Haïlé Sélassié Ier

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Haïlé Sélassié Ier
ቀዳማዊ ኃይለ ሥላሴ
Haïlé Sélassié Ier en 1930.
Haïlé Sélassié Ier en 1930.
Titre
Empereur d'Éthiopie

(&&&&&&&&&&01218333 ans, 4 mois et 7 jours)
Premier ministre Wolde Tzaddick
Makonnen Endelkachew
Abebe Aregai
Imru Haile Selassie
Endelkachew Makonnen
Mikael Imru
Prédécesseur Victor-Emmanuel III d'Italie
Successeur Aman Mikael Andom (de facto, président du Derg)

(&&&&&&&&&&&022226 ans, 1 mois et 0 jour)
Couronnement 2 novembre 1930
(Cathédrale Saint-Georges (Addis-Abeba))
Président du Conseil Lui-même
Prédécesseur Zewditou
Successeur Victor-Emmanuel III d'Italie
2e président du Conseil des ministres éthiopien
1927 –
Monarque Zewditou
Lui-même
Prédécesseur Habte Giyorgis Dinegdé
Successeur Wolde Tzaddick
7e ministre éthiopien des Affaires étrangères
1917 – 1930
Monarque Zewditou
Prédécesseur Wolde Meskel Tariku
Successeur Heruy Welde Selassie
Prince héritier d'Éthiopie
Régent d'Éthiopie

(&&&&&&&&&&&0493513 ans, 6 mois et 5 jours)
Monarque Zewditou
Prédécesseur Iyasou
Successeur Asfaw Wossen Tafari (prince héritier)
Biographie
Titre complet Roi des rois d'Éthiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la Tribu de Judah, Lumière du Monde, Élu de Dieu
Dynastie Dynastie salomonide
Nom de naissance Tafari Mekonnen
Date de naissance
Lieu de naissance Ejersa Goro, Province du Harar, Empire d'Éthiopie
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Addis-Abeba (Éthiopie)
Père Ras Mekonnen Welde Mikaél
Mère Yeshimebet Ali Abba Jifar
Conjoint Menen Asfaw
Enfant(s) Princesse Romanework
Princesse Tenagnework
Prince Asfaw Wossen
Princesse Tsehaywork
Princesse Zenebework
Prince Makonnen
Prince Sahle Selassie
Héritier Amha Selassié
(de jure, couronné en exil)

Haïlé Sélassié Ier
Présidents du Conseil des ministres éthiopiens
Monarques d'Éthiopie

Tafari Makonnen (ge'ez : ተፈሪ መኮንን Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), né le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro, une ville de l'Empire d'Éthiopie, et mort le 27 août 1975 à Addis-Abeba, a été le dernier empereur d'Éthiopie de 1930 à 1936 et de 1941 à 1974. Il règne sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (ge'ez : ቀዳማዊ ኃይለ ሥላሴ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter « Puissance de la Trinité »).

La plupart des rastas le considèrent comme le « dirigeant légitime de la Terre » (Earth's rightful ruler) et le Messie, en raison de son ascendance qui, selon la tradition éthiopienne de la dynastie dite « salomonide », remonterait aux rois Salomon et David par la reine de Saba.

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Tafari Makonnen est né le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro, dans la province du Harar à l'est de l'Éthiopie. Tafari signifie « qui est redouté » et Makonnen, le nom de son père, signifie « grand, noble ». Il prend un nom de règne le 3 avril 1930, lors de son accession au trône d'Éthiopie.

Son père est le ras Makonnen, gouverneur du Hararghe. Sa mère, woyzero Yeshimebet Ali Abba Jifar, meurt du choléra le alors qu'il n'a pas encore deux ans. Son père meurt le 21 mars 1906, laissant Tafari, 14 ans, aux bons soins de l'empereur Menelik II.

Jeune homme intelligent, il reçoit une éducation complète et ouverte sur l'extérieur, profitant de ce que le Harar devient la porte du pays avec la construction du chemin de fer qui atteint Dire Dawa en 1902. Parmi ses professeurs, monseigneur Elie Jarosseau, évêque capucin français, vicaire apostolique de Harar[1]. Tafari en garde une bonne connaissance du français.

