Georges Catroux

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Officier général francais 5 etoiles.svg Georges Catroux
Image illustrative de l'article Georges Catroux

Naissance
Limoges
Décès (à 92 ans)
Paris
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 1896
Commandement 6e Régiment de Tirailleurs Algériens
14e Division d'Infanterie
19e Corps d'Armée

Georges Catroux, né le à Limoges et mort le à Paris, est un général d’armée, ministre de la IVe République et ambassadeur français. Il fut l’un des principaux généraux ralliés au général de Gaulle après l’appel du 18 juin et joua un rôle prééminent dans l’action de la France libre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Catroux est le fils d’un officier de carrière sorti du rang (voir plus bas le chapitre sur sa famille). En corniche au Prytanée militaire de La Flèche, il intègre Saint-Cyr en 1896 (promotion « Les Grandes Manœuvres »).

Une carrière militaire brillante l’emmène, dans ses jeunes années, de l’Algérie (où il fait la connaissance du père de Foucauld, puis de Lyautey), à l’Indochine. En 1915, il est chef de bataillon quand il est fait prisonnier par les Allemands. Dans les camps de prisonniers, il rencontre le capitaine de Gaulle.

Après la Grande Guerre, il fait partie de la Mission Militaire française en Arabie, puis sert au Maroc, en Algérie et au Levant.

En juillet 1939, il est nommé gouverneur général de l’Indochine française, un mois avant la déclaration de guerre (août 1939), où il succède à Jules Brévié, un haut fonctionnaire civil : à la veille de la guerre, Paris veut envoyer un signal fort en Extrême-Orient.

Le 25 juin 1940, le maréchal Pétain, alors Président du Conseil en remplacement de Paul Reynaud[1], le remplace par l’amiral Decoux qui prend ses fonctions le 20 juillet 1940, soit 10 jours après la mise en place du régime de Vichy par l'Assemblée nationale.
Cependant, l'amiral Decoux prend à son tour des décisions allant dans le sens de celles prises par Catroux.

C'est donc remplacé par un gouvernement issu de la république que Catroux repart vers la France et, désavoué par Vichy, il profite de l'escale de Singapour, territoire britannique, pour rejoindre le général de Gaulle.

Général 5 étoiles, il est le plus haut gradé de l’armée française à se rallier à lui (lors de leur rencontre, c'est Catroux qui a salué De Gaulle, reconnaissant ainsi en lui le chef politique et non pas le militaire subalterne).

Il prouve sa nouvelle allégeance en 1941 à la fin de la campagne de Syrie contre les forces de Vichy, en étant aux côtés des Britanniques, le signataire français de l'armistice de Saint-Jean-d'Acre. Il est alors nommé Haut-Commissaire au Levant par De Gaulle et c'est lui qui, au nom de la France libre, reconnaît l’indépendance de la Syrie peu après sa nomination. Il est ensuite gouverneur général de l’Algérie (1943-1944), toujours nommé par le général de Gaulle (voir la liste des ministres français des Affaires algériennes).

Compagnon de la Libération, il est ministre de l’Afrique du Nord dans le premier gouvernement de Charles de Gaulle du 9 septembre 1944 au 21 octobre 1945. Il devient ensuite Ambassadeur en Union des républiques socialistes soviétiques de 1945 à 1948.

Après les troubles du Maroc, c’est lui qui négocie le retour du sultan Mohammed V en 1955.

Nommé Ministre-résident en Algérie par le gouvernement Guy Mollet en 1956 en remplacement de Jacques Soustelle, il ne put prendre ses fonctions en raisons des manifestations nationalistes du 6 février à Alger.

Il est juge du Haut Tribunal militaire ayant jugé les généraux putschistes d’Alger de 1961.

En 1953, il avait intégré le conseil culturel du Cercle Culturel de Royaumont.

Il meurt le 21 décembre 1969 à Paris. Ses obsèques en l’église Saint-Louis-des-Invalides, le 24 décembre 1969, furent retransmises en direct sur l’une des deux seules chaînes de télévision françaises de l’époque.

Famille[modifier | modifier le code]

Georges Catroux est le fils de René-Michel Catroux (1835-1920), un officier de carrière sorti du rang ayant servi sous Napoléon III en Extrême-Orient et en Algérie, né à Rablay en Maine-et-Loire qui épousa en 1871 Félicité Solari (1852-1935), née à Gênes et fille de colon sur le territoire algérien.

