Georgi Mikhailov Dimitrov
Georgi Mikhailov Dimitrov (Георги Димитров), né le 18 juin 1882 dans le village de Kovatchevtsi près de Pernik (région minière non loin de Sofia) et mort le 2 juillet 1949 au sanatorium de Barvikha près de Moscou, est un dirigeant communiste bulgare.
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Biographie [modifier]
Entre-deux guerres [modifier]
Révolutionnaire dans l'âme dès l'adolescence, Dimitrov est un des meneurs de l'insurrection communiste de 1923 contre Alexandre Tsankov. Après l'échec de l'insurrection, Dimitrov quitte la Bulgarie pour l'Union soviétique d'où il continue la lutte pour la cause communiste.
En 1933, il est arrêté à Berlin sous le prétexte de complicité dans l'incendie du Reichstag. Il se défend des accusations et réplique en accusant ses accusateurs : ce procès lui vaudra une renommée mondiale, Allemagne comprise. « Il ne reste qu'un homme en Allemagne, disait-on alors, et cet homme est un Bulgare »[1].
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Après avoir été acquitté, il regagne l'URSS, qui lui confère la citoyenneté soviétique. Dimitrov est secrétaire général du Komintern de 1934 à sa dissolution en 1943. Le 17 juillet 1942, il lance, à la radio soviétique, un appel pour la constitution d’un « Front de la patrie » regroupant tous les opposants à la collaboration de la Bulgarie avec l’Axe. Ce Front regroupera des communistes, des agrariens et des nationalistes anti-allemands, comme Kimon Georgiev.
Carrière politique bulgare [modifier]
En 1944, il retourne sur le territoire du royaume de Bulgarie occupé par l'Armée rouge et prend la direction du Parti communiste bulgare. Il succède à Kimon Georgiev comme Premier ministre en 1946, tout en conservant sa citoyenneté soviétique et en restant secrétaire général du Parti communiste bulgare. La République populaire de Bulgarie est formée, conformément à Yalta et Potsdam qui met fin au régime monarchique collaborationniste existant.
Stalinien, il pratique la dictature du prolétariat : épuration des nazis à la Libération, élimination des opposants par tous les moyens (« procès », déportations, exécutions), création de 150 camps de concentration dans toute la Bulgarie et surveillance étroite d'une population rendue craintive.
Il meurt en 1949 au sanatorium de Barvikha, près de Moscou, alors qu'il y suivait un traitement médical. L'accélération soudaine de sa maladie semble suspecte. Il est alors embaumé et un mausolée lui est en urgence édifié au cœur de Sofia. Après la chute du communisme en Bulgarie, son corps est enterré en 1990 dans le cimetière central de Sofia, puis le mausolée est détruit en 1999.
Hommage [modifier]
Un chant communiste grec, Μαύρα κοράκια (Mavra Korakia) lui est en partie consacré, décrivant son procès et « son chemin vers la potence ».
Notes et références [modifier]
- Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem, page 306 de l'édition Folio, page 338 de l'édition Folio Histoire.