Manès Sperber

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Manès Sperber

Autres noms Jan Heger, N.A. Menlos
Activités Romancier, essayiste, psychologue, philosophe
Naissance
Zabolotiv, Ukraine Ukraine
Décès (à 78 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Allemand
Genres Roman

Manès Sperber est un écrivain de nationalité française d'origine autrichienne né à Zablotow en Galicie orientale (aujourd’hui Zabolotiv en Ukraine) le 12 décembre 1905 et mort à Paris le 5 février 1984.

Manès Sperber fut tout au long de son existence un intellectuel engagé. Romancier, essayiste, psychologue, il écrivit aussi sous le nom de Jan Heger et N.A. Menlos.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Sperber grandit dans le shtetl de Zablotow dans une famille hassidique. Pendant l’été 1916 sa famille fuit la guerre et s’installe à Vienne, où Sperber, ayant perdu sa foi, refuse à treize ans de faire sa bar mitzvah.

Études et exils[modifier | modifier le code]

Il rejoint alors le mouvement de jeunesse Hachomer Hatzaïr.

C’est dans ce cadre qu’il rencontre Alfred Adler, le père de la psychologie individuelle et deviendra son élève puis collaborateur. Adler rompit avec lui en 1932 pour des divergences intellectuelles sur la relation entre la psychologie individuelle et le marxisme.

En 1927, Sperber s’installa à Berlin et rejoint le Parti communiste d'Allemagne (KPD). Il est lecteur à la Berliner Gesellschaft für Individualpsychologie, le second centre de l’association internationale de psychologie individuelle (d’Adler) après Vienne. Après l’accession d’Hitler au pouvoir, il est emprisonné et est libéré quelques semaines plus tard grâce à son statut de citoyen autrichien.

Il émigre alors par la Yougoslavie jusqu’à Paris, où il travaille pour l’Internationale communiste avec Willi Münzenberg. Il quitte celle-ci en 1937 à cause des purges staliniennes. Il commence dès lors son travail sur le totalitarisme et le rôle de l’individu dans la société (Zur Analyse der Tyrannis).

Pendant l’hiver 1939, Sperber se présente comme engagé volontaire dans l’armée française. Il sera démobilisé sans participation au combat, et rejoint la zone libre, à Cagnes-sur-Mer. Il doit fuir lorsqu’en 1942 les déportations s’intensifient, c’est alors la Suisse qu’il choisit en automne de rejoindre avec sa famille.

En 1945, à la fin de la guerre, il retourne à Paris et travaille comme éditeur au sein de la maison d’édition Calmann-Lévy (qui publiera Arthur Koestler) tout en poursuivant son œuvre d’écrivain.

Sperber travaille alors à sa trilogie parue en France sous le titre Et le buisson devint cendre (1949-1955), largement teintée d'autobiographie.

Bibliographie (en français)[modifier | modifier le code]

  • Le Talon d'Achille - 1957 Paris, Calmann-Lévy
  • Ces temps-là - 1976 [Paris] Calmann-Lévy
  • Porteurs d'eau - 1976 Paris Calmann-Lévy
  • Le Pont inachevé - 1977 [Paris] Calmann-Lévy
  • Alfred Adler et la psychologie individuelle - 1972 Paris Gallimard
  • Au delà de l'oubli - 1979 Paris Calmann-Lévy
  • Plus profond que l'abîme - 1980 Paris le Livre de poche
  • Et le buisson devint cendre - 1990 et 2008 Paris O. Jacob
  • Les Visages de l'histoire - 1990 Paris O. Jacob
  • Etre juif- 1994 Paris O. Jacob
  • Psychologie du pouvoir - 1995 Paris O. Jacob

Prix littéraires[modifier | modifier le code]