Grotte de Lascaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grotte de Lascaux
Image illustrative de l'article Grotte de Lascaux
Aurochs représentés dans la grotte de Lascaux
Coordonnées 45° 03′ 13″ N 1° 10′ 12″ E / 45.053611, 1.17 ()45° 03′ 13″ Nord 1° 10′ 12″ Est / 45.053611, 1.17 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région française Aquitaine
Dordogne
Vallée vallée de la Vézère
Localité voisine Montignac
Voie d'accès D704 puis
rue la Grande Bechade
Longueur connue 250 mètres
Période de formation Coniacien
Type de roche calcaire
Signe particulier grotte ornée
Température 13 °C
Occupation humaine entre environ 18 000 et 15 000 ans avant le présent.
Protection Logo monument historique Classé MH (1940, 1962)
Image illustrative de l'article Grotte de Lascaux

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Grotte de Lascaux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grotte de Lascaux

La grotte de Lascaux est l'une des plus importantes grottes ornées paléolithiques par le nombre et la qualité esthétique de ses œuvres. Elle est parfois surnommée « la chapelle Sixtine de l'art pariétal » ou « chapelle Sixtine du Périgordien » selon une expression attribuée à Henri Breuil[1],[2],[3] qui la nomme également « Versailles de la Préhistoire »[1] ou « Altamira française »[4].

Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 18 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte. La plupart des préhistoriens les attribuent au Magdalénien ancien, sauf quelques-uns qui penchent plutôt pour le Solutréen qui le précède, voire pour le Gravettien.

Géographie et contexte géologique[modifier | modifier le code]

La grotte est située dans le Périgord noir en vallée de la Vézère sur la commune de Montignac (Dordogne), à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Périgueux et à 25 kilomètres de Sarlat-la-Canéda.

Elle s'ouvre sur la rive gauche de la Vézère, dans une colline calcaire au sein de l'étage coniacien (Crétacé supérieur). Contrairement à de nombreuses autres grottes de la région, la grotte de Lascaux est relativement « sèche ». En effet, une couche de marne imperméable l’isole de toute infiltration d’eau, empêchant toute nouvelle formation de concrétion de calcite.

Historique[5],[6][modifier | modifier le code]

Lascaux avant Lascaux[modifier | modifier le code]

Avant la découverte de la grotte, Lascaux (ou « Las Coutz », « La Coux », nom féminin dérivé de l’occitan cous ou cos, qui désigne un endroit pierreux) était le nom d'une seigneurie dont la présence est attestée au début du XVe siècle. Ce petit domaine noble comprenait un logis seigneurial, une métairie, un moulin, un colombier, des terres en labour, des vignes et la colline qui renfermait la grotte. Une description du domaine datée de 1667 indique le couvert paysager de la colline, constitué de vignes, de taillis, de châtaigniers, de genévriers et de bruyères. Le domaine noble changea de mains au fil des siècles, passant de la famille de Lascaux à celle du Cheylard, puis aux de Reilhac, aux Labrousse, puis finalement aux La Rochefoucauld-Monbel, propriétaires du domaine au moment de la découverte de la grotte[7].

Découverte[modifier | modifier le code]

Différentes versions de l’invention de la grotte de Lascaux ont été rapportées. Elles sont parfois contradictoires et souvent relatées de façon fantaisiste : découverte fortuite par un chien ou en jouant au ballon, exploration volontaire de la cavité déjà connue[8],[1]. Celle-ci a été effectuée en deux temps, les 8 et 12 septembre 1940.

Selon la version la plus fréquemment racontée, le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat[9] découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade sur la commune de Montignac en Dordogne avec ses camarades Jean Clauzel, Maurice Queyroi et Louis Périer. Au cours de cette promenade, son chien Robot[9] poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction[10]. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu'il s'agit de la sortie d'un souterrain[11].

Quatre jours plus tard, le jeudi (jour de repos scolaire à cette époque) 12 septembre, Marcel Ravidat, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas) pour s'éclairer et élargir l'orifice découvert précédemment, revient sur les lieux accompagné cette fois de Georges AgnielA, Simon Coëncas et Jacques Marsal. Les quatre jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du Puits, Jacques Marsal dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent leur ancien instituteur Léon Laval le 16 septembre qui les suit pour explorer ce qui n'est encore qu'un trou mal dégagé[11]. Léon Laval prévient alors le préhistorien Henri Breuil, alors réfugié dans la région pour fuir l’occupant, de la découverte. Celui-ci est l'un des premiers spécialistes à visiter Lascaux, le 21 septembre 1940, en compagnie de Jean Bouyssonnie, d'André Cheynier, bientôt suivis de Denis Peyrony et de Henri Begouën[12].

Études et relevés[modifier | modifier le code]

H. Breuil est le premier à authentifier Lascaux et à la décrire sommairement[13]. Il entreprend quelques relevés dès la fin de l'année 1940 et passe plusieurs semaines sur place pour étudier les œuvres qu’il attribue au Périgordien (voir Datation).

Après plusieurs années passées en Espagne, au Portugal et en Afrique du Sud, il revient en 1949 et entreprend une rapide fouille avec Séverin Blanc et Maurice Bourgon au pied de la scène du puits où il espère trouver une sépulture. Il y met au jour des pointes de sagaies décorées en bois de renne.

De 1952 à 1963, à la demande de Breuil, les relevés des gravures sont réalisés sur 120 m2 de calques par André Glory qui comptabilise 1 433 représentations (aujourd’hui, 1 900 sont répertoriées).

Par la suite, les représentations pariétales sont également étudiées par Annette Laming-Emperaire, André Leroi-Gourhan (et toute son équipe pluridisciplinaire) de 1975 à nos jours et, de 1989 à 1999, par Norbert Aujoulat[6].

