Hanoï

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Hanoï
(anciennement Tống Bình, Đông Đô, La Thành, Đại La et Thăng Long)
Le pont Paul-Doumer, Bến Đục, la tour de la Tortue sur le lac Hoan Kiem, la temple de la Littérature le mausolée de Hô Chi Minh, l'opéra de Hanoï.
Le pont Paul-Doumer, Bến Đục, la tour de la Tortue sur le lac Hoan Kiem, la temple de la Littérature le mausolée de Hô Chi Minh, l'opéra de Hanoï.
Administration
Pays Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Statut administratif Capitale (Thủ Đô)
Subdivision divisée en 10 arrondissements, 18 districts suburbains et 1 municipalité suburbaine
Secrétaire du PCC Phạm Quang Nghị
Maire
Mandat
Nguyễn Thế Thảo
2008 -
Démographie
Population 6 232 940 hab. (2009)
Densité 1 864 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 02′ N 105° 51′ E / 21.033, 105.85 ()21° 02′ Nord 105° 51′ Est / 21.033, 105.85 ()  
Superficie 334 470 ha = 3 344,7 km2
Localisation

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Hanoï

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Hanoï
Liens
Site web http://hanoi.gov.vn

Hanoï (en vietnamien Hà Nội, c'est-à-dire « la ville au-delà du fleuve » ; Hán tự : 河内) est la capitale du Viêt Nam, située au nord du pays sur les rives du fleuve Rouge (Sông Hồng). En 2004, sa population est estimée à plus de trois millions d'habitants[1]. Ces derniers sont appelés les Hanoïens. Mais la ville n'est pas la plus grande du Viêt Nam : elle est largement dépassée par Hô-Chi-Minh-Ville, qui reste toujours le poumon économique du pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hanoi vu par le satellite Spot en 2002.

Hanoï se trouve sur le Delta du Fleuve Rouge qui charrie ses eaux boueuses vers le golfe du Tonkin, à une altitude inférieure à celui-ci, ce qui la rend vulnérable aux inondations.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom varia au cours des siècles : Kecho, Dai La, Thang Long, Dong Kinh (du chinois 東京 (dong jing), signifiant « capitale de l'Est »), qui fut latinisé en Tonkin. Le nom de Tonkin désigna ensuite la province entourant la ville, c'est-à-dire le Nord du Viêt Nam actuel. Le nom Thăng Long est encore parfois utilisé de nos jours comme nom littéraire et poétique de la ville ; il signifie « dragon qui se dresse », contrairement à Ha Long (« dragon qui descend »). Le nom vietnamien de la ville se décompose en : (« cours d'eau ») et ņôi (« entre »), donc Hanoï est donc « [la ville] entre les cours d'eau »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Hanoï fut fondée par le roi Ly Thai To en 1010. Elle devint la capitale de l'Indochine française de 1902 à 1953, puis celle de la République démocratique du Viêt Nam de 1954 à 1976, et enfin de la République socialiste du Viêt Nam depuis cette date.

La dernière prise d'armes de l'histoire de la France à Hanoï a lieu le 8 octobre 1954 au stade Mangin[3], après soixante-quinze ans de colonisation. Elle est commandée par le général Massu[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de la Banque de l'Indochine conçue par l'architecte Félix Dumail dans les années 1930.

C'est l'empereur Gia Long qui, depuis sa capitale installée à Hué, a reconstruit la citadelle en 1805 selon des plans inspirés par Vauban. La concession française, établie en 1875, devint en 1884 la capitale du Tonkin et, en 1902, la capitale de l'Indochine française. À ce titre, elle fut l'objet d'un véritable projet urbain colonial fondé sur le concept de la ville-jardin, valorisant les nombreux lacs qui marquent l'identité paysagère de Hanoï[5].

Il existe une importante communauté occidentale et un quartier (Tay Ho) peuplé quasi exclusivement d'occidentaux. À la suite de la libéralisation progressive de l'économie et à l'ouverture relative du pays à la fin des années 1990, quelques Français notamment s'y sont installés pour lancer leur activité dans le négoce ou la restauration.

La ville compte également un lycée français et deux écoles américaines.

Certains quartiers ou rues entières sont spécialisées dans une activité donnée, par exemple le textile, la chaussure, l'ameublement, ou les confiseries et cadeaux de mariage (quartier des 36 guildes). Cette spécialisation s'est développée non pas en zones industrielles périphériques mais au cœur même de la cité.

La capitale du Vietnam se divise en quatre grands quartiers : Ba Dinh à l’ouest, Hoan Kiem (ex Petit Lac) au centre, Hai Ba Trung (ex quartier de la gare ou Boulevard Gambetta)– nommé ainsi en l’honneur des sœurs Trung qui défendirent la ville contre les Chinois au Ier siècle – et Dong Da au sud-ouest.

Le 1er août 2008, la superficie de Hanoï a triplé, à la suite de l'intégration de districts périphériques à la ville de Hanoï. À cette occasion, la population de la ville a doublé.

Culte[modifier | modifier le code]

Catholique 

Hanoï est le siège de l'archidiocèse d'Hanoï fondé en 1960, héritier du vicariat apostolique du Tonkin, érigé en 1659.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Hanoï est desservie par l'aéroport international de Nội Bài, qui comprend deux terminaux, l'un pour les vols internationaux, l'autre pour les vols domestiques. Des projets sont en cours de définition afin de transformer l'aéroport de Gia Lâm, beaucoup plus proche du centre de Hanoï que Nội Bài, en terminal dédié aux vols domestiques. [réf. nécessaire]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Hanoï est le terminus pour le transport passager des trains de la ligne de chemin de fer Nord-Sud, ainsi que des trains desservant les villes Nord-Est du Viêt Nam, dont Lào Cai, gare la plus proche de Sa Pa. À partir de la gare centrale de Hanoï, il est également possible de se rendre à Pékin avec un changement de train à la frontière sino-vietnamienne.

