William Faulkner

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William Faulkner

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William Faulkner en 1954, photographié par Carl Van Vechten

Nom de naissance William Cuthbert Falkner
Activités Romancier, scénariste
Naissance 25 septembre 1897
New Albany, Mississippi, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 6 juillet 1962 (à 64 ans)
Byhalia, Mississippi
Langue d'écriture Anglais américain
Mouvement Littérature moderniste
Courant de conscience
Genres roman, nouvelle, scénario, poésie.
Distinctions Prix Pulitzer
Prix Nobel de littérature
National Book Award

Œuvres principales

William Faulkner, William Cuthbert Falkner de son nom de naissance, est un romancier américain, né le 25 septembre 1897 à New Albany dans l'État du Mississippi et mort le 6 juillet 1962 à Byhalia dans le même État américain.

Il est essentiellement connu pour ses romans et ses nouvelles, mais il a aussi publié des poèmes et a travaillé occasionnellement comme scénariste pour le cinéma. Publié à partir des années 1920, il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1949, alors qu'il est encore relativement peu connu.

Faulkner, qui a situé la plupart de ses récits dans son état natal du Mississippi, est l'un des écrivains du Sud les plus marquants, aux côtés de Mark Twain, Robert Penn Warren, Flannery O'Connor, Truman Capote et Tennessee Williams. Mais au-delà de cette appartenance à la culture sudiste, il est considéré comme un des plus grands écrivains américains de tous les temps[1] et un écrivain majeur du XXe siècle, qui a exercé une grande influence sur les générations suivantes de par son apport novateur.

Ses romans les plus connus sont probablement Le Bruit et la Fureur (1929), Tandis que j'agonise (1930), Sanctuaire (1931), Lumière d'août (1932) et Absalon, Absalon! (1936), souvent considéré comme l'un des plus grand chef-d'oeuvre de la littérature universelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Murry Cuthbert Falkner et Maud Butlet, il est issu d'une famille d'hommes d'affaire et de loi, d'anciens riches déchus et désargentés[2] à New Albany dans le comté de Union (Mississippi). Profondément influencé par la vie des États du sud américain, le Mississippi marque son sens de l'humour, du tragique (par le clivage social entre race Noire et race Blanche de l'époque), sa capacité à forger des personnages typiques du sud. Il prend le nom de Faulkner pour, dit-il, « se singulariser », principalement vis-à-vis de son père qu'il n'aimait guère ; ce fut aussi pour lui une façon de s'affirmer comme écrivain[3]. Il s'engage dans l'aviation canadienne durant la Première Guerre mondiale, mais l'armistice de 1918 est signé avant qu'il n'ait pu faire son premier vol, ce qui ne l'empêche pas à son retour d'affecter un boitillement dû à une blessure qu'il aurait reçue au combat. Expliquant entre autres qu'il avait une plaque de fer à la suite de ses batailles ; il continuera longtemps à mentir à ses proches sur ses exploits. Affabulateur, alcoolique, Faulkner est vendeur en librairie, puis postier, mais passe l'essentiel de son temps à écrire et lire. Parmi ses auteurs favoris, on trouve Melville et Honoré de Balzac[4]. Les biographes font d'ailleurs un rapprochement entre la Yoknapatawpha saga de l'auteur américain et la Comédie humaine dont on a retrouvé une traduction complète dans sa bibliothèque de Rowan Oak, maison qu'il achète en 1930 à Oxford (Mississippi) [4]et où il s'installe peu après son mariage avec Estelle Oldham Franklin (1897-1972), qu'il connaît depuis 1907. Le couple donne naissance à une fille, Jill, mais le mariage avec Estelle est un désastre : les époux sont alcooliques. Estelle fait une cure par la suite. Dans les années 1940 et 1950, William Faulkner multiplie les liaisons avec des jeunes femmes.

