milieu des dunes, que dans l'intérieur des terres. Au nord de l'actuelle commune, dans la forêt des Combots, semble avoir existé une paroisse indépendante, formant un village fortifié baptisé Anchoine ou Anchoisne, dont l'ingénieur Claude Masse décrira les vestiges au XVIIIe siècle[25]. Ce village aurait été recouvert par les sables, à l'instar du village de Notre-Dame-de-Buze, à quelques kilomètres au nord. Le village devient une seigneurie au XIVe siècle[25] : quelques traces du logis noble, en particulier une tour et quelques murs, furent conservés et incorporés à une construction au début du XIXe siècle.

Du village de pêcheur à la folie des bains de mer[modifier | modifier le code]

Comme dans une grande partie de la presqu'île d'Arvert, la religion réformée devient prépondérante à Saint-Palais, et dès 1682, une enquête révèle que plus des 2/3 des foyers de la paroisse adhèrent au protestantisme. Il faudra pourtant attendre 1752 pour que soit élevé le premier temple, à l'écart du bourg, non sans de grandes difficultés. Le village devient une station de pilotage, tandis que la pêche se développe. De nombreux phares et balises sont édifiés sur le territoire de la paroisse, tel le phare de Terre-nègre, datant de 1770, tandis que l'on plante de nombreux arbres pour tenter de fixer les dunes, toujours très dangereuses dans la région, et dont on dit « qu'elles marchent » en Arvert, comme pour mieux signifier qu'elles peuvent engloutir des habitations et des terres en très peu de temps. Néanmoins, au début du XIXe siècle, une partie du village est désertée à cause de cette menace, et il faudra attendre un décret impérial, publié en 1810, puis une campagne accrue de plantation de pins maritimes, entre 1824 et 1830, pour que le dépeuplement de la commune cesse enfin. Dans la seconde moitié du siècle, l'engouement des bains de mer transforme la commune, qui était jusque là un simple village tourné vers la pêche, siège d'un bureau des douanes depuis 1840. Ce bureau de douanes donnera par ailleurs son nom à la commune, rebaptisée Bureau-les-Bains. Les plages sont aménagées et les premières villas balnéaires construites[25].

Naissance d'une ville : Les Années Folles[modifier | modifier le code]

Bénéficiant de la renommée de la ville mondaine de Royan, distante de quelques kilomètres, le village connaît une explosion démographique. En l'espace de quelques années, le village paisible deviendra une station balnéaire à part entière, attirant de plus en plus de monde, et nécessitant de plus en plus d'aménagements. Des commerces sont implantés, des routes tracées. De grandes halles sont réalisées en 1905, et une nouvelle église, plus vaste, est construite en 1909. Comme à Royan, des folies architecturales sont réalisées, comme l'on peut encore le voir avec la villa Primavera, véritable palais néo-roman. Un casino est ouvert à La Grande Côte. En 1897, la ville, jusque là relativement enclavée, est reliée à Royan par le tramway[25]. En 1911 enfin, la commune prend officiellement le nom de Saint-Palais-sur-Mer.

La ville accueillera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale des personnalités importantes du monde politique, des artistes et des vedettes de cinéma. Trotsky, alors en exil, se réfugiera à Saint-Palais quelque temps avant de partir au Mexique : il y aurait rencontré André Malraux à plusieurs reprises.

En 1924 se produira un raz de marée qui marquera les esprits du temps, causant de terribles dégâts aux infrastructures de la commune.

Les années noires[modifier | modifier le code]

Un autre raz de marée, bien plus terrible, submergera la ville en 1940, avec l'occupation de Saint-Palais par les troupes nazies. L'occupant fortifie la commune. Sur l'ordre direct de Hitler, l'organisation Todt se charge de la construction de nombreux blockhaus[25], dont on peut voir plusieurs vestiges, notamment près de la Grande-côte, tandis que le clocher de l'ancienne église est utilisé comme tour de guet[26]. Néanmoins, la ville souffrira peu des bombardements alliés et des combats de la Libération, au contraire de son infortunée voisine, Royan[27].

Le renouveau[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960 est mis en place un grand projet immobilier qui transformera le centre-ville en profondeur, et qui suscitera maintes polémiques. Décision est prise d'abattre les halles, la salle des fêtes et la quasi-totalité des commerces de l'avenue de la République, pour les remplacer par des immeubles modernistes, donnant son aspect actuel au centre de la cité.

