Marcellin Berthelot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Berthelot.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec l'homme politique du XXe siècle Marcelin Berthelot

Marcellin Berthelot

alt=Description de l'image Marcellin Berthelot.jpg.
Naissance 25 octobre 1827
Paris (France)
Décès 18 mars 1907 (à 79 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France français
Champs Chimie
Institutions École supérieure de pharmacie
Collège de France
Diplôme Lycée Henri-IV
Faculté des sciences de Paris
Collège de France (1854)
Renommé pour ses travaux de chimiste
Distinctions prix Jecker de l'Académie des sciences (8 août 1865)

Pierre-Eugène-Marcellin Berthelot[1] (Paris, 25 octobre 1827 - Paris, 18 mars 1907) est un chimiste, essayiste, historien des sciences et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Berthelot au milieu de la Commission des explosifs (Bruyères de Sèvres).
Berthelot dans son laboratoire de Meudon.
Berthelot posant, photo intitulée « M. Berthelot prenant une mesure électrique ».
« L'usine électrique » de Berthelot, Meudon.
Cultures expérimentales de Meudon.
La Tour Berthelot de Meudon.

Études[modifier | modifier le code]

Né à Paris (dans une maison située au coin de la rue du Mouton et de l'ancienne place de Grève[2]) d'un père médecin et républicain convaincu, Berthelot fait de brillantes études en pension au lycée Henri-IV, s'intéressant entre autres à l'histoire et à la philosophie (prix d'honneur de philosophie au concours général)[2]. Il y fait la connaissance de Renan, qui avait quitté le séminaire et travaillait dans cet établissement comme maître d'études ; ils nouèrent une amitié qui devait durer jusqu'à la mort[3]. Leur correspondance publiée après la mort de Berthelot évoque les nombreuses oppositions de religieux auxquels Renan et Berthelot durent faire face[4]. Il étudie ensuite à la faculté des sciences de Paris.

Il commence vraiment ses recherches dans le laboratoire privé de Théophile-Jules Pelouze, où il pouvait expérimenter à sa guise. Il entre au Collège de France en 1851 comme préparateur d'Antoine-Jérôme Balard, son ancien maître. Comme plusieurs autres chimistes de son temps, il étudie les composés organiques de nature complexe. Il obtient son doctorat en 1854, à l'âge de 27 ans, avec une thèse sur la structure et la synthèse des graisses et sur les combinaisons du glycérol avec les acides.

Il continue ses recherches fructueuses sur les synthèses organiques. Suite à un article remarqué sur les sucres analogues au sucre de canne, paru en 1859, il est nommé la même année professeur à l'École supérieure de pharmacie[2]. Six ans plus tard, en 1865, sur recommandation de M. Balard, il devient professeur de chimie organique au Collège de France, avec une chaire spécialement créée à son intention[2].

Outre la chimie, le domaine de ses intérêts était extrêmement large, englobant les médicaments, les explosifs —travaux qui l'ont conduit à devenir président de la Société des explosifs[2]— et la physiologie végétale. À partir de 1869, année durant laquelle l'inauguration du Canal de Suez lui fait visiter l’Égypte, pays d'Hermes, il se passionne pour les textes anciens sur l'alchimie dans l'antiquité et sur les alchimistes du Moyen Âge, étudiant les sources hermétiques (chaldéennes, juives, gnostiques)[2]. Ces recherches débouchent sur Les origines de l'alchimie (1885) puis sur Introduction à l'étude de la chimie des anciens et du Moyen Âge (1889).

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il entre en politique le 2 septembre 1870 à l'occasion du déclenchement de la guerre franco-allemande, en devenant président du comité scientifique de défense. Il est alors membre puis président du comité consultatif du Comité des poudres et salpêtres, puis président de la Commission des substances explosives. Il fabrique alors des canons et de nouvelles formules de poudre et les expérimente[2].

