Gramat
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| Gramat | ||
La Place de la Halle dans la lumière matinale |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Lot | |
| Arrondissement | Gourdon | |
| Canton | Gramat | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Gramat | |
| Maire Mandat |
Franck Theil 2008-2014 |
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| Code postal | 46500 | |
| Code commune | 46128 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Gramatois | |
| Population municipale |
3 537 hab. (2010) | |
| Densité | 62 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 310 m (min. : 220 m) (max. : 404 m) | |
| Superficie | 57,07 km2 | |
| Localisation | ||
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Gramat est une commune française située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Gramatois(es).
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Le nom Gramat pourrait provenir d'un nom d'homme gaulois : Gramus ou d'un cours d'eau Gramma en occitan. Un nom de famille romain : Gramatius existe aussi. Gaston Bazalgues retient aussi cette origine car une voie romaine passait à Gramat[1].
Selon d'autres, le nom de Gramat proviendrait d'un grand tumulus, jadis élevé au centre de la cité et appelé « Mont Eluet ». [réf. nécessaire] Il s'agirait en fait d'une sépulture que les Cosaques appelaient des « Grammats ». Le seul vrai tumulus, témoin de cette époque et toujours visible, se situe à côté de l'hippodrome du même nom, car aujourd'hui ne demeurent tout au plus que quelques dolmens dans les environs de Gramat.
Géographie [modifier]
La ville de Gramat est située au nord-est du département du Lot, dans le causse de Gramat, au croisement des routes départementales 840 et 807. Gramat est traversée par l'Alzou et fait partie du parc naturel régional des Causses du Quercy.
Communes limitrophes [modifier]
Héraldique [modifier]
| Blason | Écartelé : au premier et au quatrième de gueules au château de trois tours d'or maçonné de sable, au deuxième et au troisième d'argent au lion couronné d'azur[3]. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. | |
| Alias | D'azur, à une bande d'or[2]. |
Histoire [modifier]
Le site de Gramat, est fréquenté depuis la Préhistoire ainsi qu'en témoignent les nombreuses découvertes de haches, silex taillés, pointes de flèche et, surtout, celle de l'abri du Cuzoul. Raymond Lacam, André Niederlender et Armand Viré y découvrirent un squelette humain complet qui fut surnommé « l'homme de Gramat ». Cet homme préhistorique est rattaché au Tardenoisien, l'un des faciès du Mésolithique. Il est exposé au musée de Saint-Germain-en-Laye.
La cité de Gramat, est née au carrefour des anciennes voies gallo-romaines, Cahors-Limoges et Rodez-Périgueux[4]. Cela lui fit profiter d'une situation privilégiée, au contact des terroirs complémentaires du Causse et du Limargue, mais également sur le passage des marchands et des pèlerins.
Si la circulation des marchandises fut aisée, les invasions bénéficièrent également de cette facilité. Et Gramat ne fut guère épargnée par celles-ci, car tour à tour se succédèrent les Arabes, au VIIe siècle, puis les Normands aux IXe et Xe siècles, qui pillèrent la ville.
Au Moyen Âge, Gramat devient une baronnie, ayant droit de suzeraineté sur Carennac, Loubressac, Autoire, Miers, Mayrinhac Lentour et Lavergne. À la tête de cette baronnie, quatre familles de seigneurs se sont succédé. Par ordre chronologique, on trouve les familles de Castelnau (950 à 1360), d'Aigrefeuille (1360 à 1500), d'Auriolle (1500 à 1600) et Foulhiac (1600 à 1789).
La guerre de Cent Ans apporta son lot de destructions et de souffrances. Les entrées principales de la ville étaient défendues par de grandes portes. Derrière celles-ci, deux autres portes fortifiées gardaient la place dite du château. En 1356, après la bataille de Poitiers, un détachement de l'armée du prince de Galles parcourut le Quercy et entra dans la ville. Ils la ruinèrent complètement, mais ne purent s'emparer du château, grâce aux fortifications évoquées plus haut. Trois jours durant, Gramat fut occupée par les Anglais.
Suivit alors une période de troubles à répétition entre seigneurs locaux. Les dévastations furent si nombreuses et fréquentes, que les habitants fuirent en Espagne[réf. nécessaire], pour la plupart. À la fin des hostilités, il s'avéra que Gramat ne comptait que cinq habitants seulement. Pour repeupler le pays, arrivèrent des colonies d'émigrants du Limousin, du Rouergue et du Gévaudan.