La ville est aujourd'hui une station balnéaire intégrée à l'agglomération royannaise, appréciée pour ses plages, sa vie nocturne, due à la présence d'une discothèque[28] et de plusieurs bars d'ambiance, ainsi que pour son jardin public, le parc Raymond Vignes.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

L'hôtel de ville de Saint-Palais-sur-Mer.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[29]. De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 27 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[30]).

Les Saint-Palaisiens ont été obligés de revoter le 2 août 2008 à la suite de l'annulation par le tribunal de Poitiers du second tour des élections municipales de mars 2008.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1989 Raymond Vignes    
1989 1992 Jacques Deschamps    
1992 1995 Henry Bugnet    
1995 2001 Henry Bugnet    
2001 2008 Hervé Hüe SE Vice-président de la communauté d'agglomération
2008 en cours Claude Baudin SE Vice-président de la CARA chargé des transports

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Palais-sur-Mer est une des sept communes composant le canton de Royan-Ouest, dont le conseiller général est actuellement Michel Servit.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Palais-sur-mer fait partie, comme 30 autres communes de la région royannaise, de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Steißlingen (Allemagne) depuis 1992

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors de la saison touristique, en juillet et août, la population totale, incluant les campings, dépasse les 30 000 habitants. Cet accroissement saisonnier de la population a imposé à la commune la construction d'un grand nombre d'infrastructures, notamment la station d'épuration construite en bordure de la forêt, à proximité du golf.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 947 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
748 720 741 729 760 762 781 807 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 815 763 798 756 791 824 797 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
895 930 1 044 1 082 1 164 1 207 1 262 2 479 2 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 192 2 209 2 127 2 370 2 736 3 343 3 769 3 890 3 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à saint-Palais-sur-Mer en 1999[33] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,4 
11,9 
1905-1924
14,8 
24,8 
1925–1939
25,4 
19,0 
1940-1954
19,0 
17,0 
1955-1969
17,4 
15,2 
1970-1984
10,8 
12,0 
1985-1999
12,2 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 1999[34] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,4 
8,2 
1905-1924
12,0 
16,6 
1925–1939
17,8 
19,4 
1940-1954
18,9 
20,5 
1955-1969
19,8 
18,6 
1970-1984
16,3 
16,6 
1985-1999
14,8 

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait les régions de Royan et de Rochefort), forte de 27 753 emplois en 2008[35]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[35]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires. Saint-Palais-sur-Mer, qui appartient au bassin de vie de Royan, partage avec celle-ci une économie basée sur le tourisme, essentiellement balnéaire, mais aussi sur les services et le commerce.

Les principales industries sont directement liées au tourisme : il s'agit notamment de la discothèque Le Rancho, des différents bars de nuit ainsi que des boutiques du centre-ville. Le centre-commercial Super U emploie également plusieurs dizaines de personnes.

Le taux de chômage est un peu supérieur à la moyenne nationale, puisqu'il avoisine les 15,7 %, ce qui correspond à peu de choses près à la moyenne départementale, qui était de 15,39 % en 1999[36].

D'une manière générale, la population est relativement aisée, avec une moyenne de 19 421 € par an et par ménage[36]. Le taux de personnes propriétaires de leur logement est de 72,7 %.

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gallery mode="packed"> St Palais3.jpg|Avenue de la République. St Palais2.jpg|Les galeries marchandes, place Centrale de Saint-Palais. St Palais5.jpg|Allées arborées en centre-ville. St Palais4.jpg|L'entrée de la ville. </gallery>

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose désormais d'une toute nouvelle médiathèque, qui a remplacé l'ancienne bibliothèque municipale, dont les locaux étaient devenus trop exigus.

Une salle de cinéma, baptisée Le surf, se trouve à proximité de la place centrale et du parc Raymond-Vignes.

La commune abrite également une école de théâtre, une école de danse et d'un conservatoire de musique. Celle-ci dispense des cours répartis en trois cycles : cycle d'éveil, premier cycle et second cycle. Huit professeurs assurent les cours, basés sur une approche des instruments les plus courants, dont le piano, l'orgue, la guitare, le violon, la flûte traversière, l'accordéon, la batterie et les percussions, la trompette, le saxophone, la clarinette ou encore le synthétiseur. Cette école permet également de s'initier au rock, au jazz ou au chant choral[37]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Saint-Palais-sur-Mer est en bois ordinaires
Zone de production du cognac et du pineau.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[38].