Protections[modifier | modifier le code]

La grotte est classée au titre des monuments historiques l'année même de sa découverte, par arrêté du 27 décembre 1940. Les parcelles de terrain où se trouve la grotte ou voisines de celle-ci sont classées au titres des monuments historiques par arrêtés du 8 mai 1962 et du 5 septembre 1962[14].

En octobre 1979, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, parmi différents sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère.

Exploitation touristique et problèmes de conservation[modifier | modifier le code]

Lors de la découverte, Henri Breuil demande aux jeunes découvreurs de garder la grotte jour et nuit pour y éviter toute dégradation. Ils installent à cet effet un campement de toile près de l'entrée mais cela ne les empêche pas de faire payer l'entrée de la grotte deux francs. Les premiers visiteurs n'hésitent pas à gratter la peinture ou graver leurs initiales sur les parois. Le propriétaire de la grotte, la famille de La Rochefoucauld, fait poser une porte dès la fin de l'hiver puis entreprend en 1947 de lourds travaux d’aménagement destinés à la rendre accessible au public : l’entrée de la cavité entièrement obstruée fait l’objet d’importants terrassements qui modifient le niveau et la nature des sols. Les travaux dans la zone du porche détruisent le cône d’éboulis protecteur qui jouait le rôle de tampon thermique et hygrothermique ; une porte monumentale en bronze ainsi que des escaliers pour descendre dans la Salle des Taureaux sont installés ; le niveau des sols est abaissé pour dessiner un cheminement de visite et un éclairage électrique installé pour accompagner le parcours. Les travaux sont confiés à Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des monuments historiques. Le site est ouvert au public le 14 juillet 1948[15].

L'instituteur Léon Laval, devenu délégué des monuments historiques, est le premier conservateur de le grotte de Lascaux jusqu'en 1948[16].

Malgré l'installation de cette porte pour limiter le danger de déséquilibre atmosphérique et la présence d'appareils de climatisation, le problème du conditionnement de l'air n'a pu être résolu[15].

Acidification des parois, « maladie verte » et « maladie blanche »[modifier | modifier le code]

Dès 1955, les premiers indices d'altération sont constatés. Ils sont dus à un excès de dioxyde de carbone induit par la respiration des visiteurs, qui provoque une acidification de la vapeur d'eau expirée corrodant les parois. En 1957 est mis en place un premier système destiné à régénérer l'air ambiant et à stabiliser la température et l'hygrométrie. Les visites continuent pourtant à se succéder au rythme effréné de plus de 1 000 touristes par jour, dégageant environ 2 500 litres de dioxyde de carbone et 50 kg de vapeur d’eau dans une cavité dont le volume est relativement faible, de l’ordre de 1 500 m3[8]. André Glory, qui effectue des relevés durant cette période, doit travailler la nuit pour ne pas perturber le rythme des visites.

En 1960, la « maladie verte » fait son apparition : les émanations de dioxyde de carbone liées aux visites, une température trop élevée et les éclairages artificiels permettent la dissémination de colonies d'algues sur les parois. L’enrichissement de l’atmosphère en dioxyde de carbone génère la « maladie blanche », un voile de calcite qui se dépose sur les parois et sur certaines œuvres. En 1963, les micro-organismes continuent à proliférer malgré la mise en place de filtres à l'ozone. En avril 1963, André Malraux, alors Ministre chargé des Affaires culturelles, décide d'interdire l'accès de Lascaux au grand public.

De 1965 à 1967, l'ensemble du système de régulation thermique et hygrométrique est modifié afin de recréer les conditions de circulation des masses d'air qui avaient permis la conservation de Lascaux durant des millénaires. Le principe de ce système statique de refroidissement consiste à utiliser la convection naturelle pour condenser la vapeur d'eau à un endroit déterminé.

Au début des années 1970, la réalisation d'un fac-similé d'une partie de la grotte est mise en œuvre. Elle est ouverte au public en 1983 (cf. infra Lascaux II).

Les moisissures blanches[modifier | modifier le code]

En 2000, le matériel de gestion du climat de la cavité est remplacé. Au printemps 2001, Bruno Desplat et Sandrine van Solinge, les agents chargés de la surveillance du site, signalent l'apparition de moisissures dans le sas d'entrée de la grotte. Le sol se couvre en effet d'un champignon extrêmement résistant, Fusarium solani. Ce phénomène coïncide avec l'installation du nouveau système de régulation hygrothermique qui a été mal conçu. Les souches de Fusarium solani présentes dans la grotte sont résistantes au formaldéhyde employé depuis des décennies pour la désinfection des pieds des visiteurs. Le champignon s'est propagé aux peintures, bientôt recouvertes d'un duvet blanc de mycélium. Le champignon vit en symbiose avec une bactérie nommée Pseudomonas fluorescens, qui dégrade le fongicide employé jusque-là. Celui-ci doit dès lors être combiné à un antibiotique.

En 2002, le Ministère de la Culture met sur pied un Comité scientifique international de la grotte de Lascaux, qui doit gérer le problème.

De juillet 2001 à décembre 2003, des traitements d’urgence appliqués dans la grotte sont destinés à ralentir le développement rapide des moisissures observées (compresses imbibées de fongicides et d’antibiotiques ; épandage de chaux vive sur les sols ; pulvérisations de produits biocides)[17].

En 2006, la contamination est à peu près maîtrisée, mais toutes les deux semaines une équipe revêtue de combinaisons spéciales est chargée de débarrasser à la main les parois des filaments de mycélium qui réapparaissent malgré tout[18],[19],[20].

Quinze années de fréquentation touristique intense ont donc perturbé l'équilibre fragile qui avait permis la conservation miraculeuse de Lascaux et ont failli entraîner sa disparition.

