Bort-les-Orgues

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Bort-les-Orgues
Vue sur la ville et les Monts Dore depuis les orgues.
Vue sur la ville et les Monts Dore depuis les orgues.
Blason de Bort-les-Orgues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Bort-les-Orgues
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Val et plateaux bortois
Maire
Mandat
Nathalie Delcouderc-Juillard
2014-2020
Code postal 19110
Code commune 19028
Démographie
Gentilé Bortois
Population
municipale
2 887 hab. (2011)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 06″ N 2° 29′ 53″ E / 45.4017, 2.4981 ()45° 24′ 06″ Nord 2° 29′ 53″ Est / 45.4017, 2.4981 ()  
Altitude Min. 403 m – Max. 788 m
Superficie 15,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bort-les-orgues.com
Lac du barrage de Bort-les-Orgues
Vue du haut du barrage de Bort-les-Orgues
Les orgues de Bort-les-Orgues

Bort-les-Orgues (Bòrt en occitan) est une commune française du département de la Corrèze, dans la région Limousin, en France.

Ses habitants sont appelés les Bortois et Bortoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Massif central à 28 km au sud-est d'Ussel, 83 km au nord-est de Tulle, 77 km au nord d'Aurillac et à 79 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand. La ville est frontalière du Cantal.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bort-les-Orgues est situé sur la Dordogne. Le barrage de Bort-les-Orgues se trouve sur ce fleuve et a fortement modifié la physionomie de la commune et celle de sa proche région, lors de sa construction en 1952. Plusieurs villages ont été engloutis à cette occasion, Port-Dieu en est un exemple. L'anthropologue Armelle Faure vient de publier une étude fouillée sur le sujet où elle confirme que « Port-Dieu est devenu un lieu presque mythologique[2] ». Les autres cours d'eau présents sur la commune sont la Grande Rhue, le Soulou, la Tialle et le ruisseau de Cheylade. L'impressionnant barrage mis en eau en 1952 (119 m de haut, 390 m de développement en crête, 80 m d'épaisseur à la base) enrichit le patrimoine local. Il entreprend de dompter la fougueuse Dordogne et est le réservoir de quatre barrages situés en aval : Marèges, L'Aigle, le Chastang et Argentat. Sa retenue de 1400 ha sur 21 km de longueur, partiellement aménagée pour les loisirs, ajoute les plaisirs de l'eau à ceux de la montagne.

Transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A89 par la sortie sortie 23 Ussel-Ouest située sur la commune de Saint-Angel à 28 km au nord-est.
La RD 979 (anciennement RN 679) qui part de Limoges aboutit sur la commune avant de prendre le nom de RD 679 en direction de Saint-Flour. La RD 922 (anciennement RN 122) qui relie, en Auvergne, Laqueuille à Aurillac ne traverse la Corrèze et le Limousin que sur la commune.

La ville se trouvait sur la ligne de chemin de fer Bourges - Miécaze mais cette ligne est totalement désaffectée entre la gare de Bort-les-Orgues et Eygurande-Merlines depuis sa fermeture. Toutefois, le Gentiane express est un circuit touristique qui reprend partiellement l'ancienne ligne Bort-les-Orgues - Neussargues et les TER Limousin et Auvergne restent présents via des lignes d'autocar.

Les aéroports les plus proches sont Clermont-Ferrand[3] et Aurillac[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bort-les-Orgues (Corrèze) 3.svg Les armes actuelles de la ville sont « d'azur à trois flanchis d'argent ».

Les anciennes :

Bort-Les-Orgues 2.svg D'or, au sautoir denché de gueules. Malte-Brun, la France illustrée (1882).

Blason ville fr Bort-les-Orgues (Corrèze).svg D'azur, à trois bandes ondées d'or. Rapportées également par Malte-Brun.

Les origines[modifier | modifier le code]

La commune s'appelait Bort et a pris le nom de Bort-les-Orgues en 1919. À l’époque de Jules César, la région était peuplée par la tribu des Lémovices, dont l’appellation est à l’origine des noms Limousin et Limoges. Après avoir été sous le contrôle des Wisigoths, le Limousin est récupéré par les rois francs au VIIe siècle. Au XIIe siècle, le Limousin passe brièvement sous la domination des anglais. En 1889, la ville de Bourganeuf est la première à bénéficier de l’électricité en France. La région Limousin est officiellement créée en 1972.

À l'Auvergne, Bort emprunte ses magnifiques paysages. La ville se place sur un sillon houiller datant de l'ère primaire. À 860 m d'altitude, sur deux kilomètres de longueur et 80 mètres de hauteur, les orgues d'âge incertain issues d'une coulée de phonolite venant du Cantal dominent majestueusement la ville blottie à leur pied (430 m). Le regard embrasse un vaste panorama : l'imposant massif du Sancy, la masse gigantesque du Cantal, le plateau de l'Artense ou "pays des pierres", les splendides vallées glaciaires au fond large et plat, aux versants abrupts.

La devise de Bort est : "Extremis finibus Lemovicensium et Arvernorum" (aux confins des territoires limousin et arverne). Les Romains, vainqueurs des Gaulois, construisirent une voie entre Clermont et Limoges qui passait par Bort.