Si dans sa jeunesse, il n'écrit que des poèmes[5], c'est par ses nouvelles et romans qu'il devient célèbre. En 1925, il publie son premier roman : Monnaie de singe. Faulkner visite ensuite l'Europe, s'arrêtant en Italie du Nord, et à Paris, où il entreprend l'écriture de Moustiques, son deuxième roman. Il commence une tournée des champs de bataille français (Rouen, Amiens, Compiègne, Dieppe) et se rend à Londres, qu'il n'apprécie pas. Il rentre à Oxford, où il rédige Étendards dans la poussière (1927)[6] dont il est très fier. C'est dans ce roman que ses personnages évoluent pour la première fois dans le comté de Yoknapatawpha, cadre de la plupart de ses romans futurs. Alors qu'il n'arrive toujours pas à vivre de sa plume, il continue d'alterner petits travaux et écriture, publiant quatre de ses romans majeurs (le Bruit et la Fureur, Tandis que j'agonise, Sanctuaire, Lumière d'août) en seulement quatre ans (1929-1932). Sanctuaire ("l'intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier" selon la formule célèbre de Malraux) fait scandale, mais apporte à l'auteur argent et notoriété. Son premier recueil Treize Histoires (1931) réunit ses nouvelles les plus connues, parmi lesquelles Une rose pour Emily. C'est également l'époque où il rencontre l'écrivain de romans noirs Dashiell Hammet, grand buveur comme lui : les deux hommes deviennent amis. Plus tard dans sa carrière (1932-1937), Faulkner commence une longue série d'allers-retours entre Oxford et Hollywood où il devient scénariste. Le cinéma ne l'intéresse pas particulièrement, mais l'argent qu'il lui procure le fait persévérer ; surtout il se lie d'amitié avec Howard Hawks : les deux hommes ont en commun un goût prononcé pour l'alcool, l'aviation et la chasse. Lors de son premier séjour à Hollywood, Faulkner travaille successivement pour la MGM, puis pour la Twentieth Century Fox. À cette époque, il a une liaison avec la secrétaire de Howard Hawks, Meta Carpenter qui sera le grand amour (plus tard trahi) de sa vie. Son travail de scénariste ne l'empêche pas de publier romans et nouvelles et non des moindres puisque l'année 1936 voit notamment la publication d'Absalon, Absalon ! et l'année 1940 celle du roman Le Hameau premier tome de ce qui deviendra, avec La Ville (1954) et Le Domaine (1959) : La Trilogie des Snopes.

Lorsque les États-Unis rentrent dans la Seconde Guerre mondiale, Faulkner s'engage dans la défense passive. Toujours pour l'argent, il retourne alors à Hollywood écrivant entre autres pour Howard Hawks et en collaboration avec Francis Scott Fitzgerald le scénario du film Le Grand Sommeil, tiré du livre de Raymond Chandler, ainsi que celui du film Le Port de l'angoisse, tiré du livre d'Ernest Hemingway En avoir ou pas. Le Port de l'angoisse, en anglais To Have and Have Not, est la première rencontre à l'écran du couple Humphrey Bogart-Lauren Bacall, et contient des répliques restées célèbres : « You know how to whistle don't ya? Just put your lips together and blow » (Lauren Bacall) et « Have you ever been bitten by a dead bee? » (Walter Brennan).

Il collabore au film de Jean Renoir L'Homme du sud et écrit un scénario fleuve pour un film retraçant la carrière du Général de Gaulle, mais qui ne se fera jamais.

En 1946, de retour à Oxford, il rencontre une de ses jeunes admiratrices, Joan Williams qu'il prend sous son aile. En 1948 paraît L'Intrus, roman dans lequel un fermier noir est accusé à tort d'avoir tué un Blanc. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1949 (cinq ans avant Hemingway). Il boit peu de temps avant de partir chercher la récompense à Stockholm où il donne un discours, déclarant « [refuser] d'accepter la fin de l'Homme [...]. L'Homme ne fera pas que subir, il prévaudra [...] »[7]. Faulkner donne la somme reçue afin « d'établir un fonds de soutien aux nouveaux romanciers », qui devint le PEN/Faulkner Award for Fiction. Passant par Paris à son retour, une interview de lui est publiée par le journal Le Monde où il a cette formule quand il est interrogé sur le « problème noir dans le sud de l'Amérique » : « Dans trois cents ans, ils seront à notre niveau, et la guerre des races sera terminée, pas avant[8]. »

Par la suite, Faulkner voyage, acceptant une mission du Secrétariat d'État au Japon et en Italie.

