Dalloz

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Logo de Éditions Dalloz
Repères historiques
Création 1845
Fondateur(s) Désiré Dalloz
Fiche d’identité
Direction Sylvie Faye
Langue(s) de
publication
Français
Société mère Éditions Lefebvre Sarrut
Site officiel http://www.editions-dalloz.fr/
Principaux concurrents
Wolters Kluwer[1], LexisNexis[2] (Groupe Reed Elsevier), Groupe Revue Fiduciaire[3], Thomson Reuters[4], Lextenso éditions[5], Lexbase[6], Net-iris[7], legalnews[8]

Dalloz est une maison d'édition française fondée par Désiré Dalloz en 1845 et spécialisée dans le droit et l'actualité juridique. La marque fait partie du groupe Lefebvre Sarrut depuis 2005.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Fondée par Désiré Dalloz en 1845, la maison Dalloz est directement issue du recueil de « Jurisprudence générale du Royaume », dont le premier volume sort en 1824, signé par Désiré et son jeune frère, Armand (1797-1857)[9], et dont le titre complet est : Journal des audiences de la Cour de cassation et des cours royales, ou Jurisprudence générale du Royaume en matière civile, commerciale et criminelle.

Avocat de formation, passé à la Cour de Cassation, Désiré avait, en 1819, épousé Caroline Peyre, l'une des petite-filles de l'éditeur Charles-Joseph Panckoucke, et était devenu entre temps rédacteur, puis directeur (1824) du Journal des audiences. L'alliance entre les famille Peyre-Panckoucke et Dalloz allait permettre à cette dernière de mettre un pied plus rapidement encore dans le monde de l'édition des usuels juridique et législatif.

Les débuts de Dalloz commencent donc avec le développement du « Recueil de Jurisprudence générale », qui constitue encore aujourd'hui l'un des titres essentiels de son catalogue. Cependant, Désiré, très pris par son métier et ses ambitions politiques (il fut député sous la Monarchie de Juillet), délègue le travail d'édition à son frère Armand qui fonde en 1832 les ambitions d'une véritable maison d'édition en lançant le Répertoire méthodique et alphabétique de tous les codes publiés sous Napoléon : en tous, 47 volumes et 19 suppléments seront publiés étalés sur soixante-cinq années. Dès lors, le marché de l'imprimé juridique français compte deux concurrents : Dalloz et Jean-Baptiste Sirey.

Les Codes annotés[modifier | modifier le code]

Dictionnaire du droit, 5e édition.

D'autres titres permettent de populariser la Jurisprudence générale Dalloz entre 1838 et 1847, par exemple le Cours de droit civil français de Charles Aubry et Charles-Frédéric Rau, d'abord traduction puis adaptation (1837-1847) d'un ouvrage du juriste allemand Karl Salomo Zachariä, puis, au fil des rééditions et des ajouts, considéré comme l'une des publications juridiques les plus célèbres de son temps et qui fut refondue sans interruption jusque dans les années 1970.

Au début du second Empire, Désiré, malade, passe le flambeau à ses deux fils : Édouard (1826-1886) et Paul (1829-1887). Le premier, avocat et député, s'associe à Charles Vergé, son parent, et développent encore la marque en inventant dans les années 1870, les Codes annotés puis un Petit Dictionnaire de droit dont le slogan est : « Les lois à la portée de tous ».

De son côté, Paul rachète les parts du Moniteur universel à Ernest Panckoucke et en devient le patron[10]. D'autre part, Mame, principal imprimeur français au XIXe siècle et basé à Tours, entre dans l'activité presse de la maison par le biais de la fille d'Armand Dalloz qui épouse Paul-Jules-Armand Mame (1833-1903).

Dalloz S.A.[modifier | modifier le code]

La direction passe ensuite aux enfants de Charles Vergé, Charles-Laurent et Henry, qui s’associent à Roger de Rigny, petit-fils d'Armand Dalloz. En 1910, ils forment la Société anonyme Dalloz, première du genre en France, bientôt imité par Hachette (1919). Lancés avec succès, Le Dictionnaire des communes et le Bulletin Dalloz permettent de dégager un chiffre d'affaires en 1913 de plus de 14 millions de francs : l'entreprise est largement rentable (15 % de marge nette).

Dans les années 1920, la concurrence avec Sirey, les codes Rousseau et du Juris-Classeur est telle, que Dalloz est condamné à innover : ce seront les Petits codes annotés, destinés aux étudiants.

En 1936, Emmanuel Vergé prend les commandes de l'entreprise mais la destruction en 1940 du site Mame par les bombardements allemands ampute Dalloz de sa filière imprimerie ; en 1945, Dalloz reçoit des indemnités pour dommages de guerre.

Fusions et acquisitions[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1950, Dalloz et Sirey concertent leurs activités, jusqu'à fusionner en 1965. Dalloz rachète aussi l'imprimeur Jouve, contrôlant ainsi sa filière, puis en 1956 les éditions Rousseau.

Dans les années 1960-70, son activité s'est rapidement développée, avec l'acquisition de plusieurs marques telles Lebon, Delmas et les Actualités Juridiques (AJDA, AJ Famille, AJ Pénal, AJDI, AJFP).

Dalloz aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après avoir été un temps propriété du Groupe de la Cité, les Éditions Dalloz ont été revendues par Hachette Livre aux Éditions Lefebvre Sarrut en 2005, ce dernier devenant le premier groupe français d'édition juridique[11].

Dalloz publient aujourd'hui plus de 900 titres par an sous les marques Dalloz, Sirey, Armand Colin Droit, Delmas et Juris associations, mais aussi les petits "Codes rouges", les Recueils, une Encyclopédie et, depuis quelques années, une gamme étendue de produits numériques.

En 2011, le chiffre d'affaires de Dalloz s'élevait à 51 256 788 euros, en hausse continue depuis la création de l'entreprise (années de guerre exceptées).

Catalogue[modifier | modifier le code]

Le nom « Dalloz » est devenu dès l'entre-deux-guerres un terme de référence pour désigner à la fois les codes publiés, mais également les actualités jurisprudentielles.

La série des « Grands Arrêts », dont les 16 éditions des GAJA (« Grands arrêts de la jurisprudence administrative »), constitue également des ouvrages de référence, tout comme la collection des « Précis » :

  • en droit privé : « Introduction générale au droit », « Les obligations », « Les Biens », « Les personnes », le « Droit Commercial », le « Droit de la promotion immobilière », « Les régimes matrimoniaux » ou les « Grands arrêts de la jurisprudence civile », etc.
  • en droit public : « Droit administratif », « Droit des libertés fondamentales », « Droit de l'environnement », « Droit Constitutionnel ») ainsi qu'en sciences criminelles (« Droit pénal », « Procédure pénale », « Droit pénal spécial », « Criminologie », « Droit pénal comparé », etc.

Depuis 2006, Dalloz propose tous ses fonds documentaires en droit administratif, droit des affaires, droit civil, droit européen et international, droit immobilier, droit pénal et droit social, dans la base de données Dalloz.fr enrichie en ligne et mise à jour en continu.

En avril 2013, Dalloz lance son premier portail métier dédié aux avocats. Dalloz-Avocats.fr réunit ainsi, pour la première fois, les fonds Dalloz et l’approche opérationnelle des Dictionnaires Permanents en ligne des Éditions Législatives.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Le principal concurrent de Dalloz, la maison d'édition Litec, devenue LexisNexis en mai 2011.