Henri Frenay

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Henri Frenay
Henri Frenay au début des années 1940.
Henri Frenay au début des années 1940.

Surnom Henri Francen, Morin, Molin, Nef, Lefèvre, Charvet
Naissance 19 novembre 1905
Lyon
Décès 6 août 1988
Porto-Vecchio en Corse-du-Sud
Origine Drapeau de la France France
Arme École spéciale militaire de Saint-Cyr
Années de service École supérieure de guerre – Ministre des prisonniers, déportés et réfugiés

Ministre des Anciens combattants

Conflits Seconde Guerre mondiale
Hommages Legion Honneur GC ribbon.svg Grand croix de la Légion d'honneur

Croix de guerre 1939-1945 with palm (France) - ribbon bar.png Croix de guerre 1939-1945
Ruban de l'Ordre de la Libération (2).PNG Compagnon de la Libération
Medaille de la Resistance avec rosette ribbon.svg Médaille de la Résistance

Henri Frenay, né le 19 novembre 1905 à Lyon et mort le 6 août 1988 à Porto-Vecchio en Corse-du-Sud, est un résistant et homme politique français. Il a épousé le docteur Chilina Ciosi dont il fait la connaissance durant la guerre. Avec Berty Albrecht, c'est le fondateur de Combat, mouvement de résistance regroupant apparemment toutes les tendances politiques[1] mais essentiellement de droite, voire d'extrême-droite[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Henri Frenay est issu d'une famille d'officiers, catholique et lyonnaise, qui est toujours restée à l'écart de la politique. Son père est mort pendant la Première Guerre mondiale et Henri Frenay est élevé par sa mère. Il fait ses études au lycée Ampère de Lyon. Jusqu'à sa rencontre avec Berty Albrecht en 1934, il se tient en dehors de la politique. Néanmoins, il se montre plutôt, selon la tradition familiale, de gauche modérée et anti-communiste, et patriote. Il n'a jamais été proche de l'Action française[3].

Formation militaire et avant-guerre[modifier | modifier le code]

En 1924, à 19 ans, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Du Rif » (1924-26). Il est d'abord affecté dans l'armée du Rhin. Il rejoint ensuite en Syrie le 16e régiment de tirailleurs tunisiens puis le 8e bataillon assyro-chaldéen à Kamechlié. En 1933, il revient en métropole, à Hyères, au 3e régiment alpin d'infanterie. Il effectue également un stage d'observateur aérien. En 1935, il entre à l'École supérieure de guerre où il se lie d'amitié avec Robert Guédon.

Il rencontre Berty Albrecht, qui est une protestante féministe et antifasciste, en 1934. Grâce à elle, il entre en contact avec des réfugiés allemands anti-nazis et en vient à s'intéresser au nazisme dont il découvre alors les dangers au travers de la lecture de Mein Kampf. En 1938, Henri Frenay suit les cours du Centre des hautes études germaniques et rédige un mémoire sur l'Allemagne contre l'hitlérisme.

Au début de la guerre[modifier | modifier le code]

En 1939, Henri Frenay, alors capitaine, est affecté comme officier d'état-major sur la Ligne Maginot. Le 13 juin 1940, le 43e corps d'armée dont il fait partie reçoit l'ordre de repli à l'issue duquel, quatre jours plus tard, il est fait prisonnier par l'armée allemande. Henri Frenay réussit à s'évader avec l'adjudant Bourguet. À pied, ils gagnent la zone libre où ils arrivent le 15 juillet. Affecté en garnison à Marseille, Frenay prend vite conscience de la gravité de la situation. Sensibilisé très tôt aux considérations idéologiques allemandes grâce aux rencontres organisées par Berty Albrecht, et convaincu que la France finira par se relever, il se met en devoir de rassembler autour de Berty Albrecht et lui, en août 1940, un début de réseau pour ce qui sera le premier mouvement historique de Résistance intérieure, le Mouvement de libération nationale (MLN). Dans cette même période, il parvient rapidement à diffuser un Bulletin d'information et de propagande.

Dans ces débuts de la Résistance intérieure, le but n'est pas le combat contre le Régime de Vichy. Frenay, en particulier parce qu'il est militaire, voit en Pétain un ancien maréchal de la Grande Guerre en faveur duquel le bénéfice du doute peut jouer. L'espoir des militants réside alors dans le possible double jeu de cet homme, qui « prépare forcément le salut de la France d'une manière ou d'une autre ». Il changera vite d'avis lorsqu'il percevra l'influence décisive pro-nazi de Laval sur Pétain[4][réf. insuffisante].

