Maurice Genevoix

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Maurice Genevoix

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Maurice Genevoix en 1980[1].

Activités écrivain
Naissance 29 novembre 1890
Decize
Décès 8 septembre 1980 (à 89 ans)
Jávea Alicante Espagne
Mouvement roman rustique
Genres écrits de guerre, romans-poèmes
Distinctions Prix Blumenthal pour Remi des Rauches (1922)
Prix Goncourt pour Raboliot (1925)
Grand prix national des Lettres pour l'ensemble de son œuvre (1974)

Maurice Genevoix, né le 29 novembre 1890 à Decize dans la Nièvre en Bourgogne et mort le 8 septembre 1980 à Jávea, est un romancier-poète français, héritier du réalisme.

L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature[2], mais aussi entre l'Homme et la Mort[3]. Son écriture est servie par une mémoire vive, le souci d'exactitude, et le sens poétique. Normalien, il admire tout autant l’éloquence des artisans ou des paysans. D’une grande vitalité[4] malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale près du village des Éparges, en avril 1915, et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Son œuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu'il a tenu pour mémorable, produit d'une grande longévité littéraire[5], rassemble 56 ouvrages.

Maurice Genevoix est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme la Dernière Harde (1938) ou la Forêt perdue (1967).

Genevoix a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949. Il s'est aussi penché plus largement et plus intimement sur sa vie en écrivant une autobiographie : Trente mille jours, publiée en 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Une partie conservée du magasin de Châteauneuf.

Descendant d'un ancêtre genevois catholique ayant fui la Genève calviniste vers 1550-1560 pour rejoindre la Creuse[6], et dont le patronyme prend alors un x final, Maurice Genevoix est issu d'une famille de médecins et pharmaciens par sa lignée paternelle.

Son père, Gabriel Genevoix, rencontre en 1889 Camille Balichon, fille d'un épicier en gros, à Châteauneuf-sur-Loire. Il naît en 1890 à Decize, dans la Nièvre, à 35 km en amont de Nevers[7].

Un an plus tard, ses parents migrent à Châteauneuf-sur-Loire pour reprendre une affaire familiale, un « magasin » réunissant une épicerie et une mercerie[8]. Il puisera de cette période la plupart des souvenirs évoqués dans Trente mille jours et Au cadran de mon clocher. Il tiendra pour un privilège d'avoir passé son enfance dans une bourgade rurale d'avant 1914. Son frère René, qui deviendra médecin, naît en 1893.

Alors qu'il n'a que douze ans, sa mère meurt le 14 mars 1903 d'une attaque d'éclampsie. De cette perte, il gardera une éternelle déchirure[9] qui transparaîtra dans plusieurs romans, comme Fatou Cissé ou Un Jour. Le veuvage de son père le laisse esseulé. Il trouve cependant un réconfort sur les bords de la Loire où il passe son temps libre et où il puisera l'inspiration de ses futurs écrits (Rémi des rauches, la Boîte à pêche, Agnès, la Loire et les garçons).

Études[modifier | modifier le code]

Plaque rappelant les études de Maurice Genevoix au lycée Pothier.

Reçu premier du canton au certificat d’études, il entre interne au lycée Pothier à Orléans[10]. Il découvre alors « l’encasernement, la discipline, les sinistres et interminables promenades surveillées[11]. » Il retracera cette période de sa vie dans l’Aventure est en nous. Puis il entre pensionnaire au lycée Lakanal à Sceaux, où il est khagneux durant trois années (1908-1911). Il est admis à l’École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il effectue une des deux années de service militaire, comme le permettait alors le statut particulier des jeunes Français admis aux grandes écoles. Il est affecté à Bordeaux, au 144e Régiment d’infanterie. Il entre ensuite à l’École normale supérieure et, deux ans plus tard, présente son diplôme de fin d'études supérieures sur « le réalisme dans les romans de Maupassant ». C’est à cette période qu’il envisage une carrière littéraire[12]. Mais ce seront les encouragements de Paul Dupuy l’incitant à écrire son témoignage de guerre qui l’emporteront sur l’orientation du jeune Genevoix[13].

Il est alors cacique de sa promotion. Il lui reste à accomplir une dernière année d’études universitaires pour se présenter à l’agrégation et aborder une carrière universitaire. Il pense alors à se faire nommer comme lecteur dans une université étrangère pour connaître des formes de cultures originales, mais également afin de disposer de temps pour écrire[14].

La guerre[modifier | modifier le code]

Il est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914, et sert comme sous-lieutenant dans le 106e régiment d’infanterie[15]. Sa division, la 12e DI, appartient à la IIIe armée commandée par le général Ruffey. Il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun.

Le 17 février 1915, la 24e brigade d'infanterie (106e et 132e RI) est chargée de reprendre la crête des Éparges. Du 17 février au 9 avril 1915 de violents combats se succèdent jusqu'à la prise définitive de la majeure partie de la crête par les troupes françaises.

Les combats se poursuivront sans que les Allemands ne puissent reprendre la crête. Le 25 avril 1915, Maurice Genevoix (Lieutenant commandant la 5e compagnie du 106e RI depuis le 20 mars 1915[16]) est grièvement blessé dans des combats à Rupt-en-Woëvre près de la colline des Éparges. Son meilleur ami dans cette guerre, un Saint-Cyrien, le lieutenant Robert Porchon (1894-1915)[17], avait été tué quelques semaines plus tôt[18]. La lettre du docteur Lagarrigue[19], adressée à Maurice Genevoix le 2 mai 1915, témoigne de la gravité de ses blessures :

« Je suis navré de vous savoir si grièvement touché. Mon pauvre vieux, c'est avec une émotion profonde que je vous ai vu, accablé de fatigue et j'oserais dire de “gloire”, sur cette poussette incommode qui vous amenait à Morilly. Je n'ai pensé qu'à vous expédier au plus vite à Verdun, car votre pâleur m'inquiétait beaucoup. Je suis navré certes, mais rassuré maintenant ; je craignais le pire, et l'absence de nouvelles m'impressionnait péniblement. »

Il est soigné sept mois durant, conduit d'un hôpital à l'autre : Verdun, Vittel, Dijon, puis Bourges. Il doit peut-être en partie sa survie à sa remarquable condition physique. Les blessures reçues au bras et au flanc gauche le marquèrent pour le restant de sa vie[20]. Il est réformé à 70 % d'invalidité et perd l'usage de la main gauche.

Il retourne alors à Paris où il assure un service bénévole à la Father's Children Association, logeant à l'École normale. Le nouveau directeur de l'école, Gustave Lanson, lui propose de reprendre ses études afin de présenter l'agrégation. Maurice Genevoix refuse afin d'entreprendre la rédaction de son témoignage de guerre.

La rencontre des Vernelles[modifier | modifier le code]

Maurice Genevoix avait cherché une maison sur les bords de la Loire : il n'en trouva pas à Chateauneuf-sur-Loire et « vala » ainsi jusqu'aux Vernelles, à Saint-Denis de l'Hôtel.