En juillet 1911, Tafari, âgé de 19 ans, épouse en secondes noces Menen Asfaw, fille du jantirar Asfaw d'Ambassel et petite-fille par sa mère du ras Mikaél du Wollo. Tafari et Menen eurent six enfants :

  1. S.A.I. la princesse Tenagnework ;
  2. S.A.I. le prince Asfaw Wossen, prince héritier (couronné en exil, après la révolution, sous le nom d'Amha Selassie) ;
  3. S.A.I. la princesse Tsehaywork ;
  4. S.A.I. la princesse Zenebework ;
  5. S.A.I. le prince Makonnen, duc de Harrar ;
  6. S.A.I. le prince Sahle Selassie.

Haïlé Sélassié a également une fille issue de son premier mariage :

  1. S.A.I. la princesse Romanework.

L'accession au pouvoir[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 1916, lij Iyasu, petit-fils et héritier de Menelik II, est déposé par une assemblée de nobles avec l'accord de l'Église éthiopienne orthodoxe, accusé de s'être converti à l'islam et d'être apostat[2]. Selon certaines analyses, l'accession au pouvoir de Tafari Mekonnen résulte d'un soutien par les ambassades occidentales, qui explique le coup d'État contre Iyasu[3]. En tout cas, les Occidentaux soutiennent la démarche[4].

La fille de Ménélik II et tante de Iyasou, Zewditou est proclamée impératrice d'Éthiopie sous le nom de Zewditou Ire et son cousin Tafari, prince héritier (alga-wärash) et régent de la couronne (endärassié).

En tant que régent, ras Tafari exerça la réalité du pouvoir durant le règne de Zewditou. Il porte le titre de negus de 1928 (7 octobre) jusqu'en 1930 (2 avril). Après la mort de Zewditou, le 2 avril 1930, il est couronné empereur (negus negest) le 2 novembre 1930 sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), roi des rois d'Éthiopie, seigneur des seigneurs, lion conquérant de la tribu de Juda, lumière du Monde, élu de Dieu (Gärmawi Qädamawi Haylä Sellassé, negusä nägäst zä'Ityopya, moa anbessa zä'emnägädä yehuda, berhanä aläm, seyumä Egziabhér).

Haïlé Sélassié poursuit la politique de modernisation progressive lancée par Ménélik II. Il obtient l'admission de l'Éthiopie à la Société des Nations en 1923. Il décrète la première constitution du pays en 1931. Comme ses prédécesseurs, il tente officiellement de supprimer la pratique de l'esclavage dans le pays par des décrets pris en 1918 et 1923[5], mais les derniers esclaves ne sont libérés que lors de la révolution de 1974.

La Seconde Guerre italo-éthiopienne et le retour d'exil[modifier | modifier le code]

La SDN réagit faiblement lors de l'invasion italienne de 1935 (Seconde guerre italo-éthiopienne). Il s'exile en Angleterre. Il s'est auparavant rendu à la SDN, où il avait prononcé un long discours dans le but d'être soutenu : « Je suis venu en personne, témoin du crime commis à l'encontre de mon peuple, afin de donner à l'Europe un avertissement face au destin qui l'attend si elle s'incline aujourd'hui devant les actes accomplis »[6]. Mais les puissances occidentales ne sont pas plus enclines à prendre des risques pour l'Éthiopie en 1936, qu'elles ne seront prêtes à en prendre en 1938 pour la Tchécoslovaquie, et le Négus quitte le palais des Nations en « roi nègre sans trône »[7]. Il vit à Bath du 5 mai 1936 au 5 mai 1941. Dans son exil, il reçoit une lettre de la future reine d'Angleterre, la princesse Élisabeth, qui note : « Je pense à vous et je vous admire »[8].

Les Éthiopiens occupés gardent une certaine amertume suite à l'exil volontaire du Négus à Bath car celui-ci avait juré publiquement de verser son sang pour l'Éthiopie, alors qu'il a passé toute la durée de la guerre hors du pays[3].

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale permet la reconquête rapide du pays par les Britanniques secondés par des Français libres (emmenés par le commandant Monnier) attaquant au nord, tandis les forces belges venues du Congo belge attaquent au sud et battent les Italiens qui se rendent à Assosa. Haïlé Sélassié recouvre alors une totale souveraineté sur l'Éthiopie, sans pour autant que celle-ci soit considérée par les Alliés comme « co-belligérante » et « puissance victorieuse », statut réservé aux « Quatre grands » : États-Unis, Grande-Bretagne, URSS et France gaulliste.