Les taches noires[modifier | modifier le code]

Après une première apparition sur la voûte et le sas d'entrée fin 2001, des taches noires dues à deux champignons, Ochroconis lascauxensis et Ochroconis anomala se nourrissant des composés organiques des traitements antifongiques précédents, ont fait leur apparition en juillet 2007 dans certaines parties plus confinées de la grotte, le Passage, la Nef et l'Abside. Un traitement biocide a été effectué en janvier 2008 et a été suivi d'un repos complet de la grotte pendant 3 mois. Le 11 avril 2008, le comité scientifique international a indiqué que les soins apportés étaient encourageants dans neuf des onze zones tests. Cependant, dans les deux dernières zones tests, le développement des taches noires continue[21].

D'après la conservatrice en chef du site, les mouvements de l'air se sont profondément modifiés depuis les années 1980 dans la partie tachée de la grotte. L'air circulait auparavant alors qu'il semble immobile aujourd'hui[22].

Le Ministère de la Culture a annoncé le 10 juillet 2008 que le comité du patrimoine mondial de l'Unesco n'avait pas jugé opportun d'inscrire la grotte sur la liste du patrimoine mondial en péril[23]. En réalité, le comité en question, réuni à Québec le 5 juillet, parle d'un sursis d'un an. Pendant cette période, la France devra répondre aux questions de l'Unesco concernant « la gestion de la crise et la conservation du site ». Il s'agirait notamment d'assurer des études d'impact avant toute intervention sur les peintures et les gravures dans la grotte, d'inviter une mission extérieure et indépendante mandatée par l'Unesco pour examiner Lascaux, mais aussi les autres sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère, et enfin, de fournir un rapport de conservation avant le 1er février 2009. En l'absence de progrès substantiels, la grotte pourrait se voir inscrite sur la liste du patrimoine en danger en juillet 2009[24].

Le ministre de la Culture, Christine Albanel, s'est rendu sur place le 25 juillet 2008 pour visiter brièvement la grotte. Soulignant l'importance de la régulation de l'air dans la grotte, elle a annoncé le changement du système de climatisation installé en 2000. Elle a par ailleurs envisagé l'élargissement du Comité scientifique à d'autres experts, notamment étrangers[25].

Le 26 novembre 2008, Christine Albanel a confirmé[26] que les taches noires subsistaient dans la partie droite de la grotte. Elle annonce un symposium. Celui-ci, intitulé « Lascaux et la conservation en milieu souterrain », s’est tenu à Paris les 26 et 27 février 2009 sous la présidence de Jean Clottes. Réunissant près de trois cents participants provenant de dix-sept pays, il avait pour but de confronter les recherches et travaux menés dans la grotte de Lascaux depuis 2001 avec les expériences conduites dans les autres pays du monde sur la question de la conservation en milieu souterrain[27]. Les actes en sont parus en 2011, dans un volume qui regroupe les études présentées lors des séances ainsi que la transcription intégrale des débats. Soixante-quatorze spécialistes de domaines aussi variés que la biologie, la biochimie, la botanique, l'hydrologie, la climatologie, la géologie, la mécanique des fluides, l'archéologie, l'anthropologie, la restauration et la conservation, issus de nombreux pays (France, États-Unis, Portugal, Espagne, Japon, Australie, Allemagne, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande...), ont été associés à sa rédaction[28].

Le 21 janvier 2010, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand confie au paléoanthropologue Yves Coppens la présidence du conseil scientifique chargé de la conservation de la grotte[29].

Description de la grotte[30][modifier | modifier le code]

La grotte de Lascaux est relativement petite : l'ensemble des galeries n'excède pas 250 mètres de long pour un dénivelé d'environ 30 mètres. La partie décorée correspond à un réseau supérieur, le réseau inférieur étant difficilement pénétrable du fait de la présence de dioxyde de carbone.

L’entrée actuelle correspond à l’entrée préhistorique, même si elle a été aménagée et équipée d’un système de sas. L’entrée d’origine devait être un peu plus éloignée, mais son plafond s’est écroulé anciennement jusqu’à former le talus par lequel les inventeurs ont accédé à la grotte.

Pour faciliter les descriptions, la grotte est traditionnellement subdivisée en un certain nombre de zones correspondant à des salles ou des couloirs. Leurs noms imagés sont dus en partie à H. Breuil et font souvent référence à l’architecture religieuse :

  • la première salle est la salle des Taureaux ou Rotonde, longue de 17 mètres pour 6 mètres de large et 7 de haut ;
  • elle se prolonge par le Diverticule axial, une galerie plus étroite de même direction, à peu près de même longueur ;
  • depuis la salle des Taureaux, à droite du Diverticule axial, on accède au Passage, une galerie d’une quinzaine de mètres ;
  • dans le prolongement du Passage s’ouvre la Nef, un couloir plus élevé d’une vingtaine de mètres ;
  • la Nef elle-même se poursuit par une partie non décorée, les parois ne s'y prêtant pas, puis par le Diverticule des Félins (ou cabinet des Félins), un étroit couloir d’une vingtaine de mètres ;
  • l'Abside est une salle ronde s’ouvrant vers l’ouest à la jonction entre le Passage et la Nef ;
  • le Puits s'ouvre au fond de l'Abside. Son accès suppose une descente d'environ 4 à 5 mètres jusqu’au début du réseau inférieur.
"Photographie d'une lampe à graisse de Lascaux."
Le brûloir de Lascaux, en grès rose. Magdalénien ancien ou Solutréen ?

Les découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

La plupart des vestiges archéologiques découverts à Lascaux ont été recueillis par André Glory, lors de l’aménagement des sas d’entrée et des salles, ou lors de la seule vraie fouille effectuée dans la cavité, située dans le Puits. Ces vestiges comprennent de l’industrie lithique (403 pièces), de l’industrie osseuse (une soixantaine de pièces), de la parure (16 coquilles), de la faune (une centaine de restes), de nombreux charbons, des macrorestes végétaux et de nombreux fragments de colorants. Ces objets (un millier environ), réputés perdus en 1966 à la mort d'André Glory, ont été retrouvés en 1999 par Brigitte et Gilles Delluc et publiés en 2008.

