Pierre Cot
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| Pierre Cot | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 20 novembre 1895 |
| Décès | 21 août 1977 |
| Mandat | Député 1928-1940 puis 1945-1958 puis 1967-1968 |
| Début du mandat | 1928 |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Savoie Rhône Paris |
| Groupe parlementaire | RRRS (1928-1946 URR (1946-1951) URP (1951-1958) App. PCF (1967-1968) |
| IIIème République-IVème République-Vème République | |
Pierre Cot, né le 20 novembre 1895 à Grenoble (Isère) et décédé le 21 août 1977 à Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier (Savoie), est une personnalité politique française.
[modifier] Biographie
Il est remarqué par Raymond Poincaré qui lui offre sa première expérience politique aux élections législatives de 1924, comme candidat des Républicains de gauche dans les Hautes-Alpes. Vaincu, il amorce alors une évolution politique qui s'accentuera avec le temps : s'il est élu, en 1928, député de Savoie sous l'étiquette radicale après avoir un temps rejoint le Parti républicain-socialiste, c'est sur une liste communiste qu'il se présente dans le Rhône en 1951.
Sa carrière ministérielle commence, quant à elle, en décembre 1932 lorsqu'il devint sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères dans le gouvernement Paul-Boncour. En janvier 1933, Daladier lui confie le portefeuille de l'Air, nouveau ministère promis à un riche avenir. Passant le brevet de pilote, il se lance avec fougue dans la promotion de l'aviation et réorganise l'aéronautique civile en créant la compagnie nationale Air France. Forcé d'abandonner ce portefeuille après le 6 février 1934, il le retrouve en 1936 dans le gouvernement de Léon Blum. Il se consacre alors principalement à la nationalisation des industries aéronautiques. Il organise également une aide clandestine aux républicains espagnols pendant la guerre civile. Jean Moulin fait alors partie de son équipe. Profondément touché par la défaite française de mai 1940, il essaie durant sa vie entière d'en comprendre les raisons et de prouver que l'aviation n'est pas le principal artisan de cette défaite. Selon lui, la défaite a surtout été due aux manques de moyens fianciers allouées à l'armée ; il explique cela dans un ouvrage La guerre économique paru en 1973.
Ministre de l'Air sous le Front populaire, il devient un compagnon de route du Parti communiste après la guerre, tentant ainsi un retour politique. Sous la Quatrième République, il est une des tètes de file de l'Union progressiste, agglomérat de petits partis issus de la Resistance et proches du PCF.
Il est également membre du bureau directeur du Mouvement de la paix, où il milite pour un "neutralisme actif" dans le contexte de guerre froide. Il obtient le Prix Staline international pour la paix en 1953.
Si Mai 1968 marque un coup d'arrêt à une carrière politique nationale, Pierre Cot continue d'assumer des responsabilités locales en Savoie jusqu'en 1973.
[modifier] Fonctions gouvernementales
- Sous-Secrétaire d’État aux Affaires Etrangères du gouvernement Joseph Paul-Boncour (du 18 décembre 1932 au 28 janvier 1933)
- Ministre de l'Air du gouvernement Édouard Daladier (1) (du 31 janvier au 24 octobre 1933)
- Ministre de l'Air du gouvernement Albert Sarraut (1) (du 26 octobre 1933 au 24 novembre 1933)
- Ministre de l'Air du gouvernement Camille Chautemps (2) (du 26 novembre 1933 au 27 janvier 1934)
- Ministre de l'Air du gouvernement Édouard Daladier (2) (du 30 janvier au 7 février 1934)
- Ministre de l'Air du gouvernement Léon Blum (1) (du 4 juin 1936 au 21 juin 1937)
- Ministre de l'Air du gouvernement Camille Chautemps (3) (du 29 juin 1937 au 14 janvier 1938)
- Ministre du Commerce du gouvernement Camille Chautemps (4) (du 18 janvier au 10 mars 1938)
- Ministre du Commerce du gouvernement Léon Blum (2) (du 13 mars au 8 avril 1938)
[modifier] Autres mandats
- Député radical de la Savoie (1928-1942)
- Député (radical, puis républicain) de la Savoie (1945-1951)
- Député (républicain) du Rhône (1951-1958)
- Député (apparenté communiste) de Paris (1967-1968)

