Jean-Guillaume de Winter

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Jean-Guillaume de Winter
ou Jan Willem de Winter
Image illustrative de l'article Jean-Guillaume de Winter

Naissance 23 mars 1761
Kampen (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas)
Décès 2 juin 1812 (à 51 ans)
Paris
Origine Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Grade Général de brigade
maréchal du Royaume de Hollande
Distinctions comte d'Empire
grand officier de la Légion d'honneur

Jean-Guillaume de Winter (Jan Willem de Winter, 1761-1812) est un amiral néerlandais des guerres de la Révolution et de l'Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît le 23 mars 1761 à Kampen et devient officier de marine.

De Winter se lie au parti patriote qui s'oppose violemment à la politique du stathouder Guillaume V d'Orange-Nassau, mais l'aide prussienne permet au stathouder de se défaire des patriotes en 1787, entraînant leur exode massif. Approuvant la Révolution française, Jean-Guillaume de Winter se réfugie alors en France.

En 1795, il rentre dans les provinces néerlandaises dans l'armée de Pichegru avec le grade de général de brigade ; il s'illustre lors de la capture de la flotte hollandaise au Helder, lorsque Pichegru l'envoie à pied avec des troupes sur la mer gelée prendre possession de 15 vaisseaux de guerre hollandais immobilisés par la glace - l'hiver 1794-95 est notablement rude[1]. Il devient en 1798 ministre plénipotentiaire de la République batave à Paris. Louis Bonaparte, devenu roi de Hollande, le fait maréchal, comte (en Hollande), et commandant en chef de ses armées de terre et de mer.

Napoléon le nomme successivement grand officier de la Légion d'honneur, inspecteur général des côtes de la mer du Nord, commandant en chef de des forces navales réunies au Texel, et enfin comte d'Empire.

Il tombe malade en 1812 et doit transmettre le commandement en chef à l'amiral Ver-Huell.

Jean-Guillaume de Winter, comte de Huessen, meurt le 2 juin 1812 à Paris. Il est inhumé au Panthéon de Paris, mais son cœur est conservé dans un vase, dans l'église de Bovenkerk, dans sa ville natale de Kampen. Bien qu'il y fut honoré, son attitude lui a valu d'être considéré comme un traître aux Pays-Bas[2].

Source[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Climat. Yves Chenal.
  2. Edouard Leduc, Dictionnaire du Panthéon de Paris, Éditions Publibook,‎ 2013, p. 294