Un homme d'État africain[modifier | modifier le code]

Haïlé Sélassié Ier à son bureau du palais d'Addis-Abeba, dans les années 1940.
Haïlé Sélassié Ier, le 1er octobre 1963 à Washington.

Entretenant de bonnes relations avec le président américain Franklin Roosevelt et ses alliés, l'empereur obtient l'entrée de l'Éthiopie dans l'ONU dès sa fondation. Bien que soutenu par les États-Unis, Haile Selassié se rapproche des non-alignés pendant la Guerre froide et participe à la conférence de Bandung.
En conflit avec l'Égypte nassérienne, en particulier sur la question du contrôle des eaux du Nil, il est soucieux d'ancrer l'Éthiopie dans l'Afrique. Il œuvre à la création d'une organisation panafricaine. Lorsque l'Organisation de l'unité africaine (OUA), devenu depuis l'Union africaine, est fondée en 1963, à son instigation elle établit son siège à Addis Abeba[9].

Modernisation et crise[modifier | modifier le code]

En décembre 1960, à la suite d'une tentative de coup d'État à laquelle fut mêlée le prince héritier Asfaw Wossen, il poursuit une politique plus conservatrice, alignant l'Éthiopie avec l'Occident contre les gouvernements africains plus radicaux, tout en initiant quelques réformes timides. Il souhaite moderniser le pays sans avoir à réformer. C'est l'un des arguments principaux des étudiants : «on ne peut développer un pays uniquement en construisant des usines modernes, sans donner la terre aux paysans et en pratiquant le népotisme»[3].

Il remplace ras Abebe Aregai, le Premier ministre abattu lors du putsch, par Aklilu Habte-Wold, qui reste à cette fonction jusqu'en 1974, cumulant à partir de 1964 le portefeuille de l'Intérieur. Progressivement, Haïlé Sélassié se consacre à la scène internationale pour laisser son Premier ministre s'occuper des affaires intérieures.

Il envoie des troupes éthiopiennes participer à l'Opération des Nations unies au Congo lors de la crise congolaise de 1960.

En 1962, suite à un vote contesté du parlement érythréen, l'Éthiopie annexe l'Érythrée, ancienne colonie italienne avec qui elle était fédérée depuis 1952 par la résolution 390 de l'ONU de 1950[10]. Cette décision conduit à la création de mouvements armés qui mènent une guerre d'indépendance. Elle se termine avec le renversement du gouvernement militaire éthiopien en 1991 et l'indépendance de l'Érythrée en 1993.

Il préside en 1963 l'Organisation de l'unité africaine, dont le siège est établi à Addis-Abeba. Avec le président malien Modibo Keïta, il parvient à convaincre le Maroc et l'Algérie de conclure les accords de Bamako (1964), mettant fin à la guerre des sables. À la suite de conflits avec la Somalie à propos de l'Ogaden, territoire éthiopien peuplé majoritairement de Somalis, il signe un traité de défense mutuelle en 1964 avec le premier ministre kényan Jomo Kenyatta.

La chute de l'empereur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution éthiopienne.

Dans le contexte de la guerre froide, Haïlé Sélassié, dont la politique est plutôt pro-occidentale, est renversé le 12 septembre 1974, par un coup d'État mené par un groupe de 120 militaires soutenus par le bloc de l'Est, réunis au sein du Derg, parmi lesquels Aman Mikael Andom (premier chef de l'État après la chute d'Haïlé Sélassié), Tafari Benti (son successeur, assassiné en 1977) et Mengistu Haile Maryam (qui devient en 1977 l'homme fort de l'Éthiopie).

Les médias relayèrent la nouvelle de sa mort en prison le 27 août 1975, évoquant tantôt les complications d'une opération de la prostate, tantôt une mort par strangulation, mais le régime communiste empêchant toute enquête indépendante, il ne fut pas possible de vérifier les circonstances de sa mort. Sa dépouille fut dissimulée dans les soubassements du palais impérial, où elle fut découverte en 1992, un an après la chute du régime de Mengistu qui fut défait en 1991. Pendant dix ans, le corps d'Haïlé Sélassié demeure déposé auprès de celui de son grand-oncle Ménélik dans l'église de Bhata. Il reçoit finalement des funérailles solennelles le 5 novembre 2000 en la cathédrale de la Sainte-Trinité d'Addis Abeba.