Gravement atteint de la grippe espagnole en 1919, il retourne chez son père dans le Val de Loire, retrouvant le village de son enfance[21]. Après avoir été écrivain de guerre, il entreprend la peinture du pays de Loire[22].

En 1927, tirant parti du prix Goncourt décerné pour Raboliot (1925), il rachète une vieille masure au bord de la Loire à Saint-Denis-de-l'Hôtel, au hameau des Vernelles « une vieille maison, rêveuse, pleine de mémoire et souriant à ses secrets[23]. » Il y passe un premier été avec le chat Rroû, période dont il tirera un roman du même nom. Après la mort de son père en juillet 1928, il s'y installe en 1929, pour un premier séjour de vingt ans. C'est dans cette maison, dans un bureau donnant sur la Loire, qu'il écrira la plupart de ses livres.

Le 25 août 1937, il épouse Yvonne Louise Montrosier, médecin originaire d'un village proche de Saint-Affrique, qui mourra l'année suivante[24]. Il apprend la déclaration de guerre française alors qu'il est en voyage au Canada. De juin 1940 à début 1943, il quitte les Vernelles, en zone occupée, pour s'installer en Aveyron, chez ses beaux-parents. Il y écrit Sanglar (rebaptisé plus tard La Motte rouge), un épisode romanesque des guerres de religion, dont l'épigraphe d'un moine de Millau évoque à mi-mot l'Occupation : « c'était un temps fort calamiteux et misérable ». Il épouse le 27 février 1943 Suzanne Neyrolles (1911-2012)[25], veuve, déjà mère d'une fille prénommée Françoise, puis rejoint les Vernelles, qu'il retrouve saccagées[26]. En 1944 naît sa fille, Sylvie.

L’Académie française[modifier | modifier le code]

Il est élu sans concurrent à l’Académie française le 24 octobre 1946, le même jour qu’Étienne Gilson, puis reçu le 13 novembre 1947 par André Chaumeix au fauteuil de Joseph de Pesquidoux. Il s’était porté candidat plus tôt la même année au fauteuil de Louis Gillet mais s'était retiré devant Paul Claudel. Quatre ans plus tard, il s’installe à Paris, ville qu’il apprend à aimer, dans un appartement de l’Institut, quai Conti.

Il devient secrétaire perpétuel de l’Académie française en octobre 1958, succédant à Georges Lecomte. De 1958 à 1963, il rédige personnellement le discours d'attribution à chaque lauréat des grands prix de littérature, du roman, de poésie, ou d’histoire (prix Gobert). Sous son impulsion, l’Académie française affirme sa présence et sa compétence au sein du Haut Comité de la langue française, créé en 1966, et du Conseil international de la langue française. Sous son autorité, ont été créées les commissions ministérielles de terminologie qui proposaient des équivalents aux termes anglais proliférant dans les vocabulaires scientifiques et techniques. Les propositions étaient soumises à l'Académie des sciences et à l'Académie française avant d'être officialisées par arrêté ministériel (le premier arrêté ministériel date de 1972[27]).

Il démissionne du poste de secrétaire perpétuel de l’Académie en janvier 1974, ce qu’aucun secrétaire perpétuel n'avait plus fait avant lui ni depuis Raynouard en 1826[28]. À quatre-vingt-trois ans, il pense en effet qu’il a encore d'autres livres à écrire, devant pour cela se démettre de ses fonctions[29]. D’aucuns verront dans cette démission l’expression de son goût pour la liberté[30].

La retraite aux Vernelles[modifier | modifier le code]

Maurice Genevoix quitte alors Paris pour retrouver Les Vernelles qu'il considère comme son port d'attache. Devenu octogénaire, il écrit régulièrement et publie Un Jour (1976), puis Lorelei (1978) et Trente mille jours (1980). À l'âge de 89 ans, il nourrit encore un projet de roman, traitant du passage de l'enfance à l'adolescence, avec l'intention de mettre en épigraphe une citation de Victor Hugo : « l'un des privilèges de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges[31]. » Il conserve jusqu'à sa mort ses facultés intellectuelles[7].

Il succombe d'une crise cardiaque le 8 septembre 1980, alors qu'il est en vacances dans sa maison d'Alsudia-Cansades, près de Jávea (province d'Alicante) en Espagne. Sur sa table d'écrivain, il laisse inachevé son projet de roman[32] intitulé Vent de mars, de même qu'un autre projet, Nouvelles espagnoles[33]. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

L'ensemble de l'œuvre de Maurice Genevoix procède du témoignage de ce qu'il tient pour mémorable : la vie dans une bourgade de province au bord de la Loire à la fin du XIXe siècle, les premiers mois de la Grande Guerre, les scènes de la nature et de la chasse en Sologne ou au Canada, le quotidien des hommes dans les colonies françaises. Ses livres sont plus souvent des récits que des fictions. Il est généralement présenté comme un écrivain sensible[34] animé du désir de perpétuer[35]. Il fait appel à sa mémoire sensorielle peu commune, mais chaque ouvrage est précédé d'une minutieuse recherche documentaire[36].

Les livres de guerre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Maurice Genevoix doit à sa formation initiale d'écrivain de guerre. Il trouvera son registre dès le premier livre[21]. Par la suite, il gardera le même souci d'exactitude et de précision dans l'évocation des instants gardés en mémoire. Il se révèle persuadé que toute exagération ne peut qu'affaiblir l'effet de la réalité, et n'aspire qu'à rester un témoin fidèle et scrupuleux[37]. Ses lectures l'y avaient préparé : à l'école de Maupassant, comme à celle de Stendhal et de Tolstoï, Maurice Genevoix avait appris la simplicité de la narration[38].

En décembre 1915, ses carnets de guerre rassemblent quelques notes griffonnées (ordres de bataille, instructions diverses, liste des secteurs, dates). Les quatre premiers chapitres de Sous Verdun sont esquissés sur le front, dans les intervalles de repos. Le reste tient à l'exercice de la mémoire. Ces notes de guerre s'achèvent en effet très tôt, le 6 septembre 1914[39]. Maurice Genevoix regrettait que l'on eût souvent donné une importance exagérée à ces carnets. Les lettres de 1915 qu'il écrivit, du front, au secrétaire général de l'École normale supérieure, Paul Dupuy, sont davantage documentées. Ernest Lavisse, directeur de l'école, avait chargé Paul Dupuy de conserver tout une correspondance des élèves envoyés au front, qui devait servir de documents pour rédiger plus tard une histoire de la guerre. Cette correspondance semble avoir depuis été égarée[40]. Quelques mois plus tard, au terme du séjour hospitalier de Genevoix, Dupuy devient l'intercesseur auprès des éditions Hachette, en la personne de Guillaume Bréton, qui remet alors à l'ancien normalien un contrat pour un livre qu'il rédigera en quelques semaines. Entre-temps, Dupuy n'aura cessé d'exhorter Genevoix d'écrire, alors même que celui-ci n'avait pas encore quitté l'hôpital de Dijon, l'encourageant à reprendre jour par jour tous ses souvenirs. Ainsi écrit-il le 16 juin 1915 : « C'est votre pouvoir à vous de charger de sens les moindres mots ou les gestes les plus simples. » Puis le 20 juin 1915, se faisant plus pressant : « J'aurais un grand chagrin si tout ce qu'il y a d'art en toi demeure en l'état de puissance latente et ne se réalise pas dans la plus riche des matières[40]. »