En 1953, il retrouve Howard Hawks pour travailler au scénario de ce qui deviendra La Terre des pharaons.

Il devient « écrivain-résident » à l'Université de Virginie, de 1957 à 1958. Il y passe l'essentiel de son temps, se consacrant à ses passions pour l'équitation (qui lui vaudra de nombreuses chutes) et l'écriture, ne sortant que peu. Il refuse même une invitation à diner à la Maison blanche « parce qu'un dîner ne vaut pas 200 kilomètres ».

Son alcoolisme est source de nombreuses hospitalisations.

Faulkner meurt dans la nuit du 5 au 6 juillet 1962, après une dernière chute de cheval survenue quelques jours plus tôt.

Il a reçu le prix Pulitzer de la Fiction pour Parabole (A Fable), puis le National Book Award à titre posthume pour l'ensemble de son œuvre.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

William Faulkner écrivit des romans relevant du drame psychologique, dans un grand souci des émotions, et faits d'une prose tortueuse et subtile et d'une prosodie très travaillée. Comme la plupart des auteurs prolifiques, il souffrit de la jalousie et du mépris des autres, et fut considéré comme le rival stylistique d'Ernest Hemingway (ses longues phrases s'opposant au style incisif et minimaliste de Hemingway). Il est aussi vu de nos jours comme un représentant majeur du modernisme littéraire américain des années 1930, suivant la tradition expérimentale d'auteurs européens tels que James Joyce, Virginia Woolf, et Marcel Proust, connus pour leur usage de la narration multiple, du point de vue multiple, de la focalisation interne, et des ellipses narratives. Faulkner élabora quant à lui ce qu'il convient d'appeler le « courant de conscience », style donnant une apparence erratique et spontanée, et pourtant très travaillé.

Les romans les plus connus de Faulkner sont probablement Le Bruit et la Fureur (1929), Tandis que j'agonise (1930), Sanctuaire (1931), Lumière d'août (1932), et Absalon, Absalon! (1936), qui dépeint la réussite d'un planteur et sa déchéance provoquée par les préjugés raciaux et le manque d'amour[9].

Plus encore on peut lire son œuvre comme une longue interrogation sur les raisons du naufrage sudiste ; la population du Sud se survivait après l'événement que constitue la défaite lors de la guerre de Sécession ; Faulkner lui-même insistait sur le poids de celle-ci et disait être né en 1898, mais mort en 1865. Cette insistance à tourner autour de cette matrice de ses romans se retrouve dans Absalon ! Absalon ! qui refuse un Sud victime du Nord et de ses Carpet Baggers, mais insiste - et c'est la fonction de tous les anormaux de ses romans, à commencer par celui du Bruit et de la fureur - sur la pourriture intérieure et antérieure du Sud avant même l'événement de la défaite. Il peut se lire alors comme un anti-Margaret Mitchell ; Autant en emporte le vent est d'ailleurs publié la même année qu'Absalon, Absalon ! et en est le complet contrepoids (à succès qui plus est) car ce roman flattait l'héroïsme du Sud là où Faulkner l'enterrait. Il y a donc chez Faulkner une haine de soi autant qu'une proclamation d'amour pour le Sud qui conclut le roman ; celle-ci reste étrange car son auteur (Mitchell) meurt - sans raison apparente - l'année suivante. La longue narration, quasi psychanalytique, qui ouvre le texte n'est là que pour dire l'immense colère et la frustration de ce Sud qui se sent bafoué - comme l'héroïne - à la fois abusée et reniée et qui rumine sa colère dans sa pudeur outragée alors qu'elle porte autant les causes de la défaite en elle que les événements extérieurs. Le héros Sutpen n'apparaît alors que comme un ferment antérieur, un signe du pourrissement du Sud, car son irruption est celle de toutes les corruptions, celle du sang et de l'argent ; la reconnaissance qui fait suite à celle-ci, bien qu'elle fût tardive et le fait d'hommes à l'esprit trop ouvert, montre que le Sud, même s'il se voulait encore aristocratique, acceptait déjà ce qu'il reniera plus tard (la place de l'argent : ce que décrira plus tard la trilogie des Snopes, Le Hameau, La Ville, Le Domaine) et dont il prétendra que c'est une valeur venue du Nord à laquelle il serait resté étranger sans cela. La quête éperdue du fils caché et noir (plus précisément octavon dans le langage épris de précision de l'époque - mais cela fait quand même de lui un Noir pour les Blancs – n'est que le signe que Sutpen, qui cherche une respectabilité faite de préjugés, érigés d'abord contre lui, tente lui-même d'effacer sa propre vie pour obtenir cette reconnaissance et tente de construire un mythe sudiste de pureté. La participation de ses deux fils (qui s'entretueront à la fin du conflit) à la guerre sonne comme une adhésion à un système de valeurs (aristocratiques et racistes) que le fils caché - en réalité l'aîné - veut pousser son père à renier - en reconnaissant sa faute antérieure (il a eu un enfant avec une métis et l'a reconnu un temps) en lui demandant en mariage sa fille et donc sa propre sœur ; c'est pour cela - taire l'inceste possible ou la mixité du sang - que le fils cadet (celui qui pense être le seul et légitime enfant) tue son frère. Difficile après cela de proclamer que Faulkner aime ou n'aime pas le Sud, il est du Sud et, à ce titre, porte sa défaite comme il porte le fardeau d'avoir été mobilisé en 1918 sans avoir pu combattre.