Dans la Nef, la Vache se trouve sur un entablement où ont été découverts des lampes, des colorants ainsi que des restes alimentaires. Dans l’Abside, un nombre important d'objets ont été abandonnés (pointes de sagaies, grattoirs, burins et lampes). De nombreux vestiges ont également été découverts dans le Puits : pointes de sagaies, restes de colorants, coquillages percés et lampes, dont un exemplaire en grès rose entièrement façonné et dont le manche est orné d’un signe barbelé.

L’étude au microscope électronique des colorants découverts lors des fouilles ou prélevés directement sur certaines œuvres a montré leur très grande diversité. Les noirs correspondent à différents oxydes de manganèse, prélevés directement dans la région, et les jaunes, orangés et rouges à des oxydes de fer. Tous ont été employés purs, sans adjonction de charge minérale et sans modification thermique[31].

Les figurations pariétales[modifier | modifier le code]

Cheval représenté dans la grotte de Lascaux
  • La salle des Taureaux, présente la composition la plus spectaculaire de Lascaux. Ses parois en calcite se prêtant mal à la gravure, elle est uniquement ornée de peintures, souvent de dimensions impressionnantes : certaines mesurent jusqu'à cinq mètres de long.

Deux files d'aurochs se font face, deux d'un côté et trois de l'autre. Les deux aurochs du côté nord sont accompagnés d'une dizaine de chevaux et d'un grand animal énigmatique, portant deux traits rectilignes sur le front qui lui ont valu le surnom de « licorne ». Côté Sud, trois grands aurochs en côtoient trois plus petits, peints en rouge, ainsi que six petits cerfs et le seul ours de la grotte, superposé au ventre d’un aurochs et difficilement lisible.

  • Le Diverticule axial est également orné de bovinés et de chevaux accompagnés de cerfs et de bouquetins. Un dessin représentant un cheval fuyant a été brossé au crayon de manganèse à 2,50 mètres du sol. Certains animaux sont peints sur le plafond et semblent s’enrouler d’une paroi à l’autre. À ces représentations, qui ont nécessité l'usage d'échafaudages, s'entremêlent de nombreux signes (bâtonnets, points et signes rectangulaires).
  • Le Passage présente un décor fortement dégradé anciennement, notamment par des circulations d'air.
  • La Nef comporte quatre groupes de figures : le panneau de l'Empreinte, celui de la Vache noire, celui des Cerfs nageant, ainsi que celui des Bisons croisés. Ces œuvres sont accompagnées de nombreux signes géométriques énigmatiques, notamment des damiers colorés que H. Breuil qualifia de « blasons ».
  • Le Diverticule des Félins doit son nom à un groupe de félins, dont l'un semble uriner pour marquer son territoire. Très difficile d'accès, on peut y voir des gravures de fauves d'une facture assez naïve. On y trouve également d'autres animaux associés à des signes, dont une représentation de cheval vu de face, exceptionnelle dans l’art paléolithique où les animaux sont généralement représentés de profils ou selon une « perspective tordue ».
  • L'Abside comporte plus de mille gravures dont certaines superposées à des peintures, correspondant à des animaux et des signes. On y trouve le seul renne représenté à Lascaux.
  • Le Puits présente la scène la plus énigmatique de Lascaux : un homme à tête d'oiseau et au sexe érigé semble tomber, renversé peut-être par un bison éventré par une sagaie ; à ses côtés est représenté un objet allongé surmonté d’un oiseau, peut-être un propulseur ; sur la gauche un rhinocéros s'éloigne. Un cheval est également présent sur la paroi opposée. Deux groupes de signes sont à noter dans cette composition :
    • entre l’homme et les rhinocéros, trois paires de ponctuations digitées que l’on retrouve au fond du Diverticule des félins, soit dans la partie la plus reculée de la grotte ;
    • sous l’homme et le bison, un signe barbelé complexe que l’on retrouve pratiquement à l’identique sur d’autres parois de la grotte, mais aussi sur des pointes de sagaies et sur la lampe en grès trouvées à proximité.

Il s’agit bien ici d’une scène dont les différents éléments sont en relation les uns avec les autres, et non d’une juxtaposition d’animaux ou de signes sur une même paroi, comme c’est le plus souvent le cas dans l’art paléolithique. Pour A. Leroi-Gourhan, cette scène renvoie probablement à un épisode mythologique dont la signification est difficile à établir[30].

Procédés artistiques[modifier | modifier le code]

Parmi les procédés artistiques utilisés par les artistes de Lascaux, on peut citer :

Interprétations[modifier | modifier le code]

Différentes interprétations de l'art préhistorique dans la grotte de Lascaux ont été proposées.

La grotte de Lascaux n’a livré qu’un nombre modeste de restes osseux et d’outils de silex : elle n’a jamais été un lieu d’habitation et sa fréquentation semble essentiellement liée à ses œuvres pariétales.

La faune figurée sur les parois de Lascaux est celle que l’on retrouve dans la majorité des grottes ornées de l’aire franco-cantabrique : cheval, aurochs, bison, cerf et bouquetin dominent largement suivis d’animaux plus rares et souvent dangereux, comme l’ours, le rhinocéros et les grands félins.

Les espèces représentées ne correspondent pas aux espèces chassées et consommées : un seul renne gravé a été identifié alors que ces animaux représentent la grande majorité des restes osseux mis au jour (plus de 88 %)[32]. Un art dicté par une magie de la chasse tel qu’on le concevait aux débuts du XXe siècle peut donc être écarté.

Si elles sont extrêmement réalistes en ce qui concerne les morphologies et les attitudes des animaux, les œuvres de Lascaux ne visent toutefois pas une représentation exhaustive et naturaliste de la réalité : la flore, les reliefs et même le sol sont absents des parois de la grotte, comme c’est pratiquement toujours le cas d’ailleurs dans l’art paléolithique.

