Maurice Herzog
| Maurice Herzog | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la 3e circonscription de la Haute-Savoie | |
| 3 avril 1967 – 2 avril 1978 | |
| Législature | IIIe, IVe, Ve (Cinquième République) |
| Groupe politique | UD-Ve puis UDR |
| Prédécesseur | Roch Meynier |
| Successeur | Claude Birraux |
| Député de la 4e circonscription du Rhône | |
| 6 décembre 1962 – 11 juillet 1963 | |
| Législature | IIe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Guy Jarrosson |
| Successeur | Pierre-Bernard Cousté |
| Maire de Chamonix | |
| 1968 – 20 mars 1977 | |
| Prédécesseur | Paul Payot |
| Successeur | Christian Couttet |
| Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports | |
| 27 septembre 1958 – 8 janvier 1966 | |
| Prédécesseur | René Billères |
| Successeur | François Missoffe |
| Biographie | |
| Date de naissance | 15 janvier 1919 |
| Lieu de naissance | Lyon |
| Date de décès | 13 décembre 2012 (à 93 ans) |
| Lieu de décès | Neuilly-sur-Seine |
| Nationalité | |
| Parti politique | UD puis UDR |
| Entourage | Gérard Herzog, Jacques Ertaud |
| Diplômé de | HEC Paris |
| modifier |
|
Maurice Herzog, né à Lyon le 15 janvier 1919 et mort le 13 décembre 2012 à Neuilly-sur-Seine[1], est un alpiniste et un homme politique français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Maurice Herzog est né le 15 janvier 1919, à Lyon. Son père, de nationalité suisse, était engagé dans la légion étrangère[1].
Il s'est marié une première fois à Paris le 23 juillet 1964 à Marie-Pierre de Cossé-Brissac, fille de Pierre de Cossé Brissac, avec qui il a ses deux premiers enfants, Laurent Herzog (24 juin 1965 - 26 avril 1999) et Félicité Herzog (1968[2]). Il s'est remarié à Élisabeth Gamper en 1976, avec qui il a eu deux autres enfants, Sébastien et Mathias. Il est également le frère de l'écrivain, cinéaste Gérard Herzog, le beau-frère du réalisateur Jacques Ertaud et le petit-fils d'Oscar Herzog, l'ingénieur chargé du projet (conception et réalisation) du jet d'eau de Genève[3].
Il a été pilote d'avion, avec 1 500 heures de vol dont 500 homologuées, président du Club alpin français (CAF) de 1952 à 1955, fondateur en 1964 et président de l'Office franco-allemand pour la jeunesse et, de 1970 à 1994, membre du Comité international olympique (CIO), puis membre honoraire[4].
Il a vécu à Neuilly-sur-Seine jusqu'à son décès.
Résistance [modifier]
Diplômé d'HEC en 1944[1],[5], il cherche à s'engager dans la Résistance en septembre 1944[1],[6] et devient capitaine de la 2e compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, au sein de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins durant la campagne des Alpes (hiver 1944-1945). Jean Mabire explique que le capitaine Herzog, « un des meilleurs alpinistes du bataillon (…) a formé son unité à son image. »[7].
L'Annapurna [modifier]
Maurice Herzog fut le premier à gravir avec Louis Lachenal et une expédition composée de Gaston Rébuffat, Lionel Terray, Marcel Ichac, Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (agent de liaison), un sommet de plus de 8 000 mètres, l'Annapurna, le 3 juin 1950. Il eut les orteils et les doigts gelés lors de cette expédition. Un exploit largement popularisé en France par la Une de Paris Match, le film Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac et le livre Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog dans lequel il retrace son ascension édité dans la collection Sempervivum. Ce livre à succès a depuis fait controverse, et on peut lire un récit sensiblement différent des événements et du rôle de Maurice Herzog dans le journal de Louis Lachenal[8]. La fille de Maurice Herzog, Félicité Herzog, remet en cause la figure légendaire de son père[9], nuançant son exploit de l'Annapurna (elle fait part de ses interrogations et relate les faits au conditionnel). Félicité Herzog cherche dans cet événement et le comportement de son père (qu'elle juge mégalomane, obsédé sexuel et antisémite) les explications à la mort de son frère, schizophrène, Laurent « élevé dans le culte d'un père idéalisé »[10],[11]. Néanmoins, elle déclare depuis la publication de son livre qu'il n'est qu'un roman source de son imagination[12].
Un hommage lui fut rendu le 20 novembre 1981, salle Pleyel aux galas de la Montagne par le guide Jean Afanassieff qui présentait Fitz Roy face nord et Christian Cousin, alpiniste vainqueur de l'hivernale Cima Presanella dans les Dolomites.
Politique [modifier]
Haut commissaire, puis secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports de 1958 à 1966[1], il est l'homme de confiance du général de Gaulle afin de développer la pratique du sport pour former des champions qui seront les représentants d'une France forte en dehors des frontières. Il utilise ainsi le mythe de la pyramide coubertinienne : former des champions par la masse. Il est aussi le personnage clé dans l'évolution rapide du réseau des maisons des jeunes et de la culture dans les années 1960 et à l'origine de la création des bases de plein air et de loisirs.
