Joseph-Marie Vien

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec son fils et élève, Joseph-Marie Vien dit Vien le jeune (1761-1848), également peintre

Joseph-Marie Vien

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Portrait par Joseph Siffrein Duplessis (1784)

Naissance 18 juin 1716
à Montpellier
Décès 27 mars 1809
à Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activité(s) Artiste peintre, graveur, dessinateur
Élèves Louis-François Cassas, Jacques-Louis David, Philibert-Louis Debucourt, Gabriel Lemonnier, Pierre-Joseph Lion, Pierre Peyron, Jean-Baptiste Regnault, Jean-Pierre Saint-Ours, Jean-Joseph Taillasson, François-André Vincent
Mouvement artistique Néoclassicisme
Œuvres réputées La Marchande d'amours, La douce mélancolie
Récompenses Prix de Rome

Joseph-Marie Vien, comte de l'Empire, né à Montpellier le 18 juin 1716 et mort à Paris le 27 mars 1809, est un peintre, dessinateur et graveur français, précurseur du néoclassicisme.

Il est le père du peintre Joseph-Marie Vien le jeune.

Sommaire

Biographie [modifier]

Fils d'un simple serrurier, élève de Charles-Joseph Natoire et ami de Joseph Siffrein Duplessis, Joseph-Marie Vien est passionné par l’art antique, qu’il découvre lors d’un séjour à Rome entre 1743 et 1750 après avoir été lauréat du prix de Rome en 1743. Protégé du comte de Caylus, il est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1754 et y crée un atelier où il forme nombre de disciples à ses théories. Il est directeur de l'Académie de France à Rome de 1775 à 1781 et premier peintre du roi en 1789. Considéré comme le père du néoclassicisme, il est couvert d'honneurs par Napoléon Bonaparte. Il est nommé sénateur en 1799 et comte de l'Empire en 1808. À sa mort en 1809, il est inhumé au Panthéon.

François Boucher, son contemporain, le décrit comme un bon peintre mais un peu froid. S'il n'est pas étonnant que cette « froideur » néoclassique ait déplu au maître du rococo, il n'en reste pas moins que Vien ne sut pas toujours donner l'élan et la grandeur que les théories de son style préféré imposaient. Y étant parvenu, Jacques-Louis David reste, à juste titre, plus connu que son maître.

Sa femme, Marie-Thérèse Reboul, et son fils, Joseph-Marie Vien dit Vien le jeune, sont également peintres.

Il est cité par Balzac dans Sarrasine pour la beauté de son tableau Adonis.

Il meurt en 1809 avec le titre nobiliaire de comte. Bonaparte lui fait l'honneur de funérailles nationales au Panthéon. Il est le seul artiste peintre reposant en ce lieu.

Galerie [modifier]

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Collections publiques [modifier]

  • Hermite endormi (1753), (musée du Louvre)
  • Dédale dans le Labyrinthe attachant les ailes à Icare, 1754 (musée du Louvre)
  • La Douce Mélancolie (1756), (Cleveland Museum of Art)
  • Saint Denis préchant (1767), Église Saint-Roch, Paris
  • Grecque au bain (1767), (Museum of Art, Ponce, Porto Rico)
  • La Marchande d'amours (1763), musée national du château de Fontainebleau.
  • Jeunes grecques parant de fleurs l'Amour endormi, 1773 (musée du Louvre)
  • Les adieux d'Hector et d'Andromaque, 1786 (musée du Louvre)
  • L'Enlèvement de Proserpine, 1762 (musée de Grenoble)
  • Saint Louis remet la régence à sa mère, Chapelle Saint-Louis de l'École militaire, Paris

Élèves [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Thomas W. Gaehtgens et Jacques Lugand, Joseph-Marie Vien, peintre du roi : 1716-1809, Arthena, Paris, 1988. Avec un choix de textes du peintre.

Notes et références [modifier]


Liens externes [modifier]

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