Olivier Guichard

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Olivier Guichard
Olivier Guichard (2e à droite) à Évron en compagnie de Raoul Vadepied (1er à droite) en 1973.
Olivier Guichard (2e à droite) à Évron en compagnie de Raoul Vadepied (1er à droite) en 1973.
Fonctions
Président du conseil régional
des Pays de la Loire
Prédécesseur Vincent Ansquer
Successeur François Fillon
Député de la 7e circonscription de la Loire-Atlantique
Prédécesseur Michel Rabreau
Successeur René Leroux
Ministre d'État, Garde des Sceaux
10e ministre de la justice de la Ve République
Prédécesseur Jean Lecanuet
Successeur Alain Peyrefitte
Ministre d'État, chargé de l'Aménagement du Territoire, de l'Équipement et des Transports
Ministre de l'Éducation nationale
Prédécesseur Edgar Faure
Successeur Joseph Fontanet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Néac, Gironde (France)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-1997)
Diplômé de Université de Paris

Olivier Guichard, né le à Néac (Gironde) et mort le à Paris, est un homme politique français.
« Baron du gaullisme», il fut plusieurs fois ministre sous les présidences de De Gaulle, Pompidou et Giscard d'Estaing et, des années 1970 à 1990, fut pendant plus de vingt ans président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire et maire de La Baule.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Descendant d'un baron de l'Empire, Louis Guichard (1772-1837)[1], il est élève au lycée Condorcet et poursuit ses études à l'université de Paris où il obtient une licence en lettres et en droit ainsi que de sciences politiques.

Fils de Louis Guichard, qui fut capitaine de corvette et le directeur du cabinet de l'Amiral Darlan (de février 1941 à novembre 1942), il s'engage dans l'armée française à la Libération et poursuit la guerre jusqu'à la défaite de l'Allemagne.

Dès 1947, il rejoint le mouvement gaulliste. De 1951 à 1958, il est le chef de cabinet du général de Gaulle pendant la « traversée du désert » de ce dernier.

En 1968, il est ministre du Plan et de l'Aménagement du Territoire dans les gouvernements de Georges Pompidou puis de Maurice Couve de Murville. Il prépare le référendum de 1969 sur la régionalisation et la réforme du Sénat, dont le refus par le peuple provoquera le départ du président de la République Charles de Gaulle.

De 1969 à 1972, il est ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. Il est notamment à l'origine de la création de l'université de technologie de Compiègne. Il devient ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974.

Il y favorise le développement des autoroutes concédées et la création de la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Parallèlement, il fait interdire en 1973 la construction des grands ensembles des années 1960 par une circulaire[2].

Il est ministre de la Justice dans le gouvernement de Raymond Barre en 1976.

Membre du RPR, il fait partie de ceux que l'on appelle les « barons du gaullisme ». Son nom avait été évoqué à plusieurs reprises pour Matignon (cf. infra).

Contestations[modifier | modifier le code]

Ministre de l'Aménagement du Territoire, il s'est vu reprocher d'avoir trop fortement favorisé l'aménagement routier aux dépens des transports collectifs. Il aurait également préféré la construction du canal Rhin-Rhône à celle de la ligne à grande vitesse Paris-Lyon, financée par emprunt par la seule capacité financière de la SNCF.

Aux yeux de ses détracteurs, la politique d'aménagement qu'il mena en qualité de président de la région Pays de la Loire a surtout profité à la zone touristique de La Baule, dont il était maire.

Sa carrière donne le sentiment, au plan national en tout cas, d'une succession d'occasions manquées : soutien sans faille à Jacques Chaban-Delmas en 1974 contre Jacques Chirac, « premier ministrable » en 1972 pour finalement assister à la désignation de Pierre Messmer, impuissance à ramener le RPR dans le giron présidentiel giscardien en 1976 alors qu'il est entré au gouvernement en partie pour cette raison.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Sa première épouse, Suzanne Vincent, qu'il a rencontrée dans la Résistance, est morte en 1982[3]. Veuf, il épousa le la journaliste Daisy de Galard (1929-2007).

Il est le cousin de Jean de Brem, journaliste et militant de l'OAS, qui fut abattu par la police en avril 1963[4].

Il est inhumé en Gironde.

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Aménager la France, 1965
  • L'Éducation nouvelle, 1970
  • Vivre ensemble, 1976 : rapport Guichard préfigurant les lois de décentralisation de 1982-1983
  • Un chemin tranquille, 1975
  • Mon Général, 1980
  • Du particulier au général, 1999
  • Vingt ans en 40 Fayard, 1999

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures. » (Un chemin tranquille).
  • « On ne se méfie jamais assez de son passé. » (interview parue dans Nouvel Ouest - mars 2000).

Décorations[modifier | modifier le code]

Précédé par Olivier Guichard Suivi par
Jean Lecanuet
Ministre français de la Justice
1976-1977
Alain Peyrefitte
Edgar Faure
Ministre français de l'Éducation nationale
1969-1972
Joseph Fontanet
Vincent Ansquer
Président du Conseil régional des Pays de la Loire
1974-1998
François Fillon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. même si sa famille n'est pas admissible à l'Association de la noblesse française ; en effet, le titre ne satisfait pas à toutes les conditions de régularité
  2. Le Monde, 12 mai 1973
  3. (en) The New-York Times
  4. Dominique Venner, Guide de la politique, Balland, 1972, p. 192
  5. Association Georges Pompidou