Charles Pierre Claret de Fleurieu

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Charles Pierre Claret de Fleurieu
Portrait de Charles Pierre Claret de Fleurieu
Portrait de Charles Pierre Claret de Fleurieu

Naissance
Paris
Décès (à 81 ans)
Paris
Nationalité Française
Famille Frère du botaniste Marc Antoine Louis Claret de La Tourrette

Bâtiments l'Isis
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Hommage Péninsule Fleurieu
Autres activités Membre de l'Institut de France,
Sénateur (Premier Empire)

Charles Pierre Claret, Comte de Fleurieu est un explorateur, un hydrographe et un homme politique français, né le à Lyon et mort le à Paris. Il fut notamment ministre de la marine sous Louis XVI, membre de l'Institut de France.

Il est le frère du botaniste Marc Antoine Louis Claret de La Tourrette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dernier de neuf enfants, il fut selon l'usage du temps destiné à l'état ecclésiastique[1] ; mais ayant montré de bonne heure de grandes dispositions pour les mathématiques, ses professeurs lui laissèrent prendre une direction qui résultait évidemment d'une vocation toute particulière.

A quatorze ans, il entra dans la marine[1].

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Engagé en tant que Garde-marine à la compagnie de Toulon dès l'âge de 13 ans et demi, le , il participa aux campagnes de la guerre de Sept Ans qui se termina en 1763, et prit ainsi part aux combats de Mahon, de Lagos, et des Sablettes ; ils lui valurent successivement les grades de brigadier à la compagnie des gardes de la marine, et d'enseigne de vaisseau[2].

Nommé le enseigne de port, il fut envoyé le 27 du mois à Paris pour étudier l'horlogerie de marine, concurremment avec le célèbre horloger Ferdinand Berthoud. Fleurieu s'était adjoint à cet effet Pingré, astronome[1].

Cette entreprise, que protégea de Choiseul, eut un plein succès. Ces horloges marines qu'il perfectionna avec Ferdinand Berthoud pour les expérimenter ensuite, furent l'objet de luttes sourdes avec Le Roy, horloger du roi. Finalement la confiance avait été accordée à Charles Pierre et Berthoud. Cette tâche était aussi un enjeu politique et scientifique majeur dans la course aux connaissances maritimes engagée avec l'Angleterre.

Ce fut donc à Fleurieu que l'on dut les premières montres marines fabriquées en France : les essais antérieurs de Julien Le Roy n'avaient produit que des instruments imparfaits[1]. Fleurieu lui-même en fit l'épreuve à bord de la frégate l'Isis qu'il commandait, pendant le voyage entrepris à ce dessein, par ordre de Louis XV, de l'automne 1768 au .

Lors d'une campagne en mer d'une année, il put tester la première montre marine à secondes inventée pour faciliter le calcul des longitudes. La montre pratiquement invariable indiquait l'heure d'après le moment du départ du bateau, comme s'il était resté à quai. Connaissant ensuite par l'astronomie l'heure réelle sur le bateau, on pouvait facilement déterminer sur la carte la position exacte du navire et sa longitude. Le résultat de ses observations fut publié en 1773 sous le titre Voyage fait par ordre du roi, pour éprouver les horloges marines. On peut citer également parmi ces œuvres majeures le Neptune du Nord ou encore l'Atlas du Cattegat et de la Baltique dont la rédaction lui prit 25 ans.

Nommé lieutenant de vaisseau le , puis inspecteur en second des cartes et plans de la marine, il fut promu inspecteur adjoint de l'académie de marine le . Présenté au roi, il fut nommé capitaine de vaisseau le et aussitôt après directeur des ports et arsenaux en janvier 1777, fonction créée en sa faveur par Louis XVI. Cette fonction consistait à gérer tout le matériel, les travaux et surtout le mouvement de la flotte. Charles-Pierre occupa ce poste pendant quinze ans.

C'est de cette place qu'il dirigea presque tous les plans d'opérations navales de la guerre de 1778 à 1783 contre l'Angleterre, comme ceux de toutes les campagnes de découvertes, telle celle de La Pérouse. Il fit aussi les plans de la guerre d'indépendance des États-Unis.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Nommé par le roi Ministre de la Marine et des Colonies le , il souhaitait, ainsi que le roi, séparer la Marine des Colonies, mais l'Assemblée fut d'un avis contraire et il démissionna le . Il fut alors nommé gouverneur du Dauphin Louis XVII. Sa présence aux Tuileries le 10 août 1792, où il était resté soutenir le roi, passa inaperçue.