C'est le désir de témoigner qui le décide à écrire[41]. Son récit, parfois interprété comme une thérapie par l'écriture[42], est servi par une mémoire sensorielle peu commune. Son témoignage de soldat, relaté dans cinq volumes écrits entre 1916 et 1923, tous parus chez Flammarion, et rassemblés par la suite sous le titre Ceux de 14, est un document précieux sur la vie des poilus[43]. La censure s'est attardée sur les deux premiers récits qui, la guerre n'étant pas encore achevée, montrait trop la réalité des combats et, plus encore, relatait parfois des paniques. Les coupes furent de ce fait nombreuses (plus de 269 pages lors de la première édition[44]). Ces écrits sont considérés comme l'une des plus grandes œuvres de guerre[45].

Les livres régionalistes[modifier | modifier le code]

Clocher de Châteauneuf-sur-Loire : l'idée d'un cycle de romans réalistes centré sur un village de la Loire a débouché sur Remi des Rauches, puis Raboliot, mais n'a pas été poursuivie
Toue Remi des Rauches, construite pour le centenaire de la naissance de Maurice Genevoix

Une seconde période démarre avec Rémi des Rauches[46], roman publié en 1922, qui vaut à son auteur un prix Blumenthal. Le roman est une transposition littéraire de la guerre, la crue de la Loire évoquant la boue des Eparges, la nostalgie du village aimé, et le souvenir des camarades tués[22].

Cette période féconde est couronnée par Raboliot qui obtient le prix Goncourt en 1925. Raboliot est un roman sur la Sologne où un anti-héros braconnier défend sa condition d'homme libre. Le soir même du prix, il reprend le train pour Châteauneuf, mettant comme son héros cette liberté au-dessus de tout[30]. L'écrivain ne donnera pas suite à ce qui était alors, comme il s'en expliquera dans la préface à sa biographie Au cadran de mon clocher, les premiers volumes d'un cycle consacré au peuple de la Loire. Sa curiosité, tout autant qu'un constant besoin de poésie[47], auront raison de ce projet. Maurice Genevoix a été souvent qualifié d’écrivain régionaliste pour avoir souvent célébré le Val de Loire, étiquette qu'il n'aimait guère. Ses livres rapportant ses voyages à l'étranger, ses écrits de guerre, de même que les thèmes universels qu'il aborde, témoignent cependant d'une dimension beaucoup plus large de l'ensemble de son œuvre[48].

Les livres du voyageur[modifier | modifier le code]

Maurice Genevoix voulait enseigner à l'étranger. Contraint par ses blessures de choisir une autre orientation, il conserve cependant le goût du voyage. Il visite les grandes villes d'Afrique du Nord en 1934, puis parcourt le Canada durant quelques mois en 1939, de la Gaspésie aux Rocheuses[49]. De sa rencontre avec deux trappeurs « alliant une bonhommie et une morosité agressive[50] », il tire un roman, La Framboise et Bellehumeur. Puis il visite l'Afrique, précisément le Sénégal, la Guinée, le Soudan (1947) et le Niger[26], quelques années plus tard (1954). De son voyage en Guinée naît Fatou Cisse, un roman sur la condition des femmes en Afrique Noire[51]. Il part également en Suède en 1945, et au Mexique en 1960. Mais il reste avant tout séduit par ce Canada sauvage qui le ramène à ses propres fondements : la forêt, le fleuve, mais aussi les bêtes libres[52].

Les romans-poèmes[modifier | modifier le code]

Les romans-poèmes (Forêt voisine, la Dernière Harde, la Forêt perdue) que Maurice Genevoix écrit aux Vernelles sont des œuvres où il manifeste son talent poétique[53].

La Loire coule dans l'œuvre entière de Maurice Genevoix

Dans une interview relative à la Forêt perdue[54], il reconnaît que cette poésie convole avec la magie. Certains critiques considèrent ces romans-poèmes, qui accordent une grande part à la description de la vie animale et à la chasse, comme des romans spécialisés[46]. La Dernière Harde, pourtant dénué de péripéties mais touchant, comme la Forêt perdue, à une certaine grandeur épique, est considéré par certains écrivains comme le meilleur roman de Maurice Genevoix[55].

Le songe n'est jamais loin dans cette partie de l'œuvre[56]. « L'histoire que voici, je l'ai rêvée à partir d'un mot », prévient-il en préface de la Forêt perdue. Les décors aquatiques de la Loire[57], présents dans plusieurs autres romans, invitent au rêve.

Maurice Genevoix fera partie des premiers comités de la Société des poètes et artistes de France à la fin des années 1950 et au début des années 1960.

Les thèmes[modifier | modifier le code]

L'enfance[modifier | modifier le code]

Le Chastaing, l'un des sites privilégiés de son enfance

Maurice Genevoix est marqué par son enfance où il puise son inspiration[58] : « Il suffit que j'y songe encore pour retrouver une très lointaine ivresse : de joie de vivre, d'augmentation de l'être, de capiteux et éternel printemps. Et comment me tromper à ce délicieux vertige ? C'est l'enfance[59] ! ». C'est de l'enfance qu'il se réclame[60], la comparant à une plaque hypersensible[31].

Rares sont ses romans qui ne font pas directement référence à sa propre enfance. Rémi des Rauches (1922) puis la Boîte à pêche (1926), remettent à jour des souvenirs d'enfance parsemés de lieux-dits où il aimait pêcher, comme la Ronce, le Chastaing ou l'Herbe Verte. Les Compagnons de l'Aubépin (1938) rapporte le séjour au bord de l'eau d'un groupe de jeunes garçons « dépositaires du chevaleresque[61]. »

Dans L'Aventure est en nous, se retrouve, sous les traits de François Montserrat, le lycéen Genevoix, vif et frondeur. Mais c'est aussi dans les derniers écrits (Trente Mille jours, Jeux de glaces) que se révèle le plus fidèlement son enfance. L'amitié qu'il accorde à ses proches, est présente d'un bout à l'autre de son œuvre, du Porchon de Sous Verdun (1916) au d'Aubel de Un Jour (1976)[62].

La mort[modifier | modifier le code]

À l'âge de quatre ans, durant l'hiver 1894, il échappe de peu à la mort alors qu'il contracte le croup. La mort continuera de hanter l'ensemble de son œuvre[63]. À neuf ans, il voit pour la première fois « couler le sang[64] », le sentant refroidir et se figer autour de sa jambe brisée qu'il s'agit de guérir dans l'échaudoir d'un boucher. « Une médication de Bantou », lâchera-t-il l'année précédant sa mort[31]. À douze ans, la perte de sa mère le confronte à la réalité de la mort.