Sa littérature peut tenir en cette idée qu'il développe à propos de son personnage quasi éponyme - le colonel Sartoris qui "s'était fixé un idéal assez grand pour ne jamais le perdre de vue, on pourrait ajouter même en lui tournant le dos. Ce personnage meurt d'une façon loufoque, abattu pour être allé récupérer une boite d'anchois qu'il ne voulait pas laisser aux mains des Nordistes. Il y a de la grandeur et de la dérision dans l'œuvre de Faulkner, comme une sorte de grand écart entre une vie - et une mort - rêvées et une destinée qu'il n'arrivait pas à accomplir ; pas plus et pas moins que le Sud. La haine rancie - puisqu'elle est celle d'une morte, et le loufoque - son cercueil manque de descendre un rapide et son jeune fils la prend pour un poisson - se retrouvent d'ailleurs dans Tandis que j'agonise ; ils sont comme le cœur de l'œuvre, laquelle semble toujours plus complexe au fur et à mesure qu'on l'analyse ; la comparaison avec la psychanalyse n'est donc pas fortuite : des événements mineurs acquièrent une résonance quasi mythologique et semblent autant de traumatismes fondateurs ; ceux du Sud se confondant d'ailleurs avec les traumatismes intimes dans un chassé-croisé permanent et vertigineux. Une telle œuvre explique à elle seule pourquoi Faulkner passe pour être le père de la littérature contemporaine ; c'est pourquoi tant de grands et de petits maitres se réclament de lui et disent ne pouvoir écrire qu'à l'ombre de ses romans.

Mais le plus abordable et le plus représentatif de son style est L'Intrus ; une histoire digne d'un western de John Ford. Une enquête policière, menée par des gamins avant tout, une dame âgée, et des adultes dont le fameux oncle Gavin Stevens que l'on retrouvera dans d'autres romans. Une histoire grave et truculente dans laquelle il s'agit de sauver la vie d'un Noir, ce qui n'est alors pas très bien vu dans le Sud. On sent Faulkner à son aise dans ce type d'histoire, sombre et pleine d'humour.

Faulkner est aussi un prolifique auteur de nouvelles. Quelques-unes, notamment L'Arbre aux souhaits, sont des textes de littérature d'enfance et de jeunesse. Mais le gros de la production se consacre au genre policier. Auteur apprécié pour ses histoires policières, il publie en 1949 cinq nouvelles noires sous le titre Le Gambit du cavalier dont le héros commun, Gavin Stevens, est le procureur d'une petite ville du Mississippi dans le comté de Yoknapatawpha. Plusieurs de ses autres nouvelles et romans se déroulent dans ce comté, avatar littéraire du comté de Lafayette où se situe Oxford. Yoknapatawpha prend ensuite une telle place dans l'œuvre de Faulkner que ce lieu imaginaire est devenu une des créations monumentales de l'histoire de la littérature.