Il est indéniable que certains éléments figurés, certaines associations de signes, ont une valeur symbolique. C’est probablement le cas pour les trois paires de ponctuations que l’on retrouve au fond du Diverticule des félins et dans le Puits, aux limites des zones ornées. C’est sans doute le cas également pour les signes barbelés, les « blasons » ou les alignements de points présents sur différentes parois de la grotte.

La grotte de Lascaux est considérée par A. Leroi-Gourhan et par la quasi-totalité des préhistoriens comme un sanctuaire, une sorte de monument à caractère religieux[33].

D'autres interprétations ont été avancées. D'après l'archéoastronome Chantal Jègues-Wolkiewiez[34], la grotte aurait été un centre d'observation du ciel, puis un temple orné dédié aux constellations célestes. Ainsi, la lumière du soleil se couchant au solstice d'été aurait illuminé la première salle des Taureaux (avant qu'un éboulement n'obstrue l'accès vers la rotonde) dont les peintures représenteraient une carte des constellations zodiacales telles qu'on pouvait les observer il y a 10 000 ans[35],[36]. Cette interprétation n'a été publiée dans aucune revue à comité de lecture et est accueillie avec scepticisme par la communauté scientifique[37].

Ne prenant en compte que des critères purement formels, Thérèse Guiot-Houdart a étudié l'organisation de la composition, le placement, les dimensions et l'orientation des figures, la disposition des taches de couleurs, la technique du dessin, etc. Par cette méthode, elle croit avoir pu appréhender la fonction symbolique des animaux, dégager le thème de chaque image, en cerner le sens et reconstituer le canevas du récit illustré sur ces parois. Le cheval représenterait la fonction « Sang » et serait le fil conducteur d'un mythe de fécondité, axé sur le cycle du sang. Le canevas de ce premier mythe aurait généré une part de la littérature mythologique indo-européenne, comme le Chevalier au Lion de Chrétien de Troyes et le début des Mille et Une Nuits[38].

Selon Jean Clottes et David Lewis-Williams, la grotte de Lascaux aurait pu être liée à un culte chamanique. Ainsi, divers traits sans signification, incluant les huit flèches plantées dans l'un des félins du Diverticule, auraient été autant d'incisions exécutées à travers la paroi pour laisser passer les animaux et les pouvoirs surnaturels[39]. Cette théorie est largement contestée aussi bien par la plupart des préhistoriens et que par les spécialistes du chamanisme : « J. Clottes et D. Lewis-William ont largement outrepassé les limites de la démarche scientifique en proposant une explication unique, unilatérale de la religion des origines »[40].

Enfin, les hommes préhistoriques auraient pu attribuer à leurs œuvres un semblant de vie. En se basant sur un relevé exhaustif des parois, Julien d'Huy et Jean-Loïc Le Quellec ont constaté que les animaux dangereux - félins, aurochs, bisons - semblaient davantage « fléchés » que les animaux moins dangereux - chevaux, cerfs, bouquetins. Selon eux, il pourrait s'agir d'une magie de la destruction ou d'une crainte de l'animation des images, les flèches servant alors à empêcher les animaux de s'animer[41]. La croyance en la possible animation des images est corroborée par la disposition de celles-ci à l’intérieur de la grotte. Ainsi, les bisons, les aurochs et les bouquetins n’ont pas été représentés côte à côte. En revanche, on peut mettre en évidence des systèmes bisons-chevaux-lions et aurochs-chevaux-cerfs-ours[42]. Julien d’Huy explique cette répartition par les affinités qu’entretiennent les espèces entre elles et par le biotope qu’elles occupent respectivement[43].

Datation[modifier | modifier le code]

Lascaux est l’un des tout premiers sites paléolithiques à avoir bénéficié de datations absolues par la méthode du carbone 14, réalisées par W.F. Libby lui-même. Cette méthode a été mise en œuvre sur des charbons de bois provenant de lampes découvertes dans le Puits. Le premier résultat obtenu (environ 17 000 ans) plaçait la fréquentation de Lascaux dans le Magdalénien et fut mis en doute par H. Breuil qui considérait les œuvres pariétales comme périgordiennes[44].

Un âge magdalénien fut confirmé par trois autres datations ultérieures, réalisées sur des charbons provenant des fouilles d'André Glory dans le Passage et dans le Puits. Ces datations couvrent une période autour du Magdalénien ancien soit il y a environ 17 000 ans.

Toutefois, une date d’environ - 18 600 ans, obtenue en 1998 par la méthode du carbone 14 en SMA sur un fragment de baguette en bois de renne provenant du Puits (ou des déblais de l'Abside) montre que la grotte était fréquentée dès le Solutréen[45]. Les solutréens sont-ils simplement passés ponctuellement dans la grotte ou ont-ils réalisé une partie, voire la majorité ou la totalité des œuvres ? Un seul niveau archéologique est connu et tous les vestiges recueillis (objets de silex, d'os et de bois de renne) dans ce niveau correspondent typologiquement au Magdalénien II.

La datation directe par le carbone 14 de peintures ou de dessins pariétaux a été possible dans certaines grottes ornées, à condition toutefois que ces œuvres aient été réalisées avec du charbon de bois. Ce n’est pas le cas à Lascaux, où la couleur noire a été obtenue en utilisant des oxydes de manganèse. Des pigments tombés au pied des parois ont été mis au jour dans le niveau archéologique : ils ont permis de confirmer la contemporanéité des œuvres avec certains vestiges (lamelles de silex, pointes de sagaie, aiguilles en os, lampes à suif).