Mais c'est au Front qu'il la côtoie sous sa forme la plus effroyable. Il y fera l'expérience de ce « vide glacial[65] » que laisse à ses côtés le compagnon fauché dans sa course, et qui ne cessera jamais de le poursuivre. Un épisode qu'il remettra notamment en scène dans la Dernière Harde où le Cerf rouge, fuyant avec sa mère sous les balles des chasseurs, sent à son tour contre lui ce même « vide glacial, extraordinairement profond, qui le suivait dans son élan"[66]. Il publie en 1972 un essai sur ce thème, La Mort de près, s'agissant d'une mort dont il s'attache à dépeindre la fréquentation quotidienne au cours de la guerre. Là encore, il se pose en simple témoin[67].

La nature[modifier | modifier le code]

Le procès de Renart (enluminure du XVIe siècle).

Tous les romans de Maurice Genevoix sont un hymne à la vie[46] où il évoque notamment une complicité à la vie animale[68]. Qualifié parfois de naturaliste lyrique[69], il évite cependant l'excès de style, la profusion de sentiment, et s'en tient à la poésie des harmonies présentes dans la nature[70]. Son travail est lié à son aptitude à capter et exprimer les sensations du fond de l'être, y compris dans sa nature la plus proche de l'animal[71], et à se mettre parfois à la place, par des procédés littéraires relevant de l'anthropomorphisme, d'un autre vivant, d'un cerf ou d'un chat[72].

La complicité avec l'animal trouve son apogée dans Le Roman de Renard, dont le héros se bat également pour une soif de liberté, et dont l'écriture évoque La Dernière Harde[73]. Genevoix s'affirme alors avec Louis Pergaud comme l'un des meilleurs écrivains animaliers[74].

Bien que ses romans s'y réfèrent il se défend d'aimer la chasse[75]. La guerre lui en a ôté le goût, qu'il reconnaît avoir eu auparavant[72]. Il y retrouve son propre goût de la quête, très présent dans Raboliot, mais il réprime ce qui s'apparente à la tuerie, qu'incarne le Grenou de La Dernière Harde.

La mémoire[modifier | modifier le code]

Genevoix reste pour une bonne part de son œuvre le chantre de la mémoire. Les mots qu'il emploie montrent son travail de mémorisation puis de témoignage, tel le titre donné à l'un de ses Bestiaires, qualifié de Bestiaire sans oubli[35]. Il conservera des traces de son enfance, notamment ses cahiers scolaires, et gardera les travaux de création de ses romans. L'homme est à ses yeux « comptable de ce qu'il est en mesure de transmettre »[76]. Cette mémoire lui est un instrument d'investigation qu'il met au service de ses camarades de guerre, mais également afin de perpétuer les scènes de son enfance.

Les influences littéraires[modifier | modifier le code]

Lectures d'enfance et d'adolescence[modifier | modifier le code]

Il s'avoue marqué par l'Enfant des bois, d'Élie Berthet, qui l'invitera à de premières rêveries, puis par Le Livre de la jungle de Kipling dont il restera marqué[77] et qui, bien plus tard, l'invitera au voyage[50]. Adolescent, le besoin d'écrire se manifeste sous la forme de premiers poèmes. Il découvre Daudet, puis Balzac[78].

Il découvre également Stendhal, Tolstoï[79] et Flaubert. Maurice Genevoix admire sa capacité à s'investir dans ses propres personnages. Devenu Normalien, il étudie Maupassant, qu'il apprécie pour la simplicité de son écriture, son honnêteté et son naturel[réf. nécessaire]. Mais si l'on retrouve l'ombre de Maupassant chez Genevoix, c'est sous un jour « moins amer, plus humain[80] ».

Au lycée Pothier d'Orléans, il a pour professeur de lettres Émile Moselly (Émile Chenin de son vrai nom), auteur de Jean des Brebis, qui reçut le prix Goncourt en 1907. Celui-ci adressera à l'auteur frais émoulu de Sous Verdun une lettre émouvante datée du 28 mai 1916[81] : « Je désirerais savoir si l'auteur de Sous Verdun et le petit Genevoix, l'élève intelligent et vif que j'ai eu comme élève à Orléans, ne sont qu'une seule et même personne. Dans ce cas, permettez-moi d'embrasser tendrement et fortement le lieutenant Genevoix pour l'âme vaillante qu'il me révèle. Permettez-moi surtout de dire au Normalien Genevoix, qu'il est déjà un grand artiste, de la race des beaux écrivains, et que son maître un jour sera très fier de lui. »

Lectures universitaires[modifier | modifier le code]

Conscient des limites de son art, il évite les controverses littéraires[70]. Il se tient en retrait de la psychanalyse et raille volontiers les critiques qui croient déceler chez lui les clés de l'écriture de certains de ses romans.

Il conduit son existence d'Académicien en dehors des chapelles littéraires[80] », peu sensible aux thèses générales[82] ». Dans Un Jour, Genevoix cite Thoreau : « Nous savons plus que nous n'assimilons[83] ».

Place de l'écrivain dans la littérature du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Maurice Genevoix et les « écrivains de terroir »[modifier | modifier le code]

Le terroir constitue dans l’entre deux-guerres un axe narratif essentiel. Les écrivains qui s’y consacrent visent l’universalité des relations de l’homme à la nature, recherchant par d’autres voies une réponse aux questions sur la condition humaine[84]. La description de la nature y présente des valeurs poétiques spécifiques, qui guident certaines œuvres de Charles-Ferdinand Ramuz, Henri Pourrat, Jean Giono, Henri Bosco et Maurice Genevoix.

Ces écrivains qualifiés de « régionalistes », ou « de terroir », renouvellent ainsi la tradition du roman rustique inaugurée par George Sand. Ils manifestent une adhésion à l’ordre naturel du monde face à une civilisation moderne, sorte de rousseauisme commun à ces écrivains de terroir. Descripteurs des scènes naturelles, ils s’identifient chacun à un peintre : Ramuz à Cézanne, Bosco à Van Gogh, et Genevoix à Maurice de Vlaminck. Ce réalisme optique sera développé par la suite par le nouveau roman. Mais les romans des écrivains de terroir sont aussi parfois de véritables études de mœurs. Chez Genevoix, la description de Raboliot, braconnier solognot, en constitue un exemple.

Chez Genevoix, le réalisme disparaît parfois sous des réseaux de correspondances et de symboles, telles que l’exigeaient leur considération romantique[85]. Le symbole, ou le signe, comme s’en exprimera Maurice Genevoix dans Un Jour, reste un moyen privilégié de relation entre l’homme et l’univers. Avec ces autres écrivains, Maurice Genevoix abolit parfois le temps.

