François Missoffe

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François Missoffe
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Fonctions
Député de la 24e circonscription de Paris
11 juillet 196826 juillet 1974
Législature 4e et 5e (Ve République)
Groupe parlementaire UDR
Prédécesseur André Roulland
Successeur Hélène Missoffe
Ministre de la Jeunesse et des Sports
8 janvier 196630 mai 1968
Gouvernement Pompidou III et IV
Prédécesseur Maurice Herzog
Secrétaire d'État
Successeur Roland Nungesser
Ambassadeur de France au Japon
26 août 19647 janvier 1966
Prédécesseur Étienne Dennery
Successeur Louis de Guiringaud
Ministre des Rapatriés
28 novembre 196223 juillet 1964
Gouvernement Debré
Pompidou I
Prédécesseur Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État au Commerce intérieur
24 août 196128 novembre 1962
Gouvernement Debré
Pompidou I
Député de la 24e circonscription de Paris
9 décembre 195824 septembre 1961
Législature 1re (Ve République)
Groupe parlementaire UNR
Prédécesseur circonscription créée/
Successeur Jean de Préaumont
Biographie
Date de naissance 13 octobre 1919
Lieu de naissance Toulon (Var)
Date de décès 28 août 2003 (à 83 ans)
Lieu de décès Rouen (Seine-Maritime)
Parti politique UNR
Profession Industriel

François Missoffe, né le 13 octobre 1919 à Toulon (Var) et mort le 28 août 2003 à Rouen (Seine-Maritime), est un homme politique français.

[modifier] Carrière

Fils de l’amiral Jacques Missoffe, il est élevé au Prytanée national militaire de La Flèche.

À l’instar de ses frères Jean-Pierre et Dominique, qui rejoignent la France libre à Londres dès 1940[1], il s’engage dans les Forces françaises libres. Il accompagne Jean Sainteny en Indochine, occupée par les Japonais, et est détenu quelques semaines[2]. Il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et la médaille de la Résistance.

Il entame ensuite une carrière professionnelle dans l'industrie et est nommé administrateur de la société Astra.

En 1949, il prend la première carte d’adhésion du Rassemblement du peuple français[3].

Élu député de Paris dans le 17e arrondissement en 1958, il est secrétaire d'État chargé du Commerce intérieur dans le gouvernement de Michel Debré, puis dans le premier gouvernement de Georges Pompidou (1961-1962). Il lance à ce poste une campagne pour faire baisser le prix de la viande bovine, sous le slogan « Suivez le bœuf »[4].

Il devient ensuite secrétaire d’État chargé des Rapatriés dans le deuxième gouvernement de Georges Pompidou, jusqu’au 23 juillet 1964, date à laquelle sa mission d’accueil d'un million de rapatriés est achevée[4]. Il est alors nommé ambassadeur de France au Japon à la place d’Étienne Dennery.

En 1966, remplacé à Tokyo par Louis de Guiringaud, il revient comme ministre de la Jeunesse et des Sports, de 1966 à 1968, dans les troisième et quatrième gouvernements Pompidou. C’est la première fois que la Jeunesse et les Sports ont un ministère de plein exercice, Maurice Herzog, auquel il succède, n’étant que secrétaire d'État. L'objectif de sa politique est de faire émerger « les besoins et les aspirations » de la jeunesse. L'opération est appuyée par une campagne médiatique axée sur la télévision de l'ORTF et animée par Étienne Mougeotte, Michel Péricard ou Yves Mourousi. Mais les orientations politiques de cette opération apparaissent rapidement pour les organisations de jeunesse[5].

Le 8 janvier 1968, lors de l’inauguration de la piscine du campus de Nanterre, il est pris à partie par les étudiants au sujet de son Livre blanc sur la jeunesse, et rencontre pour la première fois Daniel Cohn-Bendit, qu’il refuse d’expulser après cet incident, considéré comme un prélude à mai 1968[4].

En 1968, il retrouve son siège de député de Paris, qu’il a déjà occupé de 1958 à 1961, n'ayant en revanche pas siégé lors de ses deux réélections de 1962 et de 1967 en raison de ses fonctions ministérielles.

Chargé de mission temporaire à partir de 1973 auprès du ministre des Affaires étrangères, il effectue différentes missions en Asie. Pour cette raison, il cède, en 1974, son siège à sa femme, Hélène Missoffe, née de Mitry, fille de Marguerite de Wendel et du comte Emmanuel de Mitry[3], qui est sa suppléante.

Il est le père de huit enfants, dont Françoise de Panafieu et Alain Missoffe, et le beau-frère de Jean François-Poncet. Il a été élevé au rang de Grand officier de la Légion d’honneur.

[modifier] Références

  1. Jean Missoffe et Dominique Missoffe dans la liste des Français libres.
  2. François Missoffe : Hanoï, dernière étape de la Libération.
  3. a et b Philippe Lançon, « La chiraquienne en rage », Libération, 6 juin 1997.
  4. a, b et c Hervé Nathan, « Décès de François Missoffe », Libération, 29 août 2003.
  5. Laurent Besse, « Un ministre et les jeunes : François Missoffe, 1966-1968 », Histoire@Politique, 2008/1, no 4.


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