Il avait 54 ans lorsqu'il épousa Aglaé-Françoise Deslacs d'Arcambal, dont il eut trois enfants, un fils mort jeune et deux filles dont Caroline (Madame de Saint-Ouen) assurera la descendance.

Fleurieu fut arrêté une première fois le 7 septembre 1793 pendant la Terreur. Il fut incarcéré dans la prison des Madelonnettes, rue des Fontaines-du-Temple. Son hôtel de la rue Taitbout fut mis sous scellés. Cette arrestation par le Comité de sûreté générale fut sans doute la conséquence d’une lettre envoyée par Louis XVI à l'Assemblée Nationale et publiée le 19 avril 1791 dans le Moniteur universel.

Dans cette lettre élogieuse, Louis XVI faisait une première demande de nomination de Claret de Fleurieu comme gouverneur du Dauphin. Des gravures avaient elles aussi été offertes par Louis XVI et le Dauphin à Fleurieu, au moment où il était au Temple.

Fleurieu fut rapidement relâché faute de preuves. En effet, la loi des suspects autorisant les arrestations préventives n'était pas encore effective. Le 7 décembre 1793, les comités révolutionnaires, mobilisés par la déclaration officielle de la Terreur le 5 septembre 1793, ne disposaient pas encore de support juridique.

Fleurieu fut assigné à résidence avec sa femme rue Taitbout. Le 21 avril 1794, les révolutionnaires revinrent l’arrêter avec sa femme munis d’un décret d'arrestation du Comité. Ils se rendirent alors compte qu'il y avait une erreur sur la personne, le mandat d'arrêt concernant le neveu de Charles Pierre : Jean-Jacques de Fleurieu. Les révolutionnaires envoyèrent jusque dans l'Ain chercher Jean-Jacques mais ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent rue Taitbout. Jean-Jacques Fleurieu restant introuvable, le 6 mai 1794, un ordre d'arrestation en bonne et due forme fut établi contre Charles-Pierre. Fleurieu et sa femme Aglaé, enceinte de deux mois, furent placés à la maison d'arrêt de la section révolutionnaire des piques.

Fleurieu était encore en prison trois mois après le 9 thermidor. Le 27 septembre 1793, il avait écrit un mémoire pour obtenir sa libération qui fut retrouvé chez des révolutionnaires. Son affaire fut mise en délibéré le 13 octobre 1794 et le couple relâché une semaine plus tard.

Il devint membre du Bureau des longitudes et de l'Institut après la démission de Monsieur de Bougainville en 1795. En 1797 (an V) il fut élu « député » (en fait membre de la Chambre haute, équivalent des actuels sénateurs français) au Conseil des Anciens sous le nom de Claret-Fleurieu. Il y resta deux mois avant d'en être exclu par le coup d'État du 18 fructidor an V.

Le Consulat et l'Empire[modifier | modifier le code]

Il devint membre du Conseil d'État le . Le , il signa un traité d'amitié et de commerce entre la France et les États-Unis à Morfontaine, avec Joseph Bonaparte. Il porta à cette occasion le titre de ministre plénipotentiaire.

Conseiller d'État le 4 nivôse an VIII[3], il présidait la section de la Marine (an IX-1805[3]) et assura à plusieurs reprises entre 1803 et 1804, l'intérim de la Marine. Il fut nommé intendant général de la maison de l'Empereur en date , et intendant général de la liste civile impériale le .

Le , il fut élu membre du Sénat conservateur et nommé Grand officier de la Légion d'honneur. Le , il fut nommé gouverneur du palais des Tuileries et du Louvre, le il prêta serment à l’Empereur.

Le il fut l'un des 7 sénateurs élus qui devaient entrer dans la composition du conseil d'administration du sénat pour l'année. Il fut nommé conseiller d'État à vie en 1808.

En 1808 il devint comte d'Empire. Le 7 septembre, Napoléon lui donna mission d'enquêter sur la défaite de Trafalgar.