Plusieurs de ses romans, comme La Forêt perdue, sont présentés comme relevant tout simplement de temps anciens. D’autres scènes, tel le mouvement en avant du Cerf Rouge de la Dernière Harde, consentant à sa propre mise à mort, sont propices à l’effacement du temps.

Maurice Genevoix parmi les autres écrivains de guerre[modifier | modifier le code]

À la remise du prix Blumenthal pour Rémi des Rauches, Genevoix raconte que André Gide lui précisa que la littérature de guerre ne relevait pas à ses yeux de la création littéraire, mais que son roman l'avait rassuré[86]. En retour, la littérature apparaissait incompatible avec la vérité historique. Or, Ceux de 14 inaugure l’association de la vérité documentaire et d’une technique littéraire qui autorise l’expression d’un point de vue scrupuleusement objectif[87].

La plupart des témoignages de la Grande Guerre ont fait passer leur témoignage du niveau de la sphère intime à celui de la sphère publique. Les quelque 300 ouvrages publiés à Paris et analysés par Jean-Norton Cru[88], qui épingle Roland Dorgelès (les Croix de bois) comme Henri Barbusse (Le Feu), relèvent souvent de cette veine[réf. nécessaire]. Jean-Norton contribuera à porter Genevoix au pinacle des écrivains de guerre, d’où naîtront notamment les « classes Genevoix », mises en œuvre en 1998 et 1999. Il s'agissait pour les élèves d’appréhender la Grande Guerre à travers Ceux de 14, non seulement en confrontant les points de vue historique et littéraire lors d’une étude en classe, mais encore en se rendant sur la crête des Éparges. Ceux de 14 est souvent mise en vis-à-vis de Orages d’acier, le journal de guerre d’Ernst Jünger publié en Allemagne en 1921. Relatant ses échanges avec sa fille Sylvie Genevoix, son gendre Bernard Maris s'en fait l'écho[89] dans L’Homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger (Grasset).

Le style[modifier | modifier le code]

La volonté de témoigner accompagne les récits de Maurice Genevoix, où il relate les faits d'histoire dans leur exactitude objective, mais également dans ses romans-poèmes, où il s'attache à dépeindre les sentiments qui l'unissent à la nature. Il cède volontiers aux élans de la poésie, qu'il juge la mieux apte à faire apparaître les choses dans leur réalité première. Écrire, c'est à ses yeux livrer à autrui ce que l'on croit avoir en soi de plus précieux et de plus rare. Ainsi est-il conscient de sa singularité, de sa façon propre de percevoir et de sentir. Il revendique le don de création et raille les écrivains cédant aux tentations de la virtuosité. Il s'attache à voir les choses dans la fraîcheur de leur création[70]. Il fut il est vrai, dès sa plus tendre enfance, initié par les « simples ». Ainsi dira-t-il de Daguet, un valet piqueux, qui deviendra La Futaie dans la Dernière Harde, puis La Brisée dans la Forêt perdue, qu'il lui a appris « à lire sur la feuille morte, dans la coulée de glaise, sur la grève du ru forestier ». Il en conservera à jamais le sens des signes[90], qu'il relève partout au cours de ses promenades[91].

Le mot est sûr et simple[21]. Ses manuscrits sont peu raturés. « Mais cela ne prouve qu'une chose, précise-t-il : c'est que je ne fixe la phrase, noir sur blanc, qu'après l'avoir élaborée mentalement, orientée, affermie, retouchée. Les ratures, les corrections, ne sont guère qu'une dernière toilette : comme on lime ou polit les bavures, après la fonte[92]. » Un lyrisme pudique[82], dominé et serein[93], anime continuement le texte. La richesse du vocabulaire, qui intègre volontiers des termes régionaux ou de l'ancien Français, contribue à renforcer son écriture. Maurice Genevoix a la passion des mots exacts[82]. On lui reprochera pourtant parfois une virtuosité sémantique, un excès verbal qu'il reconnaitra lui-même dans certains de ses romans, notamment à propos des dernières pages de Sanglar[94]. C'est cependant par la précision du vocabulaire, qui permet de témoigner sans trahir, que Genevoix entend assurer le rôle de témoin qu'il s'est assigné. Au reste, il se garde d'en abuser. Il lui eût été aisé, dans ses romans du Moyen Âge (Le Roman de Renard et La Forêt perdue) d'y recourir, mais il a préféré l'exactitude de la narration.

Musée Maurice-Genevoix[modifier | modifier le code]

Maison Maurice Genevoix, près de l'église de Saint-Denis de l'Hôtel
Enseigne de la Maison Maurice Genevoix
Promenade Maurice Genevoix, le long du Chastaing

Son domicile de Saint-Denis-de-l'Hôtel, "Les Vernelles", reste une demeure familiale à l'écart du village; sur l'avenue de la Tete Verte , le centre culturel Maurice Genevoix qui retrace sont parcours. L'entrée en est libre et assurée les samedi, de 10h à 12:30h et de 14h à 16:30h, ainsi que les dimanche et jours féries de 10h à 12h et de 14h à 17:30.

Une exposition permanente sur l'écrivain s'appuie sur la présentation de panneaux thématiques abondamment illustrés et nommés comme suit, dans l'ordre d'une visite en sept étapes : (1) l'Enfance, (2) la Guerre, (3) l'Écrivain, (4) Les Vernelles, (5) le Val de Loire et la Sologne, (6) l'Académicien français, et (7) un Univers enchanté. Des expositions temporaires sont également présentées au Centre Culturel .

À Saint-Denis-de-l'Hôtel, une promenade dite Promenade Maurice Genevoix a été aménagée le long du Chastaing en mémoire de l'écrivain.

Adaptations cinématographiques ou télévisées[modifier | modifier le code]

Plusieurs romans de Maurice Genevoix ont été portés au grand ou au petit écran.

  • Raboliot (1945), de Jacques Daroy, avec Julien Bertaud dans le rôle du braconnier, Blanchette Brunoy et Lise Delamare.
  • Raboliot (1972), film télévisé de Jean-Marie Coldefy, avec Pierre Rousseau dans le rôle principal, Christian Bouillette et François Dyrek.
  • La Loire, Agnès et les garçons (1973). ORTF Lille.
  • Vaincre à Olympie (1977), film télévisé réalisé par Michel Subiela et produit par Antenne 2, avec Jean Marais, Thierry Dufour et Claude Brosset.
  • Marcheloup (1981), film télévisé produit par Antenne 2.
  • Lorelei (1981), film télévisé produit par Antenne 2.
  • Raboliot (2007), film télévisé de Jean-Daniel Verhaeghe, avec Thierry Frémont dans le rôle principal, Thierry Gibault, Aurélie Bargeme et Julie Voisin.
  • Ceux de 14 (2014), série de 6 épisodes de Olivier Schatzky, produite par France 3 avec Théo Frilet dans le rôle principal.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans et récits[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Maurice Genevoix ont été éditées chez Flammarion, Le Livre Contemporain, Plon, Le Seuil, Grasset, Les Étincelles, Gallimard, Bibliothèque des Arts et Gautier-Languereau.