Bilan du règne[modifier | modifier le code]

Pièce de 50 birr frappée à l'occasion du 75e anniversaire et des 50 ans de l'accession au pouvoir d'Hailé Selassié (1966, 15 000 exemplaires).

Haïlé Sélassié repose au mausolée d’Addis-Abeba [11], où reposent également l’empereur Ménélik II et trois autres membres de la dynastie salomonide. À l’occasion de ses funérailles, le gouvernement éthiopien nuança son éloge officiel (concernant notamment sa lutte contre l'occupation italienne) en critiquant sévèrement la fin de son règne comme celui d’un « tyran »[12], « maître d’un système féodal » et « oppresseur » ayant « placé à l’étranger d’énormes sommes d'argent »[13] et vivant fastueusement en dépit de la situation de malnutrition chronique de l’Éthiopie à l’époque[14].

Exil[modifier | modifier le code]

Après un exil de plusieurs années au Royaume-Uni, la famille impériale revient en Éthiopie en 2000[15].

Rastafariens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement rastafari.

Le fait que l'Éthiopie soit le seul État africain à avoir résisté à la colonisation européenne, et qu'elle soit chrétienne depuis 1500 ans, fait d'Haïlé Sélassié, aux yeux des Rastafariens (groupe qui s'est développé dans les années 1930 en Jamaïque sous l'influence du mouvement « Back to Africa » (Retour vers l'Afrique) de Marcus Garvey et Leonard Percival Howell), une sorte de « messie noir » montrant à la diaspora et aux peuples africains les voies de la liberté.

Haïlé Sélassié, chrétien orthodoxe pratiquant, n'a pas reconnu les croyances rastafari. Il souhaitait convertir les Rastafariens au christianisme tewahedo éthiopien. Avant sa visite d'État en Jamaïque en 1966, des Rastafariens présents dans des pays d'Amérique centrale ont été reçus en Éthiopie. Après son passage, l'Église éthiopienne orthodoxe s'installe dans l'île pour convertir les Rastafariens, avec un succès limité. Cependant, une communauté jamaïcaine s'installe en Éthiopie, à Shashamene[16].

La chanson War de Bob Marley, sur l'album Rastaman Vibration, s'inspire du discours prononcé par Haïlé Sélassié devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le 4 octobre 1963.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Titres éthiopiens[modifier | modifier le code]

  • Empereur d'Éthiopie ou Negusa Nagast (Roi des Rois)
  • Seigneur des Seigneurs
  • Lion Conquérant de la Tribu de Juda
  • Élu de Dieu
  • Défenseur de la Foi
  • Lumière du Monde

Titres rastafariens[modifier | modifier le code]

  • Chef de l'Ordre Ancien de NyaBinghy
  • Grand Prêtre selon l'Ordre de Melchisédech

Titres étrangers[modifier | modifier le code]

  • Maréchal à titre honorifique de l'armée britannique (1965)
  • Docteur en droit de l'université de Cambridge
  • Docteur en droit civil de l'université d'Oxford

Décorations[modifier | modifier le code]

GER Bundesverdienstkreuz 2 BVK.svg Grand Crest Ordre de Leopold.png DEN Elefantordenen BAR.png Order of Charles III - Sash of Collar.svg Legion Honneur GC ribbon.svg Order of the Most Holy Annunciation BAR.svg Cavaliere OMRI BAR.svg
Ord.Lion.Nassau.jpg MEX Order of the Aztec Eagle 5Class BAR.png Ord.St.Olav.jpg Ord.Neth.Lion.jpg GRE Order Redeemer 1Class.png Order of the Garter UK ribbon.png Order of the Bath UK ribbon.png Ord.St.Michele-Giorgio.png
Royal Victorian Order ribbon sm.jpg Seraphimerorden ribbon.svg Order of the Yugoslavian Great Star Rib.png Order suvorov1 rib.png