William Faulkner est entré dans la Bibliothèque de la Pléiade (Paris, Gallimard) en 1977 : quatre tomes ont été consacrés à son œuvre romanesque, dans des traductions révisées et avec un important apparat critique, l'ensemble ayant été placé sous la direction successive de Michel Gresset, André Bleikasten, François Pitavy et Jacques Pothier, et un Album Faulkner de la Pléiade a été édité en 1995 sous la direction de Michel Mohrt ; un cinquième tome est attendu, ainsi qu'un sixième qui devrait réunir toutes ses nouvelles. La collection « Quarto », du même éditeur, a publié la trilogie des Snopes en 2007.

Publications[modifier | modifier le code]

La liste des romans ne donne que la première publication en français.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Soldiers Pay (1926)
    Publié en français sous le titre Monnaie de singe, traduit par Maxime Gaucher, Grenoble, B. Arthaud, 1948
  • Mosquitoes (1927)
    Publié en français sous le titre Moustiques, Paris, Éditions de Minuit, « Collection étrangère », 1948
  • Sartoris (1929)
    Publié en français sous le titre Sartoris, traduit par René-Noël Raimbault et Henri Delgove, Paris, Gallimard, « Du monde entier » no 27, 1937
  • The Sound and the Fury (1929)
    Publié en français sous le titre Le Bruit et la Fureur, traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, 1938
  • As I Lay Dying (1930)
    Publié en français sous le titre Tandis que j'agonise, traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, 1934
  • Sanctuary (1931)
    Publié en français sous le titre Sanctuaire, traduit par René-Noël Raimbault et Henri Delgove, Paris, Gallimard, 1933
  • Light in August (1932)
    Publié en français sous le titre Lumière d'août, traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, 1935
  • Pylon (1935)
    Publié en français sous le titre Pylône, traduit par René-Noël Raimbault et G. Louis-Rousselet, Paris, Gallimard, 1946
  • Absalom, Absalom! (1936)
    Publié en français sous le titre Absalon, Absalon !, traduit par René-Noël Raimbault et Charles P. Vorce, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1953
  • The Unvanquished (1938)
    Publié en français sous le titre L'Invaincu, traduit par René-Noël Raimbault et Charles P. Vorce, Paris, Gallimard, 1949
  • The Hamlet (1940)
    Publié en français sous le titre Le Hameau, traduit par René Hilleret, Paris, Gallimard, 1959
  • Intruder in the Dust (1948)
    Publié en français sous le titre L'Intrus, traduit par René-Noël Raimbault, Gallimard, « Du monde entier », 1952
  • Requiem for a Nun (1951)
    Publié en français sous le titre Requiem pour une nonne[10], traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1957
  • A Fable (1954)
    Publié en français sous le titre Parabole, traduit par René-Noël Raimbault, Gallimard, « Du monde entier », 1958
  • The Town (1957)
    Publié en français sous le titre La Ville, traduit par J. et L. Bréant, Gallimard, « Du monde entier », 1962
  • The Mansion (1959)
    Publié en français sous le titre Le Domaine, traduit par René Hilleret, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1962
  • The Reivers (1962)
    Publié en français sous le titre Les Larrons, traduit par Maurice-Edgar Coindreau et Raymond Girard, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1964
  • Flags in the Dust (1973), version longue du roman Sartoris

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • These Thirteen (1931)
    Publié en français sous le titre Treize histoires, traduit par René-Noël Raimbault et Charles P. Vorce, avec la collaboration de Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1939
  • Doctor Martino and Other Stories (1934)
    Publié en français sous le titre Le Docteur Martino et autres histoires, traduit par René-Noël Raimbault et Charles P. Vorce, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1948
  • The Wild Palms (1939), deux longues nouvelles
    Publié en français sous le titre Les Palmiers sauvages – Si je t'oublie, Jérusalem, traduit par Maurice-Edgar Coindreau, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1952
  • Go Down, Moses (1942)
    Publié en français sous le titre Descends, Moïse, traduit par René-Noël Raimbault, Gallimard, « Du monde entier », 1955
  • Knight's Gambit (1949)
    Publié en français sous le titre Le Gambit du cavalier, traduit par André Du Bouchet, Gallimard, « Du monde entier », 1951
  • Collected Stories of William Faulkner (1950)
    Publié en français sous le titre Histoires diverses, traduit par René-Noël Raimbault et Céline Zins, Gallimard, « Du monde entier », 1967
  • New Orleans Sketches (1958)
    Publié en français sous le titre Croquis de La Nouvelle-Orléans, traduit par Michel Gresset, Gallimard, « Du monde entier », 1988
  • Uncollected Stories of William Faulkner (1979)
    Publié en français sous le titre Idylle au désert et autres nouvelles, traduit par Maurice Edgar Coindreau, Didier Coupaye, Michel Gresset, François Pitavy, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1985