  • Sous Verdun, août-octobre 1914 (coll. Mémoires et récits de guerre, Hachette, 1916)
  • Nuits de guerre (Hauts de Meuse) (Flammarion, 1917)
  • Au seuil des guitounes (Flammarion, 1918)
  • Jeanne Robelin (Flammarion, 1920)
  • La Boue (Flammarion, 1921)
  • Remi des Rauches (Garnier-Flammarion, 1922 ; réédité en 1993 par Flammarion)
  • Les Éparges[95] (Flammarion, 1923, réédité dans la collection Points-Romans par Le Seuil - date ?)
  • Euthymos, vainqueur olympique (Flammarion, 1924; nouvelle version sous le titre Vaincre à Olympie (Coll. Roman), Paris, Le livre Contemporain, 1960)
  • La Joie (Flammarion, 1924)
  • Raboliot (Éditions Grasset & Fasquelle|Grasset, 1925; couv. illustrée par André Deslignères (prix Goncourt)
  • La Boîte à Pêche (Éditions Grasset & Fasquelle|Grasset, 1926)
  • Les Mains vides (Grasset-Seuil, 1928; réédition illustrée par Constant Le Breton, J.Ferenczi & fils, 1931)
  • Cyrille (Flammarion, 1929, réédité sous le titre La maison du Mesnil par Le Seuil - date ?)
  • L'Assassin (Flammarion, 1930)
  • Forêt voisine, avec eaux-fortes (Paris, Société de Saint-Eloy, 1931; réédité par Flammarion en 1933, puis, avec 18 photos couleur h.t. par Gautier-Languereau / coll. "Nouveaux Bibliophiles", en 1976 - arch. pers.)
  • H.O.E. (collection des Témoignages de combattants français, 8e livre, Les Étincelles, 1931)
  • Rroû (Flammarion, 1931, réédité en 2010 par La Table Ronde)
  • Hommage à Charles Péguy, par Marcel Abraham, Maurice Genevoix et autres (Gallimard)
  • Gai-l'amour (Flammarion, 1932; réuni sous le titre Deux fauves par les éditions Plon, 1973)
  • Marcheloup - Un homme et sa vie, tome I (Flammarion, 1934)
  • Tête baissée - Un homme et sa vie, tome II (idem. 1935)
  • Bernard - Un homme et sa vie, tome III (idem. 1938)[96], Flammarion, 1992)
  • Le Jardin dans l'île (Flammarion, 1936)
  • Les Compagnons de l'Aubépin (Livre de lecture courante, Hachette, 1937, réédité par Flammarion en 1950)
  • La Dernière Harde (Flammarion, 1938; réédité par Garnier-Flammarion en 1988)
  • L'Hirondelle qui fit le printemps (Flammarion, 1941)
  • La Framboise et Bellehumeur (Flammarion, 1942)
  • Canada (Flammarion, 1943)
  • Eva Charlebois[97] (1944), édition originale, Paris, Flammarion.
  • Sanglar (Flammarion, Plon, 1946; réédité sous le titre La Motte rouge par Le Seuil, 1979)
  • L'Écureuil du Bois-Bourru (Flammarion, 1947)
  • 63° 30 (nouvelle dans France-Illustration littéraire et théâtrale, no 7, septembre 1947, Paris)
  • Afrique blanche, Afrique noire (Flammarion, 1949, rééd. Éditions Grandvaux, 2009)
  • Ceux de 14 (Editions G. Durassié & Cie, 1949)
  • L'Aventure est en nous (Flammarion, 1952)
  • Fatou Cissé (Flammarion, 1954)
  • Vlaminck (Flammarion, 1954)
  • Claude Rameau (Innothéra, 1955)
  • Images pour un jardin sans murs (1956, réédité par les Editions du Rocher, 2007)
  • Le petit chat (ill. de photographies de Ergy Landau, Arts et Métiers Graphiques, 1957)
  • Le Roman de Renard (1958) Plon (Réédité en 1991 par Garnier-Flammarion)
  • Route de l'aventure (Plon, 1959)
  • Mon ami l'écureuil (Bias, 1959)
  • Au Cadran de mon clocher (Plon, 1960)
  • Jeux de glaces (Wesmael-Charlier, 1961)
  • Les Deux Lutins (Casterman, 1961)
  • La Loire, Agnès et les garçons (Plon, 1962)
  • Derrière les collines (Plon, 1963)
  • Beau François (Plon, 1965)
  • André Maurois (Livres de France, revue littéraire mensuelle, juin-juillet 1965, p. 2-5)
  • Caillard (Bibliothèque des Arts, 1965)
  • La Forêt perdue (Plon, 1967)
  • Images pour un jardin sans murs (Plon, 1967, réédité sous le titre Le Jardin dans l'île, Jardin sans murs par Plon en 1968);
  • Tendre bestiaire (Plon, 1969 ; nouvelle édition préfacée par Denis Miannay, maître de conférences à Paris-Sorbonne, Presses-Pocket, 1989);
  • Bestiaire enchanté (Plon, 1969 ; nouvelle édition préfacée par Denis Miannay, Presses-Pocket, 1989);
  • Bestiaire sans oubli (Plon, 1971 ; ces trois bestiaires ont été réunis dans une édition illustrés par l'auteur en 1972 et rééditées avec préface par Denis Miannay par Presses-Pocket (1989))
  • La Grèce de Caramanlis (Plon, 1972)
  • La Mort de près (Plon, 1972)
  • La Perpétuité (Julliard, 1974)
  • Un jour (Le Seuil, 1976)
  • Loreleï (Le Seuil, 1978)
  • Trente mille jours, autobiographie (Seuil, 1980)
  • L'Enfant et le château (Ed. d'Art J.Danon, 1980)
  • La Chèvre aux loups (publié à titre posthume par Gautier-Languereau, 1996[98])

Discours[modifier | modifier le code]

  • 1934. Lycée Lakanal. Discours prononcé par Maurice Genevoix le 13 juillet 1934
  • 1947. Discours de réception à l’Académie française prononcé par Maurice Genevoix le 13 novembre 1947 et réponse d’André Chaumeix. (Institut de France, imprimerie Firmin-Didot)
  • 1953. Discours prononcé dans la séance publique tenue par l’Académie française pour la réception de M. le Maréchal Juin, le 25 juin 1953. Institut de France. Publications 1953-15
  • 1958. Discours. Pose d’une plaque sur la maison de Claude Farrère à Erromardie (Saint-Jean-de-Luz), le 3 septembre 1958. Institut de France. Publications 1958-16 (Firmin-Didot)
  • 1958. Discours sur les prix littéraires. Séance publique annuelle, 18 décembre 1958. Institut de France. Publications 1958-34 (Firmin-Didot)
  • 1959. Discours sur les prix littéraires. Séance publique annuelle, 17 décembre 1959. Institut de France. Publications 1959-25 (Firmin-Didot)
  • 1958, 1959, 1960, 1961, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971, 1972. Discours sur les prix littéraires. Séance publique annuelle. Institut de France (Firmin-Didot)
  • 1967. Discours pour l’inauguration du mémorial de Verdun le 17 septembre 1967
  • 1968. Discours prononcé à la Butte Chaumont le 18 juillet 1968