À ce jour, aucune datation directe de l'art de Lascaux n'est disponible. Selon Norbert Aujoulat[6], il existe quelques arguments stylistiques et thématiques qui permettraient de rapprocher Lascaux du Solutréen plutôt que du Magdalénien : présence de signes géométriques ; représentation des aurochs avec la corne avant en courbe simple et la corne arrière sinueuse ; humain affronté à un grand bovidé (le gisement solutréen du Roc-de-Sers a livré l'image d'un homme faisant face à un bœuf musqué). En fait, l'art du début du Magdalénien est la continuation, sans hiatus, de celui du Solutréen et le style graphique (style III de A. Leroi-Gourhan) est le même.

Mais, se fondant sur d'incontestables preuves archéologiques, la plupart des préhistoriens réfutent l'âge solutréen des œuvres et les attribuent au Magdalénien II pour quatre raisons :

  • il n'y a qu'un seul niveau archéologique à Lascaux ;
  • aucun objet solutréen ni gravettien n'y a jamais été découvert ;
  • l'abondant outillage lithique et osseux, utilisé par les artistes, étudié dans Lascaux inconnu (1979) et par A. Glory (2008) est tout à fait caractéristique du Magdalénien ancien ;
  • ces éléments archéologiques sont en accord avec les trois dates C14 obtenues, proches de 17 000 ans. Une seule date est plus ancienne, mais obtenue par une méthode différente.

Récemment, J. Jaubert a émis l'hypothèse d'un rattachement d'une partie du dispositif pariétal de Lascaux au Gravettien, mais seulement sur la base d'arguments stylistiques et techniques[46].

Les fac-similés[modifier | modifier le code]

Lascaux 2[modifier | modifier le code]

La grotte a été fermée au grand public en raison de la multiplication des erreurs de conservation (saccage des sols et contamination de la grotte en 1957-1958 ; nouvelle contamination autour de 2000 et antibio-résistance). Un relevé stéréo-photogrammétrique de la totalité des zones ornées a été réalisé à la fin des années 1960 par l'Institut géographique national. La troisième dimension est recréée par un lecteur qui repasse sur les courbes de niveau, un ciseau de sculpteur (projet confié aux sculpteurs Bernard Augst et Pierre Weber) reproduisant ces mouvements[15].

La société propriétaire de Lascaux, fondée par la famille de La Rochefoucauld, se lança dans la réalisation d'une réplique d'une partie représentative de la grotte (Diverticule axial et Salle des Taureaux), avec une autorisation d'exploitation de 30 ans. Le projet trop coûteux fut en partie financé par la vente de l'original à l'État en 1972. Il fut suspendu en 1980 puis repris par le Conseil général de la Dordogne[15].

Une double coque en béton dont l'intérieur reproduit fidèlement la grotte originale fut réalisée à partir des relevés de l'IGN. Sur une armature métallique furent posées plusieurs couches de grillage à mailles suffisamment fines pour retenir le béton projeté. La paroi est reconstituée par un procédé de fibro-ciment (trois épaisseurs d'un béton spécial à base de chaux, sable et poudre de marbre). Les œuvres pariétales furent ensuite reproduites avec des pigments naturels par une équipe conduite par l'artiste peintre Monique Peytral[47],[48].

Situé à 200 mètres de l'original, le fac-similé, nommé « Lascaux 2 », a ouvert ses portes le 18 juillet 1983. Quelques autres reproductions de peintures (frise des cerfs, bisons adossés et vache noire de la Nef, scène du Puits) sont exposées dans le parc du Thot, à quelques kilomètres de Montignac.

Il a été annoncé en août 2008 que, faute d'entretien depuis 1996, le site de Lascaux 2 devra fermer de trois à quatre mois par an, pendant six ou sept ans, afin de procéder à la restauration progressive des fresques et des parois encrassées par la poussière liée au passage des visiteurs (270 000 par an)[49]. Selon Monique Peytral, peintre à qui l'on doit ce fac-similé, le chantier de restauration entamé en novembre 2009 devrait s'achever en 2014[50].

En 2011, c'est le site touristique le plus fréquenté de Dordogne avec 250 000 visiteurs[51].

Lascaux révélé : Lascaux 3[modifier | modifier le code]

En 2003, le conseil général de la Dordogne commande au plasticien Renaud Sanson[52] et à son atelier la réalisation de fac-similés de scènes figurant dans la nef de Lascaux, galerie non représentée dans Lascaux II.

De juillet à décembre 2008, dans les ateliers de Montignac qui ont vu leur création, l'exposition Lascaux révélé a présenté ces nouveaux fac-similés au public de la Dordogne[53].

L'exposition a ensuite été transférée vers le parc animalier du Thot, situé sur la commune voisine de Thonac, et présentée au public en juillet 2009[54]. Lors de cette mise en place, les fac-similés créés en 1984 et 1991, précédemment exposés au parc du Thot (les bisons, la vache noire et la scène du Puits), ont été déplacés sans ménagement, endommagés, exposés aux intempéries pendant l'été 2009 puis finalement, empilés dans un hangar[55].

L'exposition Lascaux révélé, également appelée Lascaux 3, est ensuite destinée à voyager à travers le monde entier pendant plusieurs années en tant qu'ambassadeur de la Dordogne et de sa Vallée de l'Homme. En effet, les coques des fac-similés, de faible poids (moins de 10 kg/m2), sont constituées de panneaux démontables dont les jointures sont invisibles et qui ont été conçus pour être aisément transportés[52]. La totalité ou une partie des panneaux doivent faire l'objet d'une exposition itinérante sous le nom de Lascaux, l'exposition internationale[56]. L'agence de scénographie Du&Ma est choisie en mars 2011 pour assurer la maîtrise d'œuvre de ce projet. Après une étape unique en France qui a rassemblé 100 000 visiteurs à Bordeaux, à Cap Sciences, du 13 octobre 2012 au 6 janvier 2013[57], l'exposition traverse l'Atlantique et fait escale au Field Museum de Chicago de mars à septembre 2013 (325 000 visiteurs), avant de rejoindre Houston (200 000 visiteurs d'octobre 2013 à mars 2014[58]), puis Montréal d'avril à septembre 2014[59],[60].

