Marcel Arland

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Marcel Arland, avant 1929.

Marcel Arland, né le 5 juillet 1899 à Varennes-sur-Amance (Haute-Marne) et mort le 12 janvier 1986 à Saint-Sauveur-sur-École (Seine-et-Marne), est un romancier, essayiste, critique littéraire et scénariste français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Marcel Arland naît dans l'Est, à Varennes-sur-Amance ( Haute-Marne ) le 5 juillet 1899 . A l'âge de trois ans, il perd son père et sa mère fera vivre ses deux garçons dans une atmosphère de deuil, de drame que l'enfant jugera souvent théâtrale ce qui fera naître en lui un rejet de toute pose, de toute affectation; il cherchera "l'absolue sincérité" en tous domaines; d'où ses tourments. Monté à Paris pour étudier à la Sorbonne, il se lie avec Dhôtel, Limbour, Vitrac, Crevel. Avec eux, il fonde une revue éphémère Aventure inspirée de Dada, puis une autre 'Dés Il fait ensuite connaissance avec Malraux qui restera son ami, malgré de grandes différences de tempérament En 1923 , il publie dans la N R F un article "'Sur un nouveau mal du siècle" qui aura un grand retentissement ; il y critique les postures des surréalistes et demande une littérature qui soit en même temps une éthique : "la pure expression et le pur accomplissement de (soi)-même" . Jacques Rivière lui répondra et une décade de Pontigny sera consacrée à cet article et à ses thèses. Il reçoit le prix Goncourt en 1929 pour l'Ordre un long roman ( le seul vrai roman qu'il écrira jamais ) dont le héros Gilbert est une sorte de Rimbaud des années 20. Sa collaboration avec la N R F grandit, il tient la chronique des romans. Pendant la deuxième guerre, il s'efface, ne collabore plus à la N R F de Drieu la Rochelle. Quand la revue reprit en 1953, il devint co-directeur et assista Paulhan. On peut dire qu'il vit pour servir la littérature : aider les jeunes écrivains, les conseiller, les faire connaître - on dit que Jean-Marie Le Clézio lui doit d'avoir été publié - publier de très bons textes d'auteurs connus ou inconnus, enrichir la N R F de notes sur l'actualité artistique ou même sociale parfois …cette période sera l'apogée de sa carrière. Bien qu'il ait juré de ne jamais postuler une place dans une quelconque académie pour rester libre ( c'est son obsession ), il ne pourra refuser l'invitation que lui feront ses pairs et entrera à l' Académie française en 1969 succédant à André Maurois. Il accepta à condition de ne pas effectuer les visites exigées, d'ordinaire, des candidats. En 1977 il cède la direction de la N R F à Georges Lambrichs . Marcel Arland meurt subitement le 12 janvier 1986 dans sa maison de Brinville, près de Fontainebleau. Ses manuscrits et sa correspondance ont été légués après sa mort à la bibliothèque littéraire Jacques Doucet[1].

[modifier] Œuvres

  • Terres étrangères (Gallimard, 1923)
  • La route obscure (Gallimard-NRF, 1924)
  • Étienne (Gallimard, 1924)
  • Monique (Gallimard, 1926)
  • Les Âmes en peine (Gallimard, 1927)
  • Où le Cœur se partage (Gallimard 1929)
  • L'Ordre (Gallimard, 1929) (prix Goncourt)
  • Edith (Gallimard-NRF, 1929)
  • Une époque (Roberto A. Corrêa, 1930)
  • Essais critiques (Gallimard-NRF, 1931)
  • Antarès (Gallimard, 1932)
  • Les Vivants (Gallimard, 1934)
  • La Vigie (Gallimard, 1935)
  • Les Plus Beaux de nos jours (Gallimard, 1937)
  • Terre natale (Gallimard, 1938) dont le nom sera pris pour la commune de Terre-Natale résultant de la fusion des communes autour de sa ville natale
  • La Grâce (Gallimard, 1941)
  • Sur une terre menacée (Stock, Delamain & Boutelleau, 1941)
  • Anthologie de la poésie française, choix et commentaires par Marcel Arland (Stock, Delamain & Boutelleau, 1942)
  • Zélie dans le désert (Gallimard, 1944)
  • Le promeneur (Editions du Pavois, 1944)
  • Il faut de tout pour faire un monde (Gallimard, 1947)
  • Sidobre (Éditions de Minuit, 1949)
  • La Prose française - Anthologie, histoire et critique d'un art (Stock, Delamain & Boutelleau, 1951)
  • Essais et nouveaux essais critiques (Gallimard, 1952)
  • La Consolation du voyageur (Stock, Delamain & Boutelleau, 1952)
  • La Grâce d'écrire (Galliamrd-NRF, 1955)
  • A perdre haleine (Gallimard-NRF, 1960)
  • Je vous écris... (Grasset, 1960; droits repris en 1968 par Gallimard-NRF)
  • L'Eau et le Feu (Gallimard, 1960)
  • Je vous écris... La nuit et les sources (Grasset, 1963; droits repris en 1968 par Gallimard-NRF)
  • Le Grand Pardon (Gallimard, 1965)
  • Carnets de Gilbert (Gallimard-NRF, 1966)
  • La musique des anges (Gallimard-NRF, 1967)
  • Attendez l'aube (Gallimard, 1970)
  • Avons-nous vécu ? (Gallimard-NRF, 1977)
  • Ce fut ainsi (Gallimard-NRF, 1979)
  • 40 ans d'amitié. Jean Paulhan, s.l., publication faussement datée de septembre 1982, 30 p.
  • Lumière du soir (Gallimard-NRF, 1983)

[modifier] Scénariste

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes

  1. Site de la bibliothèque littéraire Jacques Doucet, consulté le 17 septembre 2011.


Précédé par
André Maurois
Fauteuil 26 de l’Académie française
1968-1986
Suivi par
Georges Duby
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