Durant les Guerres de religion, occupations, pillages et destructions refirent leur apparition. Catholiques et protestants se succédèrent à Gramat. Les habitants durent supporter angoisses des luttes, réquisitions et pillages. En 1562, les chefs du parti calviniste pillèrent la région pour procurer argent et vivres aux armées. Les églises ne furent pas épargnées, notamment à Rocamadour et à Gramat. Cette dernière fut incendiée en 1568 toujours par ces mêmes troupes.
Le 10 juin 1624, le chef de la jacquerie des Croquants de 1624, Barrau, est pendu à Gramat, après l'échec de la révolte paysanne qui a suivi l'annulation de l'exemption de gabelle dont bénéficiait le Quercy.
Gramat, gros bourg agricole, s'affirme ensuite comme centre d'échanges paisiblement à l'abri des grandes mutations. Lors de la Révolution française, la population était peu encline à fournir des volontaires, et la résistance des prêtres à prêter serment eut comme conséquence de voir ceux-ci interdits d'exercer leur ministère. Poussées par M. Delpy, curé de Gramat, des femmes en vinrent même à s'insurger contre la nationalisation des biens du clergé, et réclamèrent que ceux-ci lui soient restitués.
Par la suite, les deux grands conflits mondiaux marquèrent la vie de Gramat. Durant la Première Guerre mondiale, Gramat eut son lot de jeunes gens mobilisés, et beaucoup ne revinrent pas du champ de bataille. D'autre part, de par son élevage de chevaux et ses haras, à cette époque là très florissants, Gramat servit à la fois de ville de garnison et de ville étape.
Le 8 juin 1944, le hameau de Donnadieu, à l'extrême Sud du territoire de la commune, et la ferme de Gabaudet, située dans la commune voisine d'Issendolus, furent le théâtre d’exactions commises par le 4e régiment SS « Der Führer », appartenant à la division Das Reich, en route vers la Normandie[5],[6].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
De nos jours, la vie est plus paisible à Gramat, gros bourg chef-lieu de canton, tourné vers l'artisanat et l'agriculture essentiellement composée de petites exploitations familiales, et traditionnelles. Gramat abrite néanmoins un important centre de recherches du Commissariat à l'énergie atomique (générateur SPHINX similaire au générateur Z machine)[9] et l'école cynophile de la gendarmerie. Le centre de formation des maîtres de chien de la gendarmerie, unique établissement dont dispose la Gendarmerie Nationale pour le dressage des chiens et la formation des éducateurs, est installé à Gramat depuis 1945.
Enseignement [modifier]
- École maternelle et primaire Clément-Brouqui (publique)
- École maternelle Louis-Mazet (publique)
- Collège La Garenne (publique)
- École Sainte-Hélène : maternelle, primaire et collège (privée)
Monuments et lieux d'intérêt [modifier]
- Tour de l'Horloge (XVIe siècle)
- Halle (XIXe siècle)
- Parc animalier de Gramat
- Centre national d'instruction cynophile de la Gendarmerie nationale
- Site du Moulin de Saut (s-|XV|e} et XVIIIe siècles)
- Jardins du grand couvent
- Hippodrome du Tumulus
- Gouffre des Vitarelles
- Igue de la Crousate
- Dolmen des Plassous ou Les Aspes (ne se visite pas) classé par arrêté de 1889 aux Monuments historiques[10].
Espaces verts [modifier]
Gramat est récompensée par une fleur au palmarès du concours des villes et villages fleuris[11].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Antoine Dubois (1756-1837), professeur à la faculté de médecine de Paris.
- Charles-Pierre Bessières (17 juin 1792 - Gramat (Lot) † 21 juin 1854), militaire et homme politique français du XIXe siècle.
- Pierre Bonhomme (1803-1861), prêtre, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire.
- Amédée Lemozi : archéologue, spéléologue et préhistorien
- Alexandre Kojève : maquisard dans le maquis de Gramat
- André Malraux : maquisard dans le maquis de Gramat
- Raymond Lacam : archéologue
Notes et références [modifier]
- Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 112
- Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, 1882 (réimpr. 1980), 58 p., p. 37
- http://labanquedublason2.com/
- Christiane Constant-Le Stum, Étienne Baux, De la voie romaine à l’autoroute - Deux millénaires d’histoire routière, Paris, Archives départementales, 1999, 140 p. (ISBN 2860046008X), p. 6.
Carte de M. Labrousse des voies romaines du Lot.
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 43
- La tragédie de Gabaudet : 8 juin 1944
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.defense.gouv.fr/dga/votre_espace/communiques_de_presse/2010/le_centre_d_etudes_de_gramat_rejoint_le_cea
- Notice no PA00095104, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Source : Villes et Villages Fleuris
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Gramat sur le site de l'office de tourisme