Il mourut le d'une hémorragie cérébrale foudroyante, quelques secondes après avoir embrassé ses deux filles. En récompense de ses services, Napoléon Ier l'honora de funérailles nationales et voulut qu'il fût transféré au Panthéon de Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires sur la construction des navires, 1763 ;
  • Histoire générale des navigations de tous les peuples ;
  • Examen critique d'un mémoire publié par Mr Leroy, horloger du roi, sur l'épreuve des horloges propres à déterminer les longitudes en mer, et sur les principes de leur construction, Londres et Paris.
  • Voyage entrepris en 1768 et 1769 pour éprouver en.. les horloges marines (2 vols., Paris, 1773);
  • Une carte du grand Océan Atlantique est publiée en 1776
  • Découvertes des Français en 1768 et 1769 dans le sud-est de la Nouvelle-Guinée, et reconnaissance postérieure des mêmes terres par des navigateurs anglais qui leur ont imposé de nouveaux noms ; précédées de l'abrégé historique des navigations et des découvertes des Espagnols dans les mêmes parages, Paris, 1790, avec 12 cartes
  • Longitude exacte des divers points des Antilles, et de l'Amérique du Nord (1773);
  • Les Antilles, leur flore et faune (1774);
  • Le Neptune Américo-septentrional, 1780 ;
  • Découvertes des Français dans le Sud Est de la Nouvelle-Guinée en 1768 et 1769, Paris, 1790 ;
  • Précis de l'affaire relative à la dénonciation de Fleurieu, ministre de la marine, par un commis de la marine, Paris, 1791.
  • Voyage autour du monde par Étienne Marchand, précédé d'une introduction historique ; auquel on a joint des recherches sur les terres australes de Drake, et un examen critique de voyage de Roggeween, avec cartes et figures, Paris, ans VI-VIII, 4 vol.
  • Le Neptune des mers du Nord, 1794.
  • Histoire des aventuriers espagnols, qui conquérirent (sic) l'Amérique (1800).
  • Sous sa direction, rédaction par Rigobert Bonne du Neptune américo-septentrional, 1778-1780, et par Buache du Neptune du Cattégat et de la Baltique, 65 f., 1809
  • Il a aussi révisé la traduction de 1775 par Demeunier du Voyage de Phipps au pôle boréal, et rédigé les Notes géographiques et historiques imprimées en tête du voyage de La Pérouse.
  • Il est mort avant d'achever son Histoire générale des Navigations.

On lui doit aussi la rédaction du Voyage autour du monde fait pendant les années 1790 et 1792, par Étienne Marchand, an VI (1798).

Hommages[modifier | modifier le code]

Afin de lui rendre hommage, on a donné son nom à :

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Claret de Fleurieu.svg Armes des Claret de la Tourrette et de Fleurieu

D'argent, à la bande d'azur, ch. d'un soleil d'or.[5]

Supports 
deux aigles, au naturel.
Orn ext comte sénateur de l'Empire GOLH.svg
Blason Charles Pierre Claret de Fleurieu (1738-1810).svg
Armes du comte Claret de de Fleurieu et de l'Empire

Coupé, le premier parti d'azur au signe des comtes sénateurs et d'azur au soleil rayonnant d'or, accosté à sénestre en pointe d'un croissant versé d'argent, les pointes vers le canton, le deuxième de sinople au compas ouvert d'argent, les pointes dirigées à sénestre (vers le centre des astres) ; franc-quartier des comtes sénateurs.[6],[7]