Frenay est muté au Deuxième Bureau de l'État-Major de l'Armée (service du renseignement militaire) à Vichy, d'où il continue son action, unissant les mouvements naissants de chaque province, tout en prenant soin de respecter un cloisonnement très strict pour éviter tout « coup dur. » Suite à ces fusions successives, le MLN est requalifié en MLF, Mouvement de libération française.

Le 24 janvier 1941, Frenay demande à être mis en congé d'armistice dans une lettre exprimant sa perte de confiance vis-à-vis du Haut commandement. Il est reçu par le chef d'État-Major de l'Armée, le général Picquendar, qui tente de le convaincre de rester. Devant sa détermination, le général Huntziger accorde le congé d'armistice. Henri Frenay garde néanmoins de nombreux contacts avec l'armée et notamment avec le Deuxième Bureau.

Fondateur de Combat[modifier | modifier le code]

En mars 1941, désormais les mains libres, Frenay peut se consacrer entièrement à la consolidation de son réseau. Grâce à Robert Guédon et Pierre de Froment, il étend la publication du journal clandestin Les Petites Ailes, distribué dans le Nord et le Pas-de-Calais, à toute la France, journal qui prend alors pour titre Les Petites Ailes de France, puis finalement celui de Résistance en zone occupée et de Vérités en zone libre.

Recherché en zone occupée par la Gestapo et en zone libre par la police française, Frenay plonge rapidement dans la clandestinité et adopte différents noms d'emprunt comme Henri Francen, Morin, Molin, Nef, Lefèvre, ou Charvet, nom sous lequel il était connu des services britanniques. En zone libre, son journal Vérités, après la fusion avec Liberté, se transforme en Combat fin 1941, dont le sous-titre est « Organe du mouvement de la Résistance Française. » Grâce aux talents d'organisateur de son fondateur et à la multiplicité de ses réseaux (militaires, juristes, universitaires, catholiques, protestants et socialistes notamment), Combat deviendra plus tard, selon Laurent Douzou et Dominique Veillon, le plus efficace des mouvements de la Résistance non communiste de la zone Sud[5].

Courant 1941, Frenay est contacté par le général Benoît-Léon Fornel de La Laurencie dont l'OSS voudrait faire un rival du général de Gaulle. Libération Nationale bénéficie alors de la manne des services américains. La situation aboutit à une rupture.

Frenay travaillera en bonne intelligence avec le mouvement Franc-Tireur animé par son ami Jean-Pierre Lévy, mais plus difficilement avec le dernier mouvement Libération animé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie.

Pour Frenay, les intentions réelles ou supposées du maréchal (collaboration, double jeu...) n'entrent pas en ligne de compte : résister est un devoir. Fin 1941, il consent à faire du général de Gaulle le symbole de la Résistance française, mais il accepte très mal l'autorité de ses délégués. L'influence croissante de Pierre Laval sur le gouvernement de Vichy finit de le convaincre : Combat désavouera désormais au travers de ses publications agressives l'action du gouvernement de Vichy.

Henri Frenay résistant[modifier | modifier le code]

En juillet 1941, il rencontre un ancien préfet, Jean Moulin — révoqué par le régime de Vichy, en novembre 1940, en raison de ses idées républicaines marquées à gauche comme radical-socialiste et placé en disponibilité —, qui cherche à prendre la mesure des mouvements intérieurs de résistance. C'est Henri Frenay qui le forme et l'introduit à la clandestinité, faisant confiance à cet inconnu qui l'impressionne[6]. Il lui dévoile l'organisation du réseau Combat mais arrange aussi les réunions avec d'Astier et Lévy.

En janvier 1942, nouvelle rencontre avec Jean Moulin, de retour de Londres, chargé d'unifier la Résistance française et de la rallier à de Gaulle. Il le voit ensuite fréquemment jusqu'en 1943.

En février 1942, pour faire libérer des militants de zone libre, Frenay rencontre deux fois (avec l'accord du comité directeur de Combat) Henri Rollin, patron de la Surveillance du territoire, puis le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu qui lui propose de rallier son mouvement aux services secrets français, ce qu'Henri Frenay refuse. Lors d'un troisième entretien, avec Rollin et des membres du cabinet de Pucheu, Frenay part en claquant la porte. Ces rencontres ont néanmoins provoqué la remise en liberté de plusieurs camarades. La bonne foi de Frenay n'est pas mise en cause, mais il prête le flanc aux critiques de certains résistants dont Emmanuel d'Astier de La Vigerie et Jean Moulin inquiets de l'influence de Combat. La situation sera admise lorsque Henri Frenay, plus tard à Londres, rédigera un rapport tentant de justifier ces rencontres, qui est envoyé aux différents chefs de la Résistance et sera reconnu à l'Ordre de la Libération, en août 1943 à Alger, par le général de Gaulle.