Lascaux 4[modifier | modifier le code]

Un centre national d'art pariétal présentant, entre autres, un fac-similé intégral de toutes les parties ornées de la grotte de Lascaux (salle des taureaux, diverticule axial, passage, puits, abside et nef[61]) doit voir le jour à proximité du site original. Un concours d'architectes a été lancé pour ce projet aussi appelé Lascaux 4. Le 18 octobre 2012, parmi 163 offres parvenues, le comité de pilotage a retenu comme équipe définitive le cabinet norvégien Snøhetta[62].

La ministre de la Culture annonce le 10 septembre 2012 que le projet de Lascaux 4 est abandonné : « Lascaux 4, autrement dit le Centre d'art pariétal, 50 millions d'euros pour un projet non prioritaire, nous l'arrêtons... »[63]. La part de l'État dans ce projet ne représente qu'un tiers, le reste demeurant réparti à parts égales entre la région et le département[64]. Le jour même, Bernard Cazeau, président du Conseil général de la Dordogne, indique que le projet continuera en faisant appel au mécénat et aux fonds européens pour pallier la défection de l'État[64]. Le mois suivant, après rencontre avec les instances politiques régionale et départementale, la ministre indique qu'à partir de 2014, un crédit de quatre millions d'euros serait néanmoins débloqué[65]. Les travaux, sous maîtrise d'ouvrage du conseil général de la Dordogne, devraient s'étaler de début 2014 à mars 2016[66], l'ouverture au public étant prévue pour l'été 2016[67].