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Landing in Luck (1919)
  • The Hill (1922)
  • New Orleans (1925)
  • Mirrors of Chartres Street (1925)
  • Damon and Pythias Unlimited (1925)
  • Jealousy (1925)
  • Cheest (1925)
  • Out of Nazareth (1925)
  • The Kingdom of God (1925) [Titre français : Le Royaume des cieux ]
  • The Rosary (1925)
  • The Cobbler (1925)
  • Chance (1925)
  • Sunset (1925) [Titre français : Coucher de soleil ]
  • The Kid Learns (1925)
  • The Liar (1925)
  • Home (1925)
  • Episode (1925)
  • Country Mice (1925)
  • Yo Ho and Two Bottles of Rum (1925)
  • Music - Sweeter than the Angels Sing (1928)
  • A Rose for Emily (1930) [Titre français : Une rose pour Emily ]
  • Honor (1930) [Titre français : Honneur ]
  • Thrift (1930)
  • Red Leaves (1930) [Titre français : Feuilles rouges ]
  • Ad Astra (1931) [Titre français : Ad astra ]
  • Dry September (1931) [Titre français : Septembre ardent ]
  • That Evening Sun (1931) [Titre français : Soleil couchant ]
  • Hair (1931) [Titre français : Chevelure ]
  • Spotted Horses (1931)
  • The Hound (1931) [Titre français : Le Chien ]
  • Fox Hunt (1931) [Titre français : Chasse au renard ]
  • Carcassonne (1931) [Titre français : Carcassonne ]
  • Divorce in Naples (1931) [Titre français : Divorce à Naples ]
  • Victory (1931) [Titre français : Victoire ]
  • All the Dead Pilots (1931) [Titre français : Tous les pilotes morts ]
  • Crevasse (1931) [Titre français : Crevasse ]
  • Mistral (1931) [Titre français : Mistral ]
  • A Justice (1931) [Titre français : Un juste ]
  • Dr. Martino (1931) [Titre français : Le Docteur Martino ]
  • Idyll in the Desert (1931) [Titre français : Idylle au désert ]
  • Miss Zilphia Gant (1932) [Titre français : Miss Zilphia Gant ]
  • Death Drag (1932) [Titre français : La Course à la mort ]
  • Centaur in Brass (1932) [Titre français : Centaure de bronze ]
  • Once Aboard the Lugger (I) (1032)
  • Lizards in Jamshyd's Courtyard (1932)
  • Turn About (1932) [Titre français : Chacun son tour ]
  • Smoke (1932) [Titre français : Fumée ]
  • Mountain Victory (1932) [Titre français : Victoire dans la montagne ]
  • There Was a Queen (1933) [Titre français : Il était une reine ]
  • Artist at Home (1933) [Titre français : Maison d'artiste ]
  • Beyond (1933) [Titre français : Au-delà ]
  • Elly (1934) [Titre français : Elly ]
  • Pennsylvania Station (1934) [Titre français : La Gare de Pennsylvanie ]
  • Wash (1934) [Titre français : Wash ]
  • A Bear Hunt (1934) [Titre français : Chasse à l'ours ]
  • The Leg (1934) [Titre français : La Jambe ]
  • Black Music (1934) [Titre français : Musique noire ]
  • Mule in the Yard (1934) [Titre français : Mulet dans la cour ]
  • Ambuscade (1934)
  • Retreat (1934)
  • Lo! (1934)
  • Raid (1934)
  • Skirmish at Sartoris (1935)
  • Golden Land (1935) [Titre français : Pays de cocagne ]