En zone libre, Henri Frenay cherche à prendre le commandement militaire de la Résistance française lors de la fusion des trois plus importants mouvements de la zone libre (Franc-Tireur, Libération, Combat), ce qui aboutit à des discussions avec de Gaulle et son représentant, Jean Moulin. La création des Mouvements unis de la Résistance ou MUR dont il est, quoique réticent, l'un des membres du Comité directeur (présent aussi, Pierre Dumas, secrétaire général du mouvement) ne l'empêchera pas de chercher à rendre son mouvement (Combat) le plus autonome possible vis-à-vis de Londres.

Ses désaccords avec Jean Moulin, délégué du général de Gaulle pour diriger la Résistance politique et militaire en France, reposent sur le fait que, selon lui, celui-ci cherchait à diminuer l'efficacité des MUR au profit de certaines mouvances pro-soviétiques[7].

En fait, le général de Gaulle, par l'intermédiaire de Moulin, souhaitait séparer le combat politique de la résistance militaire, considérant que c'était au gouvernement exilé à Londres puis à Alger d'assumer la fonction politique sous son patronage, alors que Frenay, plaidant l'échec du régime des partis de la IIIe République, considérait que la Résistance devait avoir sa place en tant que mouvement politique autonome dans la création de nouvelles institutions après-guerre et ne pas accueillir les anciens partis et leurs réseaux en son sein.

Henri Frenay, accompagné d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, part le 17 septembre 1942 pour Londres, en passant par Gibraltar. Il rencontre le général de Gaulle, chef de la France libre, et retrouve finalement en lui, entre militaires, la plupart de ses conceptions de la Résistance. Il prend aussi contact avec les membres du BCRA, dont le colonel Passy.

À partir de mars 1943, Henri Frenay aide le RNPG de François Mitterrand et Maurice Pinot contre le mouvement de Michel Cailliau, neveu du général de Gaulle[8].

En juin 1943, « Charvet » confie la direction du mouvement à son adjoint Claude Bourdet et retourne à Londres. En juillet, il part pour Alger où, le mois suivant, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération. En 1944, il fait partie des délégués de différents mouvements nationaux de résistance qui se réunissent chez le pasteur Willem Visser 't Hooft à Genève pour rédiger puis adopter la Déclaration des résistances européennes.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Ministre des prisonniers, déportés et réfugiés[modifier | modifier le code]

Frenay, qui avait joué un grand rôle dans la Résistance Intérieure[9], rêvait d'un rôle d'ampleur au ministère de l'Intérieur du Comité français de la Libération nationale d'Alger. Néanmoins, du fait de ses idées opposées à celles de De Gaulle, il est quelque peu écarté de la reconstruction, obtenant un poste de second plan dès novembre 1943, le Commissariat aux Prisonniers, Déportés et Réfugiés (PDR), poste qu'il conservera au Gouvernement provisoire de la République française, en 1944 et jusqu'au 21 octobre 1945. Il s'attelle néanmoins à la tâche ardue d'assurer le retour en France des 1 330 000 prisonniers, réfugiés et déportés de la zone alliée et de les réintégrer dans la vie nationale en quatre mois (entre avril et juillet 1945). Les déportés français de la zone soviétique sont libérés plus lentement. Henri Frenay et son ministère doivent fournir la liste complète des disparus que les autorités russes recherchent alors dans les camps où elles sont les seules à pouvoir entrer. La charge de ministre de Henri Frenay s'arrête lorsque le Gouvernement provisoire de la République française remet ses pouvoirs à l'Assemblée constituante, en novembre 1945.

Vie politique[modifier | modifier le code]

À la Libération, la guerre l'ayant fait évoluer vers la gauche et un socialisme non marxiste, il est un des fondateurs de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR). Il est d'avis que la Résistance ne doit pas s'arrêter « au dernier coup de canon » mais devenir le moteur d'une reconstruction politique et sociale du pays.

Il est un farouche adversaire du PCF, dont il subit les violentes et continuelles attaques, notamment par l'intermédiaire de L'Humanité. Henri Frenay finit par traduire ce journal en justice pour diffamation. Ces attaques ont pour but de discréditer Henri Frenay aux yeux de ses proches, de ses collaborateurs et des déportés qu'il rapatrie, ainsi que d'augmenter la popularité du Parti communiste dans les associations de prisonniers. Débouté en première instance, Frenay gagne en appel, le 26 juin 1946, en faisant condamner son directeur, Marcel Cachin, à 15 000 francs d'amende et à l'insertion du jugement dans son journal[10].