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de cagouilles, le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné à la charentaise, c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité des villes de Mortagne et de Blaye), les huîtres de Marennes-Oléron, les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles) ou encore la sanglette, une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre de Charentes-Poitou, ou encore merveilles (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de Saint-Palais-sur-Mer est ainsi intégralement située dans la zone de production des « bois ordinaires ».

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La place du Rhâ est un espace commerçant du centre-ville.

L'unique monument civil de la commune antérieur au XIXe siècle est le phare de Terre-Nègre[39]. Ce dernier est érigé vers 1772, sans doute sur les plans de l'architecte bordelais Claude Tardy. Surhaussé dans le courant du XIXe siècle, il est équipé d'un premier feu en 1838. Formant une tour-colonne de presque 26 mètres de haut, sa base est masquée par l'ancien logement du gardien.

L'ancienne mairie de la commune occupe une position excentrée, dans l'actuel quartier de Courlay. Édifiée en 1883 par l'architecte Léon Senné, elle regroupait à l'origine les services municipaux ainsi que deux salles de classe. Dotée d'une façade sur rue de trois travées, elle intègre une horloge prise dans un motif néo-gothique et une corniche à modillons. Depuis le transfert de la mairie en centre-ville, elle accueille un bureau de poste annexe et un centre culturel.

La villa Primavera est une des villas balnéaires les plus célèbres de la côte de beauté. Construite pour un homme d'affaires parisien, Louis-jean d'Auby, passionné d'architecture romane, elle possède une façade décorée d'arcatures en plein-cintre, de sculptures et de frises inspirées par les églises de la région. La villa renferme une crypte et une salle d'apparat d'inspiration médiévale voûtée et dotée de collatéraux.

La place du Rhâ est la principale place du centre-ville. Elle est issue d'un remembrement du centre de la cité initié dans les années 1960. Bordée de galeries marchandes et d'immeubles contemporains, elle est réaménagée en 2007.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancienne église Saint-Pallais date du XIIe siècle.

Unique témoignage de l'époque médiévale, la vieille-église Saint-Pallais se dresse un peu à l'écart du centre-ville actuel. Édifié dans le courant du XIIe siècle, ce sanctuaire de style roman reste longtemps l'église paroissiale du village de Saint-Palais-de-Bren, un ensemble hétéroclite de plusieurs hameaux dont la population vit essentiellement de la pêche et du travail de la terre jusqu'au XVIIIe siècle. Mutilée durant les guerres de religion, elle est finalement désacralisée au XIXe siècle. Dans sa configuration actuelle, l'église conserve un chevet de style roman saintongeais et un clocher couronné d'ardoise plusieurs fois remanié.

À quelques mètres en contrebas, l'église Saint-Pallais est un édifice réalisé au XXe siècle afin de remplacer l'ancien sanctuaire. Son architecture néo-romane s'inspire également des chalets balnéaires alors à la mode dans la station balnéaire. La façade comporte un portail en plein cintre à six voussures encadré de deux arcades aveugles, dans un style évoquant le style roman saintongeais.

La chapelle Notre-Dame-du-Platin est érigée en 1904 par l'industriel Joseph Odelin afin de servir de lieu de culte aux habitants du quartier du Platin, alors en pleine expansion. En 1909, elle est agrandie et rebaptisée Notre-Dame-des-Aviateurs, un hommage à Louis Blériot, célèbre aviateur qui traverse la Manche cette même année. Devenue la sainte-patronne des aviateurs, elle est l'objet d'un pèlerinage depuis 1919. Endommagée en 1945 par les bombardements alliés, elle est reconstruite peu après.

L'église Saint-Pallais, de style néo-roman.

Plus ancien lieu de culte réformé de la commune, le temple de Courlay trouve ses origines dans un premier sanctuaire édifié en 1752, en dépit des interdits alors en vigueur dans la province. En 1823, l'architecte Félix Garde dresse les plans du nouveau temple, mais se retire moins d'un an plus tard après que le pasteur ne décide de modifier les plans à des fins d'économie.

La chapelle de l'Arquebuse est l'ancien temple de l'église réformée évangélique de Saint-Palais-sur-Mer[40]. Construite en 1924 sur un terrain attenant à la villa balnéaire « Louise », la chapelle se compose d'une nef rectangulaire éclairée par une série de baies ogivales. La façade se distingue par un auvent d'inspiration gothique et par un clocher carré couvert de tuiles romanes. En 1970, la chapelle est désaffectée et vendue à un collectionneur d'armes qui la transforme en un éphémère « musée de l'Arquebuserie », d'où le nom donné à la chapelle. Le musée ferme ces portes en 1973. Depuis 1996, la chapelle est devenue une habitation.