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Delluc, B. et G. (2008) - Dictionnaire de Lascaux, Éditions Sud Ouest, 349 p.
  2. Henri Breuil reprend en fait l'expression « Chapelle Sixtine de l'art quaternaire » qu'utilise Joseph Déchelette dans son Manuel d'archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine en 1908 pour désigner les grottes d'Altamira. Source : Henri Breuil, « Découverte d'une remarquable grotte ornée, au domaine de Lascaux, Montignac (Dordogne) », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 84, no 5,‎ 1940, p. 390 (lire en ligne)
  3. Il s'agit également du titre du livre du photographe Fernand Windels publié en 1948 en lien avec Henri Breuil.
  4. Pales, L. (1962) - « L'abbé Breuil (1877-1961) », Journal des africanistes, vol. 32, n° 32-1, p. 24.
  5. Breuil, H. (1952), Quatre cent siècles d’art pariétal, Centre d'Études et de Documentation préhistoriques.
  6. a, b et c Aujoulat, N. (2004), Lascaux - Le geste, l'espace et le temps, Seuil, ISBN 2-02-025726-2.
  7. Lascaux avant Lascaux : De l’origine d’un domaine noble à "l'invention" d’un site préhistorique majeur
  8. a et b Roussot, A. (1990) « Breuil et Lascaux » in Lascaux, premier chef d’œuvre de l’humanité,Les Dossiers d'archéologie, n° 152.
  9. a et b Né en 1923 et décédé le 29 mars 1995, Marcel Ravidat est alors âgé de 18 ans (Il avait découvert la grotte de Lascaux : Marcel Ravidat est mort, Dominique Leglu, Libération, 30 mars 1995). Il fut, comme son ami Jacques Marsal, guide à Lascaux jusqu'à la fermeture de la grotte en 1963.
  10. Voir la lettre où Marcel Ravidat raconte la découverte : Reproduction du manuscrit de Marcel Ravidat sur le site La France en Pièces [PDF]
  11. a et b « Le trésor de Lascaux découvert il y a 70 ans », Ouest-France, n° 664, 12 septembre 2010, p. 4 (interview de Georges Agniel).
  12. Léon Laval et Henri Breuil à Lascaux sur www.hominides.com
  13. Breuil, H. (1940) « Découverte d'une remarquable grotte ornée, au domaine de Lascaux, Montignac (Dordogne) », in C.R. de l'Acad. des Inscr. et Belles-Lettres, séance du 11 oct. 1940, pp. 387-390.
  14. « Grotte de Lascaux », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 20 juillet 2011.
  15. a, b, c et d Documentaire de Perrine Kervran et Anne Fleury, « Lascaux, une caverne ouverte puis refermée... », sur France Culture, 18 juin 2013
  16. Hervé Chassain, « Son père, l'homme de Lascaux », sur sudouest.fr,‎ 9 octobre 2012
  17. Point presse du comité scientifique en date du 20 novembre 2007
  18. J. Graff, « Saving Beauty », Time, 2006, vol. 167, N° 20, p. 36-42
  19. « Lascaux toujours victime du Fusarium solani », article de Hominidés.com
  20. M.-A. Sire, « Lascaux : la rechute »
  21. Communiqués du 10 juillet 2008 de Reuters et de l'AFP
  22. Sud Ouest, 12 juillet 2008
  23. Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication en date du 10 juillet 2008
  24. Sud Ouest, 14 juillet 2008
  25. Sud Ouest, 26 juillet 2008
  26. Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication, 26 novembre 2008, Christine Albanel annonce l'organisation d'un symposium international : « Lascaux et la conservation en milieu souterrain » à Paris les 26 et 27 février 2009
  27. Au Kofun de Takamatsuzuka au Japon, et Altamira en Espagne par exemple.
  28. Coye, N. dir. (2011), Lascaux et la conservation en milieu souterrain : actes du symposium international (Paris, 26-27 fév. 2009), Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 360 p. [1]
  29. [2]. Consulté le 23 janvier 2010
  30. a et b Leroi-Gourhan, A. (1984), « Grotte de Lascaux », in L'art des cavernes - Atlas des grottes ornées paléolithiques françaises, ministère de la Culture.
  31. Chalmin, E., Menu, M., Pomiès, M.-P., Vignaud, C., Aujoulat, N. et Geneste, J.-M. (2004), « Les blasons de Lascaux », L'Anthropologie, t. 108, pp. 571-592.
  32. Arlette Leroi-Gourhan (1992). "Les artistes de Lascaux." in: Lascaux: premier chef d'œuvre de l'humanité, Dijon, édition Faton, p.30.
  33. Brigitte et Gilles Delluc (2008). Le dictionnaire de Lascaux. Bordeaux, éd. Sud-Ouest, p.184.
  34. Archéociel Datation du puits de Lascaux
  35. Lascaux, le ciel des premiers hommes, documentaire diffusé sur Arte le 3 novembre 2007 à 20h45.
  36. Archéociel, L'homme préhistorique et l'astronomie; Chantal Jègues-Wolkiewiez (2008). "Lascaux et les astres." Lascaux, patrimoine de l'humanité, numéro spécial des Dossiers de l'Archéologie, Hors-Série 15: 22-29
  37. Neyret, F. (2007) - « "Lascaux, le ciel des premiers hommes" ou La scientifique indépendante, le reporter et la chaîne culturelle », La Newsletter de l’OZ, novembre 2007, 029, pp. 12-16.
  38. T. Guiot-Houdart, Lascaux et les mythes, Périgueux, Pilote 24 édition, 2004, 352 p. (ill. coul. et nb schémas)
  39. Jean Clottes et David Lewis-Williams (1996). Les Chamanes de la Préhistoire : Transe et Magie dans les Grottes Ornées. Paris: Seuil.
  40. Sciences Humaines, décembre 2006.[réf. incomplète]
  41. Julien d'Huy et Jean-Loïc Le Quellec (2010). « Les animaux "fléchés" à Lascaux : nouvelle proposition d’interprétation », Préhistoire du Sud-Ouest 18 (2): 161-170
  42. Denis Tauxe (2007), « L’organisation symbolique du dispositif pariétal de la grotte de Lascaux », Préhistoire du Sud-Ouest, 15: 177-266
  43. Julien d'Huy (2011), « La distribution des animaux à Lascaux reflèterait leur distribution naturelle », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord CXXXVIII, 493-502
  44. Breuil, H., (1954), « Les datations par C14 de Lascaux (Dordogne) et Philip Cave (S.W. Africa) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. LI, 11-12, pp. 554-559.
  45. Aujoulat, N., Cleyet-Merle, J.-J., Gaussen, J., Tisnerat, N. et Valladas, H. (1998) « Approche chronologique de quelques sites ornés paléolithiques du Périgord par datation carbone 14 en spectrométrie de masse par accélérateur de leur mobilier archéologique », Paléo, n° 10, pp. 319-323.
  46. Jaubert, J. (2011) - Préhistoire de France, Confluences, 128 p.
  47. Soutif, M. (1983) « Lascaux II, le nouveau chef d'œuvre », Géo n° 51, pp. 42-58.
  48. À l'école des peintres de Lascaux Film en ligne sur les travaux de reproduction de la grotte, SFRS/CERIMES 1974, 22min.
  49. Sud Ouest, 18 août 2008
  50. Jérôme Glaize, « Lascaux 2, le retour », Sud Ouest, édition Périgueux, 30 janvier 2010.
  51. Le Périgord veut attirer toujours plus de touristes, Sud Ouest édition Dordogne du 13 mars 2012.
  52. a et b [PDF] Vivre en Périgord, magazine du Conseil général de la Dordogne, n° 15, p. 11-13, juillet 2008.
  53. Initialement prévue pour durer jusqu'en septembre, cette exposition a été prolongée jusqu'en décembre 2008 ; Sud Ouest 31 octobre 2008.
  54. Journal Sud Ouest, édition Périgueux, 30 juillet 2009.
  55. Jérôme Glaize, Un incroyable gâchis, Sud Ouest, édition Périgueux du 9 février 2010
  56. La grotte va s'exposer dans le monde entier, Sud Ouest édition Périgueux du 22 février 2011.
  57. Michel Monteil, Le record de Lascaux 3, Sud Ouest édition Dordogne du 7 janvier 2013.
  58. Dordogne : Lascaux 3 s'ouvre à Houston sur Sud Ouest du 15 octobre 2013, vu le 17 avril 2014.
  59. A.V., Lascaux 3 à Montréal, Sud Ouest édition Dordogne du 17 avril 2014, p. 13.
  60. Hervé Chassain, Le Périgord préhistorique en Amérique, Sud Ouest édition Dordogne du 5 mars 2013, p. 11.
  61. Hervé Chassain, Ce sera Lascaux 4 !, Sud Ouest édition Dordogne du 24 mars 2012.
  62. Hervé Chassain, Le Lascaux de l'avenir, Sud Ouest édition Dordogne du 19 octobre 2012.
  63. Aurélie Filippetti : "La culture est le disque dur de la politique" sur Le Monde.fr du 10 septembre 2012, consulté le 10 septembre 2012.
  64. a et b Hervé Chassain, Les vaches maigres, Sud Ouest édition Dordogne du 11 septembre 2012.
  65. Adrien Vergnolle, Lascaux 4, avec ou sans l'État, Sud Ouest édition Dordogne du 7 décembre 2012.
  66. Le projet Lascaux 4 se précise, Sud Ouest édition Dordogne du 17 mars 2012.
  67. Hervé Chassain, Le projet Lascaux 4 en phase de concrétisation, Sud Ouest édition Dordogne du 25 juin 2013, p. 12.
  68. Marie-France Many, « Décès d'un découvreur de Lascaux », France 3 Limousin,‎ 4 mai 2012 (consulté le 17 mars 2014)
  69. Hervé Chassain, « Décès de Georges Agniel : Lascaux orpheline », Sud Ouest,‎ 4 mai 2012 (ISSN 0299-0288, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées

DVD

Liens externes[modifier | modifier le code]