Son espoir de construire une république forte et solide est déçu lors de la résurgence des partis et de leurs luttes intestines dès la Libération. À l'occasion du rapprochement de son mouvement avec le Parti radical au sein du Rassemblement des gauches républicaines, il démissionne de l'UDSR et se tourne alors vers la construction européenne. Président de l'Union européenne des fédéralistes (UEF), il ne partage pas les conceptions européennes de De Gaulle avec lequel il ne s'entend plus mais il se heurte également aux acteurs de la IVe République. Sa foi dans la construction européenne le conduit à participer au congrès de La Haye en 1948, qui crée le Mouvement européen. Frenay démissionne de la présidence de l'UEF après le rejet de la Communauté européenne de défense (CED) en 1954. C'est à ce moment qu'il rompt définitivement avec le général de Gaulle.

Il est candidat malheureux de la SFIO aux élections législatives de 1958. Le retour de De Gaulle lui parait nécessaire pour donner de nouvelles institutions et pour mettre fin à la guerre d'Algérie. Néanmoins, en 1965, il souhaite l'élection de Defferre à la présidence, et appelle à voter contre de Gaulle.

Il est aussi administrateur de sociétés d'édition.

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Combat, Paris, Denoël, 1946.
  • La Nuit finira, Paris, Robert Laffont, 1973 (réédité en 2006, Paris, Michalon, collection « Fonds perdus »).
  • Volontaires de la Nuit, Paris, Robert Laffont, 1975.
  • L'Énigme Jean Moulin, Paris, Robert Laffont, 1977.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Noguères, Histoire de la Résistance en France, Laffont, 1967 ; Henri Michel, Combat, Histoire d'un mouvement de Résistance, PUF, 1957 ; Henri Frenay, La nuit finira, Laffont, 1973 ; Claude Bourdet, L'Aventure incertaine - De la Résistance à la Restauration, Stock, 1975 ; Guillain de Bénouville, Le Sacrifice du matin, La Palatine, 1946.
  2. Giolitto 2005, p. 109.
  3. Giolitto 2005, p. 29.
  4. Charles Benfredj, Henri Frenay : la mémoire volée, op. cit., p. ?.
  5. Laurent Douzou et Dominique Veillon, article « Combat », dans Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, 2006, p. 117.
  6. Henri Calef, Jean Moulin, une vie,  éd. Plon, 1980, p. 196-198.
  7. Henri Fresnay dans ses mémoires La nuit finira a reproché en substance à Jean Moulin son incompétence et sa mégalomanie et d'avoir faussé les relations entre les MUR et le MFL du général de Gaulle à Londres pour devenir par coup de force le président du CNR. Il l'a accusé d'avoir mis à mal les réseaux de résistance « Combat » et « Libération Sud » en détournant son financement au détriment notable du réseau plutôt pro-américain basé à proximité de la Suisse et animé par le général Delestraint, ce qui entraînera la chute dudit réseau et l'assassinat de son chef par les forces nazies. Il lui a reproché également de ne pas respecter le système de guérilla mise en place au sein du réseau Combat et d'exposer inutilement des vies humaines, notamment en organisant les mouvements de résistance du Vercors comportant à ses yeux des troupes de fantassins beaucoup trop importantes et trop regroupées dans des conditions militairement suicidaires. Le fait est que ces mouvements furent anéantis par la Luftwaffe. Ces accusations furent ensuite dénoncées par Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin qui livra dans ses mémoires un témoignage assez cru de la violence des luttes de pouvoir entre les chefs des mouvements de résistances et tout particulièrement de l'attitude abrupte de Frenay vis à vis de Moulin (Alias Caracalla, Gallimard 2009). Daniel Cordier fut à son tour critiqué par d'anciens responsables de la Résistance, notamment le général de Bénouville et les époux Aubrac qui lui reprochait de polémiquer abusivement avec Henri Frenay en le faisant passer à tort pour un homme d'extrême droite proche de l'Action française, ce qui était faux.
  8. Pierre Péan, Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947,  éd. Fayard, 1994, p. 309-311 et p. 360-366.
  9. « Moi qui ait tant fait de sacrifices », écrira-t-il à de Gaulle dans une lettre, faisant allusion à son amie proche Berty Albrecht morte sous la torture quelques jours auparavant.
  10. Giolitto 2005, p. 459.
  11. « Ordre national de la Légion d'honneur – Décret du 31 décembre 1987 portant élévation à la dignité de grand'croix et de grand officier », sur legifrance.gouv.fr, Journal officiel de la République française,‎ 1er janvier 1988 (consulté le 1er octobre 2013), p. 14.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]