L'actuel couvent de Béthanie est édifié à partir de 1923. Destiné à l'origine à servir d'orphelinat, il devient un centre de vacances puis un entrepôt de l'armée allemande durant l'occupation. Les bâtiments deviennent un couvent confié à l'ordre des dominicaines en 1973.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Pont du Diable, vue générale.
Le Pont du Diable, vu du sud.

La portion du sentier des Douaniers qui traverse la commune est marquée par la présence de plusieurs formations géologiques dues à l'érosion. Parmi celles-ci, le pont du Diable désigne un pont naturel creusé par l'océan, tandis que le puits de l'Auture est une excavation d'où sortent de puissants geysers lors des tempêtes. Au Moyen Âge, il était connu comme Fossa lupatura - ou fosse loubière - car servant de piège à loups au cours des battues du seigneur de Didonne[41]. La portion du sentier des douaniers traversant la commune est une étape du sentier de randonnée GR4[42].

La forêt des combots d'Ansoine désigne la partie orientale de la forêt domaniale de la Coubre. S'étendant le long de la plage de la grande-côte, elle forme une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique intégrée dans le réseau Natura 2000. Propriété du conservatoire du littoral, la gestion de la forêt relève de l'office national des forêts[43].

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Dans un rayon de trente kilomètres, il est possible de visiter de nombreux lieux dignes d'intérêt, que ce soit sur le plan historique (nombreuses églises romanes, sites de Mornac et de Talmont, classés parmi les plus beaux villages de France), architectural (architecture moderniste à Royan), environnemental ( forêt domaniale de la Coubre, les jardins du Monde à Royan) ou artisanal (sites ostréicoles de l'estuaire de la Seudre, de Marennes et de l'île d'Oléron). La commune voisine des Mathes est célèbre pour son zoo, l'un des plus importants de France, ainsi que pour son parc d'attraction Lunapark.

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Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau Cara'Bus de l'agglomération Royan Atlantique. Jusqu'aux années 1940, une ligne de tramway reliait la ville au reste de l'agglomération royannaise.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire.

Le groupe scolaire Lucien-Robin[44] est composé d'une école maternelle et d'une école primaire[45]. Un service de bus permet aux enfants scolarisés dans un établissement d'enseignement secondaire de rejoindre les collèges et lycées de l'agglomération, tous localisés à Royan.

Un centre de loisirs sans hébergement existe depuis plusieurs années, et accueille les enfants depuis la petite-enfance jusqu'à l'âge de 11 ans[46].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La plage de la Grande-côte est un spot de surf réputé, ce qui explique sans doute la présence dans la commune de rien moins que quatre écoles et clubs de surf[47]. La ville accueille également d'autres activités nautiques, dont une base de voile installée dans de nouveaux locaux, à proximité de la plage de Nauzan[48]. Les autres activités sportives proposées sont principalement le football, le tennis[49], le golf et l'équitation, du fait de la présence du centre équestre de Maine-Gaudin[50]. Un dojo est situé non loin de l'ancienne église : il est possible d'y laisser libre cours à sa passion des arts martiaux. Trois clubs y dispensent des cours : un club d'aïkido, un club de judo et un club de karaté.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le principal parc de la ville est le parc Raymond-Vignes[51]. Situé en plein cœur du centre-ville, à proximité de la place centrale, il s'étend sur près de 16 hectares. Ce lieu paisible s'étale autour d'un lac et est planté de diverses essences méditerranéennes, de pins et de chênes-verts. Il dispose également d'aménagements de loisirs, parmi lesquels un minigolf, un court de tennis et un port miniature pour des promenades en barques. Une aire de pique-nique y a également été aménagée. À l'entrée nord du parc se trouve une discothèque.

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Santé[modifier | modifier le code]

La ville possède les équipements médicaux de base : médecins généralistes, pharmacies, infirmiers, dentistes, kinésithérapeutes, pédicure-podologue, ainsi qu'une maison de retraite. Il n'y a pas d'hôpital à Saint-Palais, le plus proche est celui de Royan, à environ 4 kilomètres du centre-ville, et qui dessert toute l'agglomération[52].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les offices catholiques sont célébrés à l'église Saint-Pallais et en certaines occasions, à la chapelle Notre-Dame des aviateurs, notamment lors des pèlerinages. Le culte protestant est célébré au temple de Courlay, au nord de la commune.

