François Denis Tronchet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tronchet.
Tronchet.

François Denis Tronchet, né le à Paris, mort le à Paris, était fils d'un procureur du Parlement de Paris. Après de solides études, il devient avocat au Parlement de Paris en 1745, jurisconsulte et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élu de Paris aux États généraux le et siégeant au sein du tiers état, il s'opposa d'abord à la transformation de ceux-là en Assemblée nationale constituante, mais finit par y accepter des responsabilités. Trois ans et demi plus tard, il accepta de participer à la défense de Louis XVI, lors de son procès devant la Convention nationale, en décembre 1792 et janvier 1793, ce qui lui valut d'ailleurs quelques ennuis et le contraignit à entrer quelque temps dans la clandestinité, le Comité de sûreté générale ayant émis un avis de recherche à son encontre.

Sa fuite ne dura guère et il ne tarda pas à ouvrir un cabinet d'avocat à Paris et ne fut plus inquiété.

Durant le Consulat, François Denis Tronchet multiplia les activités : président du Tribunal de cassation, membre du Conseil des Anciens de 1800 à 1804, sénateur de la Somme en 1801.

Napoléon Bonaparte le désigna pour préparer, de 1800 à 1804, le Code civil des Français, dit « Code Napoléon »[1], aux côtés de Portalis, Bigot de Préameneu et Maleville, sous la direction de Cambacérès. Il ne soutient guère le divorce mais doit s'incliner.

Ses cendres furent transférées au Panthéon de Paris le .

Tronchet participa à l'élaboration d'un grand nombre de lois, concernant l'hérédité, les enfants légitimes et illégitimes ; il était partisan de la division à parts égales entre enfants dans les successions, est à l'origine du droit hypothécaire, et de la plupart des lois municipales.

Hommage[modifier | modifier le code]

Son nom est attribué à une voie de la ville de Paris (8e arrondissement), et une rue Tronchet existe dans le 6e arrondissement de la ville de Lyon.

Sa mémoire est honorée par une statue figurant rue de Rivoli sur la façade de l'Hôtel de ville de Paris, exécutée en 1882 par Vital-Dubray.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Précédé par François Denis Tronchet Suivi par
-
Président du Tribunal de Cassation
1er floréal an VIII – 15 ventôse an IX
Honoré Muraire

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tronchet en était l'âme [du Code civil] et Napoléon le démonstrateur. Tronchet avait un esprit éminemment profond et juste ; mais il sautait par-dessus les développements, parlait fort mal, et ne savait pas se défendre », Mémorial de Sainte-Hélène, mai 1816, chapitre septième, Emmanuel de Las Cases.