Georges Catroux est le troisième de quatre enfants, tous des garçons. Son frère aîné, Charles, né en 1872 (ou 1873 ?), est promis à une carrière militaire mais meurt jeune homme. Le deuxième frère, René (1874-1964) est connu comme expert international en tableaux, son père se fâche avec lui parce qu'il n'avait pas choisi une vie militaire. Le dernier frère est Alexandre (1881-1959).

Parmi les trois neveux que lui donne son frère René, il y a Tristan Catroux, expert en tableaux lui aussi, et Diomède Catroux (1916-2008), homme politique, député de Maine-et-Loire puis des Alpes-Maritimes et secrétaire d’État à l’Air puis à l’Armement dans les années 1950 et 1960.

Georges Catroux a été marié trois fois. Le , il se marie avec Marie Pérez, une Oranaise, fille d'un ancien maire de Mascara, qui lui donne deux fils. Opposé à ce mariage, son père n’y assiste pas[2]. Après son décès[3], il se remarie le avec Marguerite Jacob (1881-1959), fille d'un syndic des agents de change, dont il a deux fils : André et René[2]. Divorcée d'Hippolyte de Peyronnet puis du général Gaston d'Humières[4],[5], elle est apparentée à Jean Cocteau[6]. Le , il épouse Frances Dellschaft, femme de lettres (sous le nom de Francès de Dalmatie) de nationalité américaine (1923-2012), fille de Frederick Dellschaft, industriel du pétrole, et de Marthe Chaumont, mariée en premières noces en 1947 avec Jean-de-Dieu Reille-Soult, marquis de Dalmatie, dont elle a divorcé en 1962[2],[7].

La comédienne Hélène Duc, reconnue Juste parmi les nations, était l'épouse du diplomate et dramaturge René Catroux[8], l’un des fils de Georges Catroux. Un de ses petits-fils, François Catroux, décorateur, épouse en 1968 Betty Saint.

Décorations[modifier | modifier le code]

Placard[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Ordre national du Merite GC ribbon.svg
Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Ordre du Merite combattant Commandeur ribbon.svg
Ordre du Merite Saharien Commandeur ribbon.svg Palmes academiques Commandeur ribbon.svg Ordre des Arts et des Lettres Commandeur ribbon.svg Medaille des Evades ribbon.svg
Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg World War I Victory Medal ribbon.svg Medaille commemorative du Maroc ribbon.svg
Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg Medaille commemorative de Syrie-Cilicie (Levant) ribbon.svg Ordre du Dragon d'Annam (par le Gouvernement Francais) GC ribbon.svg Us legion of merit officer rib.png

GER Bundesverdienstkreuz 8 Grosskreuz bes Ausf.svgGrand Crest Ordre de Leopold.pngCruz del Mérito Militar con distintivo blanco.pngKHM Ordre Royal du Cambodge - Grand Croix BAR.png

ITA OMRI 2001 GC-GCord BAR.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Décorations françaises, des colonies françaises ou interalliées
Décorations étrangères

Publications[modifier | modifier le code]

  • Dans la bataille de la Méditerranée (1950)
  • J’ai vu tomber le rideau de fer (1951)
  • Lyautey le Marocain (1952)
  • Deux missions au Moyen-Orient, 1919-1922 (1958)
  • Deux actes du drame indochinois (1959)

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La présidence du conseil est assuré par Philippe Pétain alors que le général Weygand est ministre de la Défense nationale, l'amiral Darlan ministre de la Marine et Albert Rivière ministre des Colonies.
  2. a, b et c Arnaud Chaffanjon, Les Grands maîtres et les grands chanceliers de la Légion d'honneur: de Napoléon Ier à François Mitterrand, Éditions Christian, 1983, 271 pages, p. 129 (ISBN 2864960125).
  3. Claude Mauriac, Quand le temps était mobile: chroniques, 1935-1991, Bartillat, 2008, 343 pages, p. 51 (ISBN 2841004279).
  4. Les Cahiers d'histoire sociale: revue trimestrielle de l'Institut d'histoire sociale, n° 19-20, Institut d'histoire sociale, Paris, L'A.E.P.I., 2002.
  5. Henri Temerson, Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année, Hachette, 1956, p. 74.
  6. Jean Cocteau, Le Passé défini, vol. 4, présentation de Pierre Chanel, Gallimard, 2006, 416 pages, p. 21.
  7. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, vol. 14, 1964, p. XI.
  8. M-Ali Haroun, La 7e wilaya: la guerre du FLN en France, 1954-1962, Seuil, 1986, 522 pages, p. 228 (ISBN 202009231X).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Lerner, Catroux, préface de Jean Lacouture, Albin Michel, 1990.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Grand chancelier de la Légion d'honneur
( - )
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