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Dessin au trait de A. Tassin d'après portrait photographique de R. Soulas.
  2. Gaston Pouillot (1998). Châteauneuf sur Loire, jadis et naguère. Maury Imprimeur, p. 108.
  3. Francine Danin (1990). Maurice Genevoix, romancier de la mort ? Journal de la Sologne, p. 8-11.
  4. Michel Déon (1980). Discours prononcé à l'occasion de la mort de M. Maurice Genevoix. Séance du jeudi 25 septembre 1980.
  5. Jean-Luc Wauthier (1979). Maurice Genevoix : une rose pour l'hiver. Extrait de la Revue Générale, no 11, novembre 1979, p. 14.
  6. Sylvie Genevoix (2004). Avant-propos de famille. Val de Loire, terre des hommes. Éditions Christian Pirot.
  7. a et b Hélène Carrère d'Encausse (2001). Inauguration de l'auditorium Maurice Genevoix à Orléans. Discours prononcé le 4 mars 2001.
  8. Gaston Pouillot (1998). op. cit. p. 69.
  9. Anne Patzerkovsky (1991). « Images pour un Genevoix sans murs : les pérégrinations du romancier hors de France ». In : Maurice Genevoix 1890-1980. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
  10. Association Maurice Genevoix (1998). Itinéraire d'un homme libre, Maurice Genevoix (1890-1980). Hôtel de ville, Saint-Denis de l’Hôtel. p. 5.
  11. Jacques de Bourbon Busset (1982). Discours de réception de M. Jacques de Bourbon Busset. Discours prononcé dans la séance publique le jeudi 28 janvier 1982. Paris, Palais de l’Institut.
  12. Jacques Jaubert (1979). Maurice Genevoix s'explique. Lire Magazine, juin 1979. p. 26.
  13. Jean-Jacques Becker. Du témoignage à l’histoire. Préface à Ceux de 14. Éditions Omnibus, 2000
  14. Christian Melchior-Bonnet (1961). Maurice Genevoix. Livres de France - Revue littéraire mensuelle. 12e année, no 2, p. 2.
  15. Association Maurice Genevoix (1998), op. cit., p. 10
  16. JMO du 106e RI
  17. [Fiche du lieutenant Porchon sur le site La Saint-cyrienne http://www.saint-cyr.org/flipbooks/Memorial/PLE/POR_FM_0015_PLE.jpg]
  18. Jean-Jacques Becker. « Du témoignage à l'histoire ». Préface à Ceux de 14. Éditions Omnibus, 2000
  19. Claudine Boulouque (1990). op.cit. p. 30.
  20. Michel Déon (1980), op. cit.
  21. a, b et c Michel Déon (1982). op. cit.
  22. a et b Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 13.
  23. Mairie de Paris (1991). Les Vernelles. In : op. cit. p. 93-94.
  24. Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 19.
  25. Mentions marginales de ses deux mariages sur son acte de naissance, AD 58 en ligne, Decize, 2Mi EC 172, vue 252/320, acte 107.
  26. a et b Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 20.
  27. Source Monique Feyry, rapporteur du Haut Comité de la langue française de 1968 à 1973.
  28. Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 26.
  29. Hélène Carrère d’Encausse (2001). Inauguration de l'auditorium Maurice Genevoix à Orléans. Discours prononcé le 4 mars 2001.
  30. a et b Jacques de Bourbon Busset (1982). op. cit.
  31. a, b et c Jacques Jaubert (1979). op. cit. p. 33.
  32. Jean Dérens (1990). Préface. Maurice Genevoix 1890-1980. Bibliothèque historique de la ville de Paris, p. 7.
  33. Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 29.
  34. Christian Melchior-Bonnet (1961). op. cit. p. 2. ; Michel Déon (1980). op. cit.
  35. a et b Jean-Luc Wauthier (1979). op. cit. p. 16.
  36. Christian Melchior-Bonnet (1961). op. cit. p. 2 ; Jean-Paul Grossin (1990). À bâtons rompus avec Francine Danin. Journal de la Sologne. p. 12-16.
  37. Norton Cru. Témoins.
  38. Paul Souday. Article publié en 1916, dans Le Temps
  39. Maurice Genevoix (1960). Jeux de glaces. op. cit.p. 336.
  40. a et b Claudine Boulouque (1990). op. cit. p. 34.
  41. Jacques Jaubert (1979). op. cit. p. 26.
  42. Albine Novarino (2000). op. cit. p. 4.
  43. Claude Lafaye (1990). Maurice Genevoix et l'Histoire. Passerelle Lettres et Arts, 10-11.
  44. Jean-Jacques Becker. Du témoignage à l'histoire. Préface à Ceux de 14. Éditions Omnibus, 2000
  45. Michel Déon (1980). op. cit. ; Hervé Bazin (1969). Portrait d'un enchanteur. Les Nouvelles Littéraires 13 mars 1969 ; Jacques de Bourbon Busset (1982). op. cit.
  46. a, b et c Jean-Paul Grossin (1990). À bâtons rompus avec Francine Danin. Journal de la Sologne, p. 12-16.
  47. André Dulière (1959). Maurice Genevoix, poète de la Forêt. In : Rencontres avec la Gloire. Imprimerie Duculot-Roulin.
  48. Maurice Druon dira au contraire que l'œuvre de Genevoix est une « réponse à tout ». Source : Association Maurice Genevoix (1998). op. cit. p. 1.
  49. Léonce Peillard (1957). Maurice Genevoix. Les écrivains contemporains. no 29., p. 5.
  50. a et b Anne Patzerkovsky (1991). Images pour un Genevoix sans murs : les pérégrinations du romancier hors de France. Maurice Genevoix 1890-1980. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
  51. Léonce Peillard (1957). op. cit. p. 5.
  52. André Dulière (1959). Maurice Genevoix, poète de la Forêt. Rencontres avec la Gloire. Imprimerie Duculot-Roulin.</
  53. Roger Secrétain (1977). Maurice Genevoix et les secrets de la nature. Ceux qui ont éclairé nos chemins. p. 153.
  54. Maurice Genevoix (1971). La Forêt perdue. Bibliothèque du Club de la Femme, éditions Rombaldi, 1971.
  55. Maurice Schumann (1987). Discours de Maurice Schumann, Membre de l'Académie Française, le 6 avril 1987, à Châteauneuf-sur-Loire. ; Roger Secrétain (1977). Maurice Genevoix et les secrets de la nature. Ceux qui ont éclairé nos chemins. p. 149. ; André Dulière, 1959. Maurice Genevoix, poète de la Forêt. Rencontres avec la Gloire. Imprimerie Duculot-Roulin ; Christian Melchior-Bonnet (1961). op. cit. p. 5.