Intitulés[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Allemagne 
Drapeau de la Belgique Belgique 
Drapeau du Danemark Danemark 
Drapeau de l'Espagne Espagne 
Drapeau d’Éthiopie Éthiopie
  • Grand cordon de l'Ordre de Salomon, 1930
  • Grand-croix de l'Ordre de la Reine de Saba.
  • Grand-croix de l'Ordre de la Sainte Trinité.
  • Grand-croix de l'Ordre de l'Empereur Ménélik II.
  • Grand-croix de l'Ordre de l'Etoile d'Éthiopie.
Drapeau de la France France 
Drapeau de la Grèce Grèce 
Drapeau de l'Italie Italie 
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 
  • Chevalier de l'ordre du Lion d'or de la Maison de Nassau
Drapeau du Mexique Mexique 
Drapeau de la Norvège Norvège 
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 
Drapeau de la Suède Suède 
Drapeau de l’URSS Union soviétique 
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 
  • Grand-croix de l'Ordre de l'Étoile yougoslave
Togo Togo 
Drapeau du Portugal Portugal
  • Grand-croix de l'Ordre du Christ du Portugal
  • Grand-croix de l'Ordre de Saint-Jacques et Aviz du Portugal
Divers
  • Encens de la Vierge
  • Et d'autres décorations étrangères prestigieuses

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. T. Mourgues, Les Éthiopiens : La Misère et la Gloire, p 92
  2. Bahru Zewde [1991], pp. 121,124; Sohier (Estelle), Portraits controversés d'un prince éthiopien, Iyasu 1897-1935, L'Archange Minotaure, Apt, 2011.
  3. a, b et c Kapuściński (Ryszard) [1984].
  4. Bahru Zewde [1991], p. 127.
  5. Rouaud (Alain), Le Negus contre l'esclavage. Les édits abolitionnistes du ras Tafari, 1921, 1924, 1931 : contexte et circonstances, Paris, ARESAE, 1997.
  6. Point de vue -Hors-série - Histoire, « Les rois dans la guerre 1939-1945 », n° 5, octobre 2010, page 13.
  7. L'Illustration, Juillet 1936
  8. Point de vue - Hors-série - Histoire, « Les rois dans la guerre 1939-1945 », n° 5, octobre 2010, page 14.
  9. Lecoutre (Delphine) [2004], «L’Éthiopie et la création de l’OUA», Annales d’Éthiopie, vol. 20, pp. 113-147, voir en ligne.
  10. Rossi (Gianluigi) [1980], L’Africa italiana verso l’indipendenza (1941-1949), Milano, Giuffrè, 626 p.
  11. Sohier (Estelle) [2011].
  12. dépêche AP, Addis-Abeba, dimanche 5 novembre 2000, 17h56
  13. «Mais il fut aussi le maître d'un système féodal qui maintint la majorité de ses sujets dans une misère profonde. L'actuel gouvernement éthiopien a publié mardi un violent réquisitoire contre son règne, en le qualifiant d'oppresseur et en l'accusant d'avoir placé à l'étranger d'énormes sommes d'argent.» Dépêche Reuters, Addis-Abeba, dimanche 5 novembre 2000
  14. « Babylon on a thin wire ». Adrian Boot et Michael Thomas, Allia, Paris, 2012, p.62 : on y évoque ente-autres l'empereur s'évertuant à bien nourrir et soigner sa meute de chasse alors que la famine tuait ses sujets dans les provinces du sud-est.
  15. Haile Selassie laid to rest, BBC, 5 novembre 2000.
  16. Giulia Bonacci, EXODUS ! L'histoire du retour des Rastafariens en Éthiopie, Paris, L’Harmattan, 2010, 538 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Haïlé Sélassié Ier, L’invasion de l’Éthiopie 1935, témoignage traduit en français par Marcel Griaule, Jahnhoy Editions, 124 p., ISBN 2-9518802-1-9
  • de Juniac (Gontran), Le dernier Roi des Rois. L'Éthiopie de Haïlé Sélassié, Paris, L'Harmattan, 1994 (1re éd. Plon, 1979), ISBN 2-7384-2757-X
  • Kapuściński (Ryszard), Le Négus, Paris, Flammarion, 10/18, 1984 (trad. franç.), 187 p., ISBN 978-2-08-064636-1
  • (en) Bahru Zewde, A History of Modern Ethiopia - 1855-1974, Eastern African Studies, 1991 (2e éd. 1999), London, 244 p.
  • Gérard (Denis), Ras Tafari. Haïlé Sélassié, Apt/Barcelone, L'Archange Minotaure, 2006, ISBN 2-914453-81-7
  • Sohier (Estelle), «Le corps des rois des rois dans la ville : Ménélik II et Haylé Sellasé à Addis Abeba», Afriques, n° 3, 2011, mis en ligne le 27 janvier 2012.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]