  • That Will Be Fine (1935) [Titre français : C'est ça qui serait chic ! ]
  • Uncle Willy (1935) [Titre français : Oncle Willy ]
  • Lion (1935)
  • The Brooch (1936) [Titre français : La Broche ]
  • Two Dollar Wife (1936)
  • Fool About a Horse (1936)
  • The Unvanquished (1936)
  • Vendee (1936)
  • Monk (1937) [Titre français : Monk ]
  • Barn Burning (1939) [Titre français : L'Incendiaire ]
  • Hand Upon the Waters (1939) [Titre français : Une main sur les eaux ]
  • A Point of Law (1940)
  • The Old People (1940) [Titre français : Gens de jadis ]
  • Pantaloon in Black (1940)
  • Gold Is Not Always (1940)
  • Tomorrow (1940)
  • Go Down, Moses (1941) [Titre français : Descends, Moïse ]
  • The Tall Men (1941) [Titre français : Les Montagnards ]
  • Two Soldiers (1942) [Titre français : Deux soldats ]
  • Delta Autumn (1942) [Titre français : Automne dans le delta ]
  • The Bear (1942) [Titre français : L'Ours ]
  • Afternoon of a Cow (1943) [Titre français : L'Après-midi d'une vache ]
  • Shingles for the Lord (1943) [Titre français : Bardeaux pour le Bon Dieu ]
  • My Grandmother Millard and General Bedford Forrest and the Battle of Harrykin Creek (1943) [Titre français : Ma grand-mère Millard... ]
  • Shall Not Perish (1943) [Titre français : Morts au champ d'honneur ]
  • Appendix, Compson, 1699-1945 (1946)
  • An Error in Chemistry (1946) [Titre français : Une erreur de chimie ]
  • A Courtship (1948) [Titre français : Prétendants ]
  • Knight's Gambit (1949) [Titre français : Le Gambit du cavalier ]
  • A Name for the City (1950)
  • Notes on a Horsethief (1951)
  • Mississippi (1954)
  • Sepulture South: Gaslight (1954)
  • Race at Morning (1955) [Titre français : Chasse matinale ]
  • Big Woods (1955) [Titre français : Les Grands Bois ]
  • By the People (1955)
  • Hell Creek Crossing (1962)
  • Mr. Acarius (1965) [Titre français : Mr. Acarius ]
  • The Wishing Tree (1967) [Titre français : L'Arbre aux souhaits ]
  • Al Jackson (1971)
  • And Now What's To Do (1973)
  • Nympholepsy (1973)
  • The Priest (1976) [Titre français : Le Prêtre ]
  • Mayday (1977) [Titre français : Mayday ]
  • Frankie and Johnny (1978) [Titre français : Frankie et Johnny ]
  • Don Giovanni (1979)
  • Peter (1979)
  • A Portrait of Elmer (1979) [Titre français : Portrait d'Elmer ]
  • Adolescence (1979)
  • Snow (1979) [Titre français : Neige ]
  • Moonlight (1979)
  • With Caution and Dispatch (1979) [Titre français : L'Esprit d'économie ]
  • Hog Pawn (1979)
  • A Dangerous Man (1979)
  • A Return (1979)
  • The Big Shot (1979) [Titre français : Le Caïd ]
  • Once Aboard the Lugger (II) (1979)
  • Dull Tale (1979)
  • Evangeline (1979) [Titre français : Évangeline ]
  • Love (1988)
  • Christmas Tree (1995) [Titre français : L'Arbre de Noël ]
  • Rose of Lebanon (1995)
  • Lucas Beauchamp (1999)