Maire de Chamonix (1968-1977)[1], après avoir échoué en 1965 à devenir maire de Lyon, vice-président du groupe UDR, député du Rhône (1962)[1], puis de Haute-Savoie (1967-1978)[1], il fut également président du tunnel du Mont-Blanc ainsi que président et membre de conseils d'administration d'entreprises du BTP et de produits pétroliers. Il est aussi membre de l'Académie des sports.
Maurice Herzog a été membre du Comité international olympique de 1970 à 1994[1].
Distinctions [modifier]
- Grand-croix de la Légion d'honneur le 30 décembre 2011.
- Croix de guerre 1939-1945.
- Commandeur du Mérite sportif.
- Prix Guy Wildenstein de l'Académie des sports en 1950, décerné à un groupement sportif dont la carrière ou l'œuvre d'éducation physique et sportive constituent un exemple, en l'occurrence avec l'ensemble de l'équipe de l'Annapurna : Jean Couzy, Marcel Ichac, Louis Lachenal, Francis de Noyelle, Jacques Oudot, Gaston Rébuffat, Marcel Schatz et Lionnel Terray[13].
- Ordre du Mérite avec étoile (Allemagne).
- Ordre du Mérite (Autriche).
- Croix de guerre gurkha (Népal).
- Ordre olympique.
- et d'autres décorations étrangères[14].
Ouvrages [modifier]
- Annapurna - Premier 8000, Éditions Arthaud.
- Renaître - Une autre vie après l'Annapurna, Éditions Jacob-Duvernet.
Notes et références [modifier]
- Charlie Buffet, « Maurice Herzog », publié dans le quotidien Le Monde du dimanche 16 - lundi 17 décembre 2012 p. 25
- Présentation du livre de Félicité Herzog, « Un héros », sur le site des Éditions Grasset. Consulté le 16/09/2012.
- Catherine de Baecque, Maurice Herzog, le survivant de l'Annapurna, Arthaud (ISBN 978-2-0812-5427-5)
- Mort de Maurice Herzog, le vainqueur de l'Annapurna, Le Figaro, 14 décembre 2012.
- HEC Paris > Actualités > Les rubriques de la page d'accueil > Un diplômé à la Une > Maurice Herzog (HEC 1944M)
- HEC 130 ans - Maurice Herzog, diplômé d'HEC, vainqueur de l'Annapurna
- Jean Mabire, La Bataille des Alpes, tome 2, Presses de la Cité, 1990, page 212, ordre de bataille page 262, photo en cahier central.
- David Roberts, Annapurna, une affaire de cordée, éditions Guérin, mai 2000 (ISBN 978-2911755224)
- Félicité Herzog, Un héros, éd. Grasset, 2012, 304 p. (ISBN 978-2-2468-0063-7)
- Astrid De Larminat, « Romans : mon père, ce héros », sur lefigaro.fr, 22 août 2012
- Jérôme Garcin, « Fête des pères : Mon père, ce salaud », sur nouvelobs.com, 31 août 2012
- Félicité Herzog invitée dans l'émission La Grande Librairie de François Busnel sur France 5, 27 septembre 2012
- Prix Guy Wildenstein
- Annapurna 1er 8000, Arthaud éditeur
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Sommets montagneux de plus de huit mille mètres
- Annapurna (article traitant notamment de l'expédition française de 1950)
Bibliographie [modifier]
- Maurice Herzog, le survivant de l’Annapurna, Catherine de Baecque, Arthaud, 2011, (ISBN 2081254271)
- Annapurna Premier 8000, Maurice Herzog, édition Arthaud (ISBN 2700396383).
- Carnets du vertige, Louis Lachenal, Guerin, 3e Éd. (20 juin 1997), (ISBN 978-2911755019).
- Regards vers l'Annapurna, livre de photos de l'expédition de 1950, réalisé notamment par Maurice Herzog et Marcel Ichac.
- Annapurna, une affaire de cordée, David Roberts, éditions Guérin (ISBN 2911755227) (Roberts raconte et analyse la première ascension de l'Annapurna, il décrypte la version officielle de Maurice Herzog relatée dans Annapurna Premier 8000).
- Naissance en 1919
- Naissance à Lyon
- Alpiniste français
- Himalayiste
- Aventurier du XXe siècle
- Aventurier français
- Auteur de littérature d'alpinisme
- Élève de l'École des hautes études commerciales de Paris
- Personnalité de l'Union pour la nouvelle République
- Personnalité de l'Union des démocrates pour la République
- Ministre français des Sports
- Ministre français de la Jeunesse
- Député de la IIIe législature de la Ve République
- Ancien ministre de la Cinquième République
- Ancien député de la Haute-Savoie
- Ancien maire de la Haute-Savoie
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945
- Résistant français
- Personnalité de Chamonix-Mont-Blanc
- Membre du comité international olympique
- Député de la IIe législature de la Ve République
- Député de la IVe législature de la Ve République
- Député de la Ve législature de la Ve République
- Décès en 2012
- Décès à Neuilly-sur-Seine