En 1871, les Parisiens reconnaissants l'élisent député par 31 000 voix, puis, en juillet 1881, il devient sénateur inamovible. Il est nommé inspecteur général de l'instruction publique en 1876. Il combat pour la laïcisation des enseignements et occupera deux fonctions ministérielles importantes :

Il entre dans le comité de direction de La Grande Encyclopédie, où il prendra la relève de Dreyfus pour les 13 derniers volumes.

À la tête de l'École équivalentiste, il combattit le vitalisme mais aussi l'atomisme scientifique[5], refusant jusqu'à sa mort les travaux de Gay-Lussac et Avogadro sur ce sujet, et usant de son prestige de ministre pour imposer jusque vers 1900 une notation chimique dépassée, alors qu’aucun savant n’ignorait, au moins depuis 1870, qu’elle était fausse. Comme adversaire de la théorie atomique, il refusait d'ailleurs les travaux portant sur ce sujet qui lui étaient adressés.

Marcellin Berthelot était un espérantophone et espérantiste distingué, dont le souvenir fut salué par Zamenhof lors du Congrès de Cambridge le 12 août 1907. Il était membre du comité de patronage de l'ISAE (Association Internationale Scientifique Espérantiste (eo)).

Berthelot, les armes et explosifs[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié les explosifs et les moyens de les améliorer, Marcellin Berthelot est nommé Président de la Société des explosifs. Dans ce domaine, il a notamment travaillé sur « le rôle des détonants par rapport à la force des explosions et put ainsi déterminer de façon précise quel sera l'effet produit par une quantité donnée d'un explosif, comment et pourquoi cet effet se produira »'[2]. Il a contribué à la mise au point et à la production d'explosifs sans fumée[2], qui seront très utilisés durant la Première Guerre mondiale et par la suite.

Interrogé par La Revue illustrée, qui lui consacre un article de plusieurs pages en janvier 1902, il dit s'être adonné au « culte de la vérité pure » ;

« [...] ne me mêlant jamais à la lutte des intérêts pratiques qui divisent les hommes, j'eus vécu dans mon laboratoire, solitaire, entouré de quelques élèves, mes amis : mais pendant pareille crise (guerre de 1870 et tensions avec l'Allemagne), il n'était plus permis de rester indifférent. Voilà pourquoi j'ai fabriqué de la poudre, des canons, des explosifs ; j'ai tâché de faire mon devoir sans partager les haines étroites de quelques-uns contre l'Allemagne dont je respecte la science en maudissant l'ambition impitoyable de ses chefs [...] »[2]

Berthelot et les plantes[modifier | modifier le code]

En fin de carrière, il s'est aussi beaucoup intéressé à la physiologie végétale. À partir de 1882 (à l'âge de 55 ans) il s'installe à Meudon et y cultive des champs expérimentaux dans les potagers de l'ancien château pour étudier les liens entre croissance végétale et électricité[2]. Dans la tour du château, haute de 28 mètres, il étudie l'effet de l'altitude sur le potentiel électrique des plantes soumises à différentes hauteur et d'éventuels effets sur certaines fonctions végétales[2]. En exposant des plantes à de l'électricité à basse tension, il cherche à comprendre comment les végétaux synthétisent les « principes organiques », comment ils fixent l'azote libre de l'air dans la terre en comprenant l'importance de l'action microbienne, qui permet de conserver la « fertilité indéfinie » des sols naturels[2]. Ces expériences l'amènent à prouver la fixation de l'azote par les microbes[2]. Il produit l'électricité nécessaire à son laboratoire au moyen d'un moteur et d'une batterie d'accumulateurs.

Décès et postérité[modifier | modifier le code]

Berthelot avait maintes fois répété qu'il ne souhaitait pas survivre à son épouse Sophie Berthelot, née Niaudet, malade. Et, en effet, quelques minutes après la disparition de celle-ci, le 18 mars 1907, il s'éteignit lui-même.

