Marcel Arland

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Marcel Arland, avant 1929.

Marcel Arland, né le à Varennes-sur-Amance (Haute-Marne) et décédé le à Saint-Sauveur-sur-École (Seine-et-Marne), est un romancier, essayiste, critique littéraire et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marcel Arland naît dans l'Est, à Varennes-sur-Amance (Haute-Marne) le 5 juillet 1899.

A l'âge de trois ans, il perd son père et sa mère. Cette disparition brutale le fera vivre dans une atmosphère de deuil et de drame, ce qui entraînera chez lui le rejet de toute pose, de toute affectation. Toujours il cherchera "l'absolue sincérité" en tous domaines ; d'où ses tourments.

Monté à Paris pour étudier à la Sorbonne, il se lie avec Dhôtel, Limbour, Vitrac, Crevel. Avec eux, il fonde une revue éphémère, Aventure, inspirée de Dada, puis une autre : Dés. Il fait ensuite la connaissance d'André Malraux qui restera son ami, en dépit de leur différence de tempérament.

En 1923, il publie dans La Nouvelle Revue française (NRF) un article Sur un nouveau mal du siècle qui aura un grand retentissement ; il y critique les postures des surréalistes et demande une littérature qui soit en même temps une éthique : "la pure expression et le pur accomplissement de (soi)-même". Jacques Rivière lui répondra et une décade de Pontigny sera consacrée à cet article et à ses thèses.

Il reçoit le prix Goncourt en 1929 pour l'Ordre, un long roman (le seul vrai roman qu'il écrira jamais) dont le héros, Gilbert, est une sorte de Rimbaud des années 20. À la même époque, sa collaboration avec la NRF grandit : il y tient la chronique des romans.

Pendant la Guerre, il s'efface et ne collabore pas à la NRF de Pierre Drieu la Rochelle.

Lorsque la revue éditée par Gallimard reparaît en 1953, il en devient le codirecteur aux côtés de Jean Paulhan. La même année, il devient membre du conseil culturel du Cercle Culturel de Royaumont.

On peut dire qu'il vit alors pour servir la littérature : aider les jeunes écrivains, les conseiller, les faire connaître - on dit que Jean-Marie Le Clézio lui doit d'avoir été publié[réf. nécessaire] - éditer de très bons textes d'auteurs connus ou inconnus, enrichir la NRF de notes sur l'actualité artistique ou sociale parfois. Cette période sera l'apogée de sa carrière.

Bien qu'il ait juré de ne jamais postuler à aucune place dans une quelconque académie pour rester libre (c'était une obsession), il ne pourra refuser l'invitation que lui feront ses pairs et entrera à l'Académie française en 1969, pour y occuper le siège d'André Maurois. Il posa seulement pour condition de ne pas effectuer les visites exigées d'ordinaire des candidats.

En 1977, il cède la direction de la NRF à Georges Lambrichs.

Marcel Arland meurt subitement le 12 janvier 1986 dans sa maison de Brinville, près de Fontainebleau. Son épouse décède la même année en octobre.

Ses manuscrits et sa correspondance ont été légués après sa mort à la bibliothèque littéraire Jacques Doucet[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
  • Terres étrangères (Gallimard, 1923)
  • La route obscure (Gallimard-NRF, 1924)
  • Étienne (Gallimard, 1924)
  • Monique (Gallimard, 1926)
  • Les Âmes en peine (Gallimard, 1927)
  • Où le Cœur se partage (Gallimard 1929)
  • L'Ordre (Gallimard, 1929) (prix Goncourt)
  • Edith (Gallimard-NRF, 1929)
  • Une époque (Roberto A. Corrêa, 1930)
  • Carnets de Gilbert (Gallimard, 1930)(illustré par Rouault)
  • Essais critiques (Gallimard-NRF, 1931)
  • Antarès (Gallimard, 1932)
  • Les Vivants (Gallimard, 1934)
  • La Vigie (Gallimard, 1935)
  • Les Plus Beaux de nos jours (Gallimard, 1937)
  • Terre natale (Gallimard, 1938) dont le nom sera pris pour la commune de Terre-Natale résultant de la fusion des communes autour de sa ville natale
  • La Grâce (Gallimard, 1941)
  • Sur une terre menacée (Stock, Delamain & Boutelleau, 1941)
  • Anthologie de la poésie française, choix et commentaires par Marcel Arland (Stock, Delamain & Boutelleau, 1942)
  • Zélie dans le désert (Gallimard, 1944)
  • Le promeneur (Editions du Pavois, 1944)
  • Il faut de tout pour faire un monde (Gallimard, 1947)
  • Sidobre (Éditions de Minuit, 1949)
  • La Prose française - Anthologie, histoire et critique d'un art (Stock, Delamain & Boutelleau, 1951)
  • Essais et nouveaux essais critiques (Gallimard, 1952)
  • La Consolation du voyageur (Stock, Delamain & Boutelleau, 1952)
  • La Grâce d'écrire (Galliamrd-NRF, 1955)
  • A perdre haleine (Gallimard-NRF, 1960)
  • Je vous écris... (Grasset, 1960; droits repris en 1968 par Gallimard-NRF)
  • L'Eau et le Feu (Gallimard, 1960)
  • Je vous écris... La nuit et les sources (Grasset, 1963; droits repris en 1968 par Gallimard-NRF)
  • Le Grand Pardon (Gallimard, 1965)
  • La musique des anges (Gallimard-NRF, 1967)
  • Attendez l'aube (Gallimard, 1970)
  • Avons-nous vécu ? (Gallimard-NRF, 1977)
  • Ce fut ainsi (Gallimard-NRF, 1979)
  • 40 ans d'amitié. Jean Paulhan, s.l., publication faussement datée de septembre 1982, 30 p.
  • Lumière du soir (Gallimard-NRF, 1983)

Scénariste[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Site de la bibliothèque littéraire Jacques Doucet, consulté le 17 septembre 2011.


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1968-1986
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