Ou 
Coupé d'azur et de sinople ; sur l'azur, soleil d'or ; lune d'argent ; sur le sinople compas d'argent pointe tournée vers le centre des astres.[6]
  • Livrées : les couleurs de l'écu, le verd en bordure seulement[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Charles Pierre Claret de Fleurieu » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource) ;
  • « Claret de Fleurieu (Charles-Pierre, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] , passage CHRISTOPHE_CLAUDE ;
  • D'Ecmanville, « Fleurieu (Charles-Pierre, comte Claret de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. I,‎ 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF372738769) lire en ligne ;
  • "M. le Comte de Fleurieu" par M. Frédéric Chasseriau
  • Archives nationales (France), 2 JJ 92 à 103.
  • Delambre, Notice sur la Vie et les Ouvrages de M. le comte de Fleurieu. –
  • Discours sur Fleurieu par Raillon, 1810.
  • Notice sur Fleurieu par Salverte, s. d. et par. Chassériau, 1856.
  • Archives biographiques françaises, I, 403, p. 354-377
  • Bulletin des voyages, de la géographie et de l'Histoire, N° XXXVI, p. 373 par Eusèbe Salverte --
  • Annales des voyages, de la géographie et de l'Histoire Tom 4 de la 3e souscription, et 12e de la collection. Article du bulletin signé Eusèbe Salverte.
  • Annales maritimes coloniales, de la page 85 à la page 102 par le Chevaler Delambre. Recueilli par M. Bajot.
  • Recueil des traités d'alliance, de paix, et de trêve de Georg Friedrich Martens, Karl von Martens (1831).
  • L'observateur anglois, ou Correspondance secrète entre milord All'Eye et Milord Allear Publié 1779.
  • Journal de l'armée Navale, journal le Moniteur, Archives nationales de la marine.
  • Biographie nouvelle des contemporains [1787-1820]. De Antoine-Vincent Arnault page 170-171
  • Dernières années du règne et de la vie de Louis XVI De François Hue, René Du Ménil de Maricourt, Henri de L'Epinois (page 328-329)
  • La vie et les mémoires du général Dumouriez De Charles François Du Périer Dumouriez, page 175, 176, 177.
  • Mémoires secrets pour servir a l'histoire de la dernière année du règne de Louis XVI. D'Antoine François Bertrand de Moleville
  • voyage de la Pérouse autour du monde, publié conformément au décret du 22/04/1791, rédigé par M.L.A Milet-Mureau.
  • Mémoires secrets pour servir a l'histoire de la dernière année du règne de Louis XVI. D'Antoine François Bertrand de Moleville
  • Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés à nos jours P levot--
  • Delambre: notice sur la vie et les ouvrages de M Claret de Fleurieu—Voyages de Fleurieu pour l'épreuves des orloges marines—ses découvertes des Français, etc.-- voyage de Marchand, fastes de la légion d'honneur—Archives de la marine—Bulletin des voyages, de la géographie et de l'Histoire, N° XXXVI, p. 373 par Eusèbe Salverte--
  • Histoire maritime de France de Léon Guérin.
  • Annales des voyages, de la géographie et de l'Histoire Tome 4 de la 3e souscription, et 12e de la collection. Article du bulletin signé Eusèbe Salverte.
  • Étienne Léon Lamothe Napoléon, sa famille, ses amis, ses généraux, ses ministres et ses contemporains.
  • Mémoires particuliers, pour servir à l'histoire de la fin ou règne de Louis XVI. D'Antoine François Bertrand de Moleville.
  • Mémoires inédits de madame la comtesse de Genlis pour servir à l'histoire des XVIII et XIXe siècles, tome second.
  • Jean-Philippe Zanco, Dictionnaire des Ministres de la Marine 1689-1958, S.P.M. Kronos, Paris 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d D'Ecmanville, « Fleurieu (Charles-Pierre, comte Claret de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. I,‎ 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF372738769) lire en ligne
  2. En proposant, le , M. de Fleurieu pour ce dernier grade, le ministre disait au roi : « il réunit à la conduite la plus sage et à la plus grande application des connaissances peu ordinaires et les dispositions les plus favorables pour devenir un officier de distinction. Le commandement de sa compagnie en fait les plus grandes éloges, et l'a proposé comme un de ses sujets qu'il convient, pour le bien du service et pour encourager l'émulation, d'avancer avant leur rang. »
  3. a et b « Napoleonica.org », Fleurieu, Charles Pierre Claret, (1738-1810), sur www.napoleonica.org, Fondation Napoléon (consulté le 24 juillet 2011)
  4. C'est l'explorateur français Nicolas Baudin qui en 1802 cartographie la côte sud de l'Australie qui la nomme ainsi en hommage à l'éminent navigateur.
  5. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887
  6. a, b et c « BB/29/974 page 49. », Titre de comte accordé à Charles, Pierre Claret de Fleurieu. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  7. Jacques Declercq, « Héraldique napoléonienne et symbolisme maçonnique. », sur gen.declercq.free.fr,‎ (consulté le 31 juillet 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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