L'ordre chrétien se substitua à l'ordre romain et laissa le long de la Dordogne un chapelet de superbes églises romanes. Les Bénédictins créèrent un prieuré au Xe siècle. Le plus connu d'entre eux, Pierre de Balzac (fin XVe siècle), accrut l'église de Bort, fit construire un pont sur la Dordogne et mit en place une horloge. Aussi, l'église de Bort, édifiée entre le XIIe et le XVe siècle, associe-t-elle les styles roman et gothique. Elle est placée sous le double patronage de Saint Germain, patriarche de Constantinople, et de Saint-Remède, évêque de Gap. Les reliques de ces deux prélats auraient été ramenées de Constantinople lors de la IVe Croisade (1204). Parmi les Croisés figuraient sans doute deux chevaliers de l'illustre famille de Bort/Lestrange qui, en 1370, abandonna son château de Ribeyrolle pour celui de Pierrefitte.

Bort s'émancipa tardivement de la tutelle de ses prieurs : les institutions consulaires s'installèrent seulement à la fin du Moyen Âge. Les habitants obtinrent de Charles VII le droit de construire des fortifications, ce qui fut entrepris en 1438. Avec la paix revenue, les activités reprirent ; des châteaux se bâtirent, comme celui de Pierrefitte à l'allure encore médiévale, et celui de Val, annonçant la Renaissance. Les guerres de religion ensanglantèrent la région au XVIe siècle ; Bort reçut la visite des Huguenots et paya sans doute une rançon pour éviter le pillage (1569).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Bort, rattachée au diocèse de Limoges jusqu'en 1801, profita des libéralités de l'intendant Turgot pour être reliée directement par la route à la capitale du Limousin (fin XVIIIe siècle).

À cette époque, les marchés prospérèrent. Traditionnellement ville commerciale, Bort se métamorphosa en ville manufacturière au XIXe siècle. Certes l'activité de production n'était pas nouvelle. Dès le XIVe siècle, les sabotiers profitèrent de l'abondance des forêts pour fabriquer des galoches. Au XVIIIe siècle, les pays viticoles, grands consommateurs de fûts et barriques, se ravitaillaient en bois de Haute Corrèze ; la Dordogne véhiculait de nombreux trains de bûches. Trois activités surtout occupèrent une main d'œuvre abondante : la chapellerie (l'entreprise des frères Mègemond employait 400 personnes vers 1890), le moulinage de la soie à la Cascade (700 femmes y travaillaient à la fin du Second Empire) et le cuir. Pendant des siècles, les petits tanneurs bortois trempèrent leurs peaux dans la Dordogne. Ils furent ensuite les victimes de la concentration industrielle qui assura l'essor des Tanneries de Bort au XXe siècle. En 1932, une maroquinerie, la S.O.C.O., acheva de faire de Bort " une cité du cuir ". Une entreprise de confection textile, implantée dans les années 1970, offrit aussi de nombreux emplois jusqu'à ces dernières années (le groupe Bidermann possédait un site de production sur la commune). Ce travail industriel florissant assura une augmentation de la population bortoise qui s'installa le long des grands axes de communication (quartier de la gare, par exemple).

Un important effort a été mené à la fin du XXe siècle, pour développer autour de la retenue un pôle touristique (camping, gites, piscine, embarcadères), en relation avec la commune de Lanobre dans le Cantal, dont la population et l'activité se sont accrues en raison de sa proximité avec Bort.

Au début de ce XXIe siècle, Bort n'a pas trouvé de relais d'activité économique qui soit suffisant pour faire face à sa désindustrialisation.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune tire ses revenus du barrage proche et du tourisme lié au lac de retenue.

Les tanneries, dont la marque Le Tanneur est le dernier représentant, ont fait les beaux jours de la ville.

La commune accueille sur son territoire un site de production du pôle environnement du groupe Plastic Omnium.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1944 1945 Albert Sardain . .
1945 1959 Henry Pallut . .
1959 1964 Joseph Lachaze . .
1964 1971 Jean-Baptiste Papon . .
1971 1983 Roger Guillard . .
mars 1983 mars 2001 Jean-Pierre Dupont RPR Président du conseil général de la Corrèze
et député de la Corrèze
mars 2001 mandat en cours[5] Nathalie Delcouderc-Juillard PS Conseillère régionale du Limousin

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 723 1 792 2 125 2 159 2 291 2 337 2 367 2 322 2 559
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 511 2 554 2 712 2 693 3 092 3 532 3 671 3 858 3 878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 698 3 977 3 821 3 466 3 664 3 715 4 031 5 086 5 425
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 115 4 937 5 075 4 509 4 208 3 534 3 260 2 887 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby[modifier | modifier le code]

L'Amicale sportive bortoise (AS Bortoise oo AS Bort-les-Orgues) est un club français de rugby créé en 1904, qui évolue en Fédérale 3 depuis la saison 2006-2007. La particularité de l'AS Bort est d'être située dans la région Limousin tout en étant affiliée au comité de l'Auvergne.

Les joueurs célèbres passés par le club sont François Lombard, Amédée Domenech dit "Le Duc" (saison 1950-51), Roger Bastié (saison 1950-51), Noël Baudry...

Tennis[modifier | modifier le code]

Club disposant de 4 terrains extérieurs dont 2 de terre battue. Le club porte le nom : "ASB tennis".

Autres[modifier | modifier le code]

Cette petite commune corrézienne dispose aussi d'un club de karaté, d'un club de football, de handball, de badminton et en association avec les communes voisines d'un club de judo et de tennis de table. Bien que plus d'une centaine d'associations sportives y soient recensées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-François Marmontel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bort-les-orgues, un barrage dans l'histoire, Textes de Alexandre Pau, Préface de François Hollande, Éditions Privat, juin 2011
  • Bort-les-orgues, les mots sous le lac, Textes de Armelle Faure et photographies de Aléaïde Maisonabe, Éditions Privat, septembre 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]