  56. Jean-Luc Wauthier (1979). op. cit. p. 13.
  57. À propos de la Loire. Dialogue radiophonique entre Maurice Bedel et Maurice Genevoix. Les Cahiers de Radio-Paris (1936), p. 532.
  58. Gaston Pouillot (1998). op. cit. p. 108.
  59. Maurice Genevoix (1960). Jeux de glaces. op. cit. p. 811.
  60. Maurice Genevoix (1960). Jeux de glaces. op. cit. p. 812.
  61. Roger Secrétain (1977). Maurice Genevoix et les secrets de la nature. Ceux qui ont éclairé nos chemins. p. 148
  62. Jean-Luc Wauthier (1979). op. cit. p. 21.
  63. Francine Danin (1990). Maurice Genevoix, romancier de la mort ? Journal de la Sologne. p. 8-11.
  64. Maurice Genevoix (1972). La Mort de près. Éditions Omnibus, 2000. p. 1016.
  65. Maurice Schumann (1987). op. cit.
  66. Maurice Genevoix (1938). La Dernière Harde. chapitre II.
  67. Que l'on n'attende pas de moi des méditations sur la mort que je laisse au gré de chacun, pas davantage de révélations aux frontières d'un passage sans retour, rien d'autre qu'une narration, un récit scrupuleux des faits qui m'ont conduit à frôler cette frontière jusqu'au seuil de l'inconnu, et peut-être un peu au-delà. »
  68. Joseph Kessel (1972). Maurice Genevoix entre Seine et Loire. Des Hommes. Gallimard.
  69. Hervé Bazin (1969). Portrait d'un enchanteur. Les Nouvelles Littéraires 13 mars 1969.
  70. a, b et c Joseph Kessel (1972). op. cit.
  71. Gilbert Sigaux (1970). Préface de Raboliot. Cercle du Bibliophile. p. 14.
  72. a et b Jacques Jaubert (1979). op. cit. p. 27.
  73. Roger Secrétain (1977). op. cit. p. 150.
  74. Hervé Bazin (1969). Portrait d'un enchanteur. Les Nouvelles Littéraires. 13 mars 1969.
  75. Maurice Genevoix (1971). Le Roman de Renard. Interview en préface de l'ouvrage aux éditions Rombaldi (1971).
  76. Maurice Genevoix (1972). La Mort de près. op. cit. p. 1013.
  77. Jean-Paul Grossin (1990). op. cit. p. 12-16.
  78. André Dulière (1959). op. cit.
  79. Genevoix n'ignore pas que Tolstoï a également côtoyé la guerre, ayant servi dans l'armée du Caucase et s'y étant battu.
  80. a et b Christian Melchior-Bonnet (1961). op. cit. p. 2.
  81. Cette lettre est présentée au Musée Maurice-Genevoix
  82. a, b et c Michel Déon (1980). op. cit.
  83. Maurice Genevoix (1976). Un Jour. Ed. Seuil, 1976. p. 81.
  84. Lourdes Carriero-Lopez (1992). La métaphore spatiale du terroir dans le roman français d’entre-deux-guerres. Étude de Raboliot de Maurice Genevoix et de Malicroix d’Henri Bosco. Revista de Filologia Francesca. Editorial Complutense. Madrid, p. 141.
  85. Lourdes Carriero-Lopez (1992). op. cit. p. 143.
  86. Maurice Genevoix (1980). Trente mille jours. op. cit. p. 217.
  87. Emmanuel de Tournemire (sans date). Le problème du témoignage. Mémorial de Verdun.
  88. Jean-Norton Cru (1927). op. cit.
  89. Écouter sur franceinter.fr.
  90. Jean-Luc Wauthier (1979). op. cit. p. 19.
  91. Maurice Genevoix (1976). Un Jour. op. cit. p. 75.
  92. Maurice Genevoix (1938). Interview en préface de La Dernière Harde, Bibliothèque du Club de la Femme, Éditions Rombaldi, 1967
  93. Gilbert Sigaux, 1970. Préface de Raboliot. Cercle du Bibliophile. p. 15.
  94. Jacques Jaubert (1979). op. cit. p. 22.
  95. Les cinq volumes de ces récits de guerre ont été réédités sous le titre Ceux de 14 Flammarion en 1950 avec cette dédicace : « À mes camarades du 106, en fidélité, à la mémoire des morts et au passé des survivants. »
  96. Les trois tomes ont été réunis sous le titre Marcheloup, un homme et sa vie par Christian de Bartillat
  97. réuni avec La Framboise et Bellehumeur, ainsi que trois nouvelles plus courtes (Le Lac Fou, Le Couguar de Tonquin Valley, et Le Nid du Condor) sous le titre Je verrai si tu veux les pays de la neige en 1980 par Flammarion
  98. Ce roman fait partie de [PDF] cndp.fr la liste des œuvres de littérature de jeunesse officiellement recommandées par le ministère de l'Éducation nationale, dans la catégorie Romans et Récits illustrés. Nouvelle édition Hachette jeunesse livre de poche (février 2006) postfacée par Monique Miannay-Feyry, prag IUFM de Créteil/Université de PARIS XII.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Marcy (1974) - Les Bestiaires de Maurice Genevoix. Thèse de Doctorat Vétérinaire. Université Paul-Sabatier.
  • A. Krieger (1974) - L'expression de la vie dans l'œuvre de Maurice Genevoix. Université de Strasbourg II.
  • Gaston Pouillot (1988) - Maurice Genevoix et Châteauneuf-sur-Loire. CRDP d'Orléans.
  • Claude Imberti (1993) - Genevoix a bâtons rompus, éditions Paradigme.
  • Benoît Hérique (1998) - Le Canada dans l'œuvre de Maurice Genevoix : sources, thèmes, langages.
  • Sylvie Genevoix (2001) - Maurice Genevoix. La maison de mon père, éditions Christian Pirot.
  • Denis Miannay (1989) - Préfaces des trois Bestiaires, Tendre Bestiaire, Bestiaire Enchanté, Bestiaire sans Oubli-Presses-Pocket.
  • Monique Feyry-Miannay (1991) - Maurice Genevoix, critique d'art, Maurice Genevoix-Bibliothèque Historique de la ville de Paris.
  • Monique Feyry-Miannay (2006)- Postface de La chèvre aux loups, Hachette Jeunesse.
  • J. Bayard, J. Lefebvre, T. Rautureau (2009) - Couleurs de Loire (Corsaire Éditions); rapport croisé entre 100 peintres et écrivains sur la Loire. 75 tableaux dont les tableaux inédits de Genevoix sur la Loire.
  • Michel Bernard (2011) - Pour Genevoix, récit, éditions de La Table Ronde.
  • Bernard Maris (2013) - L’Homme dans la guerre. Maurice Genevoix face à Ernst Jünger, Grasset (ISBN 978-2-246-80338-6)
  • Jacques Tassin (2014) - Maurice Genevoix, survivant de 14, biographie, éditions Orphie.

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