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Vision in Spring (1921)
  • The Marble Faun (1924)
    Publié en français sous le titre Le Faune de marbre, suivi de Le Rameau vert, traduit par Alain Suied, Gallimard, « Poésie » no 259, 1992
  • This Earth, a Poem (1932)
  • A Green Bough (1965)
    Publié en français sous le titre Le Rameau vert, précédé de Le Faune de marbre, traduit par René-Noël Raimbault et Alain Suied, Gallimard, « Poésie » no 259, 1992
  • Mississippi Poems (1979)
  • Helen, a Courtship and Mississippi Poems (1981)
    Publié en français sous le titre Hélène : Ma cour, suivi de Poèmes du Mississippi, traduit par Michèle Plâa et Philippe Blanchon, La Nerthe, 2014

Essais, discours et lettres[modifier | modifier le code]

  • Faulkner à l'Université, Paris, Gallimard, 1964.
  • Essais, discours et lettres ouvertes, Paris, Gallimard, 1969.
  • Lettres choisies, Paris, Gallimard, 1981.
  • Croquis de La Nouvelle-Orléans, suivi de Mayday, Paris, Gallimard, 1988.

Scénarios (publiés en français)[modifier | modifier le code]

  • De Gaulle : scénario, Paris, Gallimard, 1989.
  • Stallion Road, suivi de L'Avocat de province et autres histoires pour l'écran, Paris, Gallimard, 1994.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Adaptations de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Film tiré d'une œuvre de William Faulkner.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. New York Times, 12 octobre 2006
  2. c'est William qui ajoutera un « u » à son patronyme)
  3. Une vie, une œuvre, émission sur France Culture (Diffusion du 16.01.2011 - 16:00) avec Olivier Sebban, romancier, invité
  4. a et b Joseph Blotner, Faulkner, a biography, University Press of Mississippi, 2005, p. 215-221(ISBN 1578067324)
  5. le premier d'entre eux Après-midi d'un faune fut publié en 1919
  6. intitulé également Sartoris suivant les éditions
  7. Une traduction en français de ce discours
  8. Christine de Rivoyre, « « Dans trois cents ans, la guerre des races sera terminée » », Le Monde, Dossiers et documents, no 407,‎ avril 2011, p. 15
  9. Jean Pouillon, Temps et roman, Paris, Gallimard, 1993, p. 277-300
  10. Albert Camus a signé en 1956 l'adaptation théâtrale, en deux parties et sept tableaux, de ce roman.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique (en français)[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • L'Arc, n° 84-85 : William Faulkner, Le Revest-Saint-Martin, Éditions Le Jas, 1983.
  • Pierre Bergounioux, Jusqu’à Faulkner, Paris, Gallimard, 2002.
  • André Bleikasten, William Faulkner, Paris, A. Colin, 1970.
  • André Bleikasten, William Faulkner. Une vie en romans (biographie), Croissy-Beaubourg, Éditions Aden, 2007.
  • Michel Butor, « Les relations de parenté dans L'Ours de William Faulkner », dans Essais sur les modernes, Paris, Gallimard, 1964.
  • Meta Carpenter Wilde & Orin Borstein, Un amour de Faulkner, Paris, Gallimard, 1979.
  • Gwendoline Chabrier, William Faulkner. La saga de la famille sudiste, Paris, Librairie Séguier, 1988.
  • Michèle Desbordes, Un été de glycine, Paris, Verdier, 2005.
  • Europe, revue littéraire mensuelle, n° 753-754 : William Faulkner, Paris, 1992.
  • Edouard Glissant, Faulkner, Mississippi, Paris, Stock, 1996.
  • Aurélie Guillain, Faullner. Le roman de la détresse, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2003.
  • Jean Jamin, Faulkner. Le nom, le sol et le sang, Paris, CNRS Éditions, 2011.
  • Frederick R. Karl, William Faulkner, Paris, Gallimard, 1994.
  • Marie Liénard-Yeterian, Faulkner et le cinéma, Paris, Michel Houdiard Editeur, 2010.
  • Claude-Edmonde Magny, L'Âge du roman américain, Paris, Le Seuil, 1948.
  • Monique Nathan, Faulkner, Paris, Éditions du Seuil, 1963.
  • Jean Pouillon, Temps et roman, Paris, Gallimard, 1993.
  • Jacques Pothier, William Faulkner, Paris, Belin, 2003.
  • Claude Romano, Le Chant de la vie. Phénoménologie de Faulkner, Paris, Gallimard, 2005.
  • Jean Rouberol, L'Esprit du Sud dans l'œuvre de Faulkner, Paris, Didier Érudition, 1982.
  • Marc Saporta, Les Erres du faucon, une psychobiographie de William Faulkner, Paris, Seghers, 1988.
  • Jean-Paul Sartre, « À propos de Le Bruit et la Fureur. La temporalité chez Faulkner », dans Situations I, Paris, Gallimard, 1948.

Liens externes[modifier | modifier le code]