Liaisons par autocars[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes d'Asie du Sud-Est, il existe de nombreuses compagnies de autocar qui desservent Hanoï.

C'est le moins cher des moyens de transport. Comme dans tous les pays du Sud, réseau dense de communications par minibus ou bus. À part la N1 et quelques tronçons qui s'y rattachent, la qualité des routes et de la conduite du chauffeur varie de l'acceptable au pire. Comme en montagne, on parle en heures de route plutôt qu'en kilomètres. - Les bus vietnamiens se sont modernisés et sont de plus en plus aux normes internationales. - Les bus express restent lents mais sont plus rapides que les bus locaux, qui s'arrêtent partout à la demande. - Inconvénient notable : les gares routières sont presque toujours situées en périphérie des villes. Il faut donc souvent prendre un taxi pour s'y rendre, ce qui revient à doubler le prix du billet...

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Réseau de bus[modifier | modifier le code]

La course de bus à Hanoï est très bon marché avec 5 000 dongs la course en 2014 à payer une fois dans le bus et les véhicules sont climatisés. Il existe un plan de réseau officiel disponible au terminus central, toutefois les trajets et arrêts peuvent varier selon les fantaisies des conducteurs. Les arrêts de bus ne sont pas toujours très visibles. En 2007, un bureau d'urbanistes travaillait à la réorganisation et au recensement des lignes et arrêts existants.

Taxis[modifier | modifier le code]

Il y a de nombreuses compagnies de taxi, toutes avec des tarifs différents. Les clients sont pris en charge sur la rue, à des stations de parcages qui sont réservées aux taxis ou sur commande par téléphone à la centrale. La plupart des véhicules sont équipés de compteurs, mais il n'est pas rare qu'ils soient truqués, commandés manuellement. Le prix de la course peut également se négocier avant. Il existe 2 compagnies de taxi officielles avec les prix indiqués dans la voiture et équipées d´un compteur : Hanoi tourist et taxi mai linh

Motos taxis (xê ôm)[modifier | modifier le code]

On trouve des xê ôm (prononcez sê ôm) à chaque coin de rue. Les conducteur attendent les clients souvent aux carrefours, sur ou à côté de leur moto et essaient de convaincre de potentiels clients de prendre une course avec eux. Comme pour tout au Vietnam, le prix se négocie et peut également avoir changé au moment de payer…

Cyclo[modifier | modifier le code]

Les habitants locaux ne se déplacent plus vraiment en cyclo et leur préfèrent les taxi-motos, plus rapides. Les cyclos restent donc un moyen de visiter la ville pour les touristes. On les trouve principalement près des lieux touristiques (lac Hoan Kiem, vieux centre…). Beaucoup d'hôtels organisent des tours en cyclo.

Futur métro de Hanoï[modifier | modifier le code]

Un projet de construction d'un métro est en cours[6].

Économie[modifier | modifier le code]

La capitale du Viêt Nam vit une métamorphose qui se lit aujourd'hui dans sa structure même. Plus de 15 000 entreprises étrangères se sont installées sur le territoire grâce à de nombreux avantages fiscaux proposés par le gouvernement — toujours communiste. Résultat ? La ville attire 20 000 nouveaux migrants chaque année et ne cesse de s'agrandir. En 2008, elle a absorbé la province de Hà Tây, triplant ainsi sa superficie. En 2012, c'est 800 nouveaux projets de bureaux et zones industrielles qui devraient voir le jour.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2000, la ville comptait 1,7 millions d'habitants. En 2010, 2,8 millions et en 2020, elle devrait en compter 4,1 millions (population de la ville, constatée et projetée par les Nations unies).

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Hanoï, comme le reste du Viêt Nam, est connue pour sa gastronomie. Les principales spécialités de la ville sont, entre autres, les nems de Hanoï, la soupe (appelée phở), les beignets de crevettes et beignets de calamar.

Événements[modifier | modifier le code]

Du 28 juillet au 4 août 2012, la ville a accueilli le congrès mondial d'espéranto.

Principales curiosités de la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages et accords de coopération[modifier | modifier le code]

Photographies de Hanoï[modifier | modifier le code]

Instituts et universités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source
  2. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  3. Georges Fleury, La Guerre en Indochine, éd. Perrin, Paris, 2e édition, 2003, p. 7
  4. Commandant en chef des troupes d'évacuation
  5. Christian Taillard[réf. nécessaire] (directeur de recherche au CNRS).
  6. Mise en chantier de la première ligne de métro de Hanoi

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Papin, Histoire de Hanoi
  • Paula Delsol, Adieu et merci
  • Yveline Feray, Dix mille printemps
  • Régine Deforges, Rue de la Soie
  • Joan-Daniel Bezsonoff, Les rambles de Saigon
  • Lucien Bodard, La guerre d'Indochine
  • Pierre-Richard Féray, Le Viêt-Nam, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ 2001
  • Pierre Clément, Nathalie Lancret (dir.), Hanoï, le cycle des métamorphoses, Cahiers de l’IPRAUS, Éditions Recherches, 2001. (ISBN 978-2-86222-038-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]