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché couvert est ouvert tous les jours et toute l'année, de 8 heures du matin jusqu'à 14 heures. Un grand marché extérieur a lieu chaque mardi, jeudi et samedi de 8 heures à 14 heures, sauf durant la saison touristique, où il a lieu tous les jours. L'été, de nombreux marchés et foires artisanales ont lieu en centre-ville, et se terminent souvent tard le soir[53].

Festivals et événements touristiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Raphaël Paillot de Beauregard (1734-1799), général des armées de la République, né dans la commune, décédé à Saintes.
  • Trotsky avant son départ pour le Mexique fut peu de temps l'hôte de cette station balnéaire. Il séjourna dans une villa (détruite depuis), près de la plage du Platin. Malraux dans ses Mémoires raconte l'avoir rencontré et avoir discuté avec lui près de la voie ferrée du Tramway.
  • Le peintre écossais John Duncan Fergusson ( 1874-1961) visita Saint-Palais lors d'un séjour à Royan avec son ami le peintre Samuel John Peploe (1871-1935) et la femme de ce dernier. Ceci dans les années 1910 et 1911, il réalisa de nombreuses dessins au crayon et au pastel.
  • Eugène Pelletan, né à Saint-Palais-sur-Mer le 29 octobre 1813 et mort à Paris le 13 décembre 1884, écrivain, journaliste et homme politique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. CA de Royan (PDF)
  3. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. Calcul de l'orthodromie entre Saint-Palais-sur-Mer et Royan
  5. Calcul de l'orthodromie entre Saint-Palais-sur-Mer et Rochefort
  6. Calcul de l'orthodromie entre Saint-Palais-sur-Mer et Saintes
  7. Calcul de l'orthodromie entre Saint-Palais-sur-Mer et La Rochelle
  8. Calcul de l'orthodromie entre Saint-Palais-sur-Mer et Bordeaux
  9. Site du Sigore
  10. Forêt des Combots d'Ansoine, site du Conservatoire du Littoral
  11. Du nom d'un ancien bureau de douane, qui a donné son nom à la commune jusqu'en 1911
  12. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  13. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  14. Journal Sud Ouest, édition locale de Royan datée du 26 janvier 2009
  15. La tempête du 28 février 2010
  16. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  17. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  18. Via Michelin : Distances de centre à centre, par le réseau routier
  19. TER Poitou-Charentes
  20. Aéroport de La Rochelle-Île de Ré
  21. Aéroport de Bordeaux-Mérignac
  22. Données : Cassini
  23. J.R. Colle, Comment vivaient nos ancêtres en Aunis et Saintonge, Rupelle, La Rochelle, 1977, p. 48-60.
  24. Le sanctuaire est en effet mentionné dans le cartulaire de Vaux
  25. a, b, c, d et e in Histoire de Saint-Palais sur mer, par Jean Nappée, éditions rumeur des âges, La Rochelle, 1998
  26. Histoire de Saint-Palais sur mer
  27. in Histoire de Royan et de la presqu'île d'Arvert, par Guy Binot, éditions Le croît-vif, Bordeaux, 1994
  28. Le magazine de la discothèque
  29. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  30. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  33. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  34. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  35. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).
  36. a et b L'internaute
  37. École de Musique
  38. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107
  39. « Notice no IA17008906 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. in Balades à Saint-Palais-sur-mer, page 30, édition « Avec les Amis de Saint-Palais », 2006
  41. Cité dans la cartulaire de Vaux, en 1096
  42. Le GR4 à Saint-Palais-sur-Mer
  43. La forêt des combots d'Ansoine sur le site du Conservatoire du littoral
  44. Du nom d'un ancien maire de la commune
  45. Vie scolaire à Saint-Palais-sur-Mer
  46. Centre de loisirs de Saint-Palais-sur-Mer
  47. Surf à Saint-Palais
  48. École de voile
  49. Tennis du lac
  50. Centre équestre Maine Gaudin
  51. Le Parc de loisirs Raymond Vignes
  52. Services médicaux
  53. Marchés de Saint-Palais
  54. Présentation de l'association Crescendo
  55. Historique du festival Crescendo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Saint-Palais-sur-Mer, par Jean Nappée, éditions rumeur des âges, La Rochelle, 1998

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoires et administrations
Transports
Culture et loisirs
Monuments

Liens externes[modifier | modifier le code]

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