Certains comme Jean Jacques[6] estiment évident que Berthelot s'est suicidé. Pour d'autres, le mystère de sa mort n'a jamais été élucidé[7].

Marcellin Berthelot est le père du diplomate Philippe Berthelot, du banquier, homme d'affaires et encyclopédiste André Berthelot, du chimiste Daniel Berthelot, du philosophe René Berthelot. Il est également l'arrière-grand-oncle de René Berthelot, ancien directeur du conservatoire d'Orléans, compositeur, chef d'orchestre, et violoncelliste.

Hommages[modifier | modifier le code]

Son jubilé scientifique fut célébré solennellement. Alors que cela n'était pas son vœu originellement le gouvernement désireux d'honorer le grand homme, mais prenant acte des circonstances de sa disparition décida le transfert des cendres de Marcellin Berthelot au Panthéon. Il fut estimé logique de ne pas le séparer de sa femme, qui fut inhumée avec lui : c'est donc la première femme entrée au Panthéon. Pour cette occasion, Clemenceau, toujours caustique, aurait déclaré : « Ci-gît Marcellin Berthelot. C'est la seule place qu'il n'ait jamais sollicitée ».

L'école publique – dont il avait été inspecteur et ministre – ne fut pas en reste. En 1907, après sa mort, on fit chanter aux enfants des écoles un cantique en son honneur :

« Nul créateur n’atteignit sa puissance ;
Donner la vie à tout, ce fut son lot.
Il faut couper tous les lauriers de France
Pour Berthelot, pour Berthelot[8]. »

Après sa carrière d'enseignant, Marcellin Berthelot résida à Meudon, où l'on trouve encore la tour d'expérimentation déjà appelée « tour Berthelot » de son vivant.

Parmi les édifices et lieux ayant été nommés en son honneur, on compte :

Apports[modifier | modifier le code]

Berthelot est reconnu pour des travaux encore utiles de nos jours :

D'autres aspects de son œuvre ou de ses positions scientifiques sont en revanche controversés, notamment :

  • son positivisme, alors à la mode, qui lui fit censurer une intervention du professeur Yvon Delage à l'Académie des Sciences (21 avril 1902), ordonnant qu’on en retranchât toute allusion au Linceul de Turin, pour des raisons davantage philosophiques que scientifiques.
  • son scientisme, qui lui valut le surnom de « pontife du scientisme républicain » (Pierre Thuillier), lui faisait écrire au début de son livre Les Origines de l'alchimie (1885) : « Le monde est désormais sans mystère ; l'univers entier est revendiqué par la science et personne n'ose s'opposer à cette revendication[11] ». En fait, il est assez facile de le caricaturer. Le monde « sans mystère » ne signifiait absolument pas que tout était découvert mais simplement que la science refusait toute explication surnaturelle et métaphysique. Berthelot s'expliqua clairement là-dessus, trop tard. Ce n'est pas d'aujourd'hui que des formules maladroites sont reprise à l'infini par journalistes et auteurs alors même qu'elles n'ont pas le sens qu'on leur prête. À la même époque, le jésuite Duviviers lui reprochait de faire partie de ces « savants qui, tout en affirmant que « la science ne s'occupe ni des causes premières ni de la fin des choses »(Berthelot), concluent cependant, au nom de cette science, à la négation de la Cause première[12]! ». Les excès de langage et l'optimisme parfois délirant de Marcellin Berthelot trouvent une forme d'apogée dans un bref discours intitulé « En l'an 2000 » et recueilli dans Science et Morale (1897) :
« Dans ce temps-là, il n'y aura plus dans le monde ni agriculture, ni pâtres, ni laboureurs : le problème de l'existence de la culture du sol aura été supprimé par la chimie. […] chacun emportera pour se nourrir sa petite tablette azotée, sa petite motte de matière grasse, son petit morceau de fécule ou de sucre, son petit flacon d'épices aromatiques, accommodés à son goût personnel ; tout cela fabriqué économiquement et en quantités inépuisables par nos usines ; tout cela indépendant des saisons irrégulières, de la pluie, ou de la sécheresse, de la chaleur qui dessèche les plantes, ou de la gelée qui détruit l'espoir de la fructification ; tout cela enfin exempt de ces microbes pathogènes, origine des épidémies et ennemis de la vie humaine. Ce jour-là, la chimie aura accompli dans le monde une révolution radicale, dont personne ne peut calculer la portée ; il n'y aura plus ni champs couverts de moissons, ni vignobles, ni prairies remplies de bestiaux. L'homme gagnera en douceur et en moralité […]. Dans cet empire universel de la force chimique […] la terre deviendra un vaste jardin, arrosé par l'effusion des eaux souterraines, où la race humaine vivra dans l'abondance et dans la joie du légendaire âge d'or[13]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Mandat électif[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Marcellin Berthelot[modifier | modifier le code]

  • Mémoire sur les combinaisons de la glycérine avec les acides et sur la synthèse des principes immédiats des graisses des animaux, Paris, Mallet-Bachelier,‎ 1854 (lire en ligne)
  • Chimie organique fondée sur la synthèse, Paris, Mallet-Bachelier,‎ 1860, 2 vol. in-octavo 17×24 cm (lire en ligne tome 1)
  • La Science idéale et la Science positive, lettre ouverte à Ernest Renan parue dans La Revue des deux Mondes, 1863
  • Sur la force de la poudre et des matières explosives, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1872 (lire en ligne)
  • Essai de mécanique chimique fondée sur la thermochimie, Paris, éditions Dunod,‎ 1879, 2 vol. in-octavo 24×15 cm, xxxi+566 p., xi+774 p.
  • [Sur la force des matières explosives d'après la thermochimie], Gauthier-Villars, 1883 (lire en ligne vol. 1)
  • La Grande Encyclopédie, direction de la publication, 1885-1902
  • Les Origines de l'alchimie, 1885 (disponible sur Gallica)
  • Science et Philosophie (1886)
    reprend sa célèbre lettre à Renan de 1863
  • Marcelin Berthelot et Charles-Émile Ruelle, Collection des anciens alchimistes grecs (CAAG), 4 vol., 1887-1888 ; rééd. Osnabrück, 1967.
    • t. I : Introduction. Indications générales. Traités démocritains (Démocrite, Synésios, Olympiodore). Texte grec et traduction française (lire en ligne : [1] et [2])
    • t. II : Les Œuvres de Zosime. Texte grec et traduction française (lire en ligne)
    • t. III : Les Vieux Auteurs, les Traités techniques et les Commentateurs. Texte grec et traduction française
    • t. IV : Table.
  • La Révolution chimique : Lavoisier, 1890 disponible sur Gallica
  • La Chimie au Moyen Âge, 3 vol. 1893 ; rééd. Osnabruck, O. Zeller, 1967 [(fr) lire en ligne] :
    • t. I : Essai sur la transmission de la science antique au Moyen Âge (disponible sur Gallica)
    • t. II : L'Alchimie syriaque (disponible sur Gallica)
    • t. III : L'Alchimie arabe (disponible sur Gallica)
  • La Science et la morale, Paris, Impr. Nouvelle,‎ 1895, 1 cahier in-16 broché, 35 p.
  • Thermochimie. Données et lois numériques, 2 vol., Paris, Gauthier-Villars, 1897 :
  • Les Carbures d'hydrogène, 1901.

Études et témoignages sur Berthelot[modifier | modifier le code]

  • Ernest Renan, Souvenirs d'enfance et de jeunesse.
  • Émile Jungfleisch, « Notice sur la vie et les travaux de Marcelin Berthelot », Bull. Soc. Chim. Fr., 4e série, vol. 13,‎ 1913 (ISSN 0150-9888)
    Recommandé par J. Jacques comme contenant une liste complète et une analyse très poussée des travaux scientifiques[14].
  • Léon Velluz, Vie de Berthelot, Plon, 1964.
    Complète l'étude de Jungfleisch en ce qu'il s'attache à la vie privée de Berthelot.
  • Reino Virtanen, Marcelin Berthelot : A study of a scientist's public role, University of Nebraska Studies, 1965
    Recommandé par J. Jacques comme « éclairant remarquablement l'homme public replacé dans l'histoire culturelle et politique de son temps[15] ».
  • Jean Jacques, Berthelot 1827-1907, autopsie d'un mythe, Paris, Belin, 1987
    L'auteur, qui reconnaît ne pas aimer Berthelot, cherche à trier l'ivraie et le bon grain, non seulement dans son activité politique et idéologique, mais aussi dans son œuvre scientifique.
  • Daniel Langlois-Berthelot, Marcelin Berthelot, un savant engagé, Paris, Jean-Claude Lattès, 2000.
    L'auteur, arrière-petit-fils de Berthelot, utilise des sources familiales inédites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La graphie Marcelin avec un seul « l » est courante. Elle figure notamment sur son état civil reconstitué (vue 121), l'acte de naissance de Berthelot ayant disparu lors des incendies de la Commune en 1871. On ne peut que se référer aux éditions originales de ses œuvres. Sa thèse de doctorat, parue en 1854, porte le nom de Marcellin Berthelot (avec deux l). La Bibliothèque nationale de France adopte elle aussi la graphie « Marcellin  » Berthelot. En revanche, dans le livre 1851-1901 : Cinquantenaire scientifique de M. Berthelot (1902), figure une photographie de la médaille commémorative remise à Berthelot au cours d'une cérémonie à la Sorbonne le 24 novembre 1901 et portant la mention « MARCELIN BERTHELOT ».
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Revue Illustrée, janvier 1902
  3. « Berthelot acheta une bible hébraïque, qui est encore, je crois, non coupée dans sa bibliothèque. Je dois dire qu'il n'alla pas beaucoup au-delà des shevas ; le laboratoire me fit bientôt une concurrence victorieuse. » Ernest Renan, Souvenirs d'enfance et de jeunesse.
  4. Ernest Renan, La science, la Religion, la République,, Paris, Odile Jacob,‎ 2012
  5. [PDF] Myriam Scheidecker-Chevallier,Histoire des sciences, 15 mai 2003.
  6. Jean Jacques, Berthelot 1827-1907, autopsie d'un mythe, Paris, Belin, 1987, p. 263-267.
  7. « M. Delépine, Marcelin Berthelot et l'Industrie, Revue d'Histoire de la Pharmacie, Paris », sur Persée,‎ Mars 1955 (consulté le 22/10/2014)
  8. Cité par Jean-Pierre Hinzelin dans la revue Itinéraires, Paris, septembre-octobre 1984, p. 67, avec la mention ironique : « Il faudra attendre Staline pour retrouver de tels accents. »
  9. Chimie organique sur wikibooks
  10. Voir cependant, pour relativiser la théorie atomiste Pierre Thuillier, D'Archimède à Einstein, Paris, Fayard,‎ 1988 (réimpr. 1996 en Livre de Poche), 416 p., « La résistible ascension de la théorie atomique ».
  11. M. Berthelot, Les Origines de l'Alchimie, Paris, Steinheil, 1885, p. V.
  12. Deviviers S.J. Cours d’apologétique chrétienne, Paris/Tournai, p. 2.
  13. Marcellin Berthelot, Discours au banquet de la Chambre syndicale des Produits chimiques, le 5 avril 1894.
  14. Jean Jacques, Berthelot 1827-1907, autopsie d'un mythe, Paris, Belin, 1987, p. 277.
  15. Jean Jacques, Berthelot 1827-1907, autopsie d'un mythe, Paris